La Voix De Sidi Bel Abbes

Yennayer 2967 Partagé par Mustapha BRAHIM DJELLOUL

Pourquoi on fête Yennayer ?

Yennayer ou l’an Amazigh, cette vieille coutume, qui a résisté des siècles est fêtée aujourd’hui à travers tout le territoire national. Un nouvel an Berbère 2967 qui fera son entrée en Algérie ce 12 janvier sous les couleurs officielles après que l’Etat algérien ait reconnu la langue Amazigh comme langue nationale et officielle ». Aujourd’hui, que sait-on des origines de cette fête et que signifie Yennayer ?

Les Amazighs, comme tous les peuples du monde, avaient besoin d’un calendrier pour gérer le temps et organiser leur vie. Yennayer est donc le premier mois de l’année dans le calendrier amazigh. Amenzou n’yennayer, le jour de l’an amazigh coïncide avec le 12 janvier du calendrier grégorien. Etymologiquement le mot Yennayer est formé : de ‘’Yen’’ qui veut dire premier et de ‘’Ayer‘’ qui veut dire mois.

 L’avènement de Yennayer de l’an 951 avant Jesus-Christ du calendrier grégorien correspond à un événement politique de portée incommensurable pour les Imazighen. Nombreux dans les différentes armées des Pharaons, les Imazighen allaient peu à peu s’affirmer et influencer les Rois Pharaons. C’est ainsi qu’ils réussirent à arracher leur droit à observer leur propres rites comme les cultes funéraires, pratique spirituelle d’importance capitale à l’époque. Il en fut une qui ne pouvait passer inaperçue, le rite funéraire organisé à la mort de Namart, père de Sheshanq I qui allait bientôt être le fondateur de la 22ème dynastie pharaonique.
En effet, en l’an 950 Av.J., à la mort du Pharaon Psoussenes II, un Amazigh répondant au nom de Sheshnaq accède au statut de Pharaon d’Egypte en soumettant tout le Delta du Nil, ainsi que la grande prêtrise égyptienne sous son autorité, et fonda sa capitale à Bubastis. Auparavant, Chechanq I régnait sur un territoire allant de la partie orientale de la Libye actuelle jusqu’au delta du Nil. Il régna sur l’Egypte en tant que Pharaon de 950 jusqu’à 929 av. J.-C.
Soucieux de respecter la tradition pharaonique, son fils épousa la princesse Makara, fille du défunt Pssossenes II. En commémorant cet événement, Yennayer devient également le symbole des retrouvailles entre les Imazighen et leur histoire plusieurs fois millénaire, de laquelle ils ont été injustement spoliés depuis maintenant deux millénaires.
La célébration de yennayer
Pour les Imazighen, Yennayer est d’abord une porte qui s’ouvre sur le nouvel an et appelée ’tabburt useggwass’ (la porte de l’année). Sa célébration s’explique par l’importance accordée aux rites et aux superstitions de l’époque dont certaines subsistent encore de nos jours. La période en question attire particulièrement l’attention car la saison correspond à l’approche de la rupture des provisions gardées pour l’hiver. Il convient donc de renouveler ses forces spirituelles en faisant appel aux rites. À cette époque de l’année, le rite doit symboliser la richesse. Ainsi, pour que la nouvelle année entamée soit plus fructifiante et la terre plus fertile, il convient de se purifier et de nettoyer les lieux. On obéit également aux lois rituelles telles que le sacrifice d’un animal (Asfel) sur le seuil de l’année, comme on le fait encore de nos jours sur les fondations d’une nouvelle bâtisse. Le rituel asfel symbolise l’expulsion des forces et des esprits maléfiques pour faire place aux esprits bénéfiques qui vont nous soutenir l’année durant. Si les moyens le permettent, seront sacrifiés autant de bêtes qu’il y a de membres de famille. La tradition a retenu le sacrifice d’un coq par homme
Le nouvel an est souvent caractérisé par la manière de le fêter et de l’accueillir. Il est conçu comme un renouvellement, une initiation à un nouveau cycle temporel. On le désigne par différents termes tels : Id’ n Yennayer (la nuit de janvier);
Dans la région de la Kabylie en Algérie et même dans la plupart des wilayas du pays, on prépare souvent une bouillie contenant le pois chiche, blé, et la fève et le noyau de datte et on sert aussi les dattes et les chênes comme dessert. Ainsi, toute la famille se réunit autour de ce plat pour célébrer la nouvelle année; celui qui trouvera le noyau de datte est chanceux. Le noyau de datte porte bonheur (symbole d’une année joyeuse et prospère). Dans certaines régions, la célébration de Yennayer dure jusqu’à trois jours. Chaque jour on y prépare un plat différent : le premier jour, on y prépare la bouillie, le deuxième jour le couscous aux sept légumes et le troisième jour, on y prépare des poulets.

Partagé par Mustapha BRAHIM DJELLOUL

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Posté par le Jan 11 2017. inséré dans ACTUALITE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

37 Commentaires pour “Yennayer 2967 Partagé par Mustapha BRAHIM DJELLOUL”

  1. James

    Mais vous êtes très en avance!

  2. James

    Plutôt près de la fin.

  3. elabbassi

    Peut etre que cette fete etait imoortè par les hebreux qui ont sortie avec les
    Grecs qui avaient la technologie marine pour nstalet des comptoires commerciaux
    Dans les mer surtout mediteranienne ..la sortie etait politiqur initiè par le Khalifa prophète Soulaymane 3alayhi essalame..l.acces a l.afrique nord n.etait que par la mer a cause des foret densr..meme les arabes se sont parait il arreter au feontiet tunisienne..le s arabes ont demandè aux khalifat omayade de leurs fournir des bateaux pour entrrt en afrique en algerie
    Par la mer..alors dire que les amazighs allaient el egypte pour le pharaon c.est peut etre une legende…..bel abbes etait un etang marecageux meme aujordhui la nappe est proche
    A cotè du jardin publique la napoe n.est qu.a 3 metre…
    Donc avant bel abbes etait inhabitè a causr des marecages
    C.est ce qu.on dit
    Bref yanayer est une bonne fete que les musulmans l.ont acceptè et maintenue
    TOUT ce qui rapmroxhe les gens ensemble pour se partqer la joir de manger ensemble
    Est encouragè oar le Khalifa ..

  4. LOULED ABDELKRIM

    هِيَ أصولُنـا التي نَفتَخِرُ بِها، هُوَ تاريخُنـا الذي نَعتزُ بِه، هُم أجدادُنـا الذين صَنعوا الأمجاد، عامٌ جَديد يَدخُل عَلينـا لِيُذكِرَنـا بِجُذورِنـا، وَ هُوِيتِنَـا، وَ أصالتـنا، عامٌ جَديد يُذَكِرُنا بإرادَة مَن سَبَقُونا في كِتابَة تاريخِ هّذِهِ الأرض التي تَحتَضِنُنـا اليَوم. و بِهذِهِ المُناسبَة، اهَنِيءُ الشعب الجزائري كَافة بحُلول السنة الأمازيغية الجديدة 2967. كُل عـام و أنتُم بِألفِ خَيـر .
    Assegas Amegaz

  5. chaibdraa tani djamel

    Bonne féte à nos fréres amazighes du monde entier

  6. chaibdraa tani djamel

    Décés ,cela fait 2 jours de l’ex entraineur de l’Associaton Sporive des Cheminots Bel Abbesien (ASCBA) et ex professionel à ANGERS (FRANCE) YOUB ALI dit « ALI LANGUA » ALLAH YARHAMAH, ina lilahi oua ina ilayhi raji3oune, adresse mortuaire ,Cité HASNAOUI , El MAKAM .(SBA)

  7. chaibdraa tani djamel

    L’état algerien a reconnu la langue AMAZIGH comme langue nationale et officielle , mais quelle est la langue qu’on doit enseigner à l’école ,il y a plusieurs langues (kabyle, chaoui, targui, mozabite et celle des ejbalas par ex celle de BENI SNOUS et peut étre d’autres.

  8. elabbassi

    en effet si chaibdra3

    l’egyptele berceau d’une grande civilisation lorsque les egyptiens ont entendu
    Dieu parlait d’eux dans le coran ils se sont it tous a pparendre l’arabe.. ils ont ainsi basardé& leurs propre langue en faveur de la langue arabe..
    et chez nous au lieu de forcer encore plus les algeriens a pparendre et approfondir la langue arabe car c’est l’accées au coran et celui qui a accés au coran aura accés sure au paradis en évitant l’enfer..Donc faite apprendre a vos enfants l’arabe et ne jamais lésiné sur les moyens même en payant des prof très chère en arabe car
    c’est leurs AVENIR qui est en jeux..
    normalement toute la planète doit se mettre a apprendre l’arabe pour avoir accès au CORAN dans ces détails

    faite comme les égyptiens bazarder tout et retenir que l’arabe et d’autre langue puisque le petit enfant peut apprendre jusqu’à 5 langues ou es le problème??

  9. Imène

    Azzul !
    Le berbère Sheshnaq intrônisé roi et pharaon d’Egypte !!! Nos ancêtres ont regné sur oum eddounia près de deux siècles ! Qui l’eût cru ??? L’histoire en a de bien belles ..même que le fils de sheshnag a épousé Makara ( Mekerra ??? ) fille de feu Pssossenes II ! même Khounchoufar n’en reviendrait pas ! Allez ! Assegwas ameggaz 2967 à tous les VDSbn et 1 , bessaha ou lahna
    Merci M.Brahim Djelloul pour le partage .

    • Amirouche

      Imène,

      A weltma

      L’ Égypte était Oum el Dounia, mais Khounchofar, lui, était Abou El dounia 😉
      Assegwas ameggaz 2967, mais puisque vous êtes de deux siècles en avance par rapport au calendrier grégorien, pourras-tu me dire qui sera le président de l’Algérie  » for the next 3ouhda  » ?!!! (mdr) kleeenex …Kleeenex
      Azucalement
      Salam

      • Imène

        Azzul a ya g’ma 3mirouche !
        The president for the next 3ouhda ? Istanbit ya kahyi ! c’est à toi de nous en informer , toi l’adepte de Khonchoufar abou eddounia , et le crack en istinbat ! mdrrrrrr..
        ça va mieux la petite santé ? walla mazalek tetfecheche ? anyway , t’halla fi rouhek bro !

  10. smiley

    Appel à vigilance!
    Des trolls sont apparus sur le site et à l’instar de Si Elabassi ,ils semblent ignorer que l’information est une proposition d’un sujet avec verbe…. et selon les circonstances d’un complément d’objet, de lieu ou de temps.
    Ou, plutôt, ils font semblant de l’ignorer.
    Si le but est de nuire et détruire la scène numérique interactive et la décrédibiliser, alors la bonne foi ne peut plus être invoquée.
    Mémoria (qui devrait laisser Chérif se saisir de l’affaire), s’étonnait déjà de cette ‘immunité’, qui sous couvert de plusieurs pseudos, noie les rubriques de commentaires pseudo-délirants et provocateurs.
    Cela serait sans conséquence ,si le résultat final n’était pas la surprise d’un lecteur occasionnel ou ‘accidentel’ de découvrir ces ‘productions’ et de garder des sites, une image extrêmement négative et définitive qui le poussera à ne plus à se reconnecter.
    Les sites citoyens sont de formidables conquêtes et qui proposent une information alternative qui échappe aux circuits administratifs et/ou institutionnels et proposent une réelle inter-connectivité, et apprentissage du débat.
    Assister impuissant à leur décapitation, au nom d’un silence coupable…en dit long sur nos capacités de non indignation.
    Des personnes qui sont promptes à invoquer le conflit ourdi par le lointain, montrent de la complaisance devant une menace qui peut s’avérer fatale et qui vient du proche ou proche-lointain..
    A l’information interconnectée plus qu’abondante, se mêle désormais, celle malveillante et qui à l’évidence tire jouissance de ses méfaits.

  11. SBA

    Je viens de lire cet appel citoyen. Je souhaite que l’on soit vigilant Merci monsieur.

  12. Mme CH

    Avant de fêter quoi que ce soit, il faut d’abord essayer de savoir ce que l’on fête et ceci est valable pour toutes les fêtes, ainsi on ne fera pas dans le Toubbe3isme….!!!

    « L’ignorance juge tout et règne partout : le monde intellectuel est devenu la proie de l’incompétence. » (A.Albalat, 1925).

    « L’ignorance ne sait rien, ne voit rien, ne connaît rien, ni le bien, ni le mal. » (L.de Bonald, 1810)

    « Fouad Soufi, chercheur au Crasc : Vérités et mythes sur Yennayer… » (Reporters, le 20/02/2016, Nawel Merouane)…!

    Quelle est l’origine de cette fête populaire de Yennayer ? Comment la classer historiquement et comment le calendrier berbère a été créé ? Autant de questions qui nous renvoient à l’histoire et à la procédure de classement de cette cérémonie populaire, devenue une tradition en Algérie. Fouad Soufi, chercheur au Centre de recherches en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d’Oran nous fait découvrir, dans cet entretien, l’origine de cette fête dont la date fait référence théoriquement à l’intronisation de Sheshonq 1er, un pharaon berbère d’origine libyque issu de la tribu Mâchaouach et fondateur de la XXIIe dynastie. Une intronisation prise comme début du calendrier berbère par l’Académie berbère en 1980. Mais selon cet historien, l’usage de l’histoire à propos de Yennayer pose problème. Explications.

    Reporters : En tant que chercheur, que signifie pour vous la fête de Yennayer ?

    Fouad Soufi : Pour moi, Yennayer, c’est quoi ? C’est mon enfance. Chaque hiver, du 9 ou 10 janvier, je ne me souviens pas, parce que j’étais petit, on avait un souper particulier. Je parle des années 1950. Ma mère et ma grand-mère aussi nous préparaient un souper particulier que je ne vais pas décrire avec vous maintenant. C’est le souper que préparent toutes les familles oranaises, tlemcéniennes, mostaganémoises, bellabessiennes, saïdéennes. Toutes ces familles fêtaient Yennayer sans trop savoir ce que signifiait cette fête. Cela fait partie de nos souvenirs. C’est vrai qu’avec le temps, cette fête s’est un peu diluée. Moi, je l’ai fait avec mes enfants quelque temps et puis j’ai arrêté pour des raisons diverses et multiples. Mais jamais nous n’avons été étrangers à Yennayer. Ensuite, ce que je sais, et notamment après l’Indépendance, c’est ce qui se passe dans la rue des Aurès et au marché de M’dina J’dida. Tout était illuminé presque une semaine et c’était beau.

    Entre-temps, je suis parti à Alger, et là, j’ai découvert qu’il n’y avait rien de spécial en cette date. Quand j’ai demandé pourquoi Yennayer n’est pas fêté dans cette région, on m’a répondu que la fête se faisait dans les familles. Mais dans la rue, cette ambiance de Yennayer n’y était pas. Tout cela, ce sont que des souvenirs. Et on peut me dire le contraire. En revanche, ce que je vais essayer de dire en plus de ces souvenirs tout à fait personnels, c’est que ce n’est qu’en 1992 que j’ai lu un article dans lequel on fait le lien entre un pharaon Sheshonq et Yennayer. Et là, je suis tombé des nues. Je n’ai jamais imaginé qu’il puisse y avoir un lien entre une fête populaire, familiale, qui n’est pas officielle et qui n’est pas considérée comme une journée fériée. On n’en parle pas et elle ne figure pas parmi les fêtes légales dans ce pays. Et l’Egypte. Donc, je me suis lancé, depuis ce jour-là, 1992, à noter tout ce qui se dit dans la presse. Je voulais faire des interventions et j’en ai parlé au CRASC lorsqu’on avait formé un groupe qui travaillait sur les mythes. Mais c’était très rudimentaire. Et je n’avais pas insisté. Mais après, je me suis mis à travailler sur le sujet un peu plus, surtout grâce au site Internet qui est inondé d’informations, vraies ou fausses. En même temps, en plus, ce que je considère comme une provocation, c’est surtout cette histoire de pharaon. C’était impensable, ce lien entre la fête de Yennayer et l’Egypte. Donc, je me suis retourné vers l’histoire. D’abord, lors de la préparation de ma licence d’histoire, on ne nous a jamais parlé de ce pharaon. C’est là que j’ai découvert que le problème est complètement ailleurs. D’abord, oui, le pharaon existe, et non, il n’a rien à voir avec Yennayer. Pour moi, c’est clair, net et précis. Il n’a rien à voir avec pharaon.

    Comment êtes-vous arrivés à cette conclusion et qu’est-ce qui lie Yennayer
    au pharaon ?

    Justement, c’est la question qui se pose. Donc, je pose deux questions. Comment se fait-il qu’une fête qui n’est pas religieuse et qui est une fête profane, se soit transmise de siècle en siècle jusqu’à nos jours ? Pourquoi la population a maintenu Yennayer ? Moi, je n’ai pas de réponse à cela. Je ne peux que constater. En revanche, le lien avec Sheshonq est totalement faux. On part de deux choses. Premièrement, on fait de Sheshonq un Libyen, c’est-à-dire un ancêtre des Berbères. Or, Sheshonq, moi je peux vous le dire, et c’est dans les livres d’histoire, qu’effectivement, il appartenait ainsi que ses amis et ses ancêtres à un peuple qu’on appelait les Libous. Et ce sont ces Libous, qu’on va appeler Libyens, qui sont d’origine berbère. Et Sheshonq, il ne lui reste plus donc que ce lien, j’allais dire racial, qui est très faible et complètement égyptianisé. Ce pharaon était le général, parce que les Libous ont servi d’armée aux Egyptiens. Donc, en 945, le pharaon meurt. La crise s’installe et tout le monde veut devenir pharaon. Le plus fort pour succéder au trône, c’était le chef de l’armée, Sheshonq, qui a créé ensuite une dynastie. Une dynastie que certains revendiquent comme étant berbère ou amazighe. Mais, en réalité, c’est une dynastie égyptienne. Sheshonq n’a jamais conquis l’Egypte. Il est né en Egypte, son père est né en Egypte et son grand père est né en Egypte. Il est mort en Egypte et ses enfants ont continué son parcours.

    A suivre…!!!

  13. Mme CH

    La suite d’une autre vérité historique…!!!

    Est-ce que ce lien entre Yennayer et l’Egypte a un lien avec le colonialisme ?

    Alors là, pas du tout. Pour aller droit au but, c’est en fait un monsieur qui a créé ce lien dont on a le nom. Certains contestent pour dire que ce n’est pas lui. En fait, c’est un militant berbériste qui s’appelle Amar Neggadi qui était connu aussi sous le nom de sobriété d’Amar Chaoui. Il est Algérien, mais il n’est pas mort en Algérie. C’est un militant sincère berbériste. Il a inventé en 1980 le calendrier berbère. Il a choisi une référence historique, comme tout le monde, celle de Sheshonq……..

    Est-ce que Neggadi était à l’origine un historien ? Faut-il accepter cette fête vu que l’histoire donne un autre usage à ce lien ?

    C’était un militant chaoui et membre de l’Académie berbère de Paris. Maintenant, la question qui se pose : est-ce qu’on accepte ou on n’accepte pas ce lien ? Ce qui est intéressant est que la société fait son travail. Je doute fort qu’en fêtant Yennayer, on fête la prise de pouvoir par Shehonq. Ce n’est pas vrai. Maintenant, on n’accepte pas l’année de 2966, c’est notre droit. C’est notre droit de créer un calendrier et d’accepter l’année. Mais historiquement, c’est faux. C’est ce que j’appelle le problème de l’usage de l’histoire. C’est le calendrier qui est né de la fête et ce n’est pas la fête qui est née du calendrier.

    Faut-il officialiser cette fête ?

    Personnellement, je ne suis pas contre. Actuellement, il y a des débats sur cette fête, mais ce qu’on ne dit pas, c’est d’où vient cette année de 2966. C’est ce qui va poser problème. Le but de cette conférence, organisée hier au CRASC, c’est tout simplement de reconnaître Yennayer comme une fête populaire, une richesse et un patrimoine immatériel du Maghreb et de l’Algérie en particulier. C’est honorable.
    Ce que je dis, c’est qu’on ne peut pas s’appuyer sur l’histoire, comme on dit, parce que l’histoire dit le contraire. L’usage de l’histoire dit que Sheshonq a battu le pharaon. Alors que Sheshonq n’a jamais battu le pharaon. Sheshonq n’a jamais conquis l’Egypte. On dit qu’il a battu Ramsès III à Beninesnouss. Ramsès III n’est jamais venu à Beninesnousse. Pire, quand Sheshonq a pris le pouvoir, cela faisait deux siècles que Ramsès III était mort.

    Comment donc rectifier cette erreur commise sur l’origine de cette histoire ?

    Personne ne va dire ce que ces journalistes ont rapporté, parce qu’ils savent très bien que ce n’est pas vrai. Donc, les institutions ne peuvent pas accepter cette théorie. C’est ridicule. Si on dit aux Egyptologues dans le monde que Sheshonq a battu Ramsès III, ils vont se moquer de nous. Cela ne va pas aider au classement de Yennayer.

    Alors ne soyons pas comme : « A laver la tête d’un âne l’on y perd que sa lessive. »

    Vigilance oblige comme l’a dit Mr Smiley que je salue… !! Au fait, je ne sais pas si c’est le commentaire (d’elabbassi) du 11 ou du 12 janvier qui l’a fait réagir….. ??!! Je ne le saurais peut être jamais…!!

    Cette phrase m’a beaucoup plu : « C’EST LE CALENDRIER QUI EST NE DE LA FETE ET CE N’EST PAS LA FETE QUI EST NEE DU CALENDRIER. ».

    Alors dois-je dire bonne fête ou bon calendrier… !!!

  14. Imène

    Bonsoir Mme CH , tlm
    Les origines mythiques , les vérités de yennaer ..je n’en avais pas la moindre idée , jusqu’à l’âge adulte ! enfants , mes parents ne nous ont jamais parlé ..mon père disait toujours que pour nous musulmans il y’avait deux fêtes : el aid essghir , qui marque la fin du ramadhan , et l’aid el kebir avec l’immolation du mouton , tout le reste c’était des bida3 , des innovations blâmables ( ce sont ses mots ), à l’âge du lycée : jamais entendu parler ! ( pourtant j’étais dans un lycée de jeunes filles , et ça parle de tout ! lol ) bcp plus tard , une bonne voisine à nous a frappé à la porte portant un plateau en osier plein de friandises , et fruits secs ( un peu comme le m’khalate raconté par Douar ) , elle a prélevé une poignée qu’elle m’a fourré dans la poche , c’est le  » trize  » m’avait elle dit ..voyant que je ne comprenais pas , elle a ajouté que c’était la fête imazighen..c’était les années 90 , en plein décennie noire ! Depuis j’ai commencé à m’intéresser à l’événement par des lectures ça et là , sans jamais le fêter ! D’ailleurs je ne fête rien ( dans le sens festif du terme ) innovations blâmables , disait mon père ! Allah yarhmeh ..j’attends de lire l’analyse de Fouad Soufi .! Mais la victoire de sheshnaq , et le règne des Amazigh sur l’Egypte , c’est passionnant ! vivement la suite .. Salem !

    • Mme CH

      Salam chère amie Imènus….!! Hé bien, la fille doit toujours écouter son père, surtout s’il a raison sur toute la ligne…!! Quant au M’Khalate, Cherchem…etc… rien n’empêche qu’on les mange au cours des 365 jours de l’année…et ils seront toujours aussi bons..!

      Quant à la réplique de khouya Amirouche……kleeeennneeeex…..!!!

      Khayticalement…!!!

      • Imène

        Mme CH : J’ai lu la suite et….Oups ! Il nous désarçonne là , Mr. chercheur …
        …Sheshonq n’a jamais battu le pharaon. Sheshonq n’a jamais conquis l’Egypte. On dit qu’il a battu Ramsès III à Beninesnouss. Ramsès III n’est jamais venu à Beninesnousse. Pire, quand Sheshonq a pris le pouvoir, cela faisait deux siècles que Ramses III était mort … » …On ne sait que peu de choses sur ses origines..peut être un pur sang libyen…et la polémique sur la durée de son règne ( com. de James ) Décidément l’histoire est truffée de contre verités ! Qu’importe , mythe ou vérité , la vox populi en DZ land , ou au maghreb continuera de faire la fête , toutes les fêtes tant que durera les sept décharnées ..( esseb3 el 3ijaf ! ) Salem khaytical.

        • Mme CH

          Resalam Khayti…!! Disons que l’origine de cette histoire de Yannaïr se perd dans la nuit des temps et qu’elle reste quand même un fête des figues sèches, noisettes, amandes…..et Cherchem….!!!

          Hé oui,  » tant que durera les sept décharnées » c’est du top…!!! malheureusement Sidna Youcef 3alayhi Essalam, n’est plus là pour nous interpréter la suite du rêve…!!!

          Fais de beaux rêves a weltma….!

  15. James

    Sheshonq I (ou Chechanq ou Scheschonq) est le premier Pharaon de la XXIIe dynastie. Manéthon l’appelle Sesônchis (Africanus, Eusebius) et il lui compte 21 ans de règne (Africanus, Eusebius). Dans la Bible il est nommé Sesaq (ou Shishak ou Schischak). On ne sait en fait que peu de chose sur son origine. Comme le précise Joyce Anne Tyldesley, il possède des origines Libyennes, mais il ne fut pas, comme certains ouvrages le prétendent, un homme de pur sang Libyen, issu d’une peuplade nomade fraichement arrivée du Désert. Il fut un Prince d’Héracléopolis appartenant à l’une des riches familles Libyennes fortunées du Delta. Il fut le fils de Nimlot (ou Nimlot), Grand chef Méchouech (ou Meshwesh ou Mâchaouach), titre qu’il prendra plus tard, et de Tanetsepeh. On le dit souvent natif de Bubastis dans le Delta, mais aucune preuve archéologique ne vient confirmer ce fait. Il serait le neveu d’Osorkon l’ancien qui régna à la fin de la dynastie précédente (984-978).

  16. James

    Il y a une polémique sur la durée du règne de ce Pharaon. Les dates classiques de son règne, comme données ci-dessus, sont de 945 à 924, mais cette durée a récemment été revue à la baisse de quelques années, de 943 à 922, par quelques spécialistes, car Sheshonq I aurait vécu pendant 2 à 3 ans après sa campagne réussie en Canaan, traditionnellement datée finissant en 925. Comme Edward Frank Wente le note, il n’y a pas de certitude que Sheshonq I mourut juste 1 an après sa campagne. L’égyptologue Anglais, Morris Leonard Bierbrier a daté l’arrivée au pouvoir de Sheshonq I entre 945-940. Il fonde son opinion sur les preuves Bibliques réunies par William Foxwell Albright. Cependant, il faut signaler que si l’inscription de Karnak, qui retrace les faits de guerres du Pharaon, a été concomitante avec sa campagne en Canaan, le fait qu’il la laissa inachevée suggère qu’elle se produisit dans la dernière année du règne du souverain. Cette possibilité ne permettrait pas d’abaisser à 943 sa prise de pouvoir.

  17. James

    Les égyptologues, Erik Hornung, Rolf Krauss et David Warburton, nous précisent que la grande stèle de Dakhla fournit une date lunaire en l’an 5 de Sheshonq I où aurait été célébrée une fête, ce qui donne 943 comme son année 1. La fête de l’an 5 est enregistrée comme ayant eut lieu à l’oasis de Dakhla le 25e jour du 4e mois de la saison Shemou. Krauss, se basant sur des données astronomiques, amène à conclure que la seule bonne date serait entre Novembre et Décembre 943. Toutefois, le Dr Anthony Leahy a suggéré que l’identification de la fête de l’an 5 comme une date lunaire n’est qu’hypothétique

  18. James

    Le vaste royaume d’Israël constitué par les rois David et Salomon ne réussit pas à maintenir son unité sous leurs successeurs. Après la mort de Salomon, vers 930 av. J.-C., une crise politique eut lieu qui mena au partage du pays en deux royaumes séparés. La partie nord fit sécession et constitua le royaume d’Israël, tandis que la partie sud forma le royaume de Juda.

  19. James

    Tout en explorant d’anciennes usines de cuivre dans le sud de la Jordanie, une équipe d’archéologues a ramassé une amulette égyptienne qui porte le nom du puissant pharaon Sheshonq I.
    Les chercheurs disent que le petit artefact pourrait attester l’existence de la campagne militaire légendaire que Sheshonq I aurait mené dans la région il y a près de 3000 ans.

  20. chaibdraa tani djamel

    ,@ AMIROUCHE , on appelle l’égypte « OUM DOUNIA » , ce n’est pas que c’est plein dans ce pays de médecins, musiciens oulémas , hommes de théatre , de cinéma etc…et il y a un proverbre egyptien qui dit : » YA DAKHIL MISR , YOUJADOU EL ALAFE MINEK ». Alors ce mot OUM EDOUNIA vient de l’histoire du prophéte SAYIDOUNA IBRAHIM (3alayhi essalame) qui avait comme premiére femme SARA (3alayha essalame) ,qui n’a pas eu d’enfant, et qu’elle lui a demandé de se marier avec HAJAR ,l’egyptienne qui était sa servante , HAJAR a eu un enfant ISMAEL (3alayhi essalame) et de cet enfant qu’est eu la descendance arabe et parentale du prophéte MOHAMED (3alayhi essalate wa essalame) et c’est pour ça que les egyptiens appelle avec fiérté l’egypte « OUM DOUNIA  » parce qu’il vient d’une arriére grand mére egyptienne . Fraternellement cher frére « AMIROUCHE »

  21. James

    La Bible hébraïque fait référence aux exploits du roi égyptien « Shishak », considéré comme Sheshonq I. Le roi égyptien aurait envahi la région cinq ans après la mort du roi Salomon en 931 avant JC, conquérant les villes dans la vallée de Jezréel et la région du Néguev et aurait même marché sur Jérusalem. Des inscriptions au temple de Karnak dans l’ancienne ville égyptienne de Thèbes se vantent aussi de la campagne militaire de Sheshonq I dans la région.

  22. smiley

    Nous ne connaissions pas l’histoire de cet Amazigh, pharaon de l’Egypte, mais en Oranie, région non linguistiquement berbérophone, nous fêtions Yenneyer, ce qui témoignait à l’évidence d’une continuité historique et d’une transmissions de la mémoire collective.
    Comme tous les enfants nous accueillions cette fête et celle du Mawlad et Achoura comme la promesse de voir un peu de ces étals qui font rêver dans notre assiette et nous troquions par ci par là une noisette contre une noix ou une datte.
    Au delà des considérations de récupération politique par les mouvements berbéristes et les dérives séparatistes ( à combattre), il ne s’agit ici que d’un témoignage qui acquiert par la force la ‘valeur’ d’un contenu sociologique.Fusse t-il anecdotique, pour porter la contradiction à ceux qui affirment de manière péremptoire une insanité..

    Dans ma propre famille,un bol en céramique aux motifs rupestres et de couleur verte et blanche était transmis à l’aîné mâle de la famille qui le tenait de son propre père, lui-même en héritant de son père dans une chaîne que je peux reconstituer.
    Aujourd’hui, Yenneyer à gagné une reconnaissance officielle, recevant même l’onction officielle du Premier Ministre Sellal et il était grand temps que l’Algérie se réconcilie avec toute sa diversité identitaire et linguistique après que Ben Bella, premier président Algérien, n’ait enfermé l’identité algérienne dans une hasardeuse définition, et un corset négateur des réalités soclogiques ,culturelles et linguistiques’
    Ces derniers entretiens avec Aït Houcine établiront qu’il regretta cet aveuglement.
    AlorsiIl s’arrogeait le droit de définir le peuple de manière unilatéral en déclarant:
     » Nous sommes des Arabes,dix millions d’arabes et il n’y a pas d’autre avenir dans ce pays que dans l’arabisme. »
    (Discours officiel du 5 juillet 1963)
    On connait les ravages de cette vision: Parti ,unique,Pensée Unique, Identité unique et le règne des opportunistes et circulez, il n’y a rien à voir et à dire.
    L’identité arabo-musulmane a certes constitué un puissant rempart qui a empêché la destruction de l’identité algérienne par le colonialisme et on retrouve cet esprit dans la Constitution de 1976.
    Fêter Yenneyer et le revendiquer comme célébration populaire algérienne, de tous les algériens et creuset d’une identité collective serait une première victoire contre la pensée unique qui mute et intimide.
    Comme Algérien, non berbérophone je m’éclate en écoutant la musique kabyle; reste admiratif du génie populaire qui a conservé l’habit et les bijoux berbères, les danses et me réjouis de voir des expressions kabyles rejoindre et enrichir le pool des langues populaires.
    Assegas Ameggaz!

  23. smiley

    merci de lire : ‘par la force des choses’

  24. smiley

    J’allais oublier l’essentiel. Ce fameux bol n’était sorti précautionneusement que le jour de Yenneyer (fêté le 14 janvier en ce temps là) et la maman (Allah Yarhamha) s’assurait scrupuleusement que tous reçoivent strictement la même part de fruits secs et d’agrumes.
    Et il arrive souvent qu’il vienne me visiter dans mes rêves comme souvenir de moments heureux, brèves parenthèses dans la nuit coloniale,les descentes des policiers du deuxième bureau à la maison …et les tortures….et les condamnations à mort ( trois dans la famille proche).
    Mais cela est une autre histoire.
    nb: corrigez: unilatérale!

  25. SBA

    Bjr Encore une fois je vous bravo monsieur pour ce poignant commentaire qui éclaire davantage le forum. Pour moi c’est en quelque sorte un recadrage de quelques possibles errements qui subsistent ici et là. Le mérite de toute réaction spontanée est la vérité qui remonte en surface sans vagues. Merci monsieur .

  26. James

    “In the fifth year of King Rehoboam, King Shishak of Egypt marchedagainst Jerusalem.”

  27. James

    Sheshonq’s campaign in Israel and Judah brought an end to the many architectural, military and political achievements of the United Monarchy of David and Solomon and ushered in a new age—that of the nation divided.

  28. James

    africains , arabes, berbères , libyens…………c’est kif kif !

  29. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Le bol de Smiley est comme la tasse de thé de Marcel Proust « à la recherche du temps perdu ». A la manière de Proust qui écrit « Tout cela (…) est sorti, ville et jardins, de ma tasse de thé. », Smiley se souvient : « du bol vert et blanc, moment heureux, brève parenthèse, est sortie (…) la nuit coloniale… » .
    Mieux que mille discours, Smiley résume :
    Comme tous les enfants nous accueillions cette fête ( Yennayer) et celle du Mawlad et Achoura comme la promesse de voir un peu de ces étals qui font rêver dans notre assiette (…). Au delà des considérations de récupération politique… !
    Le regard de l’enfant est toujours sain, valeur absolue des choses, sans altération subjective, fruit des idées embrumeuses des grands.
    Pour nos enfants et les leurs, inchallah, nous fêterons toujours Yennayer, Maouloud, Achoura, Mouharem, l’aïd…etc
    A chaque fête, sa carte ; mcherchem, mkhalète pour l’une, torno, kahk ( à ne pas confondre avec cake) pour l’autre, roggag au bouillon de navet… mouton pour l’aïd ( du moins 1/3 de la bête même si 3 /4 de la population mange plus de 9/10ème de l’animal, bouzelouf et pattes compris )…
    Comme pour Achoura fêtée par les Juifs avant nous alors que « nahnou aoula bi Moussa», « nahnou aoula bi Îssa » et nous avons le droit spirituel de fêter sa naissance. Une petite bûche pour les enfants n’est pas plus subversive qu’un croissant, une viennoiserie créé par un boulanger chrétien de Vienne, assiégée par les Musulmans, pour donner du courage à ses concitoyens en « dévorant » ( projection de leur haine ) le symbole de leur religion, le croissant qui flottait sur leur étendard. Aussi, chaque fois que quelqu’un croque un croissant, il perpétue, dans « l’esprit fondamentaliste », un rite ( choubouhète) historiquement hostile ( âda-i ) à l’islam ! A bon entendeur.

  30. chaibdraa tani djamel

    Bien dit cher James, LA FARKA BAYNA 3ARABI WA 3AJAMI ILA BI TAKWA

  31. chaibdraa tani djamel

    Hier j’ai vu à la télé marocaine 2M ,les féstivités d’EL YANNAYER , chez eux au MAROC c’est l’année 2966 et non 2967 comme chez nous

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