La Voix De Sidi Bel Abbes

Une journée ramadanesque à Sidi Bel Abbès

Bel abbès prend un look particulier pendant le ramadhan , transforme même les caractères , crée en nous un rythme autre , plus « spirit » , plus tolérant , nous rapproche de « nous-mêmes » dans une « khaloua » où une véritable introspection s’opère dans nos esprits généralement pris dans la vitesse de la société de consommation durant les 11 mois de « ftar » .sachant que c’est en ce mois que le Coran a été révélé , on entre dans la lecture et le sens de versets envoyés pour que nous les employons dans le droit chemin . Plus largement, le « jeun » est une épreuve social ou comment se débarrasser de ce qui envenime les relations humaines et éprouver la pauvreté des autres ou alors comprendre le paradoxe être un « riche ».  Ainsi , dès la matinée du premier jour de ramadhan   , les premiers à être sur le terrain , frais et prêt , habituées aux secousses monétaires des « souks » de la Tahtaha , de « Filache Thiers » , ou du « Camp »  sont bien sûr les marchands et attendent de pied ferme le bras de fer qui s’engagera avec les ménagères  où une véritable bataille des « prix » fera rage , et n’en sortira vainqueur que le porte monnaie le plus rempli  où là c’est la plutôt le « ghalmi » qui tient le haut du pavé , fruits de luxe , la malle bourrée , pour les plus démunis , couffin « triste » sous le bras , égarés parmi les légumes , de la « carrotta » aux « houmous (pois chiches) » en passant par tout ce qui fait la « hrira » , tournée avec le « sabr » au cœur , l’ultime sacrifice est d’oser jeter au fond de sa gibecière deux poissons pour le vieux qui n’a pas de « dent » . On finit  par rentrer en soupirant mais on se dira à la fin « hamdoullah , l’essentiel est d’avoir quelque chose à mettre dans le ventre » . A chacun sa bourse et quand on devine la galère du « smicart » l’on comprend que la question n’est pas tellement de « bien manger » mais de « casser le jeun », allez y expliquer cette logique à quatre ou cinq bambins autour de la meida , les yeux rivés sur les plats , rien à faire c’est la révolte au cas où la mère n’a rien garni . La pauvreté est une logique d’adulte. D’autant que cela rappelle le réciter d’Ali ibn abi taled qui après le adan du maghrib s’apprêtait avec sa famille à entamer le repas entend frapper à la porte, sa femme Fatima ouvre et constate qu’un mendiant demande l’aumône, elle revient vers Ali et l’informe, spontanément, Ali se saisit de la meida et l’offre au «  Abr sabil » pour dire que la vertu réside dans l’élan pour répondre à la pauvreté car Ali exécrait la misère . Il avait appris à ses enfants ce sens civique …Cette sagesse de nos jours semblent lointaine mais c’est l’occasion de la regagner. Mis à part  le spectacle du « couffin » et ses avatars ou ses « bienfaits, c’est selon son « gehd », la journée se passe dans les lieux de travail à continuer son activité ordinairement, concentré sur soi-même, se retenant de toute nervosité du fait que la cigarette et le café press ne sont d’aucun secours. Cafés fermés, on s’engouffre dans les cibers à naviguer, écrire ou bien simplement surfer pour passer le temps et d’autres s’enferment chez eux, fixés devant l’écran de télé d’autant que nous sommes au mois d’Aôut, mois des congés. Le train-train se passe ainsi tranquillos jusqu’au Adan du magreb . Après le mouaddan , une autre vie commence , les familles belabésiennes comme partout ailleurs à la même heure communient d’abord devant la meida , puis le « taraouih » et ensuite chacun prépare la fête selon ses goûts allant de la rencontre avec les amis au café du coin avec tout ce qu’il faut , aux veillées à la mosquées , aux soirées littéraires , à la « gousra » en famille face aux sempiternels feuilletons turcs , « masri » , tous branchés sur Nilsat où l’on remarquera pour cette année Haj Lakhder et ses gags chorbas ne font plus du tout « rire » mais pour l’ambiance ça passe bien d’autant que les nuits sont longues  , enfin à un rituel qui fait de ce mois la convivialité par excellence , qui rapproche les cœurs et surtout qui permet d’évaluer la valeur humaine .Bel abbés est entré de plein pied dans cette dimension spirituel qui apportera certainement son « kheir » pour tous.

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Posté par le Août 8 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

7 Commentaires pour “Une journée ramadanesque à Sidi Bel Abbès”

  1. ouhibi reda

    le ramadhan dans le bled que de souvenirs ici une balade autour de la convivalite et destracas aussi bien decrits par si wahem.

  2. bennabi

    le rama&dhan un des pilers de l’islam.l’article a evoque des contours

  3. semache abbes toba

    les temps sont durs le ramadhan spirituel par essence devient boulimie.revoyons nos actes le sujet est interessant

  4. saim in chaa allah

    saha ramdankoum ya nass bel abbés

  5. saim in chaa allah

    merci a notre adorable admino « salim briksi  » pour le calendrier les horaires de prieres
    c’est joli et top !

  6. khayi

    une belle retrospective cette journee ramadanesque.a d’autres si wahem.

  7. ferhaoui l d mascara

    une journee bien remplie surtout l’aspect religieux vec des exemples tires de la culture islamique.et ce abr sabil un ex contre nos nouveaux riches harpagons

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