La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbés: Visite chez la Moudjahida Denoun Yamina dite Malika

nous avons retardé pour la publication de cette visite de nos amis de l’APPS   chez la Moudjahida Dennoun Yamina dite MALIKA effectuée dernièrement pour la faire coïncider avec la commémoration de la journée du  20 Aout journée du Moudjahid qui aura lieu demain ou des programmes locaux et nationaux sont arrêtes. et vu que des commentaires furent déjà entrepris dans facebook nous avons procédé a la fermeture de ces derniers a notre niveaux.

UNE MOUDJAHIDA AUTHENTIQUE BIEN DE CHEZ NOUS, Mme DENNOUN YAMINA dite MALIKA
ALLAH AYTAOUEL FI 3MOURHA.

Il nous arrive tous, quelque soit notre attitude, notre comportement ou notre personnalité, de vouloir mettre en lumière un personnage qui le mérite et qui est dans l’anonymat dans cette société qui ne vit et ne respire que par le matériel, oubliant ses valeurs fondamentales, ses principes et sa grandeur qui la singularisaient des autres peuples : la reconnaissance du modeste quand il illumine sa personne par le sacrifice pour autrui et surtout pour la patrie. Quand la proposition m’est venue des A.P.P.S d’aller rendre visite à cette grande DAME ,militante de la première heure de la cause nationale vivant dans l’anonymat et satisfaite de sa condition malgré son statut de véritable moudjahida et de surcroît sœur de notre ami DENNOUN ABDELLAH ,j’ai de suite été emballé et la seule inquiétude qui me taraudait l’esprit est de savoir si l’idée que je trouve géniale et justifiée ,allait recevoir l’aval de cette belabésienne de souche, timide ,discrète et très chaleureuse en plus.
L’A.P.P.S ayant fait le nécessaire auprès de l’intéressée qui ne pouvait refuser juste pour honorer le principe sacré de l’accueil qui reste intact chez cette bonne famille. Une délégation d’une dizaine de personnes firent le déplacement chez cette formidable dame très attachée aux traditions et le savoir vivre d’antan qui ne signifient pas forcément accueillir dans le faste mais mettre en avant l’essentiel : la chaleur humaine et la courtoisie qui singularisaient la famille bélabésienne : L’ACCEUIL DU DAYF qui dans notre jargon populaire dit : DAYF AYJIB KHAYRAH M’3AH. La DAME en question, comme annoncé dans le titre, est YAMNA comme aiment l’appeler ses proches et MALIKA son pseudo de la révolution, d’un age avancé mais lucide et très alerte au point qu’elle a conquis notre admiration et notre respect pour les détails qu’elle nous fournit sur sa participation à la guerre de libération nationale. Nous sentions une certaine fierté dans ses propos malgré le sacrifice accusé par tant de souffrances et de chouhadas tombés au champ d’honneur qui ne s’est pas traduit sur le terrain de la liberté par l’équité et la justice, fondements de notre lutte. Le peuple algérien, dit-elle en aparté, vit la disparité dans la répartition de la richesse et certaines de nos contrées dans le sud de SIDI BEL ABBES, n’ont pas encore connu l’indépendance ; leurs conditions de vie ressemblent à ne point se méprendre à la période coloniale, en plus de leur endurance des affres du terrorisme qui a anéantit leur espoir de voir leur situation s’améliorée. Une femme généreuse et très optimiste malgré tout, qui aime beaucoup son pays et les gens en général. Son seul souhait est de voir son pays sortir du sous développement et connaître la vraie démocratie pour permettre à tous ses enfants de vivre heureux et de justifier tous les sacrifices humains jusque là consentis par les valeureux martyrs pour consolider son indépendance. El Hadja YAMINA, bien qu’elle rêve de disposer juste d’un passeport pour accomplir un voyage à la Mecque avant de disparaître de cette terre qu’elle a conquise dans la torture et la souffrance,fut très honorée et heureuse de notre visite et elle n’arrêtait pas de nous inciter à goûter de ses préparations qui nous rappelle le bon vieux temps (GATEAUX ,sfouf ,thé,café et boissons fraîches ). Pour ceux qui ne la connaissent pas ,Mme DENNOUN Kheira est moudjahida de la première heure ,sacrifiant sa jeunesse et sa condition d’infirmière ,pour s’intéresser dès son jeune age à la politique puisque qu’elle se rappelle des discours de FERHAT Abbes incitant les autochtones à se mobiliser et prendre conscience de leur condition de vie et c’est alors que son père dit le colonel patriote et en homme avisé prit le commandement d’un groupe de militants ,encouragés par les communistes et à leur tête le maire JUSTRABO,qui leur facilita l’organisation des réunions à « DAR EL 3ASEKRI >>.La première action de notre valeureuse dame fut la confection d’un drapeau orné de perles ,comme on aimait à le valoriser ,et qui se trouve d’ailleurs exposé au musée du moudjahid à ALGER. Son réel engagement à la révolution fut encouragé par son amie et non moins MOUDJAHIDA BENAMEUR Meriem dit MIMI qui l’incita à la rejoindre à ALGER pour d’abord travailler à l’hôpital MUSTAPHA avant de rejoindre l’hôpital militaire où elle profita de son statut pour alimenter le réseau révolutionnaire en médicaments,action qu’elle continua à mener dès son retour à l’hôpital de SIDI BEL ABBES non sans difficultés car s’engager d’une zone militaire à une autre n’est pas chose aisée et il a fallu le concours des malades qui ébruitèrent son engagement pour qu’elle fusse contacté par les frères et reprendre ses actions de lutte qui lui valurent trois arrestations :la première,suite à une embuscade sous la houlette du fameux traître ROULEMA à ALEXANDRE DUMAS ,elle fut arrêtée et emmenée à la salle des tortures « MA3ASRA DE LA ROUTE DE MASCARA « où elle séjourna 5 mois ;la deuxième ,arrêtée chez elle ,3 mois après ,pour être condamnée à un an de prison (4 mois à SBA et 8 mois à ORAN où elle participa à la grève de la faim en solidarité avec celle engagée par Mr BENBELLA allah yarhmah ) ;la troisième au merkez de Mme SEKKAL Hafida rue DAUPHINET en 1961 après un accrochage sérieux avec ses amis de lutte, les fidas avec qui elle était en ce moment :Djellouli Djelloul,Bendimered,Mustapha ;Ghalem ,si Tayeb et d’autres que j’ai oubliés dit-elle,nous fumes emprisonnés et libérés juste à la déclaration d’amnistie des prisonniers de guerre en 62 mais j’ai du quitter précipitamment le domicile familial pour me réfugier à DAR Mahjouba à la suite de ma recherche par l’OAS qui voulait se venger de ceux qui sont à la source de la fin de leur rêve. Puis j’ai du réintégré le groupe de combattants au djebel de SIDI GHALEM pour soigner les djounouds et la population de la région ;nous n’avons regagné nos domiciles qu’à la fin de sept 1962 avec pour récompense un billet de 10000 Frs de l’époque ,geste dont on ne connaît pas encore la signification.

MERCI MADAME, CHAPEAU BAS .LONGUE VIE DANS LA JOIE ET LA SANTE.QUE VOS VŒUX SOIENT EXAUCES.

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Posté par le Août 19 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

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