La Voix De Sidi Bel Abbes

Un carnaval d’autrefois: Quand la sécheresse tourmentait nos aïeux..Ghondja découvrait sa tête.

Dieu est clément ;d’heureuses précipitations de pluies sont enregistrées ces derniers jours ;mais il n’en demeure pas moins qu’un rappel de GHOUNDJA qui a un intime lien notemment dans le manque manifeste des pluies;est proposé par notre ami Douar Hadj Benamar .Suivons ce qu’il nous dit ..          par kadiri mohamed

Un carnaval très sympathique disparu complètement de nos jours, s’appelait : Ghoundja, avez-vous une idée ?
Ce carnaval folklorique a été répondu presque dans toute l’Afrique du nord, Ghoundja est un mot d’origine berbère désignait, peut être, chez le peuple antique, une déesse de la pluie, mais pour nos aïeux tout simplement la grande louche ou cuiller à pot qui traduisait le geste d’arrosement.
Nos ancêtres organisaient le carnaval de Ghondja quand la sécheresse menaça leurs récoltes et que la pluie ne tomba que très peu. Un groupe de veilles dames notoires du village généralement de veuves sexagénaires prenaient une grande louche et l’habillaient comme une poupée avec une tête et des cheveux, la fixaient ensuite sur le bout d’une manche à balai puis elles la promenaient dans les rues en chantant : Ghondja 3arat rassha.

– Ghoundja, Ghoundja a découvert sa tête!
– Ô mon Dieu, Tu arroseras ses pendants d’oreilles.
– L’épi est altéré – Donne lui à boire, ô mon Dieu !

Je me souviens en automne 1966, j’avais eu l’occasion d’assister à un carnaval de Ghoundja, c’était le dernier avant de disparaitre complètement, lorsque nous entendions les vieilles dames chantaient nous courions derrière elles et en un laps du temps tous les enfants du village affluaient dans les rues en répétant la chanson : Ghoundja 3arat rassha.

– Ghoundja, Ghoundja a découvert sa tête!
– Ô mon Dieu donnez nous de la pluie!
– Ô Dieu, les récoltes sont altérées, arrosez !
– Ô Vous qui les a créées !

Pendant que la foule sillonna les rues, les femmes sortirent de leurs foyers en jetant de l’eau sur la cuiller déguisée en poupée et aussi sur cette cohue tumultueuse d’assistants .Le carnaval s’acheva après quelques heures et chacun rejoignit son foyer pour changer ces vêtements mouillés, tout en espérant que demain le ciel deviendra gris, la pluie tombera et le calvaire s’estompera.

Docteur Douar Hadj Benamar.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=17885

Posté par le Oct 30 2012. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL, SBA PROFONDE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

14 Commentaires pour “Un carnaval d’autrefois: Quand la sécheresse tourmentait nos aïeux..Ghondja découvrait sa tête.”

  1. merabi

    Franchement ceux sont des beaux rappels de la sociéte Algérienne et des croyances révolues.

  2. un parmi d'autres

    Jadis pur faire appelle à la clémence d’ALLAH 3AZA WA JEL, pour avoir un peu de pluie les enfant faisait un genre de PINATA un bâton enroulé de tissus lui donnant la forme d’une Poupée et il scandaient :
    —-YA RABBI NEWE KAHLA OU MA FIHA DAW (Mon dieu donnez-nous de la ^pluie mème noire et sans lumière.

  3. Benhaddou Boubakar

    OUI KHAYI JE ME RAPPELE BIEN ,on chantait surtout la nuit en parcourant les rues de notre quartier!

  4. oueldserkhane

    oui mr Kadiri echedda fi el illah soubhanou Dieu merci

  5. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Ghoundja dérive peut-être d’une contraction orale du mot berbère tarenja = cuillère et du nom Loundja qui appartient à la culture populaire algérienne et qui a inspiré Loundja bent el ghoul, le roman de Zhor Ounissi.
    Au Musée du Quai Branly, du 6 Mars au 13 Mai 2012, s’est tenue une exposition culturelle sur le thème de la pluie. Une  » Tarenja  » , poupée faite d’un pilon en bois et de louches croisées en forme de bras et drapée d’un  » izar « , promenée dans une procession de rite algérien de la pluie ( dit la légende de la photo ), est exhibée lors de cette manifestation.
    Enfant, moi j’assisté à une partie de  » kora « , véritable match de polo avec un ballon et des bâtons joué par des vieux de chez nous avec âmama et seroual Bouzekri sur un terrain de foot pour…le retour de la pluie!

  6. Mr kadiri m

    Bonjour,Si HAMID je n’ai pu te joindre mais l’idée de voir L’usmo ALIAS HEBRI est superbe,tu lui propose la venue du club et coordonnes ave le duo G Mohammed et Benhaddou B .Bien sur ceci est entrepris dans le cadre de BESSMA.NET MERCI

    • elhadj abdelhamid

      Bonsoir, Si Kadiri
      Je viens de rentrer d’un voyage de Maghnia et j’ai trouvé ton message à propos d’une rencontre Bessma avec l’USMO. Bien sûr, je vais m’atteler illico presto à cette mission . Sidi Bel-Abbès n’a aucun secret pour l’USMO et il a plein d’anecdotes belabbésiennes qui feront le bonheur des lecteurs de La VSBA.

  7. Souad cité sabah

    Cela se passait comme cela, mes parents me le disaient souvent cela n’existe plus mais ce fut une croyance folle.Remerciement au docteur.

  8. lalimi t sba

    Ceci exista longtemps et pour nous ce n’était qu’un jeu on ne s’inqui »tait pas tellement ceux sont nos parents qui étaient tourmentés c vrai docteur.

  9. justiciable

    Bizarre ! Et s’il s’occupe un peu des besoins des stagiaires c’est plus meilleur ! sa abbaya noire il l’a tronquée avec celle blanche de vendredi et ses babouches dorées de marocain

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