La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi bel abbes. Quand tu nous tiens! Virée ramadania au bled de notre ami le docteur Benhamouda A, un de nos entreprenants khayis établis en France

Nous avons tenu un entretien express avec mr Benhamouda a qui est médecin ;directeur du centre de dépistage du cancer dans le département de la seine maritimeNotre ami le docteur Ahmed Benhamouda  docteur et expert en santé publique   que nous avons présenté a nos lecteurs au mois de mai passé est de retour au bled a l ‘instar d’autres bel abbésiens .Lui revient souvent se ressourcer dans sa ville natale surtout durant ce mois sacré.Agréable séjour khayi !

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Posté par le Août 3 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

27 Commentaires pour “Sidi bel abbes. Quand tu nous tiens! Virée ramadania au bled de notre ami le docteur Benhamouda A, un de nos entreprenants khayis établis en France”

  1. jamel

    les odeurs ou hiret elbelda c fort bon et mémorable séjour chez vous

  2. abbes

    L ‘APPEL DE SIDIBELABBES EST DES PLUS PUISSANTS

  3. merabi

    bon retour a belabbes khayi

  4. Un membre de la H'cira

    Bonne occasion pour notre ami le Dr Harmel d’établir un contact avec le Dr Benhamouda afin d’échanger leur expérience mutuelle et faire bénéficier son association Amel fi el Hayet de quelques ficelles pratiques sur le fonctionnement de ce type d’associations dans l’hexagone.Nous souhaitons tout de même un bon séjour à notre ami Le Dr Benhamouda ,fin de ramadhan karim et bonnes fêtes de l’aid parmi les siens .

  5. BADISSI

    Bon séjour Docteur tout les bélabésiens et les Algériens sont fière de vous

  6. hamza

    bon sejour docteur je suis content pour toi . toi que j’ai perdu de vue depuis notre sortie du lycee azza

  7. fatima

    bon retour notre frere est amis docteur on est tous content est fier de vous rabi yahafdek bonne fin de ramadhan est aid moubarek

  8. Arbi

    bienvenue chez lui

  9. safi

    un agréable séjour durant ce mois particulier et qui ne se rate pas

  10. H.BOUASRIA

    Salem.Bienvenu chez vous en vous souhaitant un sejour parfait au milieu vos siens saha eftorkoum

  11. NORE BARAKA

    bon sejour dans votre ville natal la petite paris vousetes l’embassadeur des bel-abbesiens en france je vous souhaite une longue vie plein d’espoir et de succés pour combattre le mal rabi yahafdak saha ftourak moi je suis un ancien de lyce azza .

  12. Khayisba

    Bonjour à toutes les belabesiennes et les belabesiens, je vous remercie beaucoup pour votre agréable témoignage d’amitié et de fraternité. C ‘est vrai cette année c’est la troisième fois que je viens à SBA ( j’ai une addiction à Bel abbés et à ses habitants) mais j’ai tenu à passer au moins 10 jours du mois sacré de ramadan dans les même conditions que les khayis ( es) a 40 °. En ce qui concerne la lutte contre le cancer, je suis disponible pour mettre à la disposition du président de l’ association de lutte contre le cancer toute mon expérience, mon temps et mes connaissances.

    • Mohammed.G..

      Bonjour tout le monde,

      Voilà un exemple d’authentique Bel-Abbésien qui tremble pour sa ville , un homme très dévoué au service de ses siens .Sans dénigrement il propose son service dans sa spécialité , il est disposé à mettre son temps, très précieux et trop court , pour aider ses concitoyens , pourtant il est en vacance et a même tenu à partager avec nous les terribles conditions climatiques…c’est le Docteur Ahmed Benhamouda (rabbi yehafdhah) .
      Cet homme d’une simplicité exemplaire passe aux actions concrêtes et bienfaitrices , il ne se contente pas de s’exhiber sur le net et monter sur le toit du monde pour vociférer la saleté de son pays , un constat qu’aucun n’ignore , cet homme contribue à l’épanouissement de son pays en apportant ce qu’il peut dans son domaine d’ailleurs il n’y a qu’à remarquer son sourire éternel , un label de bonté et de générosité .
      Bienvenu , Docteur , non pas seulement dans votre ville , mais chez moi , je serai ravi de vous recevoir

      Siyame maqboul liljami3 et Aid Moubarek à toutes et à tous !!

    • bjr

      Bjr khayisba, rien que le mot cancer ou carcinome cela donne froid au dos!!!! des medicaments sont introuvables tel que l’immucyst bcg traitement pour le cancer de la vessie il faut le ramener d’ailleurs est ce que vous trouvez cela normal!! de l’argent gaspillé pour des futilités et les medicaments sont introuvables , et on ne vous dis pas tout!!!!!
      ps: faites un tour dans les services d’urologie vous comprendrez mieux, c’est allarmant, ramenez des medicaments pour ceux qui peuvent aider c’est un très bon geste

  13. Mr kadiri mohamed

    Je vous suggère de le rencontrer car i Il travaille a ce jour il devait sortir en congé et il ne pouvait le faire ce sera inouïe Son lieu de travail est polyclinique. Adim fatiha Mes amitiés

  14. Hakem abderrahmane

    Un algérien exemplaire et positif!Bonnes vacances et bon ramadan!Allah yekater mem telak!

  15. elhadj abdelhamid

    Bonjour
    Vendredi dernier, au clair de la lune,
    nous n’avions pas nos plumes…mais j ‘ai eu l’immense plaisir de partager une mémorable soirée avec le Dr Benhamouda en compagnie de notre Pierre Bellemare Hadj Lakehal Benyahia et la paire d’as des Ghalem, Bouchentouf et Cheniti.
    Nous n’avons pas vu le temps passé mais Hadj Benyahia nous rappela à l’ordre en tapotant sur sa montre exhibée bien haut car l’aube, el fedjr, n’était pas loin.
    Lorsque notre Pierre Bellemare plongea dans la narration d’un fait divers qui avait défrayé la chronique ici comme en France, nous étions restés toute ouïe comme des écoliers bien studieux.
    En rentrant , j’ai fait un bout de chemin avec le sympathique Dr Benhamouda qui nous a appelés, sportif né, à une rencontre de foot après l’Aïd .

    • elhadj abdelhamid

      Bonjour
      Prière à mes amis de corriger les fautes comme celle du verbe passer ( au lieu de passé ) qui suit le verbe voir.Un 4 Août 2013 après 18 heures, nos pauvres neurones sont autant déshydratés que, en hypo, en manque de leur bio-carburant qu’ils en oublient leur grammaire. A propos de fautes d’écriture, tout le monde en fait, même Victor Hugo, mais par égard à l’auguste semeur de vers et de prose , nul n’a osé touché aux siennes et surtout à son  » historique  » C’est la faute à Voltaire .
      Je rassure mon ami Abbès; je ne suis pas en hibernation estivale mais devant la qualité des articles de notre journal de cet été, je me dis que les miens peuvent attendre un peu, un petit recul pour mieux sauter peut-être.
      Takabala Allaho siamakoum.

    • Benyahia Lakhal

      Salam alikoum
      Le fait divers que j’ai eu à repercuter est le suivant:
      « Le député algérien étrangement disparu près de Paris le 9 janvier dernier menait des vies parallèles. Il en est mort. Récit d’une tragédie.

      Le printemps s’annonce triste à Tizi N’Feraoun. Le 20 mars, ce bourg de Petite Kabylie célébrera la fin d’un deuil. Deux mois se seront écoulés depuis le meurtre d’un enfant du pays, le député algérien Abdelkamel Benbara. Ses obsèques rassemblaient les plus hautes autorités du pays. Pour la cérémonie des « quarante jours », l’atmosphère sera bien différente. Ce n’est pas le politique, au parcours lisse, que l’on pleurera. On se souviendra d’un homme, à la triple vie, qui a emporté dans sa tombe sa part d’ombre.

      A Paris, les policiers de la brigade criminelle et la juge Emilie Petel n’ont pas tardé à remonter jusqu’aux tueurs. Ou plutôt aux tueuses. « Kamel » Benbara était à la fois un mari volage, un « veuf » consolé et un amant enfiévré. Sa fin relève d’une terrible affaire de femmes, soudées par la douleur et le souvenir. La mère et la s?ur de Louiza Benakli, l’une des anciennes maîtresses, l’ont en effet passé à tabac avant de le poignarder au c?ur. Elles l’ont fait en mémoire de Louiza, assassinée il y a un an par un tireur fou, lors d’un autre fait divers dramatique: la tuerie du conseil municipal de Nanterre. « Avec Kamel, le malheur était entré dans notre vie », ont-elles expliqué. Voici le récit de l’incroyable affaire Benbara.

      Le 9 janvier dernier, vers 17 h 45, le député quitte les locaux de l’Union des Algériens en France et en Europe (Uafe), situés rue Boileau, dans le XVIe arrondissement de Paris. Il prépare la visite du Premier ministre algérien, Ali Benflis, dont l’arrivée à Paris est prévue une semaine plus tard, jour pour jour. Ce déplacement marque le réchauffement des relations entre Paris et Alger. Pour Kamel Benbara, enfant de l’indépendance (il est né en novembre 1961), engagé depuis l’adolescence auprès du FLN, la visite officielle de Benflis prend un relief particulier. A 41 ans, il siège à l’Assemblée nationale populaire pour son premier mandat. Il a été confortablement élu, lors des législatives de mai 2002, par la communauté algérienne résidant dans le nord de la France. Voilà pourquoi Kamel Benbara ne manquerait pour rien au monde la visite de Benflis.

      En sortant de l’Uafe, le député prend le volant de sa petite Polo gris foncé et propose de raccompagner son ami Saïd. Il le dépose, peu après 18 h 15, à la porte Maillot, dans l’Ouest parisien. Kamel Benbara ne s’attarde pas: il doit, dit-il, se rendre tout près d’ici, à la Défense, dans les locaux de la société informatique Cap Gemini. La politique ne remplit pas entièrement sa vie. Le député occupe un poste de consultant, plutôt bien rémunéré (il gagne quelque 2 300 euros par mois) dans la célèbre société informatique. Saïd et Kamel se saluent brièvement. Un simple au revoir. Un adieu eût été plus approprié.

      En fait, Kamel Benbara ne passe pas à son bureau. Il file villa des Marronniers, à Nanterre. Durant la semaine, il réside dans cette petite maison, située au fond d’une impasse tranquille. Le modeste appartement que lui a légué son père au 68, boulevard Soult, à Paris (XIIe), ne lui sert en réalité que de boîte aux lettres. Peu avant 19 heures, Benbara appelle sa femme de son portable. Un objet fétiche que ce téléphone: il ne s’en sépare jamais. Cette habitude va s’avérer un élément déterminant pour l’enquête: il permettra de localiser pour la dernière fois le député grâce à la borne relais activée à Nanterre. Il est 18 h 53, le 9 janvier.

      La piste politique
      En temps normal, la messagerie du mobile indique que Benbara rappellera « dès que possible ». Mais, dès le vendredi 10 janvier, elle est saturée: elle ne prend plus d’appels. Le 06-03-12-79-97 ne répondra plus. Loin de Paris, à Saint-Chamond, dans la Loire, une femme s’inquiète. Fathia, l’épouse de Kamel Benbara, occupe un poste d’assistante de direction dans un centre social de la région. Elle a rencontré son futur mari à Saint-Etienne, au milieu des années 1980, alors qu’il était encore un jeune étudiant en informatique. Ils ont eu quatre enfants, dont le plus âgé atteindra bientôt sa majorité.

      Fathia aimerait mener ses propres investigations, mais se trouve fort démunie. Elle a les mots qu’il faut pour annoncer aux enfants la disparition de leur père. Mais elle est incapable de leur en expliquer la raison.

      De leur côté, les enquêteurs envisagent évidemment une piste politique. S’il s’agit d’un enlèvement, pense-t-on, la visite de Benflis devrait permettre d’y voir plus clair. En fait, elle se déroule sans incident. Aucune revendication ne parvient aux autorités algériennes, pas plus qu’aux autorités françaises. Du coup, la piste privée s’impose de plus en plus. La justice se plonge dans la vie de l’homme politique. Benbara, homme courtois et exquis, compense un physique passe-partout par un esprit vif et un humour pétillant qui plaît aux femmes. Les policiers de la brigade criminelle découvrent même un élément troublant au cours de leurs investigations. Ils sont sidérés: l’itinéraire de Benbara croise un drame récent qui a bouleversé la France entière. Un fait divers que les flics de la crim’ connaissent bien puisqu’ils en ont été saisis.

      Le 27 mars 2002, un forcené, Richard Durn, assassine méthodiquement huit élus, lors d’une séance du conseil municipal de Nanterre. Maîtrisé après les premiers tirs, il réussit même à se libérer et à ouvrir de nouveau le feu avec un pistolet automatique (il se suicidera pendant sa garde à vue au 36, quai des Orfèvres). L’une des dernières victimes se nomme Louiza Benakli, une jeune et belle avocate de 40 ans, adjointe chargée de la petite enfance. Elle est morte au pied de la tribune.

      Apparentée PCF, elle s’est beaucoup investie pour le respect de la culture kabyle. Cette femme « adorable », selon ses voisins, laisse derrière elle une orpheline, une petite fille, née en 1999. Or le père et compagnon de l’avocate n’est autre que? Kamel Benbara. Le député menait en effet des vies parallèles jusqu’à sa disparition. Les Benbara de Saint-Chamond ignoraient l’existence des Benakli de Nanterre. Les Benakli ne se doutaient pas une seconde que le compagnon de Louiza (ils vivaient ensemble depuis cinq ans) était un homme marié, déjà père de quatre enfants.

      Depuis la tragédie de Nanterre, la fille de Kamel et de Louiza vit chez les Benakli. Elle y est choyée par sa grand-mère et ses tantes maternelles. Dans cette famille meurtrie, seul le souvenir, idéalisé, de la réussite sociale et personnelle de Louiza permet de maintenir la tête hors de l’eau. Kamel Benbara s’occupe lui aussi de sa fille. Par commodité, pendant la semaine, il réside à Nanterre, dans l’ancien pavillon de Louiza, qui est situé au 11, villa des Marronniers, juste en face de celui des parents Benakli. Kamel n’a donc qu’à traverser la rue pour rendre visite à sa fille. Ses engagements professionnels et électoraux lui fournissent un prétexte idéal pour quitter la région parisienne. Il en profite généralement pour rentrer à Saint-Chamond, où il rejoint Fathia. Peu importe où il se trouve, il reste toujours joignable sur son portable, indispensable objet du mensonge. Pourtant, à la fin de l’année 2002, cette vie de dupe lui pèse de plus en plus.

      Un long cheveu noir
      Kamel Benbara entend recouvrer une certaine liberté. En accord avec les Benakli, il décide de déléguer une partie de son autorité parentale à Ouardia, la s?ur de Louiza. Minée par la disparition de l’avocate, Ouardia est devenue une seconde mère pour l’enfant, une « mère » aussi fragile qu’attentionnée. La jeune femme mise beaucoup sur cette procédure de « requête conjointe », qui lui permettra de s’occuper de tout ce qui relève du quotidien de l’enfant. Kamel Benbara, lui, préservera l’essentiel: le droit d’emmener sa fille avec lui, lorsqu’il le désirera.

      Les deux parties contactent le même juriste, un avocat d’expérience qui était également un ami de longue date de Louiza: Me Joseph Cohen-Sabban. Tout paraît bien engagé. Mais, au fil des jours, la procédure fragilise les mensonges de Kamel Benbara. Elle agit comme un acide lent qui menace de révéler son passé. Les Benakli sentent d’ailleurs confusément que quelque chose leur échappe. Benbara tarde à fournir les justificatifs exigés. Il oublie méthodiquement tous ses rendez-vous. Il tente maladroitement de gagner du temps. Sur les photocopies de ses avis d’imposition, le député masque la partie réservée aux parts des enfants afin d’effacer toute référence à son domicile de Saint-Chamond. La situation devient vite ingérable, car d’autres échéances, publiques celles-ci, approchent. Kamel sait qu’elles risquent de le mettre à nu. Le dernier rendez-vous chez le juge des affaires familiales de Nanterre, est prévu le 24 janvier. Mais à cette date, le député est toujours introuvable. L’audience est évidemment repoussée.

      Cinq jours plus tard, le 29 janvier, vers 18 heures, le commissariat du VIIIe arrondissement signale la voiture de Benbara. Recherchée par toutes les polices de France, la Polo immatriculée 151 AAT 92 était en fait stationnée depuis plusieurs semaines dans les quartiers chics de Paris, devant le 13, avenue Hoche. Un agent a même glissé un PV de stationnement sous l’essuie-glace! Intrigué, un membre du service de sécurité d’une représentation diplomatique japonaise a fini par donner l’alerte. La Volkswagen n’est pas fermée à clef. Un jeu est accroché sur le contact. Dans le coffre, à l’abri des regards, gît le corps de Benbara. Le froid vif des dernières semaines l’a relativement préservé. L’homme est recroquevillé, enroulé dans sa parka violette, dont la poche renferme encore ses papiers d’identité. Ses chevilles sont entravées et le visage est tuméfié comme s’il avait été passé à tabac. L’autopsie prouvera que l’homme politique a également été poignardé à trois reprises, dont une fois en plein c?ur. En tout cas, Benbara n’est pas mort dans sa voiture: seules quelques légères traces de sang y sont relevées alors que la blessure a immanquablement provoqué d’importants saignements. Le pantalon, introuvable, a d’ailleurs dû servir à nettoyer les traces. Cette fois, c’est une certitude: Benbara n’a pas été assassiné par un tueur professionnel. Le mort lui-même livre une information capitale. Cet indice infime, Kamel le tient serré dans le creux de sa main gauche: un long cheveu noir, qu’il a arraché en tentant de se défendre. Un cheveu de femme?

      Lorsque les policiers de la brigade criminelle se présentent au 12, villa des Marronniers, chez les Benakli, le 26 février au matin, ils ont en grande partie résolu l’énigme. Ils ont resserré leurs investigations sur la famille de son ancienne maîtresse, Louiza Benakli. Ils disposent de l’ADN de la tueuse. Ils ont aussi établi que l’un des membres de la famille de l’avocate assassinée se trouvait avenue Hoche (à l’endroit où a été abandonnée la voiture de Benbara), dans la nuit du 9 au 10 janvier. A 1 h 31 du matin, cette personne a en effet utilisé l’ancien portable de Louiza, celui que l’on conserve à la maison comme une relique, car la messagerie porte encore la voix de la défunte. Seul manque le mobile du crime?

      Une scène hallucinante
      Les Benakli forment une famille soudée par la douleur, dominée par la figure tutélaire de Sekoura, la mère, une maîtresse femme de 79 ans. Le seul homme de la maison est un neveu, prénommé Stéphane. C’est lui qui craque le premier. Miné par le remords, étouffé de sanglots, il décrit la scène hallucinante qui s’est déroulée au rez-de-chaussée du pavillon, le 9 janvier. A son tour, Ouardia s’explique. Seule la mère se mure, dans un premier temps, dans un silence buté. La vieille dame fait comprendre qu’une audition au 36, quai des Orfèvres ne peut intimider lorsqu’en Algérie, pendant la guerre, on a été torturé par les paras français. Voici ce que l’on sait aujourd’hui du meurtre, tel qu’il est raconté par ses acteurs.

      « Tu n’as rien à me dire, mon fils? » La question saisit Kamel Benbara, qui, peu avant 19 heures, vient d’entrer dans la pièce principale servant à la fois d’atelier et de cuisine. Il vient voir sa fille. Sekoura, la mère de Louiza, l’interpelle en kabyle. « Mon fils, tu devrais me dire? » Ouardia observe. Benbara a le sentiment de comparaître devant un tribunal de femmes. Ce tribunal exige des explications sur sa conduite. Pourtant, les Benakli n’ont pas encore découvert l’existence des Benbara de Saint-Chamond. C’est une autre femme qui a attiré leur attention. Pendant les fêtes de fin d’année, Abdelkamel Benbara a délaissé sa fille. Sekoura et Ouardia viennent de comprendre pourquoi. Kamel a accueilli une maîtresse, juste en face, dans le pavillon de Louiza. Il n’a pas hésité à retourner les photos de son ancienne compagne pour mieux donner le change à la nouvelle. Cette femme dormait encore dans le lit de Louiza il y a trois jours. Il ne peut pas nier. La femme de ménage a découvert des indices irréfutables. Les policiers, eux, l’identifieront grâce à un Photomaton déchiré retrouvé au domicile parisien de l’homme politique.

      « Mon fils? » Benbara était passé maître dans l’art de l’esquive. A trois reprises dans le passé, il avait ainsi promis le mariage à Louiza, avant de l’abandonner aux marches de la mairie, prétextant un père à l’agonie au bled ou, plus prosaïquement, l’oubli d’une pièce d’identité. Cette fois, il tient tête à cette vieille femme qui lui demande des comptes. Et, pour la première fois de sa vie, il avoue. Oui, il a une nouvelle maîtresse. Il l’aime. Ils vont d’ailleurs se marier en Algérie le mois prochain. Il emmènera même avec lui sa fille, puisque la loi française le lui autorise. Soudain, il se raidit. De quel droit les Benakli le jugent-elles? Au moins sa nouvelle conquête, une députée algérienne, membre comme lui du FLN, appartient-elle à une bonne famille. On ne peut en dire autant de Louiza. Quand il lui a fait pour la première fois l’amour, lâche-t-il en kabyle, elle n’était même « pas vierge ». Comme giflée par l’affront, la mère se jette sur lui et exige qu’il sorte. Il la repousse. Kamel trébuche à son tour. Ouardia saisit alors un poêlon et frappe Benbara à la tête, puis au larynx. Elle affirme ne pas se souvenir de la suite. Probablement sa mère a-t-elle saisi un couteau de cuisine?

      Stéphane, qui se trouvait au premier étage, dévale les marches. On exige de lui qu’il nettoie le sang. Il le fait, vomit, avale quelques comprimés de tranquillisants et s’affale sur son lit. La petite fille de 4 ans regarde une vidéocassette au premier étage: elle n’assiste pas, heureusement, à la scène. Les femmes se répartissent les rôles: éloigner la gamine et effacer les indices. Le couteau et le poêlon finissent dans la benne à ordures. Les enquêteurs ne relèveront sur place qu’une minuscule tache de sang sous le lino?

      Après le meurtre, tous les acteurs du drame jurent de garder le silence. Aucun n’ose évoquer la curée. Sekoura, la matriarche, a promis d’emporter ce secret dans sa tombe, ultime serment de fidélité à la mémoire de Louiza. A la fin de sa garde à vue, devant son avocat, elle glissera: « J’aime mes enfants. Louiza était la lumière de cette maison. Personne n’a le droit d’insulter mes enfants. Pas même Dieu. Et pourtant, j’aime Dieu. » « Depuis un an, elles vivaient un véritable calvaire, commente Me Cohen-Sabban. Elles ne comprenaient plus les dérobades. L’insulte à la mémoire de Louiza les a poussées à bout. » L’épouse de Benbara, elle, s’est constituée partie civile, par l’intermédiaire de Me Amar Rezgui, pour tenter de comprendre.

      Quant aux amis de Kamel, ils découvrent tout juste ses vies parallèles. Mais ils ne comprennent pas qu’une « histoire, banale à l’origine, ait pu déraper à ce point ». Ils veulent que la justice passe. La justice, elle, n’a pas retenu l’hypothèse de la préméditation. Le 28 février, Stéphane a été mis en examen pour « modification de l’état des lieux d’un crime », avant d’être remis en liberté. Ouardia et sa mère ont été incarcérées pour homicide volontaire et écrouées. L' »affaire Benbara » est donc close. Mais le « mystère Benbara », celui d’un homme prisonnier de ses mensonges intimes, ne sera, lui, jamais résolu.

      QUELQUES MOIS seulement sont passés depuis le
      procès de Nanterre, mais le peu de temps écoulé semble peser d’un poids démesuré sur les deux accusées. Voici onze mois, Sekura Benakli, 81 ans, et sa fille Ouardia, 40 ans, ont entendu la présidente de la cour d’assises des Hauts-de-Seine dérouler le verdict : respectivement cinq ans de prison dont deux ferme et douze ans de réclusion pour le meurtre du député algérien Abdelkamal Benbara. »
      Saha ftourkoum.

      • belabbes

        Permettez moi de vous retire chapeau la derniére fois avec le témoignage sur LLEPEZet ce jour avec ce fait divers mais un peu politique s’agissant d’un député Je sais que vous vous dégargouilez pour la priére de el asr a lors a plus

  16. abbes

    Docteur Elhadj A a quand la présentation ou la publication de nouveau articles comme avant?

  17. Cheniti Gh.

    Saha Ftourek Si Abdelhamid,
    Quand El Hadj Benyahia « plonge » dans la narration il n’y a qu une chose à faire:
    ouvrir bien ses’ écoutilles’ (mot cher au capitaine Bouchentouf Gh.) et se régaler du début jusqu’à la fin sans l’interrompre.
    Le connaissant ,seulement depuis quelques dizaines d’années,je puis me permettre de dire qu’il n’y a pas mieux que lui pour ,d’abord planter le décors, et ensuite attaquer n’importe quel sujet d’une manière pédagogique et attractive .Une belle soirée agrémentée aussi par la présence de l’invité surprise , notre
    ami le docteur Benhamouda Ahmed .

  18. hamid

    Pensez a lui faire un geste ce docteur ya cheikh

  19. lfertous abbes

    je te souhaite un bon séjour khayi surtout ente lisant dans notre journal favori qui nous épate

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