La Voix De Sidi Bel Abbes

Tareq Oubrou,L’imam des lumières

L’œil pétillant, le geste ample et le ton chaleureux, Tareq Oubrou me reçoit avec le sourire. Habitué à arpenter tous les lieux de la France républicaine, il n’est pas un imam de cabinet, c’est un apôtre de terrain qui a pris sur des questions qui tourmentent la conscience musulmane des positions qualifiées de « courageuses », mais elles sont courageuses seulement parce que la pensée musulmane s’est assoupie et se contente, depuis des générations, de répéter un discours sclérosé qui a fini par prendre la forme de la certitude apodictique.

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C’est aussi un homme de savoir et de foi qui a le souci de semer les graines de la paix dans la population musulmane, à la recherche d’une intégration dont elle peine à trouver les clés. Certes, l’intégration des musulmans se déroule dans une société française qui a vu se dégrader ses conditions de vie : en sont témoins l’école, le logement, le travail, secteurs, à bien des égards, sinistrés dans la France actuelle. Mais Tareq Oubrou en prend acte : « Mon souci est « de faire ce que j’ai à faire, d’écouter ce qu’on me dit et de continuer mon chemin », aime-t-il répéter. C’est un homme qui a bonne presse auprès des Occidentaux et des musulmans, même si tous les musulmans ne partagent pas ses présuppositions ni ses partis-pris ou ses options. On lui reconnaît un « sens de la mesure », un souci de ne pas se confiner dans un « littéralisme aveugle » et pas davantage dans un « modernisme sans frein». On a même dit de lui qu’il était « une chance pour l’islam de France ». Pour ceux qui le  connaissent, c’est même un paradoxe qu’il ait fait tout ce chemin, marqué par des positions d’ouverture intellectuelle et spirituelle, quand on songe à sa provenance et à ses allégeances originelles. Dans sa prime jeunesse, Oubrou a eu de la sympathie pour la pensée de Hassan al-Banna, fondateur des « Frères musulmans ». Franchissant le pas, Tareq Oubrou a intégré l’UOIF, connue pour ses sympathies à l’égard de la confrérie égyptienne.Né le 31 octobre 1959, deuxième fils d’une famille de 5 enfants, d’un père directeur d’école et d’une mère enseignante, Oubrou connaît à 18 ans une expérience spirituelle et religieuse intense qui sera pour lui aussi décisive que le fut la nuit de feu de Blaise Pascal. A l’issue de cette crise, il quitte le Maroc pour entamer des études de médecine en France, mais « la main de Dieu, qui trace les destins à l’insu des hommes », en décida autrement. Au début des années 1980, il s’improvise imam à la mosquée Nour al-Mohammadî, à Bordeaux ; de 1983 à 1986, il est imam à Pau, puis à Nantes. A dater de 1987, il est imam à Limoges qu’il quittera en 1991, pour revenir à la mosquée de Bordeaux, dont il devient le recteur. C’est là qu’il prend ses fonctions au sein de la communauté al-Hûdâ, dans le quartier Saint-Michel, quartier à forte population immigrée ou d’origine immigrée. Il officie, donc, prononçant les homélies, donnant des conférences pour un public plus spécialisé, s’occupant des questions canoniques et sociales ou sociétales, en prenant en compte leur diversité, leur complexité et, surtout, en ne perdant pas de vue qu’il est « fils de son temps », et, de ce fait, comme tous les théologiens, situé dans l’abscisse de l’Occident et l’ordonnée du siècle. Ses propos et ses recherches sont fonction des conditions de l’époque, sans en être nécessairement tributaires. Fils de son temps, certes, mais non l’esclave, car il arrive que tel ou tel propos déborde la situation de son énonciation.Dans son magistère, Tareq Oubrou est affronté à des questions majeures qui concernent l’islam en Occident et, particulièrement, en France. Depuis plus de trente ans, l’islam est à la page, et il a, de surcroît, une exécrable image. Associé à la terreur, au fanatisme et à toutes sortes de violence et d’atteinte aux droits de l’homme, il est pris à partie par tous ceux qui voient en lui une régression vers des âges ténébreux et une négation du progrès, de la liberté et de l’autonomie de la personne, acquis irrévocables de la civilisation européenne. C’est, par conséquent, dans une situation difficile qu’Oubrou s’exprime : contexte délétère où à la violence des uns semble répondre le rejet des autres, où la méfiance fait que l’on s’observe, de part et d’autre, en chiens de faïence, mais contexte où se joue, que cela plaise ou non, l’avenir d’une communauté musulmane forte de quelques millions de personnes, dont l’insertion semble poser de redoutables problèmes. Les questions du voile, du foulard, de la viande halal, de la violence, de la délinquance, du terrorisme en sont le cadre. Une stigmatisation dont souffre la communauté musulmane, dans les médias et ailleurs, accompagne comme son ombre portée le séjour des musulmans en France. D’où un certain nombre de questions qu’impose l’actualité.Est-il possible que, dans la République française, avec l’ensemble des principes qui la fondent, les musulmans puissent non seulement s’insérer dans la nation mais aussi prospérer ? Et que peut-on dire à ce sujet. Je suis allé trouver Tareq Oubrou pour le sonder et lui poser cette question, dont on peut mesurer l’importance de l’enjeu : Peut-on être musulman et républicain dans une sorte de sérénité et même de joie ?  L’intérêt de la démarche de Tareq Oubrou est semblable à celui du détective anglais : « facts, facts, facts ». Soucieux de se tenir au plus près des réalités, il estime que l’intégration en est encore à l’âge des balbutiements. « Le séjour permanent des musulmans n’a pas été prévu, ni par l’histoire ni par la Constitution, si bien que nous sommes dans une configuration de l’histoire qui surprend par son caractère impondérable. Les musulmans n’ont pas non plus anticipé ce schéma-là, et, partant, ils tâtonnent dans leurs rapports avec leurs pratiques sociales où entre des ingrédients de psychologie et de spiritualité qui se mêlent avec des postures identitaires, dont les codes varient », m’avoue-t-il.Il n’y a, donc, pas de fréquence commune entre la République et ses musulmans. Ce qui ne signifie nullement que l’on soit condamné aux impasses. Mais simplement que des conditions d’une heureuse insertion de l’islam dans le tissu républicain doivent être réunies. « Les leaders religieux n’ont pas été à la hauteur des tâches », affirme Tareq Oubrou. Le travail d’accommodation, d’adaptation et d’acclimatation des pratiques de l’islam n’a pas été réalisé par les théologiens. « Un théoricien musulman, un théologien, doit maîtriser le monde qui est une partie de la révélation divine, et lire, faire l’exégèse du Coran et l’interpréter, c’est lire le monde. A cet égard, se tromper dans l’interprétation du texte, c’est se tromper de monde ». A une époque où d’apprentis-sorciers surfent sur les peurs, les angoisses et les déceptions pour engranger des gains électoraux, il est indispensable que les leaders, censés représenter les musulmans de France, soient capables de percevoir l’enjeu de chaque problème, de le prendre à bras le corps, de dessiner, à défaut de solutions, des perspectives, et d’indiquer une direction. « A cet égard, nous manquons de ces profils de leaders intellectuels. On ne veut pas uniquement des pasteurs, mais on veut des docteurs qui pensent la doctrine et les pratiques. » Dans ce contexte, les problèmes qui se posent présentent un caractère d’urgence, lesquels conduisent Tareq  Oubrou, en sa qualité de « pasteur » de la communauté, comme il le dit, à intervenir, à l’occasion, pour évoquer ces problèmes dans ses homélies. L’affaire Merah en fournissait une : « A Bordeaux, dans ma communauté, le choc a été tel que la plupart des gens ont préféré éviter le sujet. Plutôt que de se poser mille questions ou d’engager le débat comme dans le reste de la société, ils se sentaient personnellement visés, mal à l’aise et se réfugiaient dans le silence ». Tareq Oubrou a « décidé de consacrer deux ou trois prônes du vendredi à l’affaire Merah ». ll était, en effet, utile de préciser que, chez certains terroristes, l’absence de sens à l’existence conduit à faire de la religion un « alibi » et le « texte » (Le Coran) devient « prétexte ».« La frustration identitaire se déguise en religiosité et le suicide prend les traits du martyre ». Or, le vivre-ensemble, dans les différences que présente inévitablement l’humanité, ne peut se bâtir sur ces édifices-là. On ne construit rien sur la haine, et comme le disait le sociologue Durkheim, il ne peut y avoir de société sans religion, au sens où il entendait le mot religion, non pas un code moral de prescriptions, mais comme une somme de valeurs communément partagées qui soudent les groupes humains, petits ou grands. Si « le travail d’un théologien consiste à explorer la complexité pour en tirer des choses simples » à l’usage du musulman ordinaire qui n’a pas le goût des recherches spéculatives et pas davantage celui des méditations métaphysiques, Oubrou n’oublie jamais les réalités sociales. Cela signifie que, plus que les autres imams, ancrés à un islam transcendant l’espace et le temps, focalisés sur une image éthérée de l’islam, Oubrou ne perd pas de vue que  les musulmans vivent dans un temps et un siècle donnés, qu’ils ont aussi un corps et pas seulement un esprit. Il accepte de prendre en compte les réalités sociales et sociétales dans lesquelles s’inscrit l’islam en France. C’est pourquoi il rappelle que les réalités de l’islam oriental ne sont pas les mêmes que les réalités de l’islam français. Et tout bon musulman, soucieux de vivre en paix avec ses concitoyens français, ne saurait s’en dispenser.Ce qui a conduit Tareq Oubrou à se tourner vers l’islam de l’intériorité. L’islam a une apparence extérieure, le Dhahir, et une réalité intérieure, le Bâtin. Sur un ton, quelque peu badin, Oubrou rappelle que l’islam est semblable à un iceberg. Sa consistance se dissimule aux regards, échappe au visible. Le plus important en islam, c’est la quête de la pureté et de la spiritualité intérieures. La quête spirituelle est un élément-clé pour comprendre, assimiler le legs religieux dans la pluralité et même la totalité de ses dimensions. « Le soufisme, dit-il, comme dimension intérieure de l’islam, me fascine. » Aussi, n’est-il pas étonnant qu’Oubrou soit quelque peu en décalage avec l’opinion musulmane, dont il a entrepris d’ébranler les préjugés, les opinions préconçues et les traditions ankylosées.Avec une verve et une conviction mâtinée, selon certains, d’une pointe de provocation, Tareq Oubrou ne craint pas d’aborder les sujets qui indisposent, suscitant colère et émotion chez ceux qui ont des convictions bien assises et sont allergiques à tout esprit critique. Ces sujets qui fâchent, port du voile, voile intégral, nourriture halal, prière dans la rue, le fanatisme religieux, les violences, dit-il, sont « le lieu d’un bras de fer entre une minorité de musulmans, qui a pris en otage toute la communauté, et une partie des élites politiques, intellectuelles et médiatiques, qui veulent avoir le monopole de la laïcité ».Ce bras de fer se déroule dans une ambiance passionnée particulière à la France, inexistante dans d’autres pays européens où l’on fait preuve, semble-t-il, de plus de retenue. Si on ajoute à cela la question de la visibilité, d’ores et déjà, inscrite dans les faits (car on ne voit pas comment on pourrait obliger ou convaincre les musulmanes voilées de renoncer au port du voile), on a une idée de la complexité du problème. Face à cette visibilité qui suscite autant de réactions négatives, Tareq Oubrou a une position ferme et claire. Il déconseille une visibilité qui a des effets négatifs et même destructeurs sur la vie des musulmans de France. Le prix de cette visibilité est trop élevé pour des bénéfices quasi nuls. Cette perception négative de l’islam, Oubrou en voit les raisons dans la peur que suscite l’islam pour toutes sortes de raisons, objectives, subjectives, historiques, religieuses etc.. Et ce qui rend cette thématique très sensible en France, c’est que, dans l’histoire de France, l’émancipation, la conquête des libertés républicaines, ont été obtenues, qu’on le veuille ou non, aux dépens de la religion. Ce qui n’est nullement le cas des pays nordiques, par exemple, plus tolérants, car de sensibilité protestante. Les protestants ont dû conquérir leur liberté religieuse sur le catholicisme. Ce qui, évidemment, change tout. Il en est de même de l’Angleterre où on a fini par trouver une sorte de compromis entre le catholicisme et le protestantisme en fondant l’anglicanisme.Or, depuis la révolution française de 1789 et l’instauration du régime républicain, la France donne à la notion de république un sens décisif : ce qui est républicain c’est ce qui donne une assise à la société, des valeurs collectives entées sur une histoire. Dès qu’il y a des difficultés ou des séismes politiques ou sociaux, on invoque les notions de « citoyenneté », de « laïcité », de « tradition républicaine » etc.. Or, il se trouve que, d’une part, la République française traverse une série de crises, une crise politique due au discrédit jeté sur les hommes politiques, notamment dans un certain nombre d’affaires qui ont récemment défrayé la chronique, une crise qui affecte la notion de citoyenneté, c’est-à-dire sur les problèmes liés à la difficulté d’intégrer socialement et culturellement les individus, dans le cas présent, les musulmans, et une crise qui se manifeste par la perte de sens de la République dans l’espace public. Il se trouve que par leur présence, les musulmans réactivent de vieilles questions qui ont été l’objet de controverses convulsées dans l’histoire de France et qu’on croyait avoir résolues, notamment la place du culte et des rites dans la société française. Qu’il s’agisse de la question de la viande halal ou de celle du voile, Oubrou a adopté une position claire.Il considère qu’on est, en l’occurrence, dans des abus de sens et d’interprétation. En somme, on se trouve dans des pratiques qui ont reçu l’onction des traditions mais qui sont plus éloignées du sacré qu’on veut bien le dire. Dans le cas de la viande halal, il faut impérativement rappeler qu’il ne s’agit pas de sacré, que nous ne nous mouvons pas dans le signifiant « sacré », mais simplement dans l’obligation pour tout musulman de soulager « au maximum la souffrance de la bête ». Nous sommes, donc, dans la sphère de l’éthique, non du sacré, il ne faudrait, donc, pas mélanger les ordres. Oubrou rappelle, qu’en islam, contrairement au cartésianisme ou à la tradition chrétienne, l’animal est pourvu d’une sensibilité et aussi d’un degré de connaissance, donc, une conscience, et même une âme. Les bêtes, dit le Coran, forment des communautés à l’exemple des hommes. Sur cette confusion des ordres entre l’éthique et le sacré, vont venir se greffer des surenchères sans fondement scripturaire, mais qui fonctionnent comme autant de repères identitaires.Il en est de même du port du voile. Une espèce de pharisaïsme, des observations excessives et outrancières de la lettre, se sont imposées chez des musulmans zélés, soucieux sans doute de bien faire. « Alors que l’islam est une religion visant à simplifier le rapport à Dieu, les musulmans-pas tous- ont tendance à tout ritualiser ». Et cette course à la ritualisation met les musulmans en porte-à-faux par rapport aux réalités du siècle. Aux yeux de T. Oubrou, la question de la viande halal ne relève pas de l’ordre sacral: « En ce sens, les termes de ‘sacrifice’ et de ‘rituel’ sont des abus de langage ». En effet, renchérit-il, « aucun livre de droit canon sérieux ne préconise, par exemple, de tourner l’animal vers La Mecque. Selon l’école chaféite, on n’est même pas obligé de prononcer le nom de Dieu avant l’abattage ». En réalité, aussi bien le port du foulard que la question de la viande halal sont devenus des « marqueurs identitaires », et si nous en sommes là, c’est au degré de sécularisation très prononcé de la société française en particulier qu’on le doit : « Aux Etats-Unis, les musulmans consomment la viande disponible au supermarché sans aucun scrupule ».Il ne faudrait pas perdre de vue, selon Oubrou, que ce qui est primordial dans l’islam, c’est avant tout la spiritualité. L’islam est à la semblance d’une galaxie, autrement dit, il comporte une infinité de dimensions, dimension culturelle, historique, économique, sociale, sociétale, esthétique, philosophique etc.. « Si l’islam a toujours pris en considération l’histoire, l’économie et la culture dans son expression, il faut, donc, faire le tri entre ce qui relève du culte et ce qui n’en dépend pas, en veillant à ne conserver que la substantifique moelle de la religion et la « couvrir par le vêtement du moment ». C’est ce qu’il appelle faire de la théologie de l’acculturation ». Si l’on entend bien l’imam Oubrou, il faudrait réaliser un travail qui ne viserait à ne garder que l’essentiel dans les innombrables enseignements de l’islam. Comme ce travail n’est pas fait ou peu fait, la vie quotidienne des musulmans est encombrée par toutes sortes de détails qui tendent chacun à devenir indispensable, et leur vie se passe dans l’observation obsessionnelle des rites, qui ne sont, tous, ni nécessaires ni salutaires. « Moi, je prône le principe de l’orthopraxie minimaliste, les pratiques les plus essentielles avec des accommodements, des aménagements qui ont, pour effet, d’apaiser le musulman ».L’imam Oubrou envisage même les cas où le musulman n’observerait pas les pratiques cultuelles. Dans ce cas, il n’est en aucun cas retranché de la communauté des croyants, « il faudrait lui donner les moyens pédagogiques d’évoluer spirituellement pour qu’il puisse réussir sa vie universitaire, sociale, politique, économique, humaine et, même, politique s’il est engagé dans le monde politique ». L’un des problèmes, aujourd’hui, qui s’oppose à l’intégration harmonieuse et sereine du musulman, ce sont les discours sur l’islam. Le musulman est perplexe, les idées et les sermons qui circulent sur le Net jouent un rôle néfaste. « Il y a beaucoup de lieux d’émission de la religion, et, donc, on est dans un champ de compétition de discours, et le simple musulman s’y perd. » Voilà, pourquoi le discours de l’islam n’est pas audible, n’est pas lisible, n’est pas intelligible pour un nombre considérable de musulmans ». Comment pourrait-il l’être pour le non-musulman ?La solution, ou bien l’une des solutions, elle est dans la promotion d’un islam de France, ancré sur les réalités et respectueux de la société, du droit, des valeurs de la France. « Comme il y a un Coran mecquois, il y a un Coran médinois, ce qui veut dire que Dieu nous apprend que le contexte marque le message d’une certaine manière. Il n’y a qu’un Coran, il n’y a qu’un Islam, mais il y a plusieurs variantes de l’islam quant à sa doctrine, quand à son ancrage dans la culture, il y a un seul islam avec un petit i et plusieurs islams avec un grand I ». Dans ces conditions, il faut faire preuve d’ouverture d’esprit, être conscient de la complexité de la situation et pratiquer une certaine pédagogie. « Ce qui m’importe à moi, c’est de trouver les moyens d’ajuster les principes avec le contexte. Pour moi, le Coran, ce n’est pas seulement une source d’enseignement, mais une source de pédagogie et de formulation des principes dans un contexte donné. Il ne faut pas mélanger l’islam qui est puissant par ses valeurs et la situation des musulmans qui est faible de par le contexte économique et politique ; or, l’islam est taillé pour les musulmans, donc, il faut ajuster l’islam pour les musulmans ; donc, il ne faudrait pas encombrer un croyant qui ne fait pas ses cinq prières avec d’autres prescriptions. Il y a, d’abord, la foi, puis les cinq prières, puis le reste ». Il y a, donc, une pédagogie de la gradation, et si on se montre respectueux, on se donne les moyens d’en garantir le succès dans des contextes qui peuvent être différents. Au fond, me confie Tareq Oubrou, « pour l’islam, peu importe les formations sociales ou les institutions politiques. La religion musulmane a cette capacité de s’adapter, même à un contexte polythéiste. Elle s’est acclimatée à différents ordres, je ne vois pas pourquoi cette règle d’acclimatation cesserait de jouer aujourd’hui ». Tareq Oubrou ajoute : « C’est d’autant plus vrai que la laïcité française est une chance pour les musulmans. D’abord, il y a une liberté, il y a une prospérité relative, on peut prendre le temps de penser sa religion dans les pays d’une grande culture malgré les contraintes, et c’est vrai qu’il y a, au moins, deux laïcités, la laïcité juridique et la laïcité de fait. Celle-ci est craintive, car elle a toujours gardé les traces de la défiance à l’égard des religions, en général, hier, c’était le catholicisme, aujourd’hui, c’est l’islam. Et, donc, il y a deux typologies de la laïcité, la laïcité quantifiable à travers des textes, mais il y a la laïcité interprétée dans les pratiques politiques et culturelles de la société. L’islam doit prendre en considération le droit, mais pas uniquement,  les mentalités et la culture doivent être sérieusement appréciées. « L’erreur que les musulmans ont commise, c’est d’avoir négocié leur présence à coup de revendications des droits. Or, en réalité, dans une civilisation donnée, le droit est nécessaire mais non suffisant, et, donc, il faut négocier cette présence en termes de culture et de mentalités, pas uniquement en termes de rapports de force au niveau juridique ».Du reste, l’intégration des musulmans dans une république laïque est en quelque sorte facilitée par l’islam, lui-même, quand on l’interprète en fonction des réalités dans lesquelles on se trouve plongé. A la question de savoir s’il est dans l’islam des éléments qui se prêtent à la sécularisation, Tareq Oubrou répond franchement qu’il travaille sur la question, qu’elle est devenue par la force des choses l’objet de ses recherches actuelles. « Je suis en train de rédiger un texte à ce sujet, en arabe, cela s’appelle la furuqiyya, l’équivalent de la laïcité à l’occidentale, mais à partir de mécanismes théologiques et juridiques propres à l’islam. L’islam est tout à fait capable de séparer l’ordre de la foi de l’ordre du culte, de l’ordre de l’éthique, de l’ordre du juridique, du plus dogmatique jusqu’au plus positif ». Il faut bien comprendre en l’espèce la nécessité de distinguer le texte coranique ou les textes canoniques de l’interprétation, des approches, des lectures que nous en faisons, nous, êtres humains.« L’interprétation du texte n’est pas le texte, celui qui interprète le texte le fait avec une relativité humaine et non l’infaillibilité qui opprime la raison ». En islam, il n’y a pas de conciles, de magistère dogmatique, d’appareil ecclésiastique, et cela facilite la souplesse que présente l’islam confronté aux situations les plus diverses, monarchie, empire, dictature, république. De plus, « le Dieu de l’islam n’est pas descendu sur terre, ne s’est pas incarné dans une personne, il est resté dans le ciel, évitant d’encombrer le monde, et l’homme est un vicaire, il ne faut pas l’oublier ». Par conséquent, la part du musulman dans la construction de son islam vécu, mis en situation, est plus grande qu’il ne le pense. La latitude que confère l’islam est plus grande, et c’est ce qui explique, comme le dit Oubrou, que « nous ayons l’islam que nous méritons, la loi que nous méritons, le système politique que nous méritons ». L’islam insiste sur l’idée que les hommes sont les plus au fait des réalités de leur existence. Ce qui signifie que, lorsqu’on est dans l’ordre de la technique, de la réalisation, de la vie, la quête est universelle. En revanche, tout ce qui est métaphysique, la résurrection, le domaine des dogmes, est soustrait à la puissance de la raison. « La raison ne peut ni infirmer ni confirmer les réalités du monde du mystère et de l’inconnaissable, et c’est, là, l’apport essentiel du Coran, nous éclairer sur le sens de l’existence qui dépasse le visible, et il instaure des principes de connexion avec le divin à travers le culte (cinq prières, le jeûne du mois de ramadhan etc.), tout en prenant en considération le rythme social des musulmans et des aménagements, et puis, en matière de droit et d’éthique ». Tout le travail consiste, au fond, à traduire dans le langage d’une époque donnée les prescriptions, les commandements, les interdits, en les amendant, en les réformant pour se débarrasser de ce qui est irrévocablement dépassé et garder l’esprit, la substantifique moelle. « A mes yeux, le Coran fournit une théorie de la communication et de l’adaptation des principes universels et absolus dans un contexte donné, relatif ».Ce qui le montre, c’est la structure même du pouvoir politique en islam, qui contient in vivo des éléments de sécularisation. « Le calife n’a jamais été un pape, il s’occupait de deux choses, l’ordre public et les frontières, et la société vivait sa vie, le droit était conçu par des hommes démocratiquement, les hommes choisissaient leurs écoles, leurs allégeances théologiques, même si, parfois, la liberté fut restreinte, mais ce n’était pas la règle. On avait une société civile foisonnante où les gens pensaient le Coran et n’imposaient pas grand-chose sans excommunication, et on peut dire que l’orthodoxie était presque une résultante d’hétérodoxies ». Il faut ajouter que le phénomène de la sécularisation est très ancien, qu’il a commencé avec l’homme, que la laïcité française est un cas d’espèce de ce phénomène, mais, « hélas, nos intellectuels n’ont pas compris le paradigme musulman et son mode de fonctionnement au cours de l’histoire ». Le travail consiste à comprendre que la contrariété a toujours existé entre les sphères du sacré et du profane, que  « la laïcité française est issue de l’histoire convulsée du catholicisme, que, d’autre part,  la sécularisation anglo-saxonne en diffère notablement, et que c’est aux musulmans, à partir de leurs spécificités, de faire le discernement, le tri dans leur religion ». Gage d’une intégration réussie !

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Posté par le Mar 7 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

56 Commentaires pour “Tareq Oubrou,L’imam des lumières”

  1. BEN

    Pour Sidi Bel abbès , il serait plus important d’interviewer nos imams que d’aller voir ailleurs

    • BEN

      On ne voit pas le nom du journaleux qui a publié cet article ??????????

      Le premier janvier 2013, cet homme , imam de Bordeaux, était promu au grade de chevalier de la légion d’honneur. Ce dernier était décoré personnellement par le maire de Bordeaux, Alain Juppé, en présence de son conçurent socialiste !!!
      Ce que dit la presse se contredit dans le même paragraphe , je la cite : »C’est un homme qui a bonne presse auprès des Occidentaux et des musulmans, même si tous les musulmans ne partagent pas ses présuppositions ni ses partis-pris ou ses options » DONC BEAUCOUP ED MUSULMANS EN FRANCE NE SONT PAS D’ACCORD AVEC LUI. Pour que je ne sois pas trop long , taper son nom sur l’étoile et vous pourriez voir ce qu’il dit du voile et de la viande halal

  2. BEN

    C’est lui qui a dit que » les musulmans homosexuels sont des musulmans à part entière « 

    • BADISSI

      @ BEN
      merci mon frère pour ces informations ce qui m’étonne le sigle du CRIF cette association qui soutient le sionisme ,en plus il y a un ISLAM et non un ISLAM de france , nous on ne dit jamais le christianisme Algérien par exemple

      • choucha houari

        Bonjour monsieur Badissi

        Je vous invite à lire l’article

         » Des Lycéens Tchèques s’intéressent à la culture algérienne et à l’histoire de l’immigration algérienne en France »
        Cordialement
        Houari choucha

        • fethi

          il ya un rapport

          • Zakaria

            @fethi
            Débattez, détaillez , dites c’est quoi le rapport entre l’article de l’imam et les lycéens tcheques pour que nous puissions vous comprendre !!

            • madjid

              @Zakaria Mais monsieur faites un effort pour comprendre pur trouver le lien qui est perceptible A moins que vous voulez qu’on vous le montre

        • BADISSI

          @ choucha houari

          Salem a3lykoume monsieur choucha

          j ai lue votre article , que je trouve intéressant , j ai commenter vos autres articles aussi intéressant , mais je n ai pas bien saisie votre message , je pense que vous faite allusion que je devait être tolérant envers les autres ?? j ai compris de votre articles qu’on doit accepter les immigres chez nous ,je suis d’accord avec vous si ces derniers respecte nos coutumes , notre mode de vie , nos lois bien sure , car certains de ces pays que vous avez citée sont des professionnelle dans certains crimes , et si ils peuvent s’intégrer même si je n ai jamais crue a l intégration , mais un islam de france , d Amérique ect , donc on devrait nous aussi penser a un christianisme Algérien en acceptant chez nous des prêtres sur mesure , qui devront accepter nos conditions , et leur dictant leurs messes de dimanche .
          Amicalement
          sekkal mohamed nadir alias BADISSI

          • mohamed

            @badissi As tu lu la bassma chez une ancienne maquisarde ?

          • choucha houari

            Bonjour monsieur Sekkal Mohamed Nadir BADISSI

            Je voulais juste vous inviter à lire l’ article, car vous avez des critiques constructives, et j’aime bien votre style d’intervention.
            quant à cet article je ne le commente pas, il n’est pas signé.
            j’espère une compréhension de votre part
            Amicalement
            Houari Choucha

            • BADISSI

              @choucha houari
              Bonjour monsieur choucha houari et comme je l ai dit vos articles sont un atout pour la VDSBA , sachant que vous êtes un bon ambassadeur de notre pays et notre ville a l étranger , ce qui ma beaucoup marquée votre article sue les vieux émigrées , ainsi que votre aide a cette communautés de nos compatriotes , dans l attente de vos prochains articles je vous salue
              mes amitiés

  3. Arbi

    le blocage arrive

  4. BEN

    Cet imam dit aussi je le cite « Un homosexuel qui respecte les cinq piliers de l’islam, ses cinq prières quotidiennes, son jeûne du mois de ramadan… est mieux qu’un autre qui n’est pas homosexuel mais qui ne respecte pas les cinq prières, le jeûne du mois de ramadan, le pèlerinage, la zakât, par exemple. « 

  5. BEN

    le maire de Bordeaux l’apprécie beaucoup pour lui avoir glissé fort habilement dans le tuyau de l’oreille tout ce que ce grand républicain laïque avait envie d’entendre

  6. BEN

    l’imam des lumières ? êtes-vous sûr ?!!

  7. HAKKANI

    Vous avez laissé les nombreux imams Algériens pour aller voir celui là ???

  8. abbes

    @hakkkani la diversité des infos est une richesse Ne nous transformons pas en décideurs ou rédacteurs Chacun son rôle

    • HAKKANI

      @ abbes
      Êtes vous d’accord du slogan du « C R I F » (Le Conseil représentatif des institutions juives de France) qui apparait sur la photo de cet imam. Savez-vous que fait cette institution ???? JE NE SUIS PAS CONTRE LA DIVERSITE ,

      QUE FAIT LE MODÉRATEUR ???

      • madjid

        CRIF c’est une institution c’est pas la fin du monde Les populations ne sont pour rien et des choses plus graves existent monsieur

        • HAKKANI

          @majid
          je ne savais pas que les instituons juives ont des défenseurs en Algérie , et plus particulièrement le CRIF dont vous dites que c’est n’est pas la fin du monde.Ce Conseil représentatif des institutions juives de France fait beaucoup de mal à vos frères Palestiniens , dites moi qu’est ce qui est plus grave que ça.
          De plus je ne vois pas l’utilité de cet article ni de cette étoile de David en premier plan de la photo de cet imam marocain

  9. BEN

    Le CRIF a fait du mal et fera du mal a tout musulman et même aux non musulmans qui sont contre le lobby juif
    Il serait bien de changer la photo de cet article

  10. houari

    Les hommes de paix qui contribuent à l’union de l’humanité se font de plus en plus rares, ils ont laissé le champs libre pour des sanguinaires qui justifient leurs actes par des jurisprudences fondées sur l’Égoïsme.
    La liberté d’expression et le dialogue devront être les clefs pour régler les conflits loin de ces guerres qui ne rapportent que le malheur à l’humanité entière.

    • HAKKANI

      @h
      Il n’ y a pas de paix avec ce genre personnes car leur plan c’est de vous détruire à moyen ou long terme, car les sanguinaires ce sont eux, ne croyez vous pas que vous êtes loin des conflits , même notre pays est concerné et croyez moi il y a des yeux qui l’épient ,
      Il faut « Le mieux, à la guerre, consiste à attaquer les plans de l’ennemi ; ensuite ses alliances  » donc sans être sanguinaire combattre ce genre d’article que je prends pour éxemple

  11. Houari

    Si Hakkani
    Le sujet parle de Tarek oubrou ou bien du CRIF , je vois que le débat a été dévié de son contexte initial.
    Bonsoir

    • HAKKANI

      @Houari
      Non la photo fait part entière du sujet. Ne voyez-vous pas l’étoile de David? AVEC INSCRIT EN GRAND « CRIF » juste derrière le visage de cet imam qui vient de recevoir la légion d’honneur.
      Donc je ne suis pas H.S
      Veuillez lire les propos de cet imam et vous allez comprendre mon point de vue.
      Bien courtoisement

  12. khiwani

    Je vous salue khouya houari Je ne vois pas pourquoi on fait cela?

    • HAKKANI

      « Si l’adversaire est coléreux, provoquez-le ; méprisant, excitez sa morgue. Dispos, fatiguez-le ; uni, semez la discorde. »

  13. Houari

    J’ai assisté à une de ces conférences à Marseille , ayant sujet le Coran, comme Livre, comme Révélation divine destinée à l’Homme, comme Parole vivante, s’adressant, constamment, à chacun et à tous.
    La première conférence intitulée  » Le Coran, la modernité et l’ijtihâd  » de Tareq Oubrou. La deuxième intitulée  » La dimension spirituelle dans la Révélation  » de Patrick Laude. La troisième (en partie) intitulée  » Les commentaires du Coran du cheikh Ahmad al-‘Alâwî  » de Denis Grill.

    • HAKKANI

      @ Houari
      Et alors ??
      Que dit-il sur l’homosexualité ???
      Que dit-il sur le Hidjab??
      Bien courtoisement

      • Houari

        Les deux thèmes n’ont pas été abordés lors des débats.

        • HAKKANI

          @Houari
          Vraisemblablement vous êtes à Marseille , je vous inviterai alors de le lire et connaitre ses idées dont je ne suis pas d’accord( je ne suis pas imam bien sûr)
          Je suis de Bel abbès et j’ai bien aimé qu’ils fassent un article sur un de nos nombreux imams de cette ville. SINON POURQUOI la voix de sidi bel abbes a été créee?
          Très bonne soirée à vous

  14. HAKKANI

    @Houari
    Est ce que le docteur Denis Gril était à côté de l’imam Oubrou ??
    Cordialement

  15. Zakaria

    Un article écrit par OMAR MERZOUG , que la voix de sidi bel abbès , peut être, sans le savoir lui fait de la publicité sur le dos de notre religion.Ce journaliste du bled faisant ces études supérieures en France commence à manger avec le loup et pleurer avec le berger

  16. merwan

    C’est mon premier commentaire, mais je trouve plutôt naif, pour ne pas dire autre chose de balancer comme cela un article assez développé (comme un catalogue de vente) et d’origine inconnue, probablement d’un journal français sur un illustre inconnu, présenté comme l’Imam des lumières (excusez la modestie), avec sa photo et en arrière plan, sur une bibliothèque et couvrant des livres religieux sûrement musulmans, le sigle du CRIF avec bien entendu l’étoile de David (vérifier s’il ne s’agit pas d’un montage), avec dans le texte que cet homme du culte s’est improvisé imam au début des années 80; ce sont des « associations » qui ne sont pas anodines, des liaisons qui ne peuvent pas être innocentes. Enfin, c’est l’islam maison, lisse, tel que le voudrait Juppé et consorts. Manipulation, je respecte toutes les fois et je ne suis pas antisémite

  17. Monsieur

    Mr Choucha le premier festival international de danse populaire etait sous la houlette de Hocine Aberkane avec le wali Bedoui j’etait interprete de delegation devant le wali

  18. K/faraoun

    Pourquoi salir un imam avec une photo pareille . Est-ce que les lois françaises sont compatibles avec l’application de la charia islamique en france ?Est-ce que l’islam et la charia islamique sont appliqués dans le monde arabe?Est-ce que les chrétiens peuvent appliquer leur religion dans le monde musulman? La france est un pays de la liberté des cultes alors estimez vous heureux que l’islam est la deuxième religion de france .

  19. madjid

    Enfin un lecteur réaliste qui a saisi le sujet en ligne

  20. mohamed

    Donnez vos leçons ailleurs et puis vous vous cachez Vous n’avez pas pipé un mot cela est certain Vous devriez lire revue de presse.

  21. Omar

    je me demande si vraiment on applique (notre religion) qu’est l’Islam et si c’est le cas comment est-ce possible qu’on soit dans la m……………? Comment se fait-il qu’on est roublards,corrompus,corrupteurs,menteurs,sales,cupides,arrogants,grandes gueules de crocodiles et venin de cobra.C’est incroyable la plupart des musulmans quittent leur pays pour y vivre dans les pays non musulmans et le plus beau c’est qu’ils exigent qu’on leur octroient des droits qu’ils ne peuvent obtenir dans leur propres pays qu’est de confession musulmane mais pas l’inverse? Alors à chaque fois on trouve notre soi-disant ennemi qu’est le Juif certes mais y’a pas un seul pays où les Juifs excelles dans tous les domaines Ils voient tout ce qui se passe à travers le monde en particulier le mode arabo-musulman,bouches cousues mais ils agissent quand il le faut peut importe ce que les médias écrivent c’est causes toujours tu m’intéresses nous autres on se détruit à grande doses de haine, et on n’arrête pas de s’enfoncer vers les ténèbres,ça me fait rappeler la planche le clou et le marteau à deviner.

  22. houssine

    De facto un anonyme est a censurer Vous vous pasez pour des défenseurs d ‘une cause ignorée Alignez deux mots n’avance pas

  23. Amirouche

    Chapeau bas à la voix de sidibelabbès pour la photo
    Elle est plus belle et plus jolie maintenant

  24. Imène

    pratiquement tous les immams, recteurs de mosquées, ou prédicateurs établis à l’étranger ( en france particulièrement ) sont tenus de prôner un discours modéré, conciliant, réducteur allant parfois jusqu’à dénaturer certains préceptes de la religion ( lire certaines positions de mr.oubrou, largement controversées d’ailleurs ). L’islam en occident est perçu comme une religion rigoriste, sectaire, sclérosé..pire encore ds l’esprit de la grande majorité, le terrorisme international est musulman !!! le rôle de ces prédicateurs est de réfuter la lecture littérale des textes sacrés , d’assouplir ces preceptes, les « moderniser  » les rendre compatibles avec la société laique et républicaine ds laquelle des millions de musulmans y vivent : pas de signes religieux à l’école ? tres bien , on va abroger le voile islamique ! le vrai hijeb est ds le coeur,( la pudeur)..mr.oubou évoque une  » prescription équivoque et mineure « ..que le système financier international est basé sur le  » riba  » ( les intérêts) pas de problème ! on va à coup de fatwas modernes , rendre licite l’usure , le riba..! en clair : pour que les musulmans soient parfaitement intégrés ds ces pays d’acceuil ils doivent fondre ds le modèle civilisationnel occidental..avoir une  » visibilité discrète  » dira mr. oubrou.
    pour le sigle du crif , en arrière plan, qui a suscité la polémique parmi nos amis forumistes: rien d’alarmant ! pour être un prédicateur des lumières il faut impérativement cesser de diaboliser israel, exhorter les musulmans (via des fatawas modernes ) à pacifier leurs relations avec les juifs, promouvoir le dialogue des civilisations..le djihad ? la libération d’el aqssa ? Annulés . l’action, la resistance des fidayines ds les territoires occupés est synonyme de terrorisme, les agressions et crimes permanents de l’état hébreux à l’encontre des populations arabes c’est juste de…. l’auto -défense !!! c’est comme ça .

  25. ya mma!

    J e voudrais juste informer les lecteurs que SBA a eu un grand imam en la personne de monsieur FEKIH moukhtar recemment décédé en france et inhumé à SBA .
    allah yerrahmah était parmi les meilleurs étudiants de l’UNIVERSITE D’ ORAN il était connu par son intelligence ,sa simplicité et sa culture trés vaste en plus de ses connaissances théologiques .
    En classe de terminale M ,il parlait déjà 3 langues ( le russe qu ìl a appris par lui – même et le programme d’études quìl se préparait lui même en avance ,en été,afin d être parmi les meilleurs .
    Il aurait aidébeaucoup de belabbesiens en France et aurait participé à beaucoup de colloques et de rencontres …………..
    IL est décédé il y à peine 01 mois .

  26. Karima

    Salem
    En ISLAM l’homosexualité est un un grand, peché; regarder comment ALLAH a anéanti, noyé et détruit le peuple de LOTE dans le Coran.
    Salem

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