La Voix De Sidi Bel Abbes

Bencheikh Zouaoui témoigne : Une journée ordinaire de maire.

La semaine passée, nous avons mentionné qu’hebdomadairement, nos lecteurs allaient trouver un témoignage d’un acteur sur la vie locale. Pour le début, ou le lancement de la rubrique, c’est avec notre grand ami Bencheikh Zouaoui, qui fût président du CCP (Conseil communal provisoire) de la ville de Sidi Bel Abbes dans les années 90,  période très tumultueuse , ou le pays avait besoin de commis de l’état téméraires, pour sauvegarder le service public, en attendant le renouvèlement des APC (Assemblées Populaires Communales), que ceci fût opéré par un premier témoignage. Notons que ce choix est fortuit, et que très peu de commis de l’état, ou élus n’ont pu laisser au niveau des institutions étatiques des archives, et cela est un maillon très regrettable. Passons pour laisser notre source évoquer son quatrième témoignage.

Le hasard a fait que j’habite à 60 mètres de mon bureau de maire. Bien sûr, le chauffeur ne vient pas me chercher.

Un peu avant 8 heures, je sors de chez moi après avoir imploré Dieu pour que la journée se passe correctement.

Aujourd’hui, exceptionnellement, il n’y a aucune réunion. Je peux donc m’occuper sérieusement de l’APC.

Une foule devant la mairie. Comme on me connaît, ces 60 mètres me coûtent énormément d’interpellations.

Beaucoup d’embrassades. Chacun se prévaut d’être mon cousin ou mon ami. Quel bonheur : je découvre que tous les gens m’aiment.

Ces 60 mètres, c’est mille réels problèmes que  je ne peux pas tous régler. Ce sont des lettres que j’enfonce dans ma poche. Ce sont des discussions avec des vagues «on va essayer de faire quelque chose ».

Mais, en dépit de ces constats amers, jamais je ne pouvais imaginer l’immense désarroi de certains habitants de la ville et l’ampleur des difficultés qu’ils rencontrent.

On dit que les politiciens – et donc les maires – mentent.

Expliquer que ce n’est pas possible ?  Combien vous croiront-ils ? De toutes les manières, quand on avoue  son impossibilité, on vous prendrait pour un menteur.

Pour ma part, je promettais, et d’une manière sincère, d’essayer de faire quelque chose. Sans trop donner de faux espoirs.

Mais un maire qui ne règle pas le problème des gens, qui l’eût cru ?

Car il est proclamé officiellement  que la mairie est la cellule de base. Et donc le maire est la solution à tout.

Et tout le monde qui afflue vers ce maire aux mains vides. Car, et c’est malheureux, il ne dispose pas de moyens, ni de pouvoir, pour solutionner tous les problèmes des citoyens en détresse.

S’adresser ailleurs ? Le peuple ne connaît pas ailleurs.

Et cet ailleurs qui est détenteur des vrais pouvoirs, ses portes sont-elles vraiment ouvertes ?

Pour certains cas, j’invite les requérants à passer me voir. Mais pas tous, car il m’aurait fallu des journées de 48 heures. Et des tonnes de promesses souvent pas tenues.

Car la mairie, c’est l’état-civil, c’est l’urbanisme, c’est l’hygiène, c’est la réfection des rues, c’est l’environnement, c’est la distribution de lots de terrain, c’est le débouchage des égouts, c’est l’emploi, c’est la construction  de salles de classe, c’est la lutte contre les moustiques, c’est le social  etc. Tous les problèmes sont sur les épaules de la mairie. Rien que de la basse besogne. Bref, une véritable fabrique de mécontents.

8 h 45. J’arrive enfin au bureau.

Je commence par extirper les lettres de ma poche.

Beaucoup de demandes de logements.

L’APC n’a pas de logements. L’unique solution, c’est d’intervenir à titre personnel. Mais pour combien de cas ? Si j’exagère, on m’envoie balader, car tous les responsables savent que je ne suis maire que pour six mois et surtout que je ne peux pas leur renvoyer l’ascenseur.

Beaucoup de demandes d’emploi. Ce n’est également pas possible, les postes budgétaires de la commune étant au complet. Et puis il y a la question du budget. Voir ailleurs pour ces citoyens ? C’est exclu.

Demandes de lots de terrains. Là, j’avais la partie belle parce qu’il était interdit au CCP d’attribuer un quelconque lopin. Je pouvais donc répondre par écrit,  avec ma belle plume, car j’étais à l’aise.

On m’apporte le courrier.

C’est, pour la matinée, une bonne douzaine de parapheurs.

Je signe sans demander. Une confiance réciproque s’était établie entre le personnel de l’APC et moi-même.

D’ailleurs, et vingt ans après, cette même confiance demeure entre les survivants de l’administration communale et ma personne. Je suis, du reste, content et fier de cela, car certains m’appellent toujours « Monsieur le Président» ou « Monsieur le Maire ». (*)

La secrétaire m’apporte un listing des coups de fil reçus pendant que j’étais, dehors, en train de faire des vagues promesses aux citoyens.

Longue liste. Heureusement que le téléphone portable n’existait pas encore. En fin de compte, ce n’est pas une bonne invention pour les présidents d’APC.

Je demande à ce que l’on me passe ceux qui m’ont appelé. Sauf le wali que je contacterai tout seul par le quatre chiffres.

Dans la plus part des cas, il s’agit de réunions techniques. Pour leur plus part, ce sont les membres du CCP qui assistent, accompagnés des agents concernés.

Le secrétaire général vient me voir avec son lot de problèmes.

Nous essayons de les régler ensemble. En tentant de marier les textes avec la logique et les besoins.

Souventes fois, ce mariage à trois est impossible. Ce sont toujours les textes, avec leur froide rigueur, qui prévalent. Jamais la logique ou les besoins.

Une question se pose : pour régler les problèmes des citoyens en détresse, que faut-il changer : les textes, la logique ou les besoins ?

On essaie d’autres ingrédients. Heureusement que le secrétaire général était fort. Il me suggère, pour résoudre ces équations à plusieurs inconnues, des solutions, même si elles sont parfois à la limite de la légalité.

L’agent de service entre. Il m’annonce la visite de X, important responsable de quelque chose.

Je suis condamné à le recevoir. Motif de la visite : lot de terrain, bien sûr. Et quel lot ! Là, je n’avais pas à mentir. Ouf, enfin pas de promesse. Alors, poliment, j’explique que mon pouvoir temporaire m’interdit de n’attribuer aucun centimètre carré et, que malheureusement, je ne peux accéder à sa « légitime » demande. Toutefois, lui conseillais-je, il pourrait s’adresser au wali pour une éventuelle dérogation, mais qui doit être écrite noir sur blanc et signée par le patron lui-même.

Généralement, mon interlocuteur estime que « c’est quelque chose de simple et de facile. Vous pouvez le faire, Monsieur le Président, et nous sommes là en cas de besoin ».

Là en cas de besoin… Et les autres demandes ?  Et les autres citoyens qui ne peuvent me voir que les jours de réception ? Eux, n’ont-ils pas aussi des enfants à abriter ?

Encore un ennemi potentiel, parce que non satisfait. Pour lui, je deviens un salaud, et il m’attend certainement au tournant.

Il est déjà 12 h 30.  Je sors sur les genoux  et promets à ceux qui attendent dans le couloir que j’en ai pour cinq minutes. Je  pars chez moi avaler debout quelque chose. Un quart d’heure après, je reviens à la galère.

Re-parapheurs à signer.

Re-réception exceptionnelle des privilégiés. Le bas peuple n’a qu’à attendre les dimanche et  mardi.

Re-problèmes des citoyens. Quand il s’agit de nids de poules, d’éclairage urbain ou d’égouts bouchés, je trouve tout de suite la solution, car je dispose, heureusement, des moyens voulus. Là, tout le monde est enfin content. Moi aussi d’ailleurs.

18 h. fin d’après midi. Fin de la journée. Je peux enfin voir mes enfants.

Non, car la tournée nocturne va commencer.

(*) Cela n’empêche pas le fait que, maintenant, je ne peux accéder librement à la mairie.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=5170

Posté par le Juin 12 2011. inséré dans ACTUALITE, MAIRIE, DES ACTEURS TEMOIGNENT. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

15 Commentaires pour “Bencheikh Zouaoui témoigne : Une journée ordinaire de maire.”

  1. BD

    Je ne comprends plus rien! Il me semble ,que vous avez écrit il y a quelques temps, tout le contraire de ce que vous évoquez aujourd’hui. Vous parliez de lutte pour recouvrer toutes vos prérogatives de maire , de prise de pouvoir, de trône , de royaume etc…Et aujourd’hui vous avouez ce que je vous ai reproché à l’époque, à savoir que vous n’aviez en fait aucun pouvoir et que tout se décidait ailleurs et les CCP n’étaient là que pour donner l’illusion que les institutions continuaient de
    fonctionner. Donc , le sachant, je me permets de vous demander pourquoi vous avez accepté de cautionner cette grande
    pantalonnade? A part vos réelles motivations, on pouvait facilement deviner tout le reste! Si j’étais à votre place, j’aurais dit tout simplement que l’occasion m’ a été donnée d’accéder à la première magistrature de SBA, j’en rêvais , j’avais des ambitions pour ma ville , je voulais tant mettre en pratique mes idées pour faire évoluer ma cité, mais ce n’était pas possible par le moyen du suffrage , c’était verrouillé par le parti unique.La conjoncture des années de guerre civile m’a permis de réaliser mon souhait, je n’ai pas hésité un instant….Et ensuite vous auriez déroulé tout votre vécu à la tête de la mairie…sans langue de bois, cela aurait été plus intéressant!
    Mais c’est peut-être moi qui ne comprend pas tout, alors je vous prie de bien vouloir excuser mon ignorance.

  2. emir aek :sultan des arabes

    «  » »Mais c’est peut-être moi qui ne comprend pas tout, alors je vous prie de bien vouloir excuser mon ignorance » » »
    @bd

    cher monsieur c’est normal car vous n’aviez jamais eu l’occasion de voir étalés sur la plâce pûblique les travers et les manigances de l’administration terroriste du parti croupion ; l’apparat compte pour le système et ses clients et monsieur bencheikh ne semble pas se soucier de cette hypocrisie car non seulement homme libre mais aussi electron libre mm si on le choisi.
    JE VOUS FAIT UNE CONFIDENCE : ce n’est que ce genre de personne qui ont fait avancer la machine grippée du Fln usurpateur depuis 1962 malgré ses anachronismes mortels pour la société.

    ET je vous fait un autre aveu : ce pays deteste les hommes vrais fhoulas qui meurent assassinés, il ny que les laches qui font de vieux os dans son systeme qu’ils nont jamais cesser de le soutenir en cachant ses crimes .
    REVENONS à NOTRE AMI zouaoui , il nous fait là la pedagogie de bien rendre compte de la chose publique suivant la réalité vécues dans tt ces etats et non avec un beni oui oui hypocrite de facade .
    Il décortique pour nous ce que c’est le pouvoir local en algerie et nous demontre que si on a pas l’integrité de soi mm on est vite perverti et souillé par le pouvoir d’argent illégal et maffieux qui en émane .
    Tout en restant soi mm et defendant sa propre croute dans l’honneur sans se laiisser faire et sans plier l’echine des fois on pe contrer la bétise sinon on est mortel et on a qu’une seule vie alors il vaux mieux la vivre honnête et ne jamais céder aux médiocres .
    i

  3. Emir AEK sultan des arabes

    j’oubliais de *vous dire monsieur Db que vous netes pas à sa place
    il est authentique et identifié et ce ne pas votre cas erratez de taper sur les gens qui osent braver la médisance publique een étalant leur identité et leur sens de la vie avec courage et abnégation ..

  4. BD

    Merci pour la confidence et l’aveu je suis enchanté de constater que vous aussi vous êtes vivant, mais plaisanterie mise à part, je ne  » tape sur personne », j’ essaye seulement de comprendre , de questionner, de mettre les gens devant leurs propres contradictions quand il y en a. Il se trouve cher monsieur que j’ai connu cette période où il ne faisait pas bon d’être démocrate ou tout simplement francophone et j’ ai eu parmi mes connaissances des personnes qui ont été nommées, désignées CCP, je sais comment ils ont géré les municipalités, je sais également comment ils étaient manipulées par les réelles instances dirigeantes, je sais qu’ils les ont même armées et sécurisées… Je sais que certaines, comme le maire de Relizane ont participé et ont commis des crimes collectifs,vous ne pouvez pas le nier!.Certes , il est vrai qu’il me faut me garder de généraliser. toutes les personnes qui ont occupé ces postes ne se ressemblent pas et loin de moi l’idée d’incriminer monsieur Zouaoui que je connais pas par ailleurs. Mais comme il a amené le sujet à plusieurs reprises, et parceque je m’intéresse beaucoup à cette période comme tout algérien qui a été touché dans sa chair, je me permets de questionner le vécu de son expérience ,de son engagement , ses ressentis, ses motivations…et peut-être le provoquer aussi un petit peu pour le sortir de ses éventuels retranchements. Voilà le but du jeu pour ce qui me concerne , avec tout mon respect pour tout le monde.
    Quant à mon authenticité , je me fais un point d’honneur pour ne pas la prouver moi-même aux autres. Pour ce qui concerne la divulgation de mon identité, je ne peux le faire car je ne suis personne publique, je ne suis pas élu, je ne suis pas connu de beaucoup de mon monde à SBA, je n’appartiens à aucune association ou corporation et à titre individuel je n’ai encore entrepris aucune oeuvre ou action qui feraient de moi une personne publique.Je suis un individu lambda qui adore son pays et sa région notamment l’oranie et particulièrement SBA et combien même je vous livrerai mon nom , il ne vous fera pas plus avancer plus que cela, et il ne fera surtout pas avancer le débat.
    Mon intention est de ne pas consommer sans réagir les discours des autres , surtout ceux inhérents à la période trouble qu’a connu le pays, je veux comprendre, et pour comprendre il faut douter, poser des questions, vérifier les réponses, recouper les faits, comparer etc…C’est tout ce que j’essaye de faire.
    Salutations amicales.

  5. Emir AEK sultan des arabes

    vous aussi vous êtes vivant, mais plaisanterie mise à part,

    HAHHAHAHAAHHHA
    C’est çà le pb.
    ils croient que ce sont les balles et le khoudmi qui tuent d’ou leur compromissions avec l’hydre sanguinaire !
    d’autre plus nobles savaient que la foi en dieu , la bonne parole et la plume résistante etaient leur boucliers .

  6. Ex-Garagiste

    Vous etes complètement hors sujet,pourquoi ne pas régler vos « différents » ailleurs que sur des articles? ne serais ce pas plus sencé?

  7. Emir AEK sultan des arabes

    vous aviez raison Ex garagiste !
    je clos le débat et que les lecteurs excusent mon intrusion et d’être HS mais çà valait la peine de défendre qq valeurs que notre ami semble avoir sous-estimées .
    Adieu !

  8. Derdba

    A si Emir AEK sultan des arabes, c’est un journal là ou vous êtes, et d’après ce que j’ai constaté, personne ne vous a viré pour faire les adieux, il y avait une tension entre vous et Mr B.D, des commentaires sans insultes, chacun a donné son avis, son point de vu, moi je suis d’accord, lui non et l’autre oui, c’est ça le débat. N’oublie pas que les niveaux intellectuels sont différents.

    • Emir AEK sultan des arabes

      merci monsieur pour votre sincère mise au point .
      amicalement votre !

      comme me l’a suggèré si gentiment ! notre docteur reffas.

  9. D.Reffas

    Bonjour.
    Je suis entièrement d’accord avec Mr Derdba, le débat apporte un plus . Chacun de nous doit apprendre de l’autre sans pour autant dépasser les limites de la correction. C’est à travers les débats que naissent les amitiés. Mr B.D n’a pas sous estimé monsieur Zouaoui. Il a fait juste une lecture. A la place du terme « Adieu », je préfère « Amicalement », n’est ce pas Aek sultan des arabes. Mes amitiés.

    • Emir AEK sultan des arabes

      bonsoir docteur reffas c’est pour te réponde que je rebondis une ultime fois sur le sujet et le clore définitivement entre ma personne et monsieur DB que je n’ai nullement offensé , ni insulté malgré ses écarts envers la résistance passive ou active des algériens civils(DEC ou CCP) ou armés(GLD) et c’est cela qu’il a sous estimé ou abaissé au niveau d’un opportunisme béat.

      Après mon « adieu précipité pour couper court à la polémique qui s’est installé  » je dirais pour vous et votre aimable site bien volontier « amicalement  »
      et j’ajouterais modestement pour la postérité et l’histoire des patriotes ceci :
      vu l’experience que j’ai vécu personnellement durant la décénnie noire :1991-1999;

      la majorité des nantis financièrement et leurs progénitures ont fuis le pays et l’ont laissé aux terros .

      et surtout la classe moyenne qui n’avait pas d’attaches matérielles au pays.

      Qui a vendu son affaire!
      qui a bradé sa maison!
      C’était seulement les fellahs et autres couches sociales déshéritées ou retenues par le devoir de tt les jours ( enseignants ,journalistes,militaires,policiers ,et autres professions libérales (épiciers,cordonniers,maçons etc)qui restèrent sur le brasier.

      et le gros des troupes des GLD furent de simples paysans ou marginaux qui ont bravé la mort terroriste et ont sauvé le pays!

      J’ai une conviction personnellement que quelqu’un qui n’a pas un pied de terre à lui ne peut résister à aucune déferlante (colonisation ou autres extermination).

      D’ ou la ténacité de la résistance algérienne à toute déculturisation , ils possédaient leur pays au sens propre du mot.

      Et là ! j’ouvre une parenthèse pour les sans terre et autres ouvriers et marginaux :
      c’étaient toujours les gros renforts ou chair à canon des résistances successives des algériens et c’était de braves patriotes.

      donc ! pour vous et les autres lecteurs
      je dis :
      amicalement votre et sans rancune .

  10. س.م

    ان الجزائر مرت بفترة دامية اسالت الكثير والكثير من الدموع والدماء. راح ضحيتها الكثير من ابناء الشعب مسؤولين او من عامة الناس.ومن بقي معافا ،اخذ قصطامن القلق والخوف الزمه طيلةالعشرية الدامية.وكل مسؤول هو مسؤول عن رعيته ومسؤول امام الله جل جلاله.امامنا المستقبل وكل مع ضميره.

  11. patriote

    Traiter les gens qui avaient les possibilités de fuir la barbarie de lâches dixit Db
    et comment vous vous les nommer cher monsieur
    supposez un instant k tous les algériens ont fui ????
    comment defenir cette possibilité devant le danger

    • BD

      Le débat devient puéril, insultant, malsain,et je le sens devenir clanique voire tribal ; alors je préfère m’en extraire.Je n’ai eu à aucun moment l’intention de nuire à quiconque , je suis seulement animé par le soucis de ne pas aboyer avec la meute et de tenter , sans langue de bois,de contrer la convenance, pour provoquer le débat.
      Bonne continuation à vous tous!

  12. العربي سفيزف

    ان مجرد قبول منصب رئيس بلدية في ذلك الوقت بالذات يعتبر انتحار بحد ذاته ’ لقد كان لي الشرف و ان عملت بمالح البلدية في تلك الفترة التي لا يمكن ان ينساها احد و خاصة الذين اكتوا بنار الارهاب كفقدان اب او ام او اخ او عزيز ففي تلك الفترة كانت الظروف صعبة للغاية و مع ذلك قام رجال وطنيين من ابناء الجزائر لحماية و انقاض ما يمكن و تصوروا لو الذي حصل بالجزائر وقع في اي بلد عربي اخر. و حتى الدول الصديقة بقت تتفرج عليناو منهم من دعم الارهابيين و بفضل الله و الوطنيين قامت الجزائر مرة اخرى و قال الشعب كلمته لا للارهاب. اما بالنسبة السيد زواوي بن شيخ قد زاول مهامه في تلك الفترة العصيبة من تاريخ الجزائر بمشاكلها التي تراكمت و منها التي لا يمكن حلها نظرا للظروف التي كانت البلدية تمر بها وما زاد الطين بلة هي كثرة العائلات التي نزحت نحو المدينة خوفا من الارهاب .

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