La Voix De Sidi Bel Abbes

Tilmouni, village agricole né après l’indépendance, où est sa vocation agraire ?

Préambule historique:
La tribu des Hassasnas habitait une région dite Oum Djerane dans le sud de Saida ,avant deux siècles une fraction de cette tribu monta vers le tell et s’intégra au milieu des Beni Ameur, elle prit place entre les tribu des Oulad Brahim et des Amarnas qui occupaient l’actuelle région de Sidi Bel Abbes et la tribu de Oulad Slimane qui occupait la région de Sfisef vers l’est. Les Hassasnas formèrent plusieurs douars dispersés sur une vaste plaine : douar Khelaifia,Gouassem,Kedadra….qui existent toujours.
En 1870 un décret du gouvernement français émanant du sénatus-consulte délimitait le territoire de la tribu des Hassasnas, l’ensemble des douars de cette grande tribu va être considérer comme un seul douar qui porta le nom de Tilmouni.
On disait que le nom Tilmouni est composé de deux mots tell et mouni qui signifie la colline de Mouni, El Mouni était le propriétaire de ce tell .où les arabes du Sahara fixaient leur rendez -vous pour se rassembler avant de continuer leur voyage pour Tlemcen ou Oran.
Le douar de Tilmouni fut inclus dans le cercle de la subdivision de Sidi Bel Abbes et vers 1889 il fit partie de la commune mixte de la Mekerra .
Cette délimitation coloniale a fixé pour le douar de Tilmouni une superficie de (16120 hectares. 58 ares.) ces terres sont réparties en catégorie de :

1–Melk (privé)= 287 hectare 80 ares
2–Terres collectives de culture =7355 h 43 centiares
2–Biens communaux= 4186 h 23 a 10 c
4–Biens domaniaux= 4210 h 38 a
5–Domaine public= 81 h 16 a 47 c
Total = 16.120 h 58 a
(Répartition selon le Bulletin officiel du gouvernement de l’Algérie sénatus-consulte du 20 aout 1870.)

4187 individus étaient bénéficiaires de lots de terrains de culture en forme de propriété individuelle dont la superficie était de 7355 h 43 c,chaque individu reçut presque 2 hectares à titre de location à raison de 3 francs par hectare et par an pour une durée de 18 ans.
Seulement 412 individus ont été déclarés propriétaires définitifs (Melk) possédant au total 287h 80 ares .
Le reste 8377 h 67 a 57 c. c’était des biens communaux et domaniaux qui servirent pour la création de nouveaux centres coloniaux tel que : Zerouala(Deligny), Kssar ou Belarbi (Baudens), Hassi Dahou (Boutin) et l’attribution des concessions aux colons qui vont s’installer dans ces centres..
Donc le nom de Tilmouni désignait autrefois une plaine situé au voisinage de la plaine de Mekerra et à une dizaine de km à l’est de Sidi Bel Abbes, dans laquelle de nombreux douars et hameaux sont implantés.

Après l’indépendance : naissance d’un village
En 1977 et dans le cadre de la révolution agraire visant la réalisation de 1000 villages ruraux dits socialistes, (décrété par le feu Houari Boumediene, le feuTaibi Larbi étant son ministre de l’agriculture) un village fut bâti dans la plaine de Tilmouni,il porta le nom de cette plaine, son emplacement a été choisi au milieu des douars qui sont nombreux ,à 12 km de la ville de Sidi Bel Abbes et au bord de la route nationale qui mène à Mascara.
Durant la même époque un deuxième village agricole a été bâtis au niveau de la willaya de Sidi Bel Abbes à savoir le village de Boubernas .
Tilmouni est une commune limitée à l’ouest par Sidi Bel Abbes,au nord par Sidi Brahim au sud par Belarbi et Hassi Dahou et à l’est par Zerouala.
De nombreux douars et hameaux sont rattachés administrativement à cette commune : Kedadra; Khelaifia; Gouacem; Mehadid; Nouacer; Ouled Safi; Ouled Meliani; Ouled Larbi; Sidi Khebaz, Zéaouga; Rezagna;.Ouled Kadda ,Graina,……..
Où est sa vocation agricole ?
Les habitants de ce village socialiste et agricole se sont des paysans issus de ces douars avoisinants, ils avaient autrefois un trés fort penchant pour la terre et l’agriculture, progressivement ce penchant est dissipé des esprits de leurs descendants, et la vocation agraire du village est complètement chassée.la cause de cette déviation n’est pas plausible, soit les paysans n’ont pas compris le système de la révolution agraire qui est basé sur la propriété collective et socialiste ou bien ce système ne s’est pas adapté à la mentalité de cette société rurale.

par Dr Douar Hadj Benamar .

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=18507

Posté par le Nov 11 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

17 Commentaires pour “Tilmouni, village agricole né après l’indépendance, où est sa vocation agraire ?”

  1. meradi

    je suis de la région ceci est bien interressant mais vehiculer cette contribution chez les jeunes et habitants de cette commune.ils apprendrons plus Bone continuation;vos sujets sont bien.mais dites a vos amis patients infirmiers de lire Cleur jurnal ;le notre que nous tenons a développer par la lecture et par les comentauires riches et enrichissants.

  2. kerroucha

    bravo docteur pour cette trés utile contribution a faire connaitre notre région bravo 1000 fois

  3. Benhaddou Boubakar

    un preambule historique d’une region que j’ignorais totalement;ces articles on en demende encore plus;merci Dr Douar!

  4. lecteur assidu

    Merci docteur Douar pour cette production très instructive…je me rappelle étant affecté en 1975; comme mes camarades étudiants à Caid Bélarbi dans le cadre du volontariat estudiantin il y avait le projet inscrit pour un village socialiste nommé Tilmouni…Nous y croyions tellement que tous nos rêves se sont évaporés car on pensait convaincre les fellahs pour se regrouper en coopérative
    et travailler la terre en se dotant d’un conseil de gestion et ….ensuite passer à l’application de la 2ème phase de la révolution agraire mais hélas …tous ceux qui prônaient ses bienfaits ont vite fait de ‘changer’ d’avis à la suite de la disparition de son initiateur….qui voulait vraiment combattre la souffrance que les fellahs et paysans avaient connu dans le passé et au moins vivre décemment dans une maison où il y aurait de l’eau potable,de l’électricité et d’autres commodités inhérentes aux besoins domestiques ,sociales et culturelles….les conséquences de cette politique beaucoup plus humaine qu’économique ont été désastreuses pour la terre,l’agriculture et l’auto-suffisance alimentaire qui était l’un des objectifs à atteindre…!

  5. lecteur assidu

    besoins …sociaux et culturels(12ème ligne) à corriger s.v.p

  6. Mouni

    Citez vos sources bibliographiques ya doctor.

    • DOUAR

      ya si el Mouni les sources bibliographiques sont citées ( Répartition selon le Bulletin officiel du gouvernement de l’Algérie sénatus-consulte du 20 aout 1870.)
      lisez bien ….

      • Mouni

        non si Douar, le Sénatus-Consulte du 20 août 1870 vous le citez dans la répartition des terres.Mais le préambule et le reste du texte n’est pas le vôtre.Soyez clair ya doctor.

        • mehdaoui kada

          De quel droit vous vous immissez mr mouni ; les références du doct ; sont bien citées bravo a vous monsieur Douar je viens de bien conaitre ma commune

        • DOUAR

          sois clair toi ya mouni et dis nous à qui appartient,si ce n’est qu’à l’histoire , tu as le clavier en main si tu est bien placé, peut-etre, il appartient à toi et on le savait pas ya mouni.

  7. OMAR

    Avec l’ancien président Houari Boumedienne c’était la politique sociale , l’éducation gratuite , la santé gratuite , le droit au travail mais pas au logement dont l’acquisition était très difficile par le manque de construction.. On avait la sécurité mais aussi la hogra. La classe moyenne était nombreuse avec peu de pauvres et les riches se comptaient aux bouts des doigts Ce qui fonctionnait pas bien c’était l’agriculture et la révolution agraire.

  8. Mouhal

    La gratuite qui a casse la qualité.C était une politique utopique,un système importe
    qui va mal avec notre mentalité.Que du temps perdu,les propriétaires terriens ont été dépossédé de leur bien pour être distribué à des bras casses.La facture de cette révolution agraire n a pas été soldée jusqu à ce jour soit quarante ans après.

  9. KOUIDER

    Article ce matin dans Elwatan- 12.11.12

    Résidences, indemnités, berlines, lignes de crédit …, Quand l’Etat s’offre un «train de vie» impérial

    Train de vie impérial, dépenses somptuaires, faste et bling-bling, l’Etat s’asphyxie dans ses comptes spéciaux, se noie dans ses puits tarissables de pétrole. Des salaires mirobolants, des privilèges innombrables et démesurés, des résidences somptueuses, l’Etat et ses agents baignent dans le luxe indécent, dépensent sans compter, sans rendre véritablement compte de l’utilisation de l’argent public. Un «Etat de la gabegie» dont les dirigeants confondent souvent «bien public» et «bien privé», richesse monétaire et développement. «L’Algérie n’est pas la Suède», dixit Daho Ould Kablia, le ministre de l’Intérieur (entretien au Soir d’Algérie, édition 8 novembre 2012).

    Hémicycle Zighout Youcef, mardi 25 septembre. Une heure avant le «grand oral» du frais Premier ministre, Abdelmalek Sellal. Aux abords du siège de l’APN, c’est le défilé incessant de rutilantes berlines, dont les prix de certaines dépassent les 15 millions de dinars (1,5 milliard de centimes). Les nombreux parkings de l’APN affichent le trop-plein. Toutes les grandes marques de l’UE s’y retrouvent dans la promiscuité charnelle du pouvoir et de l’argent. Une préférence particulière pour les Allemandes et les marques françaises, fournisseurs «historiques» du gouvernement et de la haute administration. Des Audi A4, des BMW, des Mercedes, des Peugeot 608, des Mégane, ne manquent à l’écurie officielle que les Lamborghini et autres Porsche. Fébrile, visiblement ému, le Premier ministre, nouvelle égérie de la presse, s’essaie laborieusement au sérieux de la fonction. L’humour populaire reprend vite le dessus, transformant certaines phases de son discours de présentation du «plan d’action» du gouvernement en spectacle one-man-show. «Li yehab yerbah, yerbah (les voies de l’enrichissement sont ouvertes !)», lâche Sellal dans un parler populaire. «Draham kayen, El Hamdou Lilah (l’argent est à profusion, Dieu merci).»

    Quelques phrases plus loin, le Premier ministre commet un lapsus (révélateur ?) : «Investissement public», en arabe, est prononcé «Istiaâmar el âm» (colonisation publique). Eclats de rires dans les travées de l’Assemblée, des ping-pongs de regards et chuchotements complices parmi l’équipe fournie du gouvernement : 35 ministres et secrétaires d’Etat de la République, parmi les plus «chers» au monde. Payé (en moyenne) 350 000 DA (35 millions de centimes), le ministre est entouré d’une foultitude de privilèges et avantages. C’est d’autant plus «justifié» que le temps des «vaches grasses» s’y prête largement : les réserves de change ne cessent de grimper, dépassant les 193 milliards de dollars à fin septembre 2012, comme le rappelle M. Sellal «himself» aux députés. Une assemblée législative (462 députés, 27 de plus que la Chambre des représentants US) dont le budget est revu aussi à la hausse, passant à 6,5 milliards de dinars, soit 85 millions de dollars. Le budget de fonctionnement de l’APN se situe, certes, en dessous de celui de la présidence de la République (9,3 milliards de dinars,) mais il est trois fois plus important que celui du département ministériel du Tourisme et de l’Artisanat, du ministère de l’Aménagement du territoire/Environnement (2,7 milliards de dinars) ou de la Pêche et des Ressources halieutiques (2,2 milliards). Pour l’ex-député de l’opposition parlementaire Ali Brahimi, le scandale autour des indemnités mensuelles du député (300 000 DA) ne visent rien d’autre qu’à «détourner» l’attention des Algériens des «vrais privilégiés du système».

    Les privilégiés du système

    Les hauts cadres et fonctionnaires de l’Etat, les officiers supérieurs des services de sécurité et de l’armée qui baignent dans le luxe et un océan de prébendes et avantages divers, allant des lignes de crédit illimité, concessions foncières, jusqu’aux petites prises en charge médicales à l’étranger et parfois pour des «petits bobos». L’objectif étant, d’après Brahimi, de «dévaloriser complètement la fonction élective». Atteints du «syndrome hollandais» — dépendance totale aux revenus des hydrocarbures —, l’Etat et ses hauts représentants, addicts qu’ils sont aux avantages divers, rattachés (ou non) à la fonction, aux salaires mirobolants, à commencer par celui du chef de l’Etat et des membres du gouvernement (d’après Wakt El Djazaïr, édition du 4 octobre 2011,
    le Président toucherait un salaire de 930 000 DA, soit 9 300 euros et le Premier ministre 610 000 DA), sombrent dans le luxe que confèrent la «belle» conjoncture, ignorant royalement The day after, l’après-pétrole.

    Décrets non publiables, société secrète

    Pour l’heure, seule semble compter la ruée vers l’or, la chasse à l’oseille, au pognon et privilèges. Secrets d’Etat par excellence, les salaires et avantages octroyés aux hauts dirigeants font tous l’objet de décrets «non publiables». Une «bizarrerie» dont l’introduction dans la littérature juridique et dans le jargon officiel, est intervenue, d’après Nasreddine Lezzar, avocat d’affaires et praticien en arbitrage international, au début des années 1990, lorsque le pouvoir a commencé à céder au dinar symbolique des villas à la résidence d’Etat de Club des Pins. L’avocat, au barreau de Annaba, affirme ne pas connaître un seul texte qui définit le décret non publiable (DNP), ni qui prévoit la dispense de publicité ou qui détermine les matières ou le champ d’application des DNP. Pour l’homme de loi, les textes non publiables sont une amorce à la privatisation des affaires de l’Etat, en ce sens qu’ils (DNP) «transforment les finances publiques en une sorte de caisse noire dont le peuple ne connaît ni le contenu ni la façon dont il est géré». La généralisation de cette pratique est le signe, d’après Me Lezzar, que «l’Etat a entamé sa transformation progressive, lente et sûre, en une sorte de caste privée et une société secrète».

    Ministre suédois vs ministre algérien

    Des décrets non publiables, des caisses noires (lire encadré en page 5), des fonds spéciaux incontrôlés et incontrôlables, l’Etat s’est donné tous les moyens d’une gestion opaque, mafieuse de l’argent public. Pour Ouchichi Mourad, docteur en sciences politiques, «l’Etat algérien est incontestablement parmi les plus grands gaspilleurs de la planète». Les dépenses dites de «fonctionnement» sont «excessives», comparées au PIB et au niveau de vie moyen de l’Algérien, observe l’enseignant d’économie à l’université de Béjaïa. «On est loin, dit-il, de ces ministres suédois ou norvégiens qui n’ont comme lieu de travail qu’un simple bureau et qui se déplacent en vélo en ville, et leurs enfants fréquentent la même école que le reste des citoyens, et qui utilisent les voitures de service strictement dans les déplacements professionnels. Les dirigeants chez nous se considèrent au-dessus de tout le monde, des êtres supérieurs qui doivent forcément baigner dans le luxe avec l’argent de la collectivité.» Abdelaziz Rahabi, diplomate, ancien ministre (limogé de son poste de ministre de l’Information, porte-parole du gouvernement, puis démissionnaire du gouvernement en 1999) ne fait pas de quartier quand il évoque la facture salée de la gouvernance Bouteflika.

    «Un jour on devrait sérieusement se poser la question : combien Bouteflika a coûté à l’Algérie et aux Algériens ?» Pour l’heure, une telle perspective paraît d’emblée surréaliste, tant les instruments de contrôle des dépenses publiques sont paralysés ou complètement inféodés au pouvoir politique et à ses différents cercles de l’impunité, dont celui érigé par Bouteflika. «Qui contrôle qui ? La Cour des comptes ?, s’interroge Rahabi. Elle est gelée par Bouteflika depuis1999 pour «successibilités personnelles»! L’APN ? L’IGF ? L’Office de la lutte contre la corruption ? Qui a contrôlé Tayeb Belaïz (président du Conseil constitutionnel mis en cause dans le scandale Khalifa,ndla) ? Qui a contrôlé Chakib Khelil, quand il faisait construire par Sonatrach des complexes hôteliers à 800 millions de dollars (le Méridien d’Oran), des centrales de dessalement d’eau de mer, ou signer un contrat de 12 ans de fourniture de gaz à la France sans jamais le déposer à la Banque centrale ? Qui a contrôlé le chef de l’Etat lui-même lorsqu’il s’est acheté un quadriréacteur de la dernière génération à 300 millions de dollars.

    Angela Merkel, «bouche bée» devant l’Airbus 340 présidentiel

    Quand Angela Merkel a vu l’Airbus A 340 présidentiel (visite d’Etat, 18 juillet 2008), elle est restée bouche bée tant le luxe et le confort sautaient aux yeux (de la chancelière allemande) ». Pour cet ancien diplomate, les messages faits d’impunité, de gaspillage grandeur nature, de confusion entre bien public et bien privé, véhiculés par les gros scandales politico-financiers de l’ère Bouteflika font ravages dans la société, entament lourdement la crédibilité de l’Etat. «C’est que les Algériens ont le sentiment de n’exercer en définitive aucun contrôle sur le gouvernement et les finances publiques. C’est ce sentiment diffus au sein de la société qui fait que l’Etat n’a plus d’autorité, qu’il est constamment défié. L’Etat doit rendre compte en permanence de son action s’il veut rétablir la confiance.» Donner l’exemple de la rigueur et de l’austérité, c’est, selon lui, le meilleur message qu’on puisse envoyer au peuple.

    Mohand Aziri

  10. OMAR

    Les salaires des députés et des sénateurs algériens sont calculés approximativement aux salaires des députés et sénateurs européens mais par contre ils n’ont pas leurs niveaux et ne peuvent pas faire leur travail donc pourquoi la loi du travail égal à salaire égal. n’est pas appliquée pour eux mais uniquement aux travailleurs
    Pour ce qui est du gaspillage les responsables politiques européens exécutent leurs missions diplomatiques en voyageant par train.
    On veut vivre comme eux mais on travaille pas comme eux.

  11. Abbès CH.

    Merci Docteur Douar pour nous avoir informé sur l’histoire de Tilmouni et des tribus qui ont peuplé cet espace.
    Malheureusement, aujourd’hui Tilmouni semble être un village démuni semblable au point du jour (village errih) avec des rues cabossées, des gens amorphe au regard hagard. Voilà, les conséquences de la révolution agraire qui a miné l’agriculture de la région et ruralisé la ville de SBA.
    Autrefois, les douars constituaient le grenier non seulement de la ville de SBA, mais bien de la région et plus. Ils avaient leurs figuiers, leurs oliviers, leurs arbres fruitiers (pêchers, abricotiers, amandiers, grenadiers), leurs vignes, leur volaille, leur lait, leur bétail, leur blé etc. Et avec ceux là leurs enfants sont devenus médecins, ingénieurs, enseignants dans deux écoles l’une aux m’hadides et l’autre aux khelaifia avec un seul enseignant pour les classes du cours préparatoire au CM2 réunis dans une même salle (Hommage à Bouziani et Attaoui). Tout a disparu même les vergers, et ces douars sont devenus des bidonvilles ou se mêlent insalubrité et insécurité. Tout ce qui a été fait de positif c’est l’électrification et malgré cela les anciens n’ont bénéficié d’aucun avantage alors que des gens déplacé on ne sait d’où sont installés de façon anarchique sur des terrains ayant appartenu a des familles qui ont laissé leur empreinte durant des siècles..

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