La Voix De Sidi Bel Abbes

« Zéro projet non lancé ou la problématique urbanistique d’une « rurbanité » à Sidi Bel Abbès

                   La Rurbanité n’existe pas dans la langue française mais nous ne remercierons jamais assez le sociologue algérien Mostepha Boutefnouchet d’avoir médiatisé le terme « rurbain » qualifiant l’exode rural qui s’avérait être un processus sociopolitique et démographique  incontournable pour occuper le mobilier urbain colonial après l’Indépendance,devenu depuis phénomène sécuritaire et économique lors de la décennie noire. Loin de nous l’idée de stigmatiser le monde rural,tribal  et bédouin dont est issue la majorité de la population belabbésienne si nous constatons que certains villages et douars sont plus propres que la ville et respectent les lois et réglements sans pour autant mobiliser la police de l’urbanisme . Mais lorsque le label de ce que fût la cinquième ville d’Algérie est déclassé voire éjecté hors catégorie au risque de perdre son statut de département et wilaya, l’alarme est donnée !

Demolition-surprise-dune-construction-a-hydra-

      La vacance plus d’une année d’une APC qui s’est autodétruite en paralysant toutes les procédures réglementaires relevant de ses prérogatives de veille et de fonctionnement de la ville/commune a fait des dégâts dans l’image de cette ville mythique où il faisait bon de vivre.Le tableau est presque apocalyptique pour ceux qui se rappellent Le Petit Paris des années 60,son jardin public et botanique,ses espaces verts avec statues historiques disparues aujourd’hui  (Aïn Fouara a été réhabilitée par les enfants du 8 mai 1945).

Construction-illicite-démolition-4-Oran.jpg

          Du point de vue urbanistique et paysagiste ,une randonnée pédestre pour un circuit touristique libre sans programmation d’itinéraire obligerait les piétons à devenir fantassins pour éviter les trottoirs piégés,défoncés,impudemment squattés à niveau d’égout par l’alimentation générale de magasins sur boulevard .Femmes et enfants innocents obligés de quitter les trottoirs  et s’exposer au passage des véhicules et tramway; quant aux rives de la Mekerra après quelques remblais au bulldozer ,aucun macadam sur les berges prévues . Aucun équipement domestique ! La Mekerra fait peur avec sa pestilence et d’autres …rats qui squattent les caves et fondations des nouvelles cités où constructions , extensions illicites et l’impunité font fureur dans les conflits de voisinage .Ville des rats ? me rappelle cette méchante boutade d’un ingénieur Oranais à qui il avait fallu rappeler le vibrion d’une peste inconnue qui fit venir des experts américains à Douar Kehaïlia du côté de la Sebkha il y a quelques années avant la visite de l’acteur et homme politique américain d’origine autrichienne Arnold_Schwarzenegger.

Brédéah Bouyakour El Hachem et Misserghine

       Il est vrai que le nouveau Wali Mr Saci Abdelhafid a hérité d’un dossier lourd à gérer avec une APC fantôme et un contentieux de la gestion de ses prédécesseurs dont l’un d’eux claironnait dans une conférence de presse « Zéro projet non lancé »°1 alors que les résultats restent en deçà des effets d’annonce .

Par M. Mohamed  


°1-La wilaya de Sidi Bel-Abbès a gagné le pari de « zéro projet non lancé »

Publié dans Algérie Presse Service le 29 – 12 – 2015

ABBES – La wilaya de Sidi Bel-Abbes a gagné le pari de « zéro projet non lancé » grâce à de grands efforts consentis dans la relance de tous les projets ayant accusé un retard, s’est félicité lundi le wali, Mohamed Hattab. 
Invité au forum du groupe « Ouest Tribune » organisé au siège de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, M. Hattab a indiqué que la wilaya s’est lancé en 2014 et 2015 dans la réalisation de 125 projets de développement totalisant 17 milliards DA qui accusaient un retard en 2013.
Exposant le bilan du développement dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès, le chef de l’exécutif a rappelé que les projets d’habitat portant sur 12.665 logements de différents programmes non lancés en 2013 « pour diverses raisons », ont été pris en charge et relancés, signalant que 48.000 logements sont en cours de réalisation dont 20.000 logements sociaux.
Les listes de bénéficiaires de 4.000 logements ont été établies dernièrement avant leur attribution prochainement, a ajouté le wali.
M. Hattab a rappelé que sa wilaya a bénéficié depuis 1999 d’un programme de développement doté de 220,6 milliards DA, englobant 7.883 projets, tous secteurs confondus, pour améliorer les conditions de vie des citoyens et réaliser une croissance économique.
Il a expliqué que depuis son installation à la tête de la wilaya en 2013, il s’est concentré sur cinq principaux axes en vue d’améliorer les conditions de vie des citoyens, avec pour objectif de gagner le pari de parvenir à « zéro projet non lancé ».
L’intérêt accordé aux espaces verts à Sidi Bel-Abbès ville qui compte la moitié de la population de la wilaya s’est concrétisé par le lancement des projets dont la réhabilitation du lac de Sidi M’hamed Benali, le réaménagement du boulevard d’El Macta et du jardin urbain, a-t-il ajouté.
Le wali a, dans ce contexte, mis en avant le « plan vert » qui permet d’accroître le taux des superficies des espaces verts et de repos de 0,7 m2 par citoyen à 2 m2 en espérant atteindre la moyenne mondiale qui est de 3m2 par citoyen.
M. Mohamed Hattab a signalé en outre le lancement du « Plan blanc » relatif à la réfection des logements et d’édifices portant sur la réhabilitation de 8.000 logements vieux bâtis et d’équipements publics et la restauration d’anciens ksours.
Par ailleurs, le wali a annoncé le lancement de l’opération de réalisation de nouvelles cités utilisant l’énergie propre dont une de 20.000 habitants disposant de services internet et d’éclairage public par énergie solaire.
M. Hattab a fait part également de la mise en oeuvre du nouveau plan de transport de la wilaya basé sur de nouveaux modes contribuant à alléger la tension sur la circulation routière dans les grandes villes dont, notamment, le tramway, au chef-lieu de wilaya, qui enregistre un bon rythme dans l’avancement des travaux.
La wilaya a bénéficié, selon son premier responsable, du renforcement de l’alimentation en eau potable (AEP) par ses propres ressources en eau et à partir des barrages des wilayas de Mascara et de Tlemcen, a-t-il indiqué, annonçant d’autres projets d’AEP à partir du Chott Echergui et Chott El Gharbi et de la station de dessalement de l’eau de mer de Honaine (Tlemcen).
Au sujet de l’investissement auquel le Gouvernement accorde un grand intérêt, M. Hattab a évoqué la récupération du foncier de projets non lancés concernant 35 promoteurs et l’élaboration d’une liste de projets à soumettre aux investisseurs.

°1   https://www.djazairess.com/fr/apsfr/433983

°2 https://www.djazairess.com/fr/infosoir/209196

 

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=76354

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3 Commentaires pour “« Zéro projet non lancé ou la problématique urbanistique d’une « rurbanité » à Sidi Bel Abbès”

  1. b200

    Faux, l’exode rural a commencé en 1830 lorsque l’empire colonial commençait a faire fuir les Algériens pour prendre leur terre. ce phénomène s’accentue dans les périodes de guerre et de crise. le plus important a démarré aussi en 1958 en pleine guerre. la pression coloniale contre les douars car les villages étaient occupés en majorité par des nouveaux colons européens poussant les algériens a se regrouper dans des douars. si il n y avait pas l’Indépendance le cas de ces douars se serait un jour ou l’autre posé car les villes redevenaient européennes . Apres la fuite des Européens les gens qui étaient cantonnés dans les douars qui n’étaient en fait qu’une prison d’une population rassemblée en vue d’un transfert. cette population logique n’ayant ni terre ni ressource ni maison ni rien a été obligée de rentrer sur les villes pour occuper l’immobilier abandonné par les Européens en fuite..Mais généralement les villages qui étaient des communes mixtes composées par des Algériens et Européens n’avaient aucune raison de partir vers les villes, ils vivaient plus ou moins bien c’est pourquoi la ville de Témouchent n’avait pas été envahie car les villages autour d’Oran et Aïn Témouchent étaient en majorité des communes mixtes. y’avait pas de douar sauf que les anciennes tribus qu’on nommait par les Ouled  »les enfants de.. » ces tribus vivaient en autarcie en dehors de l’Etat français. les français en fait ne pouvaient rien faire en Algérie car il y avait une forte population. sauf dans les régions dite nomades.
    Après les années 70 et la chute de agricultrice il y avait un autre processus de l’exode qu’on peut pas qualifier d’exode mais d’expatriation(?) , les gens aimaient aller s’installer dans une ville pour le travail comme cela se passe en France actuellement ou les villages sont presque vidés..ça ne veut pas dire que les gens des villages ne vivaient pas bien. s’il y avait des voitures personnelles je ne pense pas qu’il aura eu expatriation(?) , le villageois peut aller au travail en ville et revenir le soir chez lui.
    La situation des villes partout dans le monde est redevenu complexe a cause des bouchons. maintenant l’ex villageois qui venait habiter la ville prenait plus de temps pour aller a son travail. A Bel-Abbes il faut une heure pour aller d’une extrémité vers l’autre, de Haï Benhamouda à l’hôpital, il faut pas moins de 1 heure..
    de Ben Badis a l’hôpital le local fait 10 minutes..
    La situation s’est inversée…
    Je crois que si la politique du véhicule chinois a bas prix était continuée je crois il n y aura plus d’expatriation vers les villes..et la crise du logement dans les villes serait moins aiguë. Ce problème se pose a tous les pays du monde pas uniquement a l’Algérie..la France est coincée ; d’ici quelques décennies elle va devoir importer sa tomate.. d’ou je crois un bond pour la filière agroalimentaire en Algérie demain en Europe il y aura une forte demande en produits agroalimentaires.
    Il faut seulement faire une scission. l’horticulture réservée pour les femmes et les céréales , arboriculture et élevage réservés aux hommes..
    Demain les femmes auront une importance dans l’exportation c’est leur rayon et leur chasse gardée..

    • Benalioua2

      Ya B200 khouya ma bkache istimar fi bladna ou chkoun rah youassakh ou y belaa tittoirat fi belabbes ? . baghi njibou gadarmia taa guardia civil taa alicante .chkoun rah idir contriction illicite fi petit paris? bni ouskout bark ou el wali ou el mir dez mâahoum dawla ghaiba allah yestourna

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