La Voix De Sidi Bel Abbes

Un vendredi pas comme les autres.

Avant tout et pour lever l’équivoque auprès de nos multiples expéditeurs, nous signalerons que la matière en cette semaine était abondante, et le choix croyez nous n’est pas facile, car choisir c’est laisser. Nous nous rattraperons tout de même ce soir en vous faisant partager la lecture du papier de notre ami Mourad Salim Houssine qui concerne feu Ahmed Ben Bella, un des icones de la révolution Algérienne et tiers mondiste  des années soixante. Pour reprendre fidèlement les mots usités par notre ami. Et comme il n’est jamais trop tard pour bien faire, nous nous rattrapons  en cette semaine de deuil national en publiant le dit article.

Par : Kadiri.M

Un vent fort a soufflé puis la pluie  s’est mise à tomber sur le Tell de Sidi-Bel-Abbès à Alger où a été enterré un des icônes de la Révolution algérienne et tiers mondiste  des années soixante.

Alger a vu réapparaître des abysses de l’histoire l’homme dont tout le monde parlait et peu de gens voulaient rencontrer…

Toute une génération redécouvre au sortir des ruelles algéroises le cortège funéraire que l’armée algérienne a voulu rendre à son premier chef de l’Algérie indépendante. Toute une génération de journalistes, speakers, photographes vont s’échiner à sortir de la routine pour accompagner jusqu’aux larmes Si Ahmed le plus populaire des présidents de l’Algérie indépendante…

Toute une génération va découvrir les jours à venir cette Algérie heureuse d’après guerre où Benbella reste le modèle d’identification absolue dans une liesse populaire sans précédent .Nasser le père du panarabisme vient se ressourcer à Alger. Che Guevara l’argentin aussi. Castro resté fidèle….Ben Bella sillonnera le monde afro asiatique, les States et l’ONU…

Ironie de l’Histoire, les archives officielles de cette époque commencent à ressortir au compte gouttes de la même maison de la Radio (aujourd’hui ENTV) qu’inaugura le défunt Ahmed Ben Bella.

Dernier miracle, Ahmed Benbella aura par sa mort naturelle réussi sa dernière bataille : faire prendre conscience aux citoyens algériens de la pérennité de la Révolution de Novembre 1954 dans le monde, se réapproprier l’hommage et la confiance de l’ANP et faire imploser le monopole de l’Unique dans l’espace médiatique…

Un Vendredi saint certainement dans cette Mecque des révolutionnaires qui ressuscitera  le temps d’un enterrement !

NB* Un autre courrier du même auteur sur d’autres circonstances sera publié dans les prochains jours.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=12590

Posté par le Avr 17 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

13 Commentaires pour “Un vendredi pas comme les autres.”

  1. elhadj abdelhamid

    Si Mourad,
    Un Vendredi 13, surtout celui-là, ne pouvait être que le plus triste pour nous.
    Mais il contient , comme tu le dis si bien, un miracle; celui de la flamme du Premier Novembre qui ne sera jamais éteinte inchallah!
    Ben Bella est une leçon universelle. Le deuxième Africain enchaîné ( 25 ans) après Mandéla, le héros qui a combattu le nazisme et le colonialisme, n’a jamais laissé couler une larme et son sourire est resté juvénile même à près de cent ans de souffrance.Tout le monde le pleure, même ses anciens geôliers à qui il a tendu l’autre joue pour les embrasser .

  2. hami sba

    beau texte qui souligne la grande dimension du défunt président

  3. madame mostefaoui sab

    trés touchant cet article

  4. benali sba

    Entierement ok avec vous monsieur Houssine Mourad ce fut un vendred pas come les autres il restera grave dans la méoir collective

  5. souhabi ALICANTE

    un joli papier reflétant un sentiment profond de tout patriote qui reconnait la valeur des grands hommes

  6. G.Mohamed.sba..

    Oui Mr Abdelhamid,tout le monde pleure l’Homme ,le Président !!Ce vendredi 13 restera à jamais graver dans la mémoire des Algériens et surtout ce nom d’Ahmed BenBella qui a vu défilé plusieurs générations dont je me souvient les années 1962-63,on arrètait pas de répéter  » la crème à la vanille…Sid Ahmed el watani  » sans savoir (peut-être) la signification, car étant encore enfant,notre penchant était plutôt du côté de la crème!!!Nous avons ouvert nos yeux,nous avons trouver ce nom de BenBella qui à cet époque était pour nous un sauveur,un libérateur…nous qui avait connu la peur des militaires français et la terreur de l’OAS,ou chaque nuit,avec mes parents(Allah Yerhamhoum) on changeait de lieu de peur d’être massacrer par ces derniers.BenBella était, pour nous, notre protecteur et on sentait notre supériorité d’avoir vaincu ceux qui nous hantait !!!Le temps passe,les évènements se sont succédés et on avait compris que  » ma yeb3a fel oued ghir hjarou « . J’ai eu l’honneur et le privilège d’embrasser Ahmed BenBella ,lors de sa visite à l’ENIE,tout au début des 90,et je sens encore ses joues fraiches et son parfum,quand je me suis penché sur lui,il m’avait dit « Allah yehafdek » et il disait ça à tous les travailleurs et cadres qui l’embrassaient !!! Allah Yerhmeh.!! Vive l’Algérie et Gloire à nos Martyrs!!!!

  7. mekki b de la vdsba

    monsieur G mohamed vous vous adressez au docteur Elhadj abdelhamid ou a notre frére auteur mourad Houssine. qui est un ami de la vdsba

    • G.Mohamed.sba..

      C’est à dire les deux à la fois,mais tout d’abord Mr Mourad Houssine que je remercie beaucoup et que j’ai toujours apprécié,et puis Mr Abdelhamid qui de par son commentaire j’ai pu enchainer!!

  8. chouia connaisseur

    Mourad et Abdelhamid sont deux amis du lycée Elhaouès et je pense que G.Mohamed s’adressait a Mourad à travers le commentaire de Abdelhamid qui est une continuité du texte initial.Amicalement!

  9. chouia connaisseur

    Allah ibarek khouya G.Mohamed

  10. kerroum retraité

    je pense que le papier réservé au déces de feu Benbella est un témoignage supplémentaire.il fait honneur aux lecteurs de la voix de sba

  11. el watani

    L’ancien président de la République, Chadli Bendjedid, a été évacué vers la France en urgence pour des soins. Son état serait critique. Déjà, à la fin de l’année dernière, il avait effectué un séjour dans la capitale française pour les mêmes raisons.

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