La Voix De Sidi Bel Abbes

Souviens-toi du jour de ton mariage ? Un samedi du siècle révolu !

Le mariage, l’alliance sacrée en vue de toutes les religions, pour une simple raison, il garantie la régénération de la création devine, l’être humain.
Le désir profond de ton fils est d’avoir une épouse à ses cotés, mais à nos jours ce beau rêve ne se réalisera pas sans embarras, quand tu habites un logement F 3 dans un bâtiment, le plus grand embarras reste l’endroit où accueillir tes convives qui seront nombreux probablement?
En général, deux solutions vont frictionner ton esprit, soit tu dresseras une ou deux tentes en bas sur la plate forme de l’immeuble où tu habites mais cela reste certainement spécifique aux cérémonies mortuaires, la tente est installée instinctivement et bénévolement grâce à la philanthropie et la complaisance des braves voisins. Ou bien tu feras simplement comme tout le monde, tu loueras une salle des fêtes avec toutes ses commodités et son confort, repas servis, dj, photographe …mais surtout sois prés à désemplir tes poches et les poches de tes proches, frères ou fils.
Quand tu réserveras la salle des fêtes souviens-toi bien du jour de ton mariage, un samedi lointain du siècle révolu parait-il !
La vie était si simple également les épousailles , souviens-toi surtout de ta nuit de noce , quand tes amis se rassemblaient au banquet installé à la place Carnot en buvotant à volonté la limonade Zaazou et vers 09 h du soir le cortège d’une dizaine de véhicules se dirigea vers ton domicile, faisant d’abord le tour du centre ville ,sans manquer le P’tit Vichy et la rue de la Macta ,tu était assis dans une 404 ,dernier model à double compteur ,chef de file de ce cortège ,les klaxons résonnaient de plus en plus un bruissement annonçant l’arrivée peu à peu de Moulay soltane vêtu d’un burnous blanc .
Tu descendis de la voiture, le chaperon du burnous te couvrait le visage, escorté par ton Ouzir, habituellement un proche intime qui te fit rentré dans ta chambre pour rencontrer pour la première fois vraisemblablement la sage dame qui est à tes cotés maintenant, la mère de tes enfants. Tout cela se passait dans une ambiance de détonations de baroude et de stridulations de youyous réalisant une symphonie typiquement algérienne.
Dehors dans la rue ,tout le monde était là-bas pour ne pas manquer la soirée musicale animée par Cheikhates , au coin sur un podium il y avait El Guelaili ,El Ghessasbi et Cheikha qui chantait et sur la piste la danseuse frétillait en suivant le rythme du ghellal sans oublier le Berrah qui entrecoupait à maintes fois les musiciens en annonçant une offrande faite d’une somme d’argent ( un billet de 10 da valait trop ) de la part d’un ami contre un autre et ainsi la rivalité commença entre les amis dans un climat affectueux et plaisant jusqu’à l’aube.
Souviens-toi des cartes d’invitation (aujourd’hui les sms suffisent) sur lesquelles eut inscrit : monsieur -ton père- a le plaisir de vous faire part du mariage de son fils qui aura lieu le samedi ……à 20h et le repas de noce le dimanche à midi.
Souviens-toi des plus infimes détails de cet espace de temps révolu mais attachant dont personne ne pourra omettre le sien .
Souviens-toi et ne fais pas surtout de comparaison entre le mariage d’antan et celui d’aujourd’hui ,dissemblance absolue .

NB: la photo de la une est celle d’un mariage en 1965 d’un belabbésien encore en vie et elle fut prise dans la place 1 novembre 1954 (ex carnot) comme le souligne comme lieu, notre ami DR Douar que nous invitons a nous rejoindre dans la future rencontre de BESSMA NET                                                   (par Kadiri.m)

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=17261

Posté par le Oct 19 2012. inséré dans ACTUALITE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

28 Commentaires pour “Souviens-toi du jour de ton mariage ? Un samedi du siècle révolu !”

  1. kaddous cv sba

    La voix de sba avec ces sujet toupie hami mariage d »antan nous enchante et je vois bien que notre journal a pris de l’ampleur , mes remerciements au docteur Douar.

  2. Benhaddou Boubakar

    ca c’est une surprise de taille de notre ami DOUAR qui nous a plongè encore une fois dans l’oubli qui est reel et vraisemblable! pas de comparaison ,sinon les mariages d’antan sont meilleurs a mon simple avis; a vos claviers lecteurs! merci docteur!

  3. Mme mostefoui SAB

    Bonsoir mes condoléances a la famille Boularras suit décés de .mostefa le prof de biologie végétale et un mot pour saluer monsieur Douar et pour lui dire que oui les temps ont changé et les exigences sont trés grandes Les mariages ruinent de nos jours.merci monsieur

  4. gherbi sba

    merci pour nous rapeller les bons souvenirs et de faire la comparaison matérielle

  5. ghosne elbane

    bonsoir les amis, quel beau sujet Mr Douar et combien étaient beaux les mariages d’antan et combien sont beaux les mariages très couteux d’aujourd’hui (traiteurs et j’en passe…)mais je souligne au passage que les mentalités ont bien changé puisque les gens veulent se montrer s’exposer ils sont matérialistes alors que le mariage c’est l’union de deux coeurs pour le meilleur et pour le pire!!! que du bonheur pour les futurs……

  6. candide

    Trés belle photo !!!! Sba d’antant,il y avait de la joie et il faisait bon vivre.Je crois avoir pu reconnaitre,Smahi cpa á côte de lui Benali?? Attouche en costume clair et lunettes noires ?? Kacem « le Steve Reeves de Sba??

  7. Un parmi d'autres

    Ah! Les mariages d’avant étaient d ‘une joie inégalable et ceux d’aujourd’hui sont iniquement basés sur les moyens financiers et matériels ‘et à qui loue la meilleur salle et le meilleur DJ et le lendemain on sort les mouchoirs pour pleurer grand-mére la monnaie donc après la fête c’est la défaite .
    Avant la solidarité était présente et aujourd’hui les rapaces sont présents.
    Les fiançailles de l’époque duraient 7 jours et aujourd’hui ça ne dure que 3heures le temps d’un héné dans la paume de la main.
    Signe extérieur de richesse à la fausse bourgeoisie .
    Les mentalité ont évoluée mais dans le sens inverse .
    « Style moi je « 

  8. Nasri

    Salam
    En effet, si certaines traditions ont perdu de leurs valeurs d’antan. Mais n’empêche qu’aujourd’hui on respecte scrupuleusement les règles de la tradition quand il s’agit de cérémonies de mariages. Le rassemblement familial et le recours aux rites sont de rigueur lors de ces occasions et sonnent comme une sorte de commémoration nostalgique du passé.
    Merci Docteur pour ce sujet nostalgique.

  9. a.Dennoun.

    Bon sujet et belle photo. une douzaine dont je me souviens mais pas leur noms,je vois Attouche,Ourred Benaji,AEK el ‘Gat’, Smahi
    Certainement le mariage d’un cheminot car,il y a plusieurs personnes sur cette photo qui travaillaient aux ateliers de la gare.
    A.D

  10. giselle de Marseille

    beau texte des souvenirs qui reviennent

  11. nabila t sba

    En parlant avec ma mére.j’ai trouvé des échos similaires sur ces mariages d »antan.la joie durait des semaines et tout le monde était heureux avec moins de matériel et d’argent des fois jété a la fenetre.

  12. sans reproche

    En milieu rural, duquel nous sommes tous issus et dont nous tirons tous notre substance et notre sève nourricières (cela va sans dire, cela ira encore mieux en le disant), les fins de semaine étaient animées par les noces de untel ou untel, et à cette occasion tout le village s’invitait aux festivités, en toute simplicité, sans protocole aucun.
    Les femmes étaient conviées à un repas à midi, se défoulaient entre elles, en espace clos, puis rentraient à la maison, dare-dare, avant la tombée de la nuit. Point de caméras. Ni de photographes. Pas de pièce montée. Ni de DiJi (?). Ni de tenues fastueuses (et fastidieuses) que l’on s’évertue à porter pour exhiber ses coûteuses toilettes ? Non, mais et puis quoi encore ?
    Pour les hommes, c’est le soir venu que les réjouissances commençaient. Ce rituel était de rigueur. Il ne pouvait en être autrement. A même le sol tapissé de nattes de fortune sur toute l’étendue empruntée à la voie publique pour un soir, les gars du pays faisaient la fête. Elle débutait par la collecte des dons que pouvait faire chacun des présents à la famille du marié, selon ses capacités financières. Très beau geste de solidarité, très noble. Mais attention, un prêté pour un rendu, sans tergiversation aucune. Quand viendra ton tour de m’aider comme je l’ai fait pour toi aujourd’hui, il faudra mettre la main à la poche. Faute de quoi ….. Allah yestor(!) : les hostilités partaient très vite. Car on dressait séance tenante la liste des généreux donateurs d’un soir. Et qui était désigné pour consigner tout cela, pour la postérité, sur un cahier d’écolier acheté le matin même chez Si Charef El Kherradji (Allah yerhmah) l’honorable épicier -en ce temps là les commerçants savaient être respectables-? Nous, bien sur : les deux ou trois privilégiés qui avions la chance de poursuivre nos études au grand lycée de la ville. Nous étions choisis parce qu’on ne doutait ni de notre honnêteté ni de notre compétence (sic). N’étions nous pas nourris à la bonne, la très bonne école ? Et d’abord l’éducation et les enseignements prodigués par nos parents.
    « Cent douros de la part de Bouchentouf Djillali ould Kaddour, Dieu vous le rendra ! Cent cinquante douros de la part de Bakhti Kouider ould Boucif, Dieu vous le rendra ! Cent douros de la part de Boutaleb Cheikh ould Zouaoui, Dieu vous le rendra ! Mille douros de la part de Chérifi Belkacem ould Amar, Dieu vous le rendra ! » Nous nous chuchotions à l’oreille : »Celui là, il a des sous, ça doit être un émigré. Ou peut être travaille-t-il au Sud dans La Compagnie pétrolière ». Ce à quoi je rétorquais : « Marque et t’occupes pas ! Tu risques de nous déconcentrer jusqu’ à oublier de noter quelques uns des cotisants et c’est la honte ! » Et à la fin de ce cérémonial le « berrah » annonçait le total des dons. Dieu soit loué, il correspondait à ce que nous avions scrupuleusement consigné. L’honneur et notre réputation étaient saufs. Le bilan était généralement salué par les youyous des femmes. Si stridents qu’ils pouvaient l’être, ils n’étaient pas aussi appuyés que ceux qui allaient retentir tantôt à l’annonce de l’accomplissement du devoir conjugal par le « sultan » d’un jour.
    Pour services rendus, les remerciements de nos hotes d’un soir étaient déjà notre récompense et ils nous suffisaient. Mais, bonheur suprême, nous étions invités à prendre place au devant de la scène, sous les projecteurs, parmi les grands, pour ne rien perdre du spectacle : il consistait en des déhanchés exécutés par une danseuse- grue venue avec sa troupe de la ville, relayés par des mélodies interprétées par une autre illuminée de la même bande, vite écartée par l’intrusion de Bachir qui, à la demande générale, va s’emparer du micro et, accompagné par les « musiciens prétendument professionnels » , va entonner les airs dont les villageois raffolaient. Tant et si bien que le maigre pécule servi à ces ouvriers agricoles par le domaine autogéré au titre de leur salaire passait, en une soirée, de leur porte monnaie aux mains expertes de ce berrah-chef -de- troupe venu de la ville ou plutôt sorti tout droit de l’antre du diable.
    La fête n’était que très rarement interrompue à cause d’une bagarre entre mâles car les gendarmes veillaient au grain et les costauds de la fratrie -élargie exhibaient ostensiblement leurs bâtons et leurs biceps pour dissuader quelque ivrogne qui serait tenté de f… la pagaille et faire éteindre les lampions de la soirée. Ce qui serait déshonorant pour la tribu entière et constituerait une tache indélébile qu’ils traîneront comme un lourd fardeau leur vie durant.
    Et c’est au petit matin, après que les clameurs se soient tues, que les gens rentraient chez eux avec la gueule de bois, ceux qui se sont gracieusement servis auprès d’une des trente caves à vin du village et même les autres abstinents. Nous, adolescents, ne faisions partie ni des uns ni des autres, parce que nous nous sommes discrètement éclipsés à la faveur d’une panne d’électricité vite réparée par quelque bricoleur.
    Demain sera un autre jour.
    De nos jours, les choses ont terriblement changé.
    * les faits sont réels, mais les personnages sont le produit de pure fiction.

  13. lecteur assidu

    Salam frère sans reproche.c’est tout simplement beau cette narration captivante des fêtes de mariage !

  14. Mémoria,

    Top niveau frère Sans Reproche !

    Vous restez un écrivain algérien-Comme Bouchentouf Ghalem-de cette « Réserve patrimoniale » qui n’a pas encore livré tous ses secrets…
    Je ne vous cache pas Si Benyahia que vous me rappelez dans votre commentaire le style de l’écrivain Yachar Kemal,l’un des meilleurs auteurs turcs contemporains,écrivain entre autres du best seller « Mémed le Mince » en 1955.
    Je ne sais pas si un autre itinérant , Si Kémal , sera de mon avis !
    Salutations !

  15. gherbi s sba

    Et vous si memoria vous manquiez d’inspiration ou quoi khouya..on a eu a vous lire et on est fier de vos écrits

  16. gherbi sba

    Alons vous ne pouvez pas etre aussl grand pour nous dire vieux ; un ancien d »el haoués pas de leclerc pas évident cetequsetiond »age (rires..bone fin de journéé.

    • Mémoria,

      Ce qui me désole Si Gherbi en tant que quinquagénaire non endurci…,c’est toute cette pépinière de talents originaires de Sidi-Bel-Abbès et sa région profonde qui aurait pu être cette élite locale qui nous manque aujourd’hui terriblement.Et je parle de ces camarades des lycées d’El Haouès,Azza et En Nadjah que nous connaissions étant jeunes,et qui ont quasiment disparu de l’espace public pour ne pas dire de la place publique du 1er Novembre 1954(ex Carnot)….Ces « zombies »…(terme qui n’est aucunement péjoratif pour moi) ont été absorbés par les secteurs de l’administration,des services publics et privés,bouffés par …l’Etat souverain et sécuritaire,laminé(e)s par les travaux domestiques et le régime patriarcal/matrimonial pour nos soeurs et fines plumes dont nous nous rappelons même plus les parfums d’adolescentes…Gâchis terrible pour des plumes(et je sais de quoi je parle!) et des styles qui séchèrent sur l’autel d’une intégration/banalisation au nom d’un socialisme de fonctionnariat cultivant la seule allégeance aux familles d’apparatchics qui configurèrent la généralisation du népotisme pour l’avènement d’une république monarchique et bananière pour se mettre à niveau avec la mondialisation…
      Combien de poètes,écrivains,génies potentiels furent lancés par le lycée El Haouès (que j’ai fréquenté) tels des météores ,puis ce fût la nuit boréale…parce qu’ils furent mal orientés,désorientés puis plus tard « cassés » par les appareils…Peu échappèrent à l’hécatombe et la majorité se « déperdit » à l’étranger…Gâchis culturel certain qu’il sera difficile de justifier aux nouvelles générations(nos enfants)…

      Cordialement !

  17. Un parmi d'autres

    Bayard fut le chevalier sans peur et sans reproche lui de la région du Dauphiné .
    Or nous constatons que nous avons un Bayard avec nous Sans Reproche et surtout Sans Peur puisqu’il nous narre sans aucun contour des histoires et scènes que nous avions connu .

  18. un parmi d'autres

    La chanson qui me ramène à l’année 1971 par un mois d’AOUT je célébrais mes fiançailles en ce temps là les fiançailles duraient 7 jours et cette chanson me procure que du plaisir.
    E t je pense à mon vieil ami Dziri Kadri qui a égayé cette belle fête je ne l’oublierai jamais et repose en paix Kadri.

  19. sans reproche

    Mémoria, lecteur de la VSBA, lecteur assidu, Gharbi sba, un parmi d’autres, merci de votre gentillesse. Votre sollicitude me touche, vraiment. Je ne mérite pas autant d’égards. Les éloges doivent revenir à nos ancêtres qui ont façonné ces traditions. Je n’ai fait que restituer, avec plus ou moins de bonheur, quelques unes de leurs facettes.
    Et en retour, je vous livre la suite de cette chronique :
    …………………………………………………………………………………………………..
    Demain sera un autre jour. Le « sultan » d’un soir devra vite redescendre sur terre. Après l’euphorie d’un jour, peut être deux, trois au plus, il devra retourner aux champs pour la taille de la vigne, le débroussaillage aux pieds des ceps, les labours et d’autres travaux aussi harassants les uns que les autres. Et le voyages de noces ? Mon œil !
    De nos jours, les choses ont terriblement changé.
    Nous avons abandonné nos repères et les valeurs dont nous nous sommes nourris et nous leur avons substitué des comportements et des attitudes venus de nulle part. De chez » Marianne », de chez « la perfide Albion », de chez  » l’oncle Sam », des « pyramides » ou des  » bords du Gange ». Ou de toutes ces échoppes simultanément. Les Algériens marchent sur la tête. Ils ont transformé littéralement leur manière de vivre, de manger, de s’habiller, de célébrer leurs fêtes familiales et religieuses.
    La cause : le pétrole qui coule à flots, cet excrément du diable qui incarne tous les malheurs de la nation arabe et qui attise les convoitises des Occidentaux. L’ Etat, grâce aux immenses possibilités financières dont il dispose a lancé de vastes programmes de développement dans le logement, les routes, l’alimentation en eau potable, l’éducation et la formation, la santé, les infrastructures dédiées à la jeunesse et au sports, à la « culture ». Tant et si bien que n’importe quel quidam, jadis travailleur de la terre –noble métier- s’est converti en entrepreneur de bâtiment. Ou l’autre, hier manœuvre ordinaire chez Fraquito le sympathique pied noir, un petit artisan maçon. Très facile : il restaure sommairement une vieille brouette, achète quelques pelles et pioches et s’en va proposer ses services au décideur du coin, élu local ou petit administrateur territorial. Il obtient de lui qu’il lui confie un marché de construction de quelques logements ou salles de classes sans qu’il prenne la mesure de ses compétences parce qu’il aura, au préalable, picoré dans sa main. Outrageusement. Peu importe si le chantier est mené à son terme ; l’essentiel étant que tous se sucrent et s’enrichissent sans le moindre effort et sans délais. En peu de temps, l’émergence d’une caste de  » nouveaux riches » ou plutôt d’ « anciens pauvres » est apparue : le berger est devenu roi, ce qui ne devrait pas nous offusquer outre mesure. Mais c’est que, dans l’intervalle, le roi est devenu berger !!! Avec la bienveillance de l’Etat dirigé par des partis croupions. Alors, là, ça ne va plus !! Ils vont se mettre à imiter la grenouille qui jalousait le bœuf de sa grosseur et adopter des modes de vie, de penser, de faire qui sont dans l’exact contraire de ce que faisaient nos ancêtres. Vous les reconnaîtrez, notamment, à la manière dont ils portent leurs lunettes de soleil de pacotille : au milieu de leur boite crânienne désespérément vide.
    S’agissant des cérémonies de mariage, par exemple puisque nous en parlions, c’est à midi entre prétendus mâles que les hommes répondent à l’invitation d’aller se goinfrer. Tandis que leurs épouses et leurs filles vont attendre la tombée de la nuit pour se réunir : les hommes à la mi journée et les femmes le soir et une grande partie de la nuit. Aux femmes les joyeusetés à des heures indues et aux hommes le baby-sitting. Je te dis pas la robe blanche, la pièce montée et le diji (comprendre disc jockey) : oui mossieur !! Pendant que les maris torchent leurs rejetons et leur
    préparent le biberon, mesdames font la fête et ne rentrent chez elles qu’après la prière du fadjr annoncée par el adhan qu’elles n’auront même pas la décence de respecter en baissant le son des hauts parleurs. Ces hauts parleurs, tous décibels déchaînés, auront importuné le voisinage toute la nuit ; empêchant les gens de dormir. Au petit matin, elles traînent leurs valises à roulettes contenant les toilettes qu’elles n’ont eu de cesse de changer toute la nuit et avant d’atteindre leurs demeures elles se font agresser par des malfrats qui vont les dépouiller de leurs bijoux ! C’est pas la justice divine, ça ?? Nos papas (Allah yerhamhoum) ont eu, quelque part la chance d’être partis avant d’avoir vécu ces choses étranges.

  20. sans reproche

    errata: lire « à la jeunesse et aux sports » au lieu de « à la jeunesse et au sports ».

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