La Voix De Sidi Bel Abbes

un homme s’immole par le feu après le retrait de son permis de conduire

Décidément le phénomène de l’immolation par le feu continue de faire des ravages au sein de la population ainsi non loin de Sidi bel abbes dans la wilaya limitrophe Mascara notre source indique qu’un homme est décédé après s’être immolé par le feu, dans la région de Mascara, pour protester contre le retrait de son permis de conduire, a rapporté vendredi le journal El Watan Week‑end. La victime, désignée par ses initiales A.A, âgée de 36 ans, a été brûlée au troisième degré mercredi. Elle a succombé jeudi à ses blessures à l’hôpital de la ville voisine d’Oran, a précisé le journal.

L’homme a commis son geste pour exprimer sa colère contre un policier qui a lui a retiré son permis de conduire à la suite d’une « manœuvre dangereuse », selon El Watan.
Ces immolations se sont multipliées depuis janvier 2011 en Algérie après des émeutes contre la vie chère qui avaient fait cinq morts et plus de 800 blessés. La presse algérienne a comptabilisé plusieurs dizaines de tentatives dont un nombre indéterminé ont été mortelles. Un cas similaire en Tunisie voisine en décembre 2010 a provoqué la première révolution arabe qui a chassé le 14 janvier suivant le président Zine el Abidine Ben Ali, au pouvoir depuis 23 ans.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=13933

Posté par le Juin 8 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

56 Commentaires pour “un homme s’immole par le feu après le retrait de son permis de conduire”

  1. gamra de sidi khaled

    ou vas l’Algerie avec ces catastrophes.

  2. gherbi sba

    36 ans c’est un jeune et puis ouest le coté croyance religieux pour unrien on fait des gestes pareils dramatiques. je suis triste mais il faur que cela s’arrete un jour

  3. benhaddou boubakar

    le cauchemar des suicides continue,et c’est devenu coutume,c’est intolerable,quelque soit la cause ce n’est pas une exuse! ou est la foi en ce lieu?

  4. benhaddou boubakar

    cher « lecteur de vdsba »,c’est vrai on doit d’abord connaitre la vraie cause de retrait,mais pas au point de se suicider!

  5. HAKIM

    ou va- t – avec cette hogra et cette corruption relative au retrait de permis de conduire. Faites le permis à points comme les européens et évitons ces situations catastrophiques .

  6. Algérien 2

    Allah yarhmeh. Oui c’est de la hogra, ce sont des haggarines.Ils ne savent que retirer le permis. Comme a dit le lecteur de la VD SBA, il faut que les responsables réagissent pour mettre un terme aux agissements de ces fameux policiers et gendarmes. sinon !!!!!!!!

  7. A.Dennoun

    Salam,
    Est ce que le policier chez nous a le droit de retirer le permis de conduire ?
    A ma connaissance,c’est une decision du juge.
    La responsabilite de l’agent de l’ordre c’est de penaliser le contrevenant,faire son rapport a ses superieurs [police- justice] et remettre une copie au conducteur,si ce dernier pense qu il a ete injustement cite,il peut comparaitre devant un juge qui tranchera.
    ou bien dites-moi, c’est la justice a l’Algerienne.
    Voila un exemple a eliminer. L’injustice.
    A.D

    • Un parmi d'autres

      Abdallah la justice a l’algérienne est unique au monde en janvier 1983 alors que je n’avais commis aucun délit je me suis vu retirer mon Permi de conduire et je suis passe en commission au bout d’un mois d’attente et de journées perdues et quelle commission ce n’était pas le tribunal de police ni le tribunal administratif ,c’était le directeur du gral dénomination inconnue pour moi entourée d’un officier de gendarmerie le directeur des transports ,un patron d’entreprise,un agent de police ,et un directeur des service de la wilaya ;et moi je n’était assiste que ma mes propres soins .Justice bananière vrai cirque et du cinéma a la khouliabbeswood.Donc le képi ou la casquete fait la loi .Muchos besos por to hijos amigo.Amicalmente

  8. A.Dennoun

    Merci pour l’explication. C’est tout de meme injuste de donner plein pouvoir au simple agent de l’ordre. Cette loi est a revoir.
    A.D

  9. kader h

    En Algérie , il y a un très grand mal qui ronge la société , et qui n’existe nulle part ailleurs , dans le monde : c’est la « hogra » . D’ailleurs , ll n y a pas de mot équivalent dans les autres langues. Je ne sais pas pourquoi les Algériens « yehagrou baad’houm baad ».

  10. HAMID

    Normalement l’agent de l’ordre public fait un PV de retrait de permis de conduire et le présente le jour meme au juge qui décide du retrait ou pas .et ceci pour éviter des interventions de part et d’autre au niveau de la police , de la gendarmerie et meme de la wilaya En fin de compte on retire le permis qu’aux chauffeurs qui n’ont pas ou intervenir.L’agent de l’ordre public doit déposer la plainte du retrait du P/C mais il faut pas qu’il soit juge en meme temps pour éviter ce genre de catastrophe.Le retrait du permis de conduire est une affaire de justice et non d’agent de l’ordre public.

  11. Taibi .A

    ce malheureux est mort parceque en algerie ( sanction pour non respect du code la route ) ne s’applique pas aux gendarmes , a leurs familles , aux connaissances et enfin tous les militaires et responsables de l’administration.
    ce malheureux est mort parceque le gendarme joue au chat et a la souris avec les automobilistes je m’explique : ils sont generalement sur tous les points sensibles ou les conducteurs ont du mal a respecter le code vu le desorde et l’anarchie de la signalisation trop souvent absurde qui sont ces gens qui decident de la pose des plaques ?
    ce malheureux est mort parceque qu’il sait pertinement que les gendarmes appliquent la politique de  » deux poids deux mesure » et ça c’est tres grave
    ce malheureux est mort parceque on lui retire son permis au moment meme ou d’autres automobilistes , cyclistes ,motocyclystes et devant le meme gendarme ne respectent pas le code de la route
    ce malheureux est mort parceque le gendarme est venu prendre de l’argent ( PV , retrait ,) et non pas pour mission de sensibiliser aider et avertir les mauvais conducteurs et pourtant….ils ont preté sermon a la fin de leur formation………sans commentaire

  12. yahia

    LE FEU N’EST PAS UN JEU
    Dans la douleur, la jeune femme a décidé
    d’offrir son corps au feu, ne pouvant résister
    sommée de quitter au plus vite sa chaumière
    pour n’aller nulle part, ne sachant plus quoi faire
    sous l’emprise du mal, aveuglée par la hogra
    cria son injustice auprès d’une justice malfrat
    déversa de l’alcool, dans un excès d’incartade
    et s’enflamma en plein jour devant l’esplanade
    un policier cantonnait tout près, alla la secourir
    dans un brave élan, songea à main nue à l’assaillir
    mais l’infortunée, geste fatal, s’agrippa au sauveur
    infligeant un verdict auquel il n’aurait dû être preneur
    pour moi, loin du drame, je suppose qu’on regrette
    ce geste, fallait-il, la dégoter ou écouter sa requête
    ce coup de zèle pour l’horreur et cet autre pour l’honneur
    l’histoire retiendra ce phénomène à sa juste valeur
    c’est écrit dans le livre, que le bon, soit récompensé
    la femme quant à elle Dieu seul sait si elle est à blâmer
    le péché reste interdit car lui seul ôte la vie
    et nul n’est sensé le faire de peur d’être puni
    le verdict aurait été tout autre, si l’on s’écoutait
    agir dans le bon sens pour s’entraider

  13. benhaddou boubakar

    merci yahia pour ce beau essai,la hogra existe toujours,mais le pèchè est a eviter!

  14. zouaoui

    taibi je crois que soit les gendarmes soit les militaires soit les policiers t’ont donné un jour une fessée,pourquoi on incrimine des forces de l’ordre qui sont avant tout des citoyens , ce sont comme vous citoyens engagés pour vous sécuriser,des malfaiteurs,des terroristes de la routes,pourquoi on met la ceinture de sécurité en voyant un policier ,pourquoi on conduit avec le portable a la main , et quand on voit un policier faire son boulot, on le condamne,faut être juste, et ne pas râler sans voir ce qui se passe dans les routes,et le dépassement des forces de l’ordre que vous évoquez est un intox ,que je considère de diffamation ,de propagande destructrice, on est un peuple de matraque,la démocratie abusée ne veut pas dire on fait ce qu’on veut ,sinon on s’immole,c vraiment irréligieux,et scandaleux,c le manque de foi et l’ignorance qui règnent dans notre pays musulman,incriminer ,et mettre en cause les forces de l’ordre sans être tout prés des scènes obscènes qui se produisent dans les rues.alors soyons réalistes ,certains citoyens sont ingérables même par leurs parents, leurs tuteurs souffrent,et pourquoi un père ou une mère exilé dans diars erahma ne s’immolent pas , RÉPONDEZ DÉMOCRATES, c la faute aux forces de l’ordre ?HEIN KOKOS,ou etiez vous depuis 1994 a ce jour,?G VU DES CITOYENS AU STADE DU 24 FEVRIER DES SUPPORTERS TABASSER DES POLICIERS,dans ce cas le policier doit s’immoler?QUEL MONDE ,mAIS ,quand je me rend compte qu’on fait partie du tiers monde,je me console MAALICH

  15. zouaoui

    A TOI TAIBI CE PROVERBE CONVIENT TON FACHEUXRAISONNEMENT
    Nous méprisons beaucoup de choses, pour ne pas nous mépriser nous-mêmes.
    Ce qui rend l’égalité difficile, c’est que nous la désirons seulement avec nos supérieurs.

  16. oueldserkhane

    un retard de 4 jours de controle technique scanner pour un vehicule neuf m’a couté 2 millions de centimes comme amende ;à vous de commenter

  17. MOHAMED

    La hogra existe et existera tant qu’il y a l’ argent sale qui se dégage de la procédure des retraits de permis de conduire .Pour éviter cette situation qui fait honte à notre pays il faut passer au retrait du permis à points comme font les sages qui sont de l’autre coté de la rive.

  18. HAMID

    SI ZOUAOUI
    Actuellement on est pas juge pour déterminer s’il y a hogra ou pas
    mais d’après toi pourquoi on est arrive à cette situation catastrophique qui fait honte à notre pays.Selon ton raisonnement les gendarmes et les policiers sont bons et les civils sont mauvais.Les pères et les mères qui sont à dar el rahma sont en train de payer leur éducation soit vis à vis de leurs parents soit de leurs enfants.Un homme ou une femme qui éduque bien ses enfants ne s’exile pas dans la dar errahma.Les policiers les gendarmes et les civils sont tous des etres humains et des algériens à part entière mais la notion du respect est un dénominateur commun pour tout le monde.

  19. Saladin Waghef

    Une vague de suicides de jeunes à Tizi-Ouzou, en Kabylie, bouleverse une communauté qui oscille entre la honte et la crainte d’être stigmatisée par le pouvoir. L’envoyé spécial du quotidien Libération, Jean-Louis Le Touzet, raconte ces drames à travers la mort de Mohamd Douzen, un écolier de onze ans qui s’est suicidé le 18 mars dernier en se pendant à une branche d’un olivier. DNA publie son reportage avec l’aimable autorisation de la rédaction en chef du quotidien Libération.
    Au mois de mars, l’air est sec, froid et souvent d’un bleu très dru à 900 mètres d’altitude à Adrar, un petit village de Kabylie, au nord-est de Tizi-Ouzou, en Algérie. A Adrar il n’y a rien, mis à part des locaux commerciaux qui n’ont jamais ouverts mais le gaz de ville et l’éclairage public sont pour bientôt. Quand le temps est dégagé, on peut voir la mer et la baie d’Azeffoun.
    Le 18 mars dernier, aux alentours de 19 h 30, l’alerte est donnée dans tout Adrar. Le jeune Mohamed Douzen, onze ans, élève de 5e (l’équivalent du CM2), dernier d’une famille de treize enfants, a disparu. Ce soir-là les choses n’allaient pas comme d’habitude. Le petit Mohamed avait tourné autour de ses sœurs dans l’après-midi comme une guêpe, les sollicitant pour un câlin, pour un oui pour un non, se pelotonnant comme un chat sur leur lit, leur demandant avec insistance ce qu’elles étaient en train de faire.
    Arezki, agent de l’autorité villageoise, se souvient ce soir-là, quand la nouvelle de la mort du petit Mohamed est tombée, du vacarme de chaises, de pieds, et de tabourets renversés. Mohamed était encore une heure auparavant dans les jambes de sa mère partie «chercher des légumes chez la voisine», raconte-t-il. C’est le frère aîné de Mohamed, Makhlouf, maçon comme son père, qui a retrouvé le petit pendu accroché avec un nœud coulant à la branche noueuse d’un olivier sur la parcelle du voisin, distante de trois cents mètres de la maison familiale. Le petit avait pris l’habitude de «jouer sous les oliviers». Pour son père, «c’était son refuge».
    Le corps n’avait pas la moindre oscillation et était «encore chaud» quand Makhlouf et Amine, un des cadets, maçon tout comme les autres, ont décroché leur petit frère qu’ils ont éclairé avec des torches et des lampes à gaz. Amine raconte aujourd’hui, en s’essuyant les yeux avec le revers de sa manche, qu’il ne manquait «pas cinq centimètres», en montrant l’écart entre le pouce de l’index, pour que les pieds en flèches, chaussés «de petites tennis blanches», touchent les deux briques rouges que le petit avait transportées du dernier étage du domicile familial, toujours en chantier, pour se hisser et en finir.
    «Je me suis suicidé»
    La maison des Douzen ne possède ni Internet ni parabole. Elle a deux étages dont le dernier est hérissé de fers à béton. Au rez-de-chaussée, il y a un café tenu par le père, Ali, et ses fils. Un café de village avec des viennoiseries sous plastique sur des présentoirs métalliques. La télé, qui diffuse uniquement les chaînes nationales, est aujourd’hui en sourdine. Les consommateurs en terrasse sirotent, silencieux, des expressos et du thé. Ils ont vue sur la route, les nids de poule et la volée de marches de la mosquée.
    Le père, après avoir porté en tremblant une cigarette à la bouche, trouve un semblant d’équilibre pour dire : «C’était un gentil garçon, rêveur qui passait du temps avec nous dans le café à écouter les adultes sans rien dire. Puis il partait d’un coup se cacher sous les oliviers…» Les voisins se consultent du regard, l’écoutent parler sans l’aider d’une parole, d’un geste. Ses mains sont énormes et tavelées par le ciment. Il porte une salopette en denim nouée jusqu’au dernier cran à la taille par un ceinturon de cuir.
    Le soir du drame, il se souvient qu’il suivait péniblement ses aînés en montant le mamelon caillouteux éclairé à la lueur d’une torche. Puis alerté par les cris des frères déjà sur place, il a voulu accélérer mais le cœur lui sortait de la poitrine. Il est arrivé hors d’haleine, mâchoire tremblante, et a vu le corps posé sur la mousse qui lui faisait comme un édredon. Il a alors pris le corps de Mohamed dans ses bras en sanglotant attendant que la Sécurité civile monte de Tizi-Ouzou qui ne pourra que constater le décès. La gendarmerie ne s’est pas déplacée sur les lieux mais a gardé le corps à la brigade «pour examens complémentaires».
    Par le sentier de chèvres qui mène aux oliviers du voisin, pendant que la sécurité civile emportait le corps par la route, Amine, rentre vers la maison, le visage mangé de larmes. Il tombe, dit-il, sur «un bout de papier» coincé dans une branche de figuier fraîchement cassée : «Je m’appelle Mohamed Douzen et je me suis suicidé.» La maman de Mohamed ne fut prévenue que dans la nuit de la mort de son dernier : «Pour la ménager», souffle le père. Depuis, elle ne sort plus de la maison de la voisine.
    L’explication, on la lit dans une contribution écrite en 2008 par les professeurs Badra Moutassem-Mimouni et Mostefa Mimouni intitulée : Tentatives de suicide et suicide des jeunes à Oran, entre désespoir et affirmation de soi. «En plus de la honte qu’il leur fait subir en se supprimant, cet acte peut être vécu [par les parents] comme une négation de leur existence et de leur place dans la vie. Comme s’ils ne comptaient pas à ses yeux, comme une preuve du manque d’amour et de respect qu’il leur doit de façon inconditionnelle car la culture musulmane est basée sur le respect absolu des parents et de leur autorité» (1).
    Le voisinage est venu témoigner de sa compassion à la famille mais pour certains, dit Arezki, le chef du comité de village, les paroles réconfortantes n’arrivaient pas à sortir «comme si la foudre était tombée». Le quotidien arabophone d’Alger, Ennahar, qui n’a pas dépêché de journaliste sur place, a brodé les jours suivants sur une querelle de voisinage qui serait à l’origine du suicide du petit, laissant entendre au passage une faiblesse supposée des parents qui ne savent pas tenir leurs enfants.
    Le père s’effondre en larmes et dit que jamais il n’a porté la main sur son gosse. Ni jamais grondé «parce qu’il n’avait pas de bonnes notes et puis pourquoi faire ? Il aurait fait maçon, comme ses frères, c’est tout ce qu’on peut espérer ici, maçon…» Deux jeunes psychologues ont été envoyées de Tizi-Ouzou pour accompagner la famille dans leur deuil. Le père qui n’a pas «d’instruction», comme il dit, a vu «tout de suite» qu’il s’agissait de stagiaires «qu’on n’a jamais revues à la maison depuis».
    «Poids des traditions»
    Pour le seul mois de mars, outre Mohamed, deux autres garçons se sont pendus dans la wilaya de Tizi-Ouzou, en Kabylie. Le 19 mars, en fin de journée, sur la commune d’Irjen, à 18 km de Tizi-Ouzou, le jeune Azdin (prénom modifié) s’est pendu avec la ceinture de son kimono. Il allait avoir 13 ans.
    «Ces enfants ne se connaissaient pas. Il s’agit d’un pur hasard. Ils se sont pendus. Ils ne se sont pas donnés la moindre chance de s’en sortir», insiste le médecin psychiatre Mahmoud Boudarene, ancien député du RCD (Rassemblement pour la culture et la démocratie, un parti laïc bien implanté en Kabylie). Il souligne qu’«il n’y a jamais d’enquêtes sérieuses concernant les suicides mais on peut avancer que ces passages à l’acte découlent de problèmes psychologiques sévères et d’immenses difficultés pour ces enfants à contrôler leurs émotions. La pendaison est un huis clos contrairement aux immolations qui sont une sorte de mise en scène sacrificielle : je souffre et je me sacrifie au nom des autres.»
    Le taux national de 4 suicides pour 100 000 habitants est le pourcentage «officiellement» avancé à Alger mais il«ne correspond pas à la réalité» et serait, selon Mahmoud Boudarene,«beaucoup plus élevé». Un hiatus qui s’expliquerait par «des erreurs statistiques et la dissimulation du suicide en accident ou en mort naturelle dans un pays où le poids des traditions et de la religion est important.»
    «En l’absence de statistiques fiables et sérieuses , poursuit-il, il faut en parler car les difficultés auxquelles sont confrontés les Algériens sont des facteurs précipitant le passage à l’acte.»
    Un voisin de la famille de Mohamed, qui ne veut pas être cité, s’indigne : «Les journaux en arabe font leurs choux gras sur les suicides et disent que les Kabyles ne sont pas de pas de bons parents, qu’ils battent leurs enfants et qu’ils ne sont pas de bons croyants…» Dans son livre L’action politique en Algérie, un bilan, une expérience et le regard du psychiatre, Mahmoud Boudarene note pour sa part que«la comptabilité morbide égrenée par les médias concernant le suicide en Kabylie a amené les acteurs de la vie politique à interpréter le suicide comme le résultat d’une carence de la foi dans cette région du pays. Les sujets sont alors stigmatisés, blâmés et parfois excommuniés.»
    Le corps exposé dans la classe
    Exceptionnellement, les obsèques du petit Mohamed eurent lieu le surlendemain du drame. Les prières rituelles furent conduites par l’iman qui s’est bien gardé de rappeler à la famille que le suicide était un acte de désobéissance à Dieu. Mohamed a été porté en terre. Auparavant, son corps avait été placé dans la salle de classe, selon les souhaits des deux jeunes psys. Le directeur de l’école, Monsieur Ramdane, a trouvé cela «traumatisant» pour les enfants mais, dit-il, «j’imagine que les psychologues savent mieux ces choses-là que nous.»
    Le docteur Mahmoud Boudarene, lui, a jugé l’initiative déplacée : «Personnellement je n’aurais pas pris une telle décision. Ses camarades de classe auraient tout à fait pu aller lui rendre une dernière visite au domicile mortuaire. Une démarche qui s’inscrit dans les usages et qui aurait été un élément précurseur pour le travail de deuil chez les enfants.»
    Pour le directeur de l’école primaire, Mohamed «n’était pas intéressé par l’école» : «Ses notes étaient moyennes, parfois en dessous mais il n’y avait pas de pression des parents. L’enfant était turbulent comme tous les gosses de cet âge.» Le jour où il s’est pendu, ajoute Ramdane, Mohamed a blessé d’une pierre le poignet d’une camarade dans la cours de récréation «mais ce n’était pas méchant».
    Trois jours avant de se pendre, le garçon avait lancé à sa mère dans la cuisine : «Toi aussi, un jour, tu porteras mon cartable dans la rue comme la folle.» Il faisait allusion à un fait-divers qui s’est déroulé deux ans plus tôt dans la commune des Aghribs. Un écolier de CM2, comme lui, s’était pendu en fin d’année scolaire. La mère, folle de douleur, marche depuis, hébétée, dans les rues, avec le cartable de son fils sur le dos. Le père est assis dans un coin sombre de la terrasse, fume cigarette sur cigarette, et répète inlassablement le prénom de son fils.
    (1) Editée par le Crasc (Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle) d’Oran.
    Lire l’article original de l’envoyé spécial de Libération : Les enfants perdus de Kabylie
    Article publié avec l’aimable autorisation de la rédaction en chef de Libération

    • Mourad Salim Houssine

      Constat dramatique certes mais qui reste à circonscrire dans son cadre référentiel et objectif.
      Evidemment les lectures de ce phénomène qui existe bien avant le mimétisme du « Printemps arabe » relèvent de plusieurs compétences:
      -Clinique et universitaire et le Docteur Mme Mimouni née Mouatassem Badra reste une référence connue et reconnue par ses recherches sur l' »hospitalisme » de l’enfance abandonnée et /ou en institution…
      -Psychiatrique et médiatique,le Docteur Mahmoud Boudarène reste aussi un psychiatre de « veille » sociale tant il a déjà interpellé dans la presse une nécessaire implication des institutions …..
      Et puis il y a le rôle de la médecine sociale et des bilans épidémiologiques qui ne sont plus transmis à la presse et deviennent presque des secrets administratifs qui,publiés,auraient peut être l’effet contraire craint par les responsables locaux et nationaux…Donc de la censure au service de la désinformation et de la récupération par des canards étrangers comme ce titre explosif et spectaculaire… « Vague de suicides à Tizi Ouzou,en Kabylie… »
      Laissons les statistiques parler et les enquêtes de police et gendarmerie conclure.
      -Il y a eu vague de suicides à Tiaret et sa région il y a plusieurs années touchant les chômeurs hommes!
      -Il y a encore « vague » de suicides dans la région de Mascara ciblant le sexe féminin,surtout les célibataires âgées(Ounoussa).
      -La région de Sidi-Bel-Abbès et Tlemcen est relativement moins touchée par ce phénomène…
      Il y a une autre « vague » de suicides touchant les villes côtières surtout par défenestration avec consommation de drogues.Dans un état second,le passage à l’acte est plus fréquent !
      La presse ne parle pas souvent de la relation de cause à effet qui existe entre l’hyperconsommation de drogues de plus en plus dures et les suicides de jeunes qui sont en accoutumance…

      Diagnostic(s) qui relèvent des autorités médico-légales aussi car psychologues et psychiatres sont toujours tenus par le secret professionnel et médical.Les services de sécurité ont aussi leurs prérogatives d’enquêtes et constatations sur les liens et corrélations qui existent entre plusieurs phénomènes…
      Quant à nous ,nous ne restons engagés que par nos propres diagnosticsobservations/constations.Je ne pourrais personnellement extrapoler et me « targuer » d’une quelconque extensibilité des résultats à la place des structures concernées sus-citées…

      Quant à la presse à sensation comme Libération,j’espère qu’elle ne dépassera son cadre du report des faits objectifs avec l’éthique nécessaire à la protection de l’intégrité morale des familles des victimes et la non récupération d’un phénomène social-si phénomène il y a-au bénéfice de chapelles connues pour profiter du désarroi et délabrement moral de populations souffrant de mal-vie…

  20. stop hogra

    c est la lois de TOU ministre du tronsport qui fait ravage une arme entre les mains des haggarines . tu donne ou je te retire le permis . Tu vote pour moi ou j e t envoie la CAMERA je t attend au tournant . et tu passera par tous les chemins d humiliations .un jour ou il fait 40 degré ou un jour ou il neige . tu viendras au stade adda Boujlal .là l humiliation coute un doro .paye au cafè d en face ou tu vois ton permis retirer pour une durée de trois moi .la Rachoi en plein jour devant tout le monde et connue par tout le monde . .Voilà ce que veut dire le retrait de permis qui est devenus dissuasive pour fermer les grande gueule Fakou .faite comme ce qu a fait la France . hagrou comme vous vous voulez .le peuple voit bien ce que vous faite . ou va l argent de cette corruption . y a t il enquette . non parce qui est derriere à le bras long . Oui il y a hogra .les gents s immolent . à bel abbes c est pire que ce qui ce passe à Mascara . Tous le monde passe et la hogra continue .la corruption en tete et surtout avec cette maudite lois de retrait de permis .et dire que c est notre pays l Algerie qui fait ça .regardez ce qui se passe quand les immigrés arrive le meme probleme .on lui retire le permis . et mettez vous à la place de ce touriste qui est obliger de laisser son permis et passer devant une commission de guignoles . ou quel qu un qui est de l est et que son permis et retirer dans l oueste comment va t il se presenter pour la commition et quand va t il retirer son permis . une lois de fous .appliquer contre les indignes d Algerie .et voilà ce qu a fait Tou avec cette lois .Humilier les Algeriens les pousser à se salir par la corruption .voilà la realiter . dissuader les touristes pour les faire fuir vers le Maroc . on accepte pas toujours les interventions il faut donner de l argent ( donc une façon de salir tout un peuple qui croit que cette corruption et banale ) un système à la marocaine .j ai envie de vomir …..

  21. giselle de Marseille

    Bonjour un peu attristée par cete information mais je crois que l’usage de l’immolation est un grave phénoméme qui minent nos sociétés.

  22. Bled Mikey

    Bled Mikey , Cha3b Mikey c’est évident .. Allah yahdikoum ya les Algériens Allah yahdikoum w’yahdina !

  23. un parmi d'autres

    Ah! l’éternel problème de la conduite chez les khorotos et un proverbe chinois résume bien ce qui se passe chez nous .
    —Quand on ne sait pas régler sa conduite, comment pourrait-on régler celle des autres.Ceci résume le fait que ceux qui font la loi veulent conduire la vie et l’existence du citoyen alors qu’ils ont du mal à conduire la leur.

  24. Algérien 2

    Vous voulez ou non, ce sont des haggarines(policiers, gendarmes), ou étaient ils lors des évenements??? ils se sont cachés !!
    wallah yahagrou ghir wled les pauvres, mais quand ils voient des mafias, balafrés, sur des motos ou même sur des voitures, ils font semblant de ne pas les voir. Ils s’attaquent rien qu’aux gens intellectuels, gentils, fonctionnaires (wled el familia)

  25. Hmida

    Conseil aux amis automobilistes:
    Ne passez jamais lorsque le feu est orange. Pour l’agent de service du coin, ce feu est rouge. J’ai eu un problème. Alors, avis.

    • hamza

      salam Hmida meme vert une voiture derire moi il laisse passer et me dit que tu as griller le feu avec un temoin que je remerci son intervention si non je morfle il ma dit tu as de l

    • hamza

      dsl il ma dit tu as de la chance fi oujh eseyed j ai dit merci monsieur l agent je vous jure

  26. ALI

    les responsables sont au courant de tout et se mettent dans le slence le plus absolu et la hogra continuera d’exister jusqu’au moment ou la goutte fait deborder le vase.

  27. A.Dennoun

    Salam,
    Ce que j’ai constate au niveau du p’ti Vichy m’a rendu furieux envers ces agents de l’ordre qui sont la entrein de discuter entre eux,fumant des cigarettes pendant que les pietons ont du mal a traverser,certains zigzagant entre les voitures pour traverser la rue.
    Le code de la route international donne la priorite aux pietons,chez nous c’est pas le cas.
    Au niveau de place carnot,j’ai vu une voiture bourree de jeunes,l’un d’eux n’avait que les jambes a l’interieur,rouler en pleine vitesse,klaxon continuel sonore, depasser une autre voiture sous les yeux de 2 policiers,ils l’ont suivi que des yeux,aucune intervention de leur part.
    Ceci n’est qu’une reflection d’un pays sous-develope sinon, envelope.
    je retourne au sport: Hollande-Danemark c’est mieux.
    A.D

  28. hamza

    non franchement khiouani c est l’ éducation qui est à revoir partout dans le monde même en france y el hogra peut-être avec modération mais elle existe

  29. Un parmi d'autres

    Une anecdote sur ce que j’ai vu au niveau de la circulations sidi bel Abbes .Je démarre au feu verts des 4 horloges et une voiture arrive en face et me refuse la priorité passe sans s’arrêter et claxone pour que je m’arrête au vu et sus de 3 agents qui été a l’abri du soleil.et j’ouvre ma vitre et leur demande gentiment (que faites vous messieurs ? Vous n’intervenez pas sur ce refu de priorité ,j’aurai du l’écraser comme une mouche lui dans son cercueil roulant ,et l’un des agents me rétorqua (hadi hya bledna) j’ai vite compris que j’étais au milieu des gueux et des gnous et que l’anarchie était reine dans cette ville qui m’a vu naitre ,c’est lamentable .

  30. jamel

    rabi yehfad el bled

  31. chaibdraa tani djamel

    y’a pas meilleur que le permis à points il se trouve qu’il y a des gens que si l’on retire leur permis c’est leur gagne pain (taxieurs,conducteurs de bus etc,,,) sauf s’il y’a une faute trés grave

  32. MOHAMED

    BLED MIKEY
    Allah yahdina koulouna oulakine badal ton pseudo bahdeltna allah ibahadlek

  33. MIMOUN

    Aider et allèger la loi pour les conducteurs de métier c’est refuser de faire la politique des deux poids et deux mesures et etre contre la loi mais faire appliquer les nombreuses interventions de parts et d’autres c’est appliquer la loi. « MTAFRA GHIR FEL MESKINE »

  34. Danielle B

    Juste un petit mot pour ces jeunes immolés ou qui se sont pendus que Dieu les accompagne, j’espère qu’ils ont trouvé la paix là où ils sont
    sincères condoléances à toutes ces familles en deuil

  35. kerroum retraité

    Sans prétendre dire que je ne suis pas d’accord avec ces agisement mais chez nous musulmans madame cela est synonyme de péché.que dieu le benit

    • Danielle B

      Désolée Kerroum retraité je ne savais pas
      croyez bien que je n’ai voulu offenser personne

      • kerroum retraité

        je n’ai pas voulu rétorquer mais je voulais doner un précieux détail madame Danielle B et vous n’avez nullement offensé personne Rassurez vous sinon je profite de cette opportunité etes vous originaire de sidi bel abbes .juste pour savoiret c’est a votre guise de répondre certains le font.je vous remercie madame

        • Danielle B

          OUI JE SUIS BEL-ABBESIENNE ET FIERE DE L’ETRE
          MERCI à vous Mr Kerroum

          • giselle de Marseille

            Bonjour moi aussi je le suis de cette ville et je m’y plais dans ce journal je suis venue en retard comme lectrice mais j’ai relu tout le contenu Je n’ai pas entrer en contact avec des gens bien de ma ville native mais cela viendra.Trés bonne journée

        • Danielle B

          J’ai juste voulu dire que ces jeunes me faisaient énormément de peine, ils avaient toute la vie devant eux et leur fin de vie est bien triste, ainsi que pour leur famille

  36. REFFAS MOHAMED

    J DEMANDE UNE PETITE QUESTION DONNEZ NOUS DES STATISTIQUES SUR LE NOMBRE DE POLICIERS AGENTS D4ORDRE ET MAGISTRATS A QUI ON A RETIRER LEUR PERMIS POUR DES RAISONS PUNISSABLES PAR LA LOI
    SINON A QUOI SA SERT UNE LOI SI ON NE L4APPLIQUE QUE SUR LE SIMPLE CITOYEN
    ES CE QU 4 ON A UE NOTRE INDÉPENDANCE………………..

  37. un parmi d'autres

    les passe-droits sont fréquent dans le pays et il suffit de mettre son Képi ou sa casquette sur la plage-arrière de sa voiture pour passer sans être inquiété .Et même dans ce pays l’habit fait le moine l’uniforme est le visas pour enfreindre la loi .Moralité citoyen honnête ou voyou tu paies les pots cassés .

  38. hamidi

    Si voius mettez vorete nom ce sera superbe on a rien a se cacher car les impressions sont libres le sujet est trés intérressant

  39. Taibi. A

    Si un jour un membre de l’honorable commission du retrait du permis de conduire m’expliquera pourquoi la vitesse autorisée sur la voie-rapide ( Rocade ) du rond point du village americain jusqu’au Rectoral ( ex ecole d’agriculture ) est de 50 kms /h vu le dedoublement de cette voie qui contourne la ville et vu le les grosses cylindrees et le tracé de cette auto route alors pourquoi rouler a 50 a l’heure tous les matins quand les flics entre 09h et 10h du mat sont la avec leur radar et apres roulez roulez messieurs dames mais attention demain matin c’est 50 klms h tres bien  » signalé » une plaque rouge peinture a la main avec un 50 au milieu sinon une plaque bleue avec un ptit  » attention radar  » ecrite sur une tole et toujours a la main . Un jour les flics ont levé le barrage -radar et je vous prie de me croire qu’ils m’ont doublé a une vitesse vertigineuse a leur retour au commissariat eux qui etaient la un instant avant pour verbaliser et retirer le permis a ceux qui ont ete flashé a 52 et plus a l’heure.
    et dire que le mega projet (autoroute Est-Ouest ) sois disant un chef d’oeuvre et rare dans le monde puisque c’est 2 fois 3 voies et aussi limité a 80 klms /h et pkoi ce 80 posé comme ça sur une autoroute super sophistiquée qu’on m’explique un jour pkoi cette limitation de vitesse 80 qui surgit brusquement comme ça sans raison ou alors celui qui a jugé utile de ralentir les automobilites sait que cette auto route presente un danger et que lui seul qui n’a propablement jamais circulé sur une auto route a l’etranger le sait meme pas le ministre j’ai oublié son nom qui a circulé controlé inauguré félicité et crié sur tous les toits qu’on a une des plus modernes autoroute dans le monde meme si on vous retire le permis pour avoir depassé 80km a l’heure.

  40. HAKIM

    Tant que la loi ne s’ appliquera pour tout le monde le pays ne changera pas.

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