La Voix De Sidi Bel Abbes

Vive l’Algérie « Tayia el Djazair » et Gloire à nos martyres.

Je voudrais relater un fait véridique qui a eu lieu dans notre Wilaya Sidi Bel Abbes. Dans un douar X , il y avait une famille de fellah qui vivait pauvrement : Le colonialisme était source de misère, d’injustice et d’exploitation des indigènes. L’histoire a eu lieu pendant la guerre de libération nationale. Un jour des djounouds sont venus se ravitailler dans ce douar. L’un d’eux d’un certain âge qui avait les dents qui  »tombaient » à cause de la parodontose, demanda à la femme du lieu:  »Femme… qu’avons nous à manger aujourd’hui? » La Femme lui répondit :  »Comme toujours du couscous au lait ». Le djoundi baissa la tête et puis doucement il dit : » Femme… ma sœur, est-ce qu’on ne peut pas avoir un peu de pomme de terre frite, j’en ai tellement envie et cela fait longtemps que je n’en ai pas mangé ».  La femme… était très gênée. Elle répondit :  »Malheureusement nous n’avons pas d’huile. Mon mari n’a plus de travail depuis longtemps ». Le djoundi ne dit rien. Il rejoignit ses frères djounouds pour le repas collectif et puis ils partirent. Quelques jours plutard ce djoundi est tombé en martyr en défendant notre Patrie.
Je voudrais rendre hommage à :
1. Notre peuple qui a été les yeux , les oreilles et le guide de notre glorieuse ALN. A travers le peuple je rends hommage aux femmes qui ont pétri le pain, préparer les repas, laver les vêtements et soigner nos combattants. Je m’incline devant les moussabilines qui au péril de leur vie ouvraient le passage aux djounouds.
2..Gloire à nos martyres qui ont tout abandonné pour que notre nation renaisse après les ténèbres du colonialisme et qui malgré le froid, la faim et la soif ont accompli leur devoir jusqu’au sacrifice suprême.
3. Je rends hommage a notre glorieuse armée du peuple l’ANP qui le jour comme la nuit veille sur notre patrie et ce a l’intérieur du pays et aux frontières. Un salut fraternel a nos GGF qui montent la garde depuis Edembo-imullulu-In azzaoua-Tagharaba-Tisseghérine-Tabarkat-Tin Zaouatine-Timyaouin-Ighaldouine-bordj Badji Mokhtar- Erg Chéche-Le Yetti-les Eglabes etc…
4.. Que le sacrifice de ce djoundi nous rappelle pour l’éternité qu’il nous faut être solidaires faire front commun contre quiconque voudrait attenter à notre patrie. Thamurth el djazaire A3zizen.

PS: L’histoire est véridique je le témoigne devant Dieu.

Par Hassan

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Posté par le Oct 17 2016. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

15 Commentaires pour “Vive l’Algérie « Tayia el Djazair » et Gloire à nos martyres.”

  1. ABBES.2

    Allah yarham echouhada.

  2. OUERRAD

    Toutes les histoires sur notre revolution sont veridiques ,,,,sauf bien sur celles qui ont crees des personnages historiques pour etre adorer apres 62,,, les vrais les historiques sont morts sur le champ d honneur ,,,boumediene lui meme l a reconnu et en a meme pleure devant tout le monde ,,,,cependant ,,, beaucoups d histoires veridiques ont fait de leurs acteurs des ,,, oublies de l HISTOIRE .
    Un chahid ,,, tombe au champ d honneur dans notre region ,,, n a pas a ce jour etait reconnu comme tel ,,,, suite a cette injustice son epouse s etait suicidee des 62,,,, par le feu ,,,, son fils ne alors qu il etait au maquis ,,, a souffert le MARTYR .
    Il se trouve à ce jour sans ressources ,,, il vient d etre ampute d une jambe suite à une gangrene ,,,, cette HISTOIRE est ,,, plus que VERIDIQUE .
    Cela se passe au sein meme de ma famille ,,,, et vous savez pourquoi ,,, pour la simple raison que CHAHID se trouve etre un sujet MAROCAIN .
    Des histoires pareilles il y en a à la pelle ,,,, si bien que ,,, je n ai jamais cru au chiffre de : un million et demi de chahids ,,,, c est un chiffre arrondi ,,, pour faire ,,,, CLASSE .

  3. OUERRAD

    VIVE L ALGERIE ,,,,,, TAHIYA EL DJAZAIR ,,,, je n ai pas oublie ,,, c est fait expres pour dire ,,,,dommage cela reste juste un ,,,, SOUHAIT.
    Avec tout ce qui s est passe a ce jour ,,,,, le REVE est ENCORE LOIN…

  4. sidi yacine

    Notre frère Kadiri Mohamed disait dans son dernier livre : (Notre petit témoignage se veut à l’occasion un modeste hommage à nos aînés « Novembristes », ceux qui sont passé à l’action en prenant l’assaut des troupes ennemies, celle de la soldatesque coloniale. En engageant la lutte irréversible ; ils savaient ce qui les attendait, l’arrestation, la torture, l’exil ou la mort.).Lumières de Novembre. Allah yarham Echouhada.

  5. LOULED ABDELKRIM

    On a tous lu « silence ici on noie les Algériens ». Allah Yerham Chouhada

  6. Mme CH

    Ce récit dépasse de loin les films d’horreurs hollywoodiens, lisez pour savoir combien le peuple algérien a souffert à cause de ces psychopathes programmés pour tuer, de vrais barbares qui se disent cifilissés….!!! Quelle Horreur….!!!!! Interdit à moins de 18 ans…selon moi….!

    « Le bourreau d’Alger » (le Monde, 16/09/2002, Catherine Simon)

    De Fernand Yveton, militant communiste, guillotiné à l’aube du 11 février 1957, à Alger, il ne se rappelle rien, ou presque. Après avoir refusé l’entrevue avec un prêtre, Yveton le libre-penseur avait été conduit à l’échafaud. Il était « très pâle » et il « respirait mal », mais il est mort « courageusement ». Parole de bourreau. « Qu’il s’appelle Fernand comme moi, ça m’a fait drôle », rumine Fernand Meyssonnier, qui remplissait ce matin-là les fonctions d’exécuteur adjoint. L’exécuteur en chef, celui qui fait tomber la lame, était son propre père, Maurice Meyssonnier. « A lui aussi, ça lui a fait quelque chose », assure le fils.
    Les deux hommes étaient pourtant rodés. Meyssonnier senior, pied-noir de la deuxième génération, ex-militant du Parti communiste français et patron de café à Alger, avait été initié dès 1928 au maniement de la »veuve ». Soit, en trente ans de « bécane », plus de 340 guillotinés à son actif – « 144 terroristes et 200 droit commun », selon ses propres termes. Pour sa part, Meyssonnier junior, adjoint bénévole à partir de 1948, a exécuté en vingt ans quelque 200 personnes – la plupart durant la guerre d’Algérie. Ce qu’il résume à sa façon : « Pendant le FLN, c’était à la chaîne. » Normal, dans ces conditions, qu’on ne se souvienne pas de tout le monde… « Si de Gaulle n’avait pas fait la paix des braves [en 1958, année où les exécutions capitales ont cessé en Algérie], on aurait dépassé Sanson », soupire l’ancien guillotineur, qui évoque le bourreau de Louis XVI comme on le ferait d’un vieux cousin.

    En cette fin septembre, à Fontaine-de-Vaucluse, le perroquet Michel pousse mollement la chansonnette. Il siffle L’Internationale, puis, machinal, entonne La Marseillaise. Il imite à merveille la voix de son maître, Fernand Meyssonnier, avec ces « pfft » et ces « tchh »de lassitude, accrochés aux phrases à l’accent traînant. « Tout condamné à mort doit avoir la tête tranchée. Vive Meyssonnier ! », récite le volatile. Son vieux bourreau de propriétaire a, lui, la tête solidement arrimée. Une tête de clown triste, mélange de Fernandel et de Charles Pasqua.
    Le perroquet Michel sait aussi crier « Vive Papon, à bas les cons ! », indique le vieil homme.

    Aujourd’hui âgé de 72 ans, installé dans le midi de la France après une longue escale à Tahiti, Fernand Meyssonnier aime à se présenter comme un « anarchiste de droite » et précise, sans se faire prier, avoir voté « dans le passé » pour Jean-Marie Le Pen, président du Front national et ancien de la guerre d’Algérie. Il a aussi voté « à gauche », ajoute-t-il. Mais tout ça, au fond, ne l’intéresse pas. La seule chose qui l’anime, qui l’enflamme, c’est de parler de la guillotine. C’est sa spécialité. Et de l’Algérie de sa jeunesse, une Algérie française, pleine de soleil et de cruautés, où il n’y avait pas de guerre. Juste des « événements ». Le café-restaurant de son père, le café Laperlier, fut son haut lieu d’apprentissage, la vraie école du jeune Fernand. Les députés communistes venaient y banqueter. On y trinquait aussi avec les huiles de la police. Le père Meyssonnier était le roi de la farce. Il se moquait des Juifs et des Arabes, avec l’humour épais de l’époque, façon Almanach Vermot. Dans les coulisses de ce théâtre, le petit Fernand suivait les va-et-vient de l' »équipe », celle des exécuteurs, où officiait son père, ce club fermé, discret, 100 % masculin, s’éclipsant en camion puis, plus tard, en avion, pour transporter les « bois de justice » (les pièces de la guillotine) jusqu’à Oran ou Constantine, parfois jusqu’à Tunis. On disait « faire un déplacement ».

    Initié par son père, à qui il offre, à l’âge de 14 ans, une maquette de guillotine, Fernand Meyssonnier assiste en juillet 1947, alors qu’il a 16 ans, à sa première exécution. Comme un dépucelage macabre : « Lorsque la lame est tombée, je me rappelle avoir poussé un petit cri : Ahhh ! Oui, quand il a basculé, de le voir basculer… quand j’ai vu que sa tête était entre les deux montants et que ça allait être la dernière seconde… (…) Et puis alors, le sang ! Parce que, dès qu’on le bascule, deux secondes après, la lame tombe, et il y a un jet de sang qui file sur le côté, qu’est rapide, comme deux verres qu’on jette à trois mètres », raconte-t-il dans ses Mémoires, Paroles de bourreau(éditions Imago), à paraître le 25 septembre. « La peine de mort, la guillotine, il est tombé dedans quand il était petit », commente Jean-Michel Bessette, professeur de sociologie à l’université de Besançon, qui a mis en forme le témoignage – premier du genre – de l’ex-bourreau d’Alger. Dans ce livre, une photo montre l' »équipe » en train de casse-croûter à l’intérieur du fameux camion. Le pain et les gamelles sont posés sur la corbeille (vide) qui sert à recueillir les cadavres des exécutés. « Repas froid à trois heures du matin », a noté Maurice Meyssonnier. Pique-nique avec la mort, en habitués. Le cliché doit dater de la fin des années 1950. Cette nuit-là, sur la route de Tunis, « il faisait un froid de canard », rapporte simplement Fernand Meyssonnier. « Après l’exécution, on rentrait chez nous, comme un entrepreneur après son travail. Ou comme un chirurgien qui vient de faire une opération, ni plus ni moins », dit-il encore.

    Quel culot…! Un vrai zombie…!!

    A suivre….!!!

    • Imène

      Mme Ch : M’sse el kheir !
      On apprend un peu plus sur cette lignée de zombis , sanguinaires : les Meyssonniers !
      Terrifiant Ouallah ! L’horreur à vous glacer la sang ..Que l’enfer soit soit leur eternel demeure !

    • Mme CH

      La suite de l’horreur…..du bourreau d’Alger……!!! Et certains cercles nostalgériques veulent semer la confusion dans l’esprit des benêts en comparant la lutte des peuples colonisés pour la liberté aux actes des terroristes qu’ils ont eux mêmes fabriqués…!!! Puuuuffffff…ils n’ont pas honte…!!!!

      Alors, le bourreau le dit avec un sang froid glacial:  » Le pain et les gamelles sont posés sur la corbeille (vide) qui sert à recueillir les cadavres des exécutés. »…..et certains se demandent d’où vient le terrorisme….!???

      Voici la suite qui est interdite aux moins de 18 ans….toujours, selon moi…..!!!!

      Initié par son père, à qui il offre, à l’âge de 14 ans, une maquette de guillotine, Fernand Meyssonnier assiste en juillet 1947, alors qu’il a 16 ans, à sa première exécution. Comme un dépucelage macabre : « Lorsque la lame est tombée, je me rappelle avoir poussé un petit cri : Ahhh ! Oui, quand il a basculé, de le voir basculer… quand j’ai vu que sa tête était entre les deux montants et que ça allait être la dernière seconde… (…) Et puis alors, le sang ! Parce que, dès qu’on le bascule, deux secondes après, la lame tombe, et il y a un jet de sang qui file sur le côté, qu’est rapide, comme deux verres qu’on jette à trois mètres », raconte-t-il dans ses Mémoires, Paroles de bourreau (éditions Imago), à paraître le 25 septembre. « La peine de mort, la guillotine, il est tombé dedans quand il était petit », commente Jean-Michel Bessette, professeur de sociologie à l’université de Besançon, qui a mis en forme le témoignage – premier du genre – de l’ex-bourreau d’Alger. Dans ce livre, une photo montre l' »équipe » en train de casse-croûter à l’intérieur du fameux camion. Le pain et les gamelles sont posés sur la corbeille (vide) qui sert à recueillir les cadavres des exécutés. « Repas froid à trois heures du matin », a noté Maurice Meyssonnier. Pique-nique avec la mort, en habitués. Le cliché doit dater de la fin des années 1950. Cette nuit-là, sur la route de Tunis, « il faisait un froid de canard », rapporte simplement Fernand Meyssonnier. « Après l’exécution, on rentrait chez nous, comme un entrepreneur après son travail. Ou comme un chirurgien qui vient de faire une opération, ni plus ni moins », dit-il encore.

      Etrange « opération » que celle qui consiste à infliger la mort à l’un de ses semblables. Froidement, avec méthode, en chemise blanche et cravate noire. « Quand on fait tomber la lame, c’est comme un film à toute vitesse. En deux secondes, tout est fini. Ça donne un sentiment de puissance. » Peu importe, à cet instant-là, de savoir qui est le condamné. Peu importent sa vie, son nom, la couleur de ses yeux. Au contraire. « Le type qu’on guillotine, il ne faut pas penser à lui, il faut se concentrer sur la technique. » En parlant, Fernand Meyssonnier s’est levé. Tout son corps se met à bouger. « Pendant l’exécution, je suis un autre homme : je pense aux victimes, à ce qu’elles ont subi, je suis le bras vengeur. »Dans son salon, entre les fauteuils et la table de billard, il mime l’exécution.
      Ses gestes sont précis. La fonction de « photographe » (placé au pied de la guillotine, il doit saisir la tête du condamné qui passe par « l’objectif » et la poser, une fois coupée, dans la bassine prévue à cet effet) est une fonction « délicate » et « dangereuse ». On a la mort au bout des doigts. « Dès que la lame tombe, pfffch… la tête me reste entre les mains ! Tenir une tête entre ses mains après la chute de la lame, c’est quelque chose de très impressionnant qu’on ne peut pas vraiment expliquer », assure Fernand Meyssonnier.

      Est-ce par perversité ou parce qu’il est blindé qu’il décrit avec un tel luxe de détails les bruits de la guillotine, l’odeur du sang humain, la fureur d’un condamné qui hurle et se rebelle, ou, chez cet autre, « là, l’effroi dans le regard » avant l’affreuse bascule ? La mort, cette mort-là, si froide et si rapide, Fernand Meyssonnier en est imprégné. Comme la France de l’époque en était imprégnée. Bien qu’aient figuré, parmi les condamnés, des « assassins de grande valeur », selon le mot d’André Berger, bourreau également connu sur la place d’Alger, « aucun de ceux qu’on a guillotinés n’était un innocent », martèle Fernand Meyssonnier. Lui et ses collègues ont-ils fait autre chose qu’obéir aux ordres donnés par la justice – et, durant la guerre, par l’armée ? N’avait-on pas décoré, dans les années 1950, de la « médaille de vermeil du travail » le prédécesseur et « parrain » des Meyssonnier, Henri Roch, pour ses bons et loyaux services en tant qu' »exécuteur des sentences criminelles » – terme officiel désignant le bourreau ? « Fernand Meyssonnier a le sens et le goût de l’histoire. Il se rend compte qu’il s’est trouvé dans une situation historique très particulière », souligne Jean-Michel Bessette. « S’il fait un tel récit, c’est par souci de témoigner de la manière la plus complète de cette période, qui fait partie de l’histoire de la France. »

      A Fontaine-de-Vaucluse, dans un coin du salon, une grande pièce lumineuse, prolongée d’une terrasse surplombant la rivière et les toits du village, Fernand Meyssonnier a installé sa guillotine miniature – celle offerte à son père, aujourd’hui décédé. Dans le petit panier d’osier posé au pied de la machine, il a mis une paire de lunettes.
      Non, pas les siennes, mais celles d’un Algérien décapité pendant la guerre. Sur le coup, il a du mal à se rappeler son nom. « C’est celui qui préparait les bombes, vous savez ? On l’avait surnommé le chimiste. C’est moi qui lui ai retiré ses lunettes. Je les ai gardées en souvenir », explique l’ancien bourreau. La famille d’Abderrahmane Taleb, combattant du FLN guillotiné le 24 avril 1958, à Alger, n’en a sans doute jamais rien su. Ce n’est pas la seule relique que Fernand Meyssonnier ait gardée près de lui. Le salon, à lui seul, est un bizarre capharnaüm : outre la mini-guillotine paternelle, on peut y admirer des tableaux de vahinés et des colliers de coquillages rapportés de Tahiti, une carte d’Alger de 1961, ornant la table basse, la photo d’un bagnard anonyme et, sur un bout de table, le moulage en bronze de la tête et des mains de Fernand Meyssonnier lui-même. « Je veux qu’on y mette mes cendres », commente le vieil homme, en tapotant d’un doigt distrait le dessus de son crâne en bronze. Sur la cheminée, cachées derrière un bouquet de fleurs séchées, reposent les cendres de ses parents.

      Au rez-de-chaussée de la maison, à l’endroit où l’ancien guillotineur d’Alger avait ouvert, en 1992, un éphémère Musée de la justice et des châtiments, des choses plus étonnantes encore dorment sous la poussière : des instruments de torture datant du Moyen Age, une copie de guillotine grandeur nature, mais aussi, derrière une glace sans tain, la tête d’un décapité baignant dans le formol – « il a dû être exécuté à Paris, en 1901 ou 1902 » – et, au fond d’un carton, le cadavre desséché, pareil à une momie, d’un inconnu de sexe masculin que Fernand Meyssonnier croit avoir acheté « il y a plusieurs années, lors d’une vente aux enchères à Drouot ».
      S’il n’a guère la mémoire des dates, l’auteur de Paroles de bourreau a un sens aigu de la relativité des sentiments humains. « Ce qui se faisait avant en matière de torture, on ne le supporterait plus aujourd’hui : arracher les membres, brûler les pieds, tous ces trucs-là, ce n’est plus possible. A l’époque, les gens se ruaient pour voir : les exécutions publiques, c’était la corrida ! On est devenu beaucoup plus sensible. La pitié, finalement, c’est récent. » En 1981, quand la peine de mort a été abolie en France, à l’initiative de Robert Badinter, l’ancien bourreau d’Alger s’est rangé à l’avis général – « puisque, de toute façon, on ne peut pas revenir en arrière ! ». Sans renier son passé ni jeter la « veuve » aux orties. « Nous, avec la guillotine, on a donné la mort le plus vite possible, sans faire souffrir », dit-il, une pointe de fierté dans la voix.
      A entendre Fernand Meyssonnier, son métier d’exécuteur n’a jamais été un plaisir. « La vocation, c’est de la foutaise ! », insiste-t-il, en évoquant les nombreux privilèges que cette fonction macabre apportait. Outre l’octroi d’un coupe-file, permettant de circuler malgré le couvre-feu, les membres de l' »équipe » disposaient d’un port d’arme ; surtout, ils jouissaient de la bienveillance des forces de l’ordre et, plus généralement, des autorités coloniales. Une aubaine, en ces temps de guerre. Payés au mois, quel que soit le nombre des exécutions, les employés de la guillotine ont même, « événements » obligent, bénéficié en Algérie d’une « prime de risque » et d’une « prime de tête »… DansParoles de bourreau, Fernand Meyssonnier raconte à loisir cette dolce vita algérienne, sur fond de petits trafics et de combines. L’indépendance de l’Algérie, en 1962, sonne la fin de la guerre et de la prospérité des Meyssonnier.
      Dans ce qui reste de son musée, l’ancien bourreau d’Alger pense à la mort. A celle de son père, emporté par un cancer de la gorge, en 1963, à Nice. A la sienne aussi : atteint d’un cancer du foie, Fernand Meyssonnier ne se fait pas d’illusions. « Quelqu’un comme moi, qui a exécuté 200 bonshommes, il ne peut pas se permettre d’avoir peur, hein ! », lâche-t-il, le sourire triste…. ».!!!!! Yahassrah, Rah Hassabha Sahla…espèce de criminel….!!!

      Roh Lahla Trabhek…..!!!

      Allah Yarham Chouhadas…!

      • Imène

        Mme CH : Bonsoir , tlm..
        La suite du menu est aussi nauséeuse que son début ! On ressent plus qu’un un dégoût moral que physique à la lecture des mémoires de ce psychopathe de guillotineur tristement célèbre , qui a marqué l’histoire de son pays avec des empreintes de sang ..la visite de son « musée « macabre le montre bien : on est en face un criminel totalement déshumanisé ..T’fou ! On devrait penser à récuperer les lunettes de notre martyr Taleb Abderrahmane – Allah yarhamou – au même titre que les crânes de nos résistants – Allah yarhamhoum – exposés au musée de l’homme..Quand aux nôtres , ces amnésiques , ces nostalgiques de la belle époque , qui ont délibérément fermé le musée des horreurs , qui ont choisi de faire table rase du passé , d’effacer d’un revers de main les crimes les plus crapuleux de la douce France , de tourner la page ( ou la déchirer c’est selon ) qui se complaisent dans l’habit du new harkis et heureux de l’être , qui flirtent éhontément avec les anciens guillotineurs du peuple – les assassins de leur frères – Que dire ?? Ils sont parmi , ils font la pluie et le beau temps ..ya les autres , tu sais , c’est des catégories ( comme pour elloutouat , kayn ellourd , kayn elleger , deux roues ..fahmagh ? ) Aujourd’hui , le jeune dz , est prêt à TOUT , je dis à TOUT ( illa man rahim ) pour partir ! une fois sur place ,Il ferait TOUT pour réussir son « intégration « inutile de m’étaler davantage la dessus .. A ces envoûtés par la douce Fafa : même si Meyssonnier en personne ressuscitait , et qu’il les attendrait de pied ferme à Roissy Charles De Gaulle , ( ou ailleurs dans l’ue ) Ils iraient comme même , Qui ne tente rien n’a rien ! même au péril de leurs vies ..alors ulac ennif , ulac la dignité ??? Oui, certainement , mais en partie seulement ! Car la vraie question est : Pourquoi on en est arrivé là ??? Ya oukhti le sujet est pesant , très complexe..serions nous porteurs des germes de la colonisabilité diagnostiqués par notre !illustre Bennabi ? Parceque si c’est le cas – comme tout semble l’indiquer –alors ya baladna 3alaiki essalam ! Allah yarham echouhadas ..Salem oukhti.

        • Mme CH

          Salam et Merci chère amie Imènus pour cette amazing intervention, waw époustouflante, comme je les aime….!!!!

          « Les germes de la colonisabilité diagnostiqués par notre illustre Bennabi  » sont malheureusement bien là, ma chère,……….et surtout chez certains intellosss contaminés jusqu’à la moelle épinière…….., et ils prolifèrent avec le temps…..surtout les agents opportunistes qui peuvent devenir pathogènes chez les sujets aux défenses immunitaires altérées….ce qui donne des espèces appelées les News H…!!

          D’ailleurs, chez « Fanon, le « complexe de dépendance » renvoie à un rapport psychologique (complexe d’infériorité) que le colonisé ou l’ex-colonisé continue à entretenir avec le colonisateur. Chez Bennabi, en revanche, le concept de «colonisabilité » rend compte d’une réalité sociale complexe qui fait que l’ancienne société colonisée continue à construire son présent et son avenir sur la base d’un schéma hérité de la colonisation qui la condamne au mal-développement. »

          Bennabi est un grand visionnaire, il faut absolument lire ses œuvres, certains se reconnaîtront…..à travers ses écrits…!!! Comme toujours, Benêts s’abstenir, il y a quelque chose pour se remplir la panse dans le frigo….!!!

          Allah yarham Echouhadas

          Weltmacalement…!

          • elabbassi

            bof il faut changer un peu de discours tous les pays du monde ont fait leurs propres révolution les Indous avec nehru et les français les russes les chinois les cubains les sud americains les nords américains les irlandais les écossais les protestants en Europe etc..
            mais ces pays parlent avec modération et exploitent ce cas dans le bon sens pour leurs enfants..ils faut aussi parler de temps des combattants algériens et ce qu’ils ont fait subir aux armées coloniaux. l’algerie ne peut pas aussi rendre des cranes européens aux financiers??
            priorité au développement de l’algerie cette histoire de cranes n’a que peu d’intérêt financiers vaux mieux parler PEUGEOT RENAULT CULTURE SOUS SERRES CHALUTIERS FILETS DE PECHE MICHELIN ALGERIE ZUSIKI MARUTI ETC..
            Ce n’est pas en parlant h24 de la révolution qu’on va conquérir l’europe??
            On ne sait pas ce voudront certain algérien en maintenant la mémoire contre l’oubli..ils veulent refaire la guerres??
            si certains veulent se venger contre les financiers europeens qui ont mobilisé des européens en majorité des français désœuvrés pour les envoyer partout en Afrique ce n’est pas le moment. l’Europe et les États unis ne montrent aucun signe de faiblesse. leurs population est honette et font leurs travail dans l’art du métier. ils haïssent le mensonge.. comment voulez vous les concurrencer..
            Lorsque les arabes étaient dans leurs apogées impérial ils ont conquis les 3/4 de la planète les financiers adverses ont dit  »tant que les arabes luttent pour une idée sous la base d’un livre qui donne un idéal on ne peut rien faire contre eux..attendons qu’ils luttent pour ce qui entre leurs mains ce jours on les renversera » lol
            c’est a dire pour dire simple les arabes se sont transformé de
            boucerveau boumkhakhe en bouventre boukrouche lol
            ésperant qu’on abandonne le ventre la kerche faire le ramadhan 12 mois l’année pour donner l’occasion aux cerveaux de travailler un peu..

            Il faut clore le chapitre de la guerre et attendre que les européens et les américains redeviennent boukrouche ce jour là on va leurs reprendre les 3/4 qu’ils nous repris ….mettez votre révolution en veilleuse et patienter comme eux ils ont patienter 1000 ans pour voir l’empire arabe s’évaporer en 1924 avec les othomons..
            ils ont appris la patience hein?? faut faire comme eux travailler et patienter ..

  7. Amirouche

    إخواني لا تنسوا شهدائكم من ضحوا للحياة البلاد
    صوتهم من القبور يناديكم فاسمعوا لهذا الصوت يا عباد
    الاتحاد عنواننا………تضحية شعارنا…….حرية غايتنا
    يحيا الوطن…….. يحيا الوطن

    Mes frères,
    n’oubliez pas vos Martyres et ceux qui sont sont morts pour la vie du pays.
    Des tombes, leurs voix vous appellent, entendez donc ces voix, Ôh les gens.

    L’union, notre titre, …
    La liberté, notre symbole,
    Notre but: VIVE LA PATRIE

    Si Hacen, aujourd’hui, la tombe du chahid ( s’il est connu ) n’est visitée que trois fois par an, et ce n’est que pour des raisons protocolaires qui l’exigent, sinon NADA…Ceux qui devraient tenir au pacte des martyrs d’une Algérie indépendante et à « el amana » ont d’autres occupations…
    Les chouhadas sont bien là où ils sont, en attendant le jour du passage obligatoire des autres devant la justice divine.

    Merci si Douar

    Salam

  8. elabbassi

    bof la révolution est redevenue un font de commerce chacun prétend etre un moudjahid un fils de moujahide ou un combattants laïques. dommage ya pas les enfants des anciens combattants. la différence entre un ancien combattant et un ancien moudjahid le premier est laïque et n’est pas religieux le deuxième est religieux. le premier n’a aucune idée de l’enfer ni du paradis le second cherche son paradis a travers la mort fi sabilli ellah. ça c’est le passé et tous les pays du monde ont fait chacun sa propre révolution la France en a fait une mais elle n’en parle jamais..la france marche en avant en regardant le passé dans le rétroviseur

    allez on doit regarder le présent

    le misitre indiens est là en Algérie pourquoi la wilaya de sidi bel abbes ne l’invite pas pour lui monter le parc inductriel et essayer de voir avec lui s’il ne pourra pas nous aider a convaincre Maruti de vinir faire le montage de la Maruti ZEN tres belle voiture moteur classique pas électronique simple a réparer robuste et spacieuse bien adapté a la famille algérien moyenne. l’ENI avait acquit une très grande expérience non pas dans l’électronique mais dans l’injection plastique a peu près les 3 quart des voitures actuelle sont a injection plastique.
    bel abbes est connue par son tapis en laine puisque le ministre indiens est musulmans offrez lui des centaines de tapis qu’il les distribue sur leurs membre du gouvernements sur leurs commerçants faites lui gouté un méchoui un vrai sous une tente offrez lui aussi et a son président de chevaux arabes des chiens de races des levriers sloughis de bel abbes les tapis de prière facile a fabriquer petit et exportable pour les musulmans indiens et pakistanais il sont presque 300 millions de consommateur

    • Mme CH

      Salam Si elabbassi Kirak Dayer….Win Rak 3ayech…..!!! Hadi « Bof » Hiya Elli Detna Lal Oued….!!! Vous connaissez la chanson El Oued Ya khayi Deh Wal Oued Ya Khayi Deh… »

      Churchill qui n’est pas indemne de tout reproche, a dit: « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »…Alors, ou c’est vous ou c’est moi qui vit sur la planète Mars, car je crois que vous ne saisissez pas la gravité de ce qui se passe autour de nous….!!! Vous auriez dû constater que l’histoire est en train de se répéter dans bien des endroits de la planète terre…!!! C’est justement, parce qu’on a oublié notre histoire et que les jeunes se désintéressent du passé (parce que les Oursons en peluche veulent qu’ils deviennent amnésiques) qu’il ne faudrait pas être surpris si les vieux démons d’antan réssurgissent…même si je considère qu’ils ont toujours leurs orbitons gardiens du temple ici chez-nous….!!

      Et, la crise économique mondiale, elle ne vous rappelle pas le Krach boursier de 1929 créé par les banquiers véreux des néo-cons, sionistes francs-maçons…!!!

      Je profite pour saluer ma chère amie Imènus et lui dire: Oui « Que l’enfer soit leur éternel demeure !… » Yakhi Rassa Yakhi…!!! Et, je me demande comment certains de nos compatriotes ont pu oublier toutes ces atrocités et continuent à « flirter » avec des Corneilles noires, alors qu’il s’est avéré qu’elles étaient les pires ennemies des « indigènes » et les farouches opposantes à l’indépendance ….en plus, sans honte ni gêne , certaines réclament des biens que FaFa a spoliés en usant de la force….!!!
      Bande de complexés…qui parlent en plus du petit Paris (« 3ajabhoum El Hal, Wa Fag3ine Ennass »), alors qu’il n’y a qu’un seul Paris, c’est là bas chez nous, alors si les propos de Napoléon III (et non pas Bon appart), vous hantent…allez-y….!!

      Khayticalement…..!!!

  9. Imène

    Azzul !
    Merci Hassan pour ce témoignage ! émouvant .
    En lisant l’histoire , je me suis dit qu’elle aurait pû emprunter un verre d’huile à la voisine…mais c’est plus facile à dire qu’à faire ! s’abstenir donc , surtout ! Merci pour cet instant mémoriel intense : Quels lourd tribut ces hommes ont dû payer ? Quelles souffrances ont -ils endurés , Quels sacrifices ont -ils consentis pour le recouvrement de cette chère liberté ! et puis…Qu’en est il aujourd’hui ? Qu’avons nous fait de cette indépendance si chèrement acquise ?? Je prefère ne pas penser ! Merci 3mirouche pour le nachid Ikhwani ..c’est terrible mais cet air.. ça me… kleeneex .. Allez tlm !
    : إخواني لا تنسوا شهدائكم من ضحوا للحياة البلاد
    صوتهم من القبور يناديكم فاسمعوا لهذا الصوت يا عباد
    الاتحاد عنواننا………تضحية شعارنا…….حرية غايتنا
    يحيا الوطن…….. يحيا الوطن
    Allahoma arham chouhadaana , Allahoma Aj3al mathwahoum djennet el khould..Amiiine !
    Vive L’Algérie , Gloire à nos martyrs .

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