La Voix De Sidi Bel Abbes

Taxi à 50 Da : L’état se terre et laisse faire.

Une fois de plus, les citoyens de la ville et de la wilaya en général, sont victimes du laxisme de l’état, et en particulier de la commission de wilaya de transports, car depuis 2 jours, des taxieurs ont tenu, indiquent nos sources, en décidant d’augmenter le prix de la course à 50 Da. D‘autres taxieurs en grande partie n’ont pas suivit. Et c’est par voix de radio, qu’un représentant syndical demande aux usagers de porter plainte… c’est un peu «débrouillez vous» alors que les auteurs de cette action unilatérale sont connus et disent qu’ils ont raison. Notons que la majoration de 10 dix dinars revendiquée par les taxieurs, pour fixer la course à 50 DA, et en elle même discutable devant l’érosion du pouvoir d’achat du citoyen, et surtout à l’approche des charges du mois sacré de Ramadhan, mais aussi de ce début de la période estivale (fêtes, cérémonies, mariages….etc) et aussi compte tenu des prestations de services laissant à désirer. Pourtant la réglementation est bien claire, il est exigé des taxieurs la pose de compteurs ,dits taximètres, comme il est d’usage dans les grands centres urbains où la tarification s’effectue au kilomètre parcouru, mais chez nous c’est plutôt les courses de jumelage (prendre plusieurs clients à la fois vers différentes destinations), où tout simplement le racolage des clients qui s’effectue , sur la voie publique, les conditions d’hygiène sont parfois catastrophiques, l’utilisation de la musique à haut débit , le refus de certaines destinations, le mépris du client, des véhicules faisant fonction de taxis occasionnels à la faveur placés sur le toit et les portières , pour devenir par magie, des véhicules particuliers, en fin de journée. Où sont les couleurs conventionnelles, (le jaune) distinctives de la fonction de Taxi comme il est d’usage dans d’autres wilayas? Où sont les stationnements fixes? Où sont les permanences de nuits, où est la tenue réglementaire tout au moins décente. Cette profession qui s’est clochardisée avec le temps, n’assure nullement le service public qui lui est dévolu. Les services publics (directions des transports, du commerce, Daira, et APC) chargés de ce créneau doivent appliquer la réglementation dans toute sa rigueur, et ne doivent en aucun cas pénaliser l’usager lui qui revendique l’installation du Taximètre pour s’acquitter de la prestation de service à sa juste valeur. Finalement, entre le clandestin, et le taxieur il n’y a qu’un pas à franchir, et c’est toujours le client qui est le dindon de la farce dans tout ce triste feuilleton, ou l’état se terre et laisse faire.

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Posté par le Juin 29 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

8 Commentaires pour “Taxi à 50 Da : L’état se terre et laisse faire.”

  1. yahia

    C’est une nouvelle tarification du prix de la course des taxis urbains qui vient d’être mise en place depuis mardi dans la ville de Sidi Bel Abbés, une décision prise par le syndicat des chauffeurs de taxis UGCAA qui n’a pas plue aux citoyens En effet le préposé syndicat aurait partagé la ville de Sidi Bel Abbés en trois zones, dont chacune aura son tarif.
    Le tarif appliqué du centre-ville vers toutes les autres destinations a été fixé à 50 DA, alors que tout itinéraire vers une autre cité mais transitant par le centre-ville sera de l’ordre de 60 DA .La 3ème zone est la plus contestée car on allant d’une gare routière à une autre coûtera la bagatelle de 80 DA. Cette démarche jugée illégale par les responsables de la direction du transport a suscité de nombreuses réactions sur cette violation du règlement de la part des citoyens ainsi que par d’autres syndicats car à leurs yeux le nouveau syndicat UNACT n’est pas agrée par la tutelle. D’autres chauffeurs de taxi disent attendre l’application de la nouvelle tarification alors que d’autres demandent la mise en place des compteurs.

  2. lahmar sidi djillali

    yahia khouya il n’ya pas de hausse rien n’est officiel lis plius haut indignez vous c la repub bananiere je ne vais pas payer par une decision du syndicat .nous devons tous faire front

  3. chaib draa tani djamel cnasc

    vous parler de l’etat se terre et laisse faire non monsieur zouaoui,c’est les gens qui acceptent n’importe quel tarif que ce soit au niveau des taxis,par exemple j’ai remarqué dans une boulangerie a cote du souk el fellah du pain vendu a 10 dinars et les gents achetent et se bousculent,c’est n’est qu’un exemple notre societe a besoin beaucoup de savoir vivre notre population est en retard du savoir de ce qu’est le cout de la vie

  4. Haj Miliani

    L’Etat c’est qui? c’est vous et moi. Ce n’est pas une entité abstraite que l’on invoque pour nier nos manques et notre absence de civisme. Notre pays a perdu sa boussole morale.

  5. Boujrad ali

    Vous avez mille fois raison mr miliani car nous contribuons tous à la déliquescence morale en adoptant une indignation de surface et ritualisée. Les formules liturgiqes servent de paravent et de démission

  6. meghboun

    pas d’accord avec ces 2 intervenants la realite est la les usagers sont jetes en pature

  7. hamid

    les taxieurs de la ville de sba sont les plus leses de l algerie.un petit exemple a mosta la course est de 80da et 100da,a tezmouchent la course est de 60da ,imaginez une course entre l agence et benhamouda 40da 12km entre l agence et l ecole de police c est vraiment inique

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