La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbès ville : Le marabout Sidi Bicinti, La baraka basque.

Nous republions ce soir un article de notre ami Abdelkrim, suite un précieux témoignage du docteur en histoire Karim Ould N’Bia que nos fidèles lecteurs(ices) connaissen très bien, surtout ceux qui assistèrent à l’un des Samedi Bel Abbesien, où ce chercheur fût honoré par notre journal qui avant cela, l’avait accueilli dans sa rubrique *Hôte du journal*, cette même rubrique verra prochainement un autre docteur en Anglais, se préter au jeu des Questions/Réponses.

Par : M.Kadiri

Sidi Bel Abbès ou l’échange du symbolique et du jeu de l’espace. Emblème du soufisme veillant sur une plaine balisée par les montagnes, elle est territoire de voyage, de vie et de mort. Ville garnison, à laquelle on essaya sans succès de donner le nom de Napoléon ville. La terre natale de Marcel Cerdan charrie la tectonique des jours et de l’espace vécu… » C’est en ces termes que H’mida Ayachi définit le plat pays des Beni Ameur, fief où aurait vécu au XVIIIe siècle, un célèbre marabout : Sidi Bel AbbèsEl Bouzidi. Décédé en 1771, on le considère toujours comme le véritable saint patron de la cité. Il est enterré dans un angle de l’ex-rue du Marabout, aux confins sud-ouest du quartier populeux de Bario Alto, sur la route de Boussen menant à Sidi Lahcen. Curieusement, la plupart des Belabésiens ignorent l’emplacement exact du mausolée, témoigne Ould N’bia, enseignant universitaire. « Ils le confondent avec l’oratoire construit à l’intérieur du cimetière », explique-t-il. De nombreux mausolées dont le rite est attaché aux croyances et traditions de la population locale, puisqu’on dit que leur baraka protège la ville, se dressent çà et là. Ould N’bia cite les deux Sidi Abdelkader, l’un sis à El Campo, à côté de Sidi Boudjamaâ El Salah. Le second à Gambetta. Mais également Sidi Yacine et Sidi Bouazza El Gharbi, au sud de la ville (la Bremer), Sidi Amar et Sidi Djillali. Les moins connus sont Sidi El Mokhtar au faubourg Thiers, Sidi El Bachot à Casa Del Sol, Sidi Bensekrane près du parc communal, Sidi Ali, dans l’actuel Haï El Badr (aujourd’hui détruit), Sidi Aïssa, une petite chapelle à la rue Mazagran et plus singulièrement Sidi Bicinti. Fait rare, il n’existe qu’un seul marabout gawry* (chrétien) dans le monde arabo-musulman, et c’est à Sidi Bel Abbès qu’il se trouve. Le mausolée de Sidi Bicinti, Vicente le Basque, se trouve à l’intérieur (à gauche) du cimetière chrétien. Il paraît, selon les dires d’une vieille dame de Filage Abou, que Sidi Bicinti parlait couramment l’arabe. Vicente le Basque, qui représente des signes littéraires romantiques, relève Ould N’bia, incarne à lui seul une « contre-idéologie du début d’un choc larvé entre l’Occident et l’Islam ». Il vécut, en authentique ascète, une vie désintéressée des choses matérielles. Pour d’aucuns, c’était un soufi qui a cristallisé la quête de Dieu par la méditation, « la compréhension des opprimés et des déshérités dans les quartiers arabes ». La ziara du mausolée du marabout gawry, apanage des femmes, s’effectuait tous les samedis. La mémoire collective, façonnée d’une génération à l’autre, retient de lui l’image d’un personnage qui s’est illustré par sa piété, sa charité et ses dons de guérisseur. D’après certaines croyances, Sidi Bicinti était réputé pour ses « miracles » de guérisseur de la stérilité. Avec l’arrivée des descendants des Berbères Maghraoua et Médiouna, issus des Zenata et des Sanhadja, les Noirs du Touat et du Gourara, les Berbères du Maroc, Kabyles, Mozabites, H’mianes, Tlémcéniens, Mascaréens, Nedromis M’cirdis… d’autres marabouts vont se fixer à Sidi Bel Abbès, chacun charriant sa culture, ses traditions et ses croyances. Une cohabitation qui conférera une diversité mystique et passionnelle à une ville qui n’en finit pas d’étonner certains historiens…

* Mot d’origine turque qui signifie chrétien 

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=21262

Posté par le Jan 5 2013. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

22 Commentaires pour “Sidi Bel Abbès ville : Le marabout Sidi Bicinti, La baraka basque.”

  1. CHAIBDRAA TANI DJAMEL

    On était jeune et ignorant avant chaque examen scolaire on allumait une bougie devant le mausolé c’était une simple tombe de SAINT VINCENT(SIDI BICINTI) qui se trouve au cimetière chrétien

    • aziz el abbassi

      je suis né à la rue des marbrier à quelques mètres de l’entrée du cimetière, il y’avait une stèle murale à l’entrée gauche du cimetière en mentionnant st Vincent………
      en 1954, 55, ou 56 des femmes ont indiquer à ma maman qu’il y avait un saint (sidi bicineti).
      mon père lui a interdit de se rendre, une propagande coloniale.
      heureusement que nous sommes pas tombé dans le piège comme notre compatriotes kabyls qui ont été manipuler par les pères blanc

  2. Danielle B

    bonjour à tous
    lorsque j’étais enfant et bien que nous n’étions pas de confession musulmane ma grand-mère paternel qui était trés croyante et trés respectueuse des autres religions m’emmenait régulièrement avec elle faire une prière à ce marabout qui se trouve tout à fait en haut de l’avenue Kléber et pas loin des moulins Cohen
    j’étais trés impressionnée de la voir prier en ces lieux et naturellement je faisais comme elle
    trés bel article qui réveille plein de beaux souvenirs de paix et de fraternité
    bonne journée

  3. Mme Mostefaoui SAB

    Chére amie je suis biencontente de te relire et je suis bienconfortée par le maintiendes liens facilités par ces articles.Je pense que mme Claude Bépousera nos opinions elle qui vois je maintient équilibr et harmonie dans cet espace.

    • Claude .B

      Mme Mostéfaoui SAB ,bonjour ,
      Je me souviens d’une petite chapelle en entrant dans le cimetière chrétien ,celle de Sidi Bicinti ,devant laquelle ,enfants ,nous allions faire une prière pour avoir de bonnes notes à l’école avec mon amie Myriam ,elle musulmane ,moi catholique ,nous habitions près du cimmetière .
      Tout cela paraissait normal non seulement à nous deux ,mais aussi à nos parents qui étaient d’une grande tolérance ,et nous encourageaient à ouvrir nos esprits d’enfants aux coutumes et à la religion l’une de l’autre .
      C’était la fraternité ,l’amitié qui régissait tous nos rapports ,et rien que cela ,c’est pourquoi encore aujourd’hui j’ai la naïveté de croire que tout aurait pu être différent sans la folie des hommes .
      Mais on ne refait pas l’histoire ,on peut seulement espérer que les erreurs servent de leçons pour l’avenir .
      Cet avenir que je souhaite de tout mon coeur apaisé entre nous tous ,en règle générale ,et entre belabbésiens de coeur et de naissance en particulier ,car c’est bien notre point d’encrage commun ,et quel point d’encrage ! Une ville qui a en son sein tant de vestiges d’une belle vie commune qui permet aujourd’hui à ses enfants que nous sommes tous de nous tendre la main pour construire un avenir plein d’espoir .
      Cordialement .

      • Bachir

        Bonjour Mme Claude.B,

        Sincèrement , je ne pouvais pas m’empêcher d’agir à de aussi belles paroles qui m’ont laissé très ému ,tirant une conclusion que vous êtes réellement une Grande Dame au coeur de diamant !!
        Bonne fin de journée Mme !!!

        • Claude .B

          Bonsoir Mr Bachir ,
          La qualité que l’on reconnait au diamant est sa grande pureté ,par rapport aux autres pierres précieuses .
          Votre comparaison me touche énormément .
          Merci .
          Cordialement .

      • aziz el abbassi

        Mme Claude.B
        mon frère ainé est né en 1939, ma sœur en 1943 au 27 rue du cimetière, mon autre sœur en 1945 et moi en 1948 plus les autres après moi sont né au 6 rue des marbriers presque à l’angle de la rue du cimetière en face de la marbrerie de Mrs ABEROLA, il n’y avait aucune chapelle, oui une forme de porte de chapelle collé au mur de l’entrée gauche du cimetière.

        je rentrais souvent au cimetière avec mon père pour s’occuper de la tombe de son ami.
        bonne réception Mme et le grand bonjour aux enfants de ce quartier.
        bonne année

      • Albarracin deSBA

        Bonjour
        Je n’interviens pas sur le sujet en ligne qui nous renvoie aux croyances tres arabo andalou qui ont nourri nos interrogations d’enfants et donnaient espoirs d’une intercession bienfaisante pour soulager nos misères…
        Je profite que le sujet en ligne, nous conduit à la porte du cimetière chrétien de SBA. A l’occasion de mon voyage à SBA en juillet 2007, je me suis longuement entretenu, avec le fils du dernier marbrier européen dont l’atelier se trouvait du coté droit de la grande entrée!
        Je crois me souvenir que son prénom est « Joseph ? »
        Est il encore de ce monde, et toujours vivant dans cette petite pièce peinte tout de noir avec un grand crucifix blanc suspendu,? Cette petite pèce servant de chambre et de cuisine devait être le petit bureau donnant sur l’atelier dont il avait semblé avoir été bombardé!
        Je ne peux évidemment confier ce que que cet homme, ni plus jeune ni encore trés vieux m’a raconté du pourquoi il était là , vivant dans un univers d’apocalypse! Il m’a confié son attachement à l’Algérie , à SBA, à ce site ou reposent tant d’h et de f…d origines sociales si diférentes. Il me semblait représenter la vie qui ne veut pas donner à la mort l’ultime victoire A sa manière protéger le site , comme on protège la mémoire d’une grande famille! SVP qu’un lecteur me confrme s’il le peut le prénom de ce monsieur et s’il est toujours fidèlement assis sur le pas de la porte du cimetière le dos au mur de l’ateleir en ruine! Merci!
        Que la ville le protège!

  4. Danielle B

    bonjour Mme MOSTEFAOUI
    ce qui veut dire que contrairement à Claude, moi je mets la pagaille (RIRES)
    non je plaisante et je reconnais ne pas avoir les mêmes façons de réagir
    amitiés et bonne journée

    • Mme Mostefaoui SAB

      Non ne voyez pas de mal mais je lis la voix desba bienque je m’abstient de commenter et je remarque les réactions des uneset des autres que je respecte toutescependant chacun a sonv écu son expéreience et sa vision.Ma fidéleté au site est importante vu que je vois tout ct investissement bien entrepris

      • Danielle B

        recoucou mme MOSTEFAOUI
        je plaisantais d’ailleurs je l’ai signalé car je m’en serais voulue que vous preniez ombrage de mes propos
        mais c’est bien dommage que vous vous absteniez de commenter certains articles
        amitiés

  5. FRIC

    on parle beaucoup de berbères ,ou sont passés les arabes?

  6. BRAHIM

    De la discussion jaillit la lumière et avec l’ignorance on s’enfonce que dans l’obscurité.

  7. giselle de Marseille

    Un trés beau article mes amies ont tout dit. Bonne soirée Restez fidéles et unies

  8. Karim10

    Bonjour,
    Merci Mr Kadiri pour ce rappel .Effectivement j’ai donné cette conférence le Lundi 27/02/2006 reprit par le journal El-watan. Cela fait donc déjà 7 ans ! La conférence avait pour titre « Sidi-Bel-Abbès ; Historiographie e et repères ». Je rappelle que cette conférence était à l’origine un « débat » in journée publique hebdomadaire de recherche-débat Historique sur L’Algérie au (DHA) , Aix en Provence sur le thème : Formalités sur les cimetières en Algérie,Maison Maréchal Juin, Aix-en-provence, le 11 juillet 2005.
    Le troisième repère finalement était « Sidi Bicinti » qui représentait des signes littéraires romantique, mais qui était selon ma propre conviction une contre idéologie du début d’un choc larvé entre l’Occident et l’Islam, le « choc des civilisations » (3). Une douzaine d’années après la parution du très controversé livre de Samuel P. Huntington, le débat sur la thèse déjà simpliste, qui était toujours d’actualité.
    Il existe des marabouts partout dans le monde arabo-musulman, mais un marabout Guawry ! il n’y a qu’un seul, et c’est à Sidi-Bel-Abbes qu’il se trouve.Sidi Bicinti ! « Vicenté le Basque »qui se trouve à gauche de l’intérieur du cimetière chrétien, « Un marabout Guawry ! » me confia une vielle dame du quartier « village Abou », il parait qu’il parlait couramment l’arabe voilà encore une autre historiette coloniale paradoxale, qui mérite réflexion, d’après des témoignages récents, auprès de la population locale, les femmes bel-abbésiens préférait « la ziyara » tout les samedi, puisque selon leurs convictions en contact avec l’idéologie coloniale bien sûr, Sidi Bicinti était réputé par ses miracles de guérisseur de la stérilité et aussi, chose bizarre ! Elles laissaient bizarrement sur le mausolée une coupure de tissu avec la mention « merçi » !
    Sidi Bicinti, disaient –ils reste un saint ascète malgré tout, une personne qui vivait dans un dénuement volontaire pour s’élever à un idéal supérieur, c’est à dire une personne qui a sacrifié son intérêt personnel au profit d’un idéal religieux supérieur. Il a vécu une vie désintéressée des choses matérielles. Et il ne faut pas croire aussi que les bel-abbésiens étaient dupes et naïfs, ils savaient pertinemment que «Vicente» était «gawry » donc «chrétien », mais pour eux c’était comme un homme soufi, puisqu’il a cristallisé sa quête de Dieu par la méditation,la compréhension des opprimés et les déshérités dans les quartiers Arabes ,d’ailleurs énormément de bel-abbésiens se rappelle encore de lui surtout dans les quartiers de village Abou ,cité Mimoune et Sidi yacine. Ils se rappellent d’un personnage qui s’est illustré par sa piété, sa charité et ses dons de guérisseur. Alors ! Est-ce la cause qui fait que les bel-abbessiens l’appelle « sidi » ? Une bonne question.
    C’est avec ce genre de témoignages qu’on peut étudier l’état d’esprit de la population musulmane à cette époque. Pourtant rare est de constaté que les intellectuelles Algériens se penchent sur ces thèmes, dont il ne faut surtout pas les laisser aux seuls historiographes.
    En conclusion, la leçon principale qu’il faut en attendre est celle d’un renouveau incessant d’une réécriture qui, redi¬sons le, développe en nous ce qu’on pourrait appeler le sens de l’évolution. Ce qu’il faut donc, c’est creusé au fond de ces filons de l’histoire, et écrire à partir de là des pages entières afin de sensibiliser les Bél-abésiens (es) pour tout le bien économique, culturelle et touristique de cette histoire de la ville de Sidi-Bel-Abbes. C’est par l’histoire, et par l’histoire seule, que les vérités du passé nous apparaissent repla¬cées sur leur plan véritable, non comme surgies du néant, mais comme issues d’une lente incubation, et comme de simples étapes sur un chemin dont jamais le terme n’est atteint.
    L’histoire doit être mise de plus en plus au service de l’éducation civique(4), et surtout au service d’une certaine « culture historique » du citoyen Algérien.
    Cordialement.

    • Bouchentouf

      Salem si Karim 10
      Le croyant musulman se considère comme étant très loin de l’essence suprême d’Allah qui lui est inaccessible. Cette distance spirituelle et physique à la fois, détermine aux yeux du croyant l’attitude d’Allah envers lui. La quantité des mortels qui ont recours à l’aide divine par la prière, les actes de charité et autres rituels, est innombrable, mais l’homme en détresse n’est pas toujours sûre qu’Allah se souvienne de lui pour l’exaucer, il a donc recours à l’intercession d’une personnalité célèbre dont les vertus exceptionnelles la rapprochent d’Allah et dont les qualités humaines sont communes aux mortels. Ces personnages ayant atteint un certain degré de sagesse souvent honorés du titre de Sidi sont les walis ou les saints. L’islam reconnait à ces pieux de leur vivant, des fonctions d’intercesseurs auprès du seigneur mais une fois morts, leurs liens sont rompus et tout le reste n’est que d’ordre surnaturel qui touche aux frontières occultes de l’idolâtrie et de l’association à Allah (chirk) que reprouve l’Islam. Prés de Boukhanéfis se trouve le tombeau de Sidi Zouaoui, l’un de ces walis vénérés auquel s’attache la réputation de rendre fertile les femmes infécondes et cette notoriété régionale value au sanctuaire niché à l’écart du village, une foule de visiteurs assidus venus tous les jours en famille avec l’espoir d’une guérison miraculeuse. Pour les femmes du village se rendre au marabout autrefois, était aussi l’une des rares occasions de quitter la maison et parfois même les confins du village vers d’autres mausolées où était enterré le pieu défunt, une construction de pierre à la voute en coupole visible dans toutes les directions comme un phare pour guider les égarés. A quarante ans, ma mère se sentait déjà vieille et fatigué, depuis la mort de mon père, l’avenir lui faisait peur, elle n’avait plus de repère, plus rien à quoi s’accrocher. Elle ne manifestait jamais ses sentiments, gaie dans les meilleurs moments, elle laissait glisser un sourire malicieux sur ses lèvres effilées et sèches, lasse quelques fois, elle pleurait sans raison apparente. Ressemblant à un portrait rupestre, avec une chair laborieuse tatouée pour conjurer le mauvais sort, elle était très superstitieuse et ne manquait jamais de rendre visite aux nombreux marabouts de la région dont son préféré Sidi Aïssa Bekhlifa le défenseur des opprimés. Comme elle ne cessait de s’inquiéter pour note sécurité et notre santé, jeunes, nous la suivions partout dans ces lieux qui sentaient le soufre où tous avaient des pouvoirs magiques qu’elle seule interprétait selon un rituel auquel je participais sans rien y comprendre autour d’un kanoun, un brasero qu’elle faisait tourner sept fois autour du mausolée en marmonnant et psalmodiant à voix basse. J’étais perplexe par tant de signe de soumission à cette enceinte isolée dont les murs peints à la chaux étaient ornés de fanions multicolores et de têtes de poulets sacrifiés. Un lieu devenu sacré avec le temps, le seul existant sur l’immense plaine de messer, tout le monde le connaissait, une halte ou un signal ? Comme tous les marabouts isolés qui s’imposent théâtralement, il avait prit au cours du temps un caractère religieux à l’ombre d’un figuier rabougri. A lui se rattachaient des superstitions, des légendes, de pernicieuses habitudes et une conduite sacrilège qu’ignorait ma mère ainsi que nombre de villageois dans le contexte sombre de l’époque coloniale. Merci d’avoir éclairé mon cierge car j’ignorais totalement l’existence de ce marabout mixte….. Cordialement

  9. kada

    alors moi je ne suis pas de la génération qui se rendaient a chaque examen de fin de primaire( la..6eme) ,mais je me souvient assez fort de mes cousins qui partaient…et allumer une bougie et tirer 7 fois le nez de Sidi Bicinti..façon de le prier pour avoir l’examen..sa fait rire ..c sure mais pour moi c’est autre chose que l’ignorance ou tout autre qui vont faire réagir nos intellectuels ,mais tout simplement c’était la NIYA

  10. badissie

    La baraka des marabouts cessez ces conneries , c est grave c est du chirke , apres les sidi arabes maitenant les sidi chretiens dieu vous pardonnes, un mort ne peut rien vous donner c est DIEU qui nous donne ALLAH YAHDINA , heureusement qu il y a eu Benbadis et les oulemas pour corriger ces bidaa, PS je suis un badissie

  11. Karim10

    Salam wa aleikom Khayi.
    Mr Bouchentouf. J’ai toujours apprécié vos écris et vos analyses. Votre commentaire est une démonstration thématique sur ce que je voulais dire à travers mon analyse sur « Sidi-Bicinti ».Oui, Vous avez touché du doigt le sens de ma conférence. Votre commentaire-réponse mérite une grande considération en raison de son compatibilité avec le sujet proposé.
    L’histoire culturelle est un objet historiographique qui fascine par la richesse des études auxquelles il a donné naissance, même si ses contours sont toujours aussi flous ! ses objets toujours aussi difficiles à spécifier. L’imam Benbadis lui à très bien comprit son époque en diagnostiquant la société algérienne et ce n’est pas pour rien que le jour de sa mort le 16 avril est fêté comme youm el-ilm) .Et tout le monde sait que derrière les traditions ALG2RIENNES et leurs pratiques se cachent cette bannière du « culturel ».
    Mr BOUCHENTOUF,vous avez évoqué la vie quotidienne autour de « sidi-zouaoui ».Très intéressent .Vraiment. Puisque j’ai enquêté en 2009 l’état civil (les registres matrices)de cette très ancienne agglomération qui était la capitale (Bouchebka) de la région dans le moyen âge.
    Ce qu’il faut faire Mr BOUCHENTOUF, c’est demandé à des intellos issus de plusieurs terroirs différents de présenter leurs spécificités locales, de les resituer ensuite dans une histoire locale et de tenter d’identifier les interactions, les adaptations et les intégrations exogènes. La diversité des témoignages en termes d’aires culturelles pourrait sans doute suffire à justifier l’existence d’un tel sujet et peut-être même sa lecture.
    Dans mon enquête un Bél-abbésien m’a raconté comment sa femme dans jour du mois de juin 1966 a été « raflée » par la police, parceque elle se trouvait justement au mauvais endroit et dans le mauvais moment ! Pourtant le problème n’a pas été réglé puisque sa femme continua à aller voir « sidi-bicinti »jusqu’à la fin de ses jours. Ce n’’est qu’un témoignage certes. Mais son utilité est tréés considérable.
    À travers l’exemple de sidi bicinti, on voit que l’histoire culturelle peut regrouper des études aussi différentes que celle d’une histoire locale fondée sur l’analyse textes et celle d’une anthropologie du temps présent nécessitant des enquêtes de terrain et témoignages.
    Enfin,a mon avis il est nécessaire de mettre en avant d’autres analyses permettant d’éclaircir le problème du sens du mot « culture » qui a un lien très fort avec la religion.
    Merci et salutations amicales.

  12. badissie

    merci anoyme le chirk peche impardonable allez faire un tour le vendredi au cimetiere et vous verez des pratique incroiyable devant le mausole , il faut demandee a DIEU et non pas a un mort il est interdit de faire des demande au prophete sala allah alih wa salam , allors un etre humain meme si c est un sait DIEU vous pardonne charlatant

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