La Voix De Sidi Bel Abbes

Un autre Gambetti CHEIKH MADANI, le père du célébre « Ya aoudi wech bik »

On ne pourra facilement faire un état des lieux dans le terreau culturel local surtout dans la mythique Graba, ou il a fallu attendre très longtemps indiquent nos sources, pour  qu’arrivent à la municipalité des conseillers municipaux du deuxième collège UDMA, aux cotés des communistes tels R.Justrabo pour voir certaines réalisations s’effectuer. En termes de culte, il a fallu recourir aux souscriptions, insuffisantes pour que les croyants puissent bénéficier d’une mosquée « El Aadam » un véritable joyau architectural. D’autres conquêtes et réalisations comme la médersa, sont à citer. Quant aux maisons et édifices, ils symbolisent la pluralité du genre humain, la communion, l’entraide du corps social qui fit face aux hordes coloniales. Terreau du nationalisme montant, la Graba a été longtemps, par le biais de la tahtaha, un espace culturel où des chioukh, des poètes tenaient leurs conclaves. Autour de ces espaces, s’organisaient les métiers de la vie communautaires et individuelle. L’originalité de ces espaces commence à péricliter, faute d’attention et de regards sérieux de la part des pouvoirs publics. Il est vrai que beaucoup de maux minent la société en général, mais pas au point où l’on tourne le dos aux repères identitaires, aux difficultés ou à la spécificité de saisie de cet urbanisme local où chaque haouch a sa propre histoire, même si la maison collective est dotée parfois d’une façade aveugle qui sépare du monde extérieur, mais sans agression symbolique ou autre … Bien au contraire, les rues de ces espaces s’entrelacent, obligeant à la rencontre et à la mesure humaine. Elles freinent les deux possibilités de l’isolement et de l’individualisme des immeubles modernes. Ici, il y a l’unité du tissu social et culturel qui enfanta des élites, des ministres, de hauts cadres de la nation, indiquent nos sources, qui estiment qu’il est temps de voir ce haut lieu de mémoire bénéficier d’avantage d’attention sur tous les plans… La ville arabe, pour reprendre les termes usités par les historiens, a, à l’instar des autres faubourgs, su donner, su sacrifier ses enfants pour la patrie et pour la défense de la République menacée, sans vraiment recevoir, mais tout en gardant son hospitalité légendaire, sa chaleur toute bélabbésienne des « khayis » … et qui se traduit par des actes multiples de générosité qui ont bien survécu aux hécatombes des multiples promesses. Malgré tout, El-Graba s’enorgueillit, quant à elle des cafés qui servait le mouvement national et ses fers de lance politique PPA, MTLD jusqu’au glorieux FLN est l’importante ligne de fidaïs locaux, méconnus des jeunes générations locale et là on vous cite  « Eljamal », « le Nil », « Le Bosphore ». Mais il n’y a pas que l’aspect nationaliste, le culturel avec les géants du melhoun fait partie des références établies en ces lieux de mémoire, ou l’on vous exhibe la boisson, la limonade « Zazou » qui porte le nom de celui qui fit sa réputation légendaire…Aujourd’hui, nous ferons halte avec le père de fameux *ya aaoudi wech bik* mais aussi d’une chanson engagée qui lui a valu les effets de la foudre coloniale avec son disque consacré a l’Emir Abdelkader : ya Abdelaziz ya Abdelkader qui fut saisi et feu Madani incarcéré. Marié en 1913, père de deux filles, Madani inscrira à son répertoire les œuvres de Benguenoun, Mostepha, Ben Brahim, Bensouiket, Ali Kora, Bensahla et Mohamed Belahrèche, accompagné de flûtistes comme Bouazza, Oueld Hamou, Mazari et Mesraguini, il va encore enrichir ce répertoire avec ses propres créations comme Gali Guendouzi nydelek, Oueld Mrabet, et liwa nrwaho ya yaoudi. Ami du cheikh Abdelmoula, du docteur Abdelkader Azza, il prisait les chansons, les qacidates des cheikhs El Afrit et El-Anka. Liés d’amitié avec les cheikhs Hadj Larbi Bensari, Abdelkader El-Khaldi et Hamada, les deux pôles du chant bédouin, cet homme modeste et généreux adoptera deux orphelins. Il mourut le 2 décembre 1954 au 5 rue des Maures, dans le mythique quartier de la Graba.

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12 Commentaires pour “Un autre Gambetti CHEIKH MADANI, le père du célébre « Ya aoudi wech bik »”

  1. Benhaddou Boubakar

    ce patrimoine est en voie de disparition,negligence au niveau des maisons de culture ! il faut un local pour la VDSBA pour creer un petit musèe rassemblant les choses patrimoniales,sorte de mediatheque si on puisse dire!

  2. smain

    Dommage que les gens qui aiment cet artiste de renommée régionale n »arrivent pas a trouver ses chansons En plus je remarquerai a nos fréres lecteurs l’élégance de ces gens et franchement ils étaient remarquables En citant la chanson de Aoudi Je trouve que cette chanson est bien

  3. OMAR

    Sidi bel abbes était en ce temps la grande ville culturelle qui avait son poète MBBrahim et ses chanteurs très connus dans l’ouest algérien tels que cheikh Madani et cheikh Abdelmoula . La grande mosquée , la madersa et la tahtaha et ses cafés qui l’entouraient étaient la fierté des musulmans.En ce moment il y avait la présence du colonialisme mais la guerre n’a pas été encore déclenchée Nos parents et grands parents ont bien vécus dans le quartier graba , ce beau lieu de rencontre des algériens musulmans et sans oublier ses premiers habitants kabyles qui étaient généralement des tailleurs qui confectionnaient des vetements arabes

  4. chaibdraa tani djamel

    C’est la fiérté d’EL GRABA il habitait à la rue des MAURES là ou habitaient Dr MOHAMED BEDJAOUI,Dr AMIR,AHMED ZARGUI et au tournant DJILLALI LIABES

  5. Mohammed.G..

    Cheikh Madani de son vrai nom Mahkouka Madani est natif de la rue Charko,d’autres personnes avance la rue du Maroc ,en 1888 au fg Larbi Benmhidi ex Gambetta,Sidi Bel-Abbes , d’une mère Zaaffour, est originaire des environs de Mascara.
    C’est l’une des grandes célébrités de la chanson bédouine qui a pratiquement disparue et qui a marqué son époque.Il avait étudié le Coran dans plusieurs localités du pays,notamment Mazouna et Nedroma.
    Les chansons de cheikh Madani nous rappellent notre enfance et l’époque des disques 78 tours,la tahtaha et les anciens cafés du Graba où la chanson bédouine était omniprésente,avec cette mélodie typiquement de chez nous,sentant l’arabité et la fraternité entre Algériens que les raimans d’aujourd’hui n’apprécient guère……et ils ont raison ils vivent leur époque !!!!

  6. Un parmi d'autres

    Mr Kadiri moi je suis pratiquement tous le temps connecté et l’outil à portée de main Tél et internet et vous pourquoi n’êtes-vous jamais connecté et jamais près du Tél aller j’attends un mail et un petit effort n’a jamais anéantit personne .
    Amicalement.

  7. OMAR

    Lecteur vdsba Bonjour
    Vous etes le premier à me provoquer et normalement c’est à vous de demander des excuses mais j’ai toujours cette réaction agressive parce que je déteste la hogra et puisque la nuit porte conseille et pour prier notre religion nous a éduqué sur le pardon et de ce fait je te demande de m’excuser.
    Amicalement

  8. Benhaddou Boubakar

    ca se voit que vous ètes issu de bonne famille si Omar,vu ton pardon envers le « lecteur »;on se querelle et on revient de bons sentiments! fraternellement!

  9. Benhaddou Boubakar

    je possede un CD DES CHANSONS DE CHEIKH MADANI; parmi les titres: »ya 3awdi wach bik » et « koursi wa mraya »; c’est patrimoine culturel belabbesien!

  10. OMAR

    Vous aussi si Boubakar vous honorez bien votre grande famille Benhadou et je vous trouve sage et sympathique Fraternellement!!!

  11. OMAR

    Inchallah si Boubakar et avec plaisir.Fraternellement!!!

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