La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbes : Quand Miguel de Boukhanéfis parlait de « l’Istiklal (Indépendance) ».

En attendant qu’un de nos chers amis établis à Paris concrétise une initiative visant à rendre hommage à notre ex maire, René Justrabo, nous avons déjà relevé des disaines de commentaires positivant cette louable démarche qui nous honore tous. Néanmoins, à partir de cet article sur notre ex maire, nous venons de découvrir d’autres citoyens de notre wilaya profonde (département) précisément dans la paisible localité de Boukhanéfis, et c’est ce que nous a fait découvrir notre ami Bouchentouf Ghalem dans un de ses récents commentaires et que nous avons titré { Quand Miguel de Boukhanéfis parlait de « l’Istiklal (Indépendance) »}.

Par : Kadiri.M

« Bonjour.

En regardant la photo de ce vieux Monsieur à l’allure digne et en lisant le commentaire sur ses qualités humaines de l’époque troublante de notre histoire, il me revient un souvenir similaire d’un autre élu de mon village aussi sympathique que j’avais côtoyé étant gamin. La guerre n’était pas loin de Boukhanéfis en cet été 1961, de temps à autre un grondement sourd bouleversait la vallée profonde, des tirs de canons de l’armée Française en train d’en découdre avec les moudjahidines embusqués dans la forêt toute proche de Tenira, puis le bruit se perdait dans le bas fond du côté de Messer, une plaine morne où s’étendait un vignoble florissant dont je connaissais les moindres recoins. La situation au pays était alarmante car après les événements à l’est, l’ouest était en pleine agitation, des mots comme fellagha, harki commençaient à circuler au village d’habitude si calme. Des attentats, des alternatives meurtrières effrayaient la population qui jusque là était à l’abri de la révolte qui secouait le territoire depuis le 1er novembre 1954. Cette recrudescence de militaires patrouillant la nuit, posant des barrages filtrant, ces armes inquiétantes, ces treillis de camouflage se remarquaient de plus en plus, il faisait désormais partie du paysage. Des sigles commençaient à apparaître sur les murs, Algérie indépendante, vive le FLN, mort aux infidèles etc. La nuit le bourg d’habitude si tranquille se mettait en mouvement, mais dans mon insouciance juvénile j’étais inconscient du drame qui ce jouait autour de moi. Ce qui comptait c’était de glaner quelques sous en aidant Mr Miguel à ranger ses bûches dans la scierie implantait au cœur même du quartier indigène de Chabrières où j’étais né comme la majorité de mes compagnons d’infortune. C’était une vieille scierie qui rythmait le temps quotidien du village en adéquation avec l’horloge de l’église. Je l’avais souvent fréquenté en aidant le propriétaire à ranger les bûches en fagot d’un stère. Béret vissé sur la tête il allait d’un bout à l’autre du transbordeur, pestant souvent en espagnol contre la mécanique qui avait peine à ébranler les billots secs. Un drôle de bonhomme ce Mr Miguel ancien élu de la commune, déchu de son mandat pour avoir osé distribuer des bons de rationnement à la population indigène en mal de nourriture. En souvenir de ce geste humanitaire symbolique gravé encore dans la mémoire des autochtones, les enfants de mon âge en le rencontrant, lui demandaient souvent: Si on votait pour toi Mr Miguel, que nous donneras-tu en échange ? Et il répondait toujours avec un sourire bienveillant: Je vous donnerais la liberté mes enfants…L’istiqulal…Mais dis-nous Mr Miguel que signifie l’istiqulal? C’était un mot nouveau que l’on ne comprenait pas alors. L’istiqulal répondait-il, c’est le fait de ne dépendre de personne, d’avoir la possibilité de diriger sa vie comme on le souhaite, c’est le fait de traverser l’Algérie de part en part et de pouvoir dire que vous êtes chez vous, dans votre pays. Mais Mr Miguel nous sommes bien chez nous, Boukhanéfis c’est bien notre village, Chabrières notre quartier et l’école mixte c’est bien notre école, non? Nous n’avons pas besoin de l’istiqulal pour le savoir ! Vous le comprendrez mieux lorsque vos serez un peu plus grands rétorquait-il. Finalement pour nous l’istiqulal ce n’était peut être qu’un monde imaginaire où tout le monde était heureux et où nul ne pleurait même de joie! Même quand il extirpait de sa poche une poignée de dragée aux amandes multicolores qu’il nous lançait à la volée, comme dans un mariage Français que l’on regardait toujours de loin avec envie. Cordialement ».

*La photo de notre ami Bouchentouf Ghalem est très récente, c’est lors d’une visite amicale qu’il a effectué à Sidi Bel Abbes ville, où il était de noueau de retour  au Bled.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=13141

Posté par le Mai 9 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

118 Commentaires pour “Sidi Bel Abbes : Quand Miguel de Boukhanéfis parlait de « l’Istiklal (Indépendance) ».”

  1. hamidi

    j ‘ai lu ce texte en commentaire il est un nouveau témoignage de gens sincéres de gens du peuple qui croyaient a la fin inéluctable de la guerre et du colonialisme.D’autres miguel ont existé pour la paix

  2. Bouchentouf Ghalem

    Bonjour Mr Kadiri et Mrs les Administrateurs du site.
    Vous m’honorez trop en diffusant ce texte avec ma photo en sus car il y a surement d’autres amis de la VSBA plus méritants que moi que je ne citerai pas et dont j’apprécie la pertinence de leurs propos souvent très instructifs. Si je suis prompt à répondre c’est que la photo que vous voyez était une avenue où se déroulaient tous les événements du village, elle était gaie et très animée, c’est là entre autre que se trouvait l’épicerie de Mme Gilabert où avec d’autres garnements je « piquais » les bandes dessinées que j’avais relaté dans un précédent commentaire, en plus de la monotonie du cliché, « admirez » dans le fond ce qu’il reste de la fameuse Eglise qui dérange tellement notre CHère amie CH… décapitée de son clocher et devenue un dépotoir public par les nôtres attestant de leur barbarie alors qu’ils auraient pu la transformer en une superbe Mosquée autre maison de Dieu, pour une passation dans la douceur que ne manqueraient pas d’approuver sûrement les gens doués d’intelligence qui viennent se ressourcer de tants à autres à Boukhanéfis. Allez Benyahia c’est l’occasion ou jamais de t’épancher sur l’oued Mekerra !
    PS : La mission que vous m’aviez confiée a été exécutée Lundi. Amicalement

    • Claude .B

      Bonjour Monsieur ,
      Merci pour ce beau récit de votre enfance ,vous m’avez émue en me permettant de revivre ma propre innocence d’enfant qui ne mesurait pas les ravages de cette guerre .Ce qui est troublant c’est de constater que nous pourrions raconter des histoires similaires ,loin certaines fois de la version « officielle » resservie en permanence par ceux qui refusent la main tendue ,version qui s’est chargée de ne retenir que les horreurs ,en occultant des réalités que ,nous ,nous avons vécues .Et ce sont ces réalités qui me permettent encore aujourd’hui de croire que le pardon viendra un jour ,je dis bien le pardon et pas l’oubli.
      Cordialement .

  3. benhaddou boubakar

    natif aussi de boukhanefis,j’ai apreciè beaucoup ce theme de notre frere ghalem qui a peut etre l’age de ma grande soeur (1948) la quelle elle cherche son amie d’enfance et d’ècole qui ètait la fille du gardien de prison tuè par les « moujahidines »,et durant l’enterrement,c’est ma soeur qui portait la gerbe de fleurs jusqu’au cimetiere (etant petite !!!) , le nom de son amie est « sanchez gilda », elle aimerait bien avoir de ses nouvelles. merci a la voix de sba

    • Mémoria

      Toute une symbolique de l’innocence de l’enfance devant les ravages de la guerre.
      Merci Si Benhaddou de participer à une re-écriture de l’Histoire par ces témoignages d’enfance.
      Merci à Si Bouchentouf aussi et je me demande pourquoi nos deux concitoyens ne commenceraient-ils pas à écrire des cahiers sur cette période de l’enfance au milieu de la guerre.Les posts et commentaires de Ghalem Bouchentouf sont éloquents,plein de verve avec un style que certaines maisons d’édition éditeraient à l’occasion du Cinquantenaire !Qu’attendez-vous! A vos stylos,citoyens ! Vous en avez la compétence !

      • benhaddou boubakar

        bonsoir grand frere « memoria » que j’admire beaucoup! ,vous voulez savoir pourquoi ma soeur a portè la gerbe? c’est parcequ’elle ètait la meilleure èleve de l’ècole et en meme temps la meilleure amie de cette « gilda sanchez »,ma soeur m’a racontè qu’elle avait tres peur des regards des gens durant le passage du cortege funebre ,ces images sont toujours gravèes dans sa memoire! et c’est tres genereux mr memoria de votre part,alors a vos plumes chers lecteurs et lectrices!!!

      • benhaddou boubakar

        bonsoir grand frere memoria,c’est vrai qu’il faut que nos freres et soeurs ayant des souvenirs encore gravèes nous fassent rememorer ces instants inoubliables,on serait tres reconnaissants! mon frere « un parmi d’autres » me parle de ca chaque jour au telephone que je le remercie de passage!.

      • benhaddou boubakar

        wallah c’est une bonne idèe de rememorer les souvenirs d’enfance durant la guerre, mon frere « un parmi d’autres » m’a racontè des scenes vecues par lui a sidi belabbes! alors a vos plumes chers lecteurs et lectrices!

        • Nathalie

          Salam M Benhaddou Boubakar,
          désolée pour le léger retard de vos commentaires,,,bonne soirée 🙂

          • benhaddou boubakar

            salam nathalie! c’est pas grave,on est habituè a ce genre de retard ,je comprend les choses,grand merci pour mr l’administrateur,bonne soirèe a toi aussi!

        • un parmi d'autres

          slm alykm si Benhaddou des histoire sure les scènes de violences que j’ai connu et vécu durant ma tendre enfances sont énormes et sont incrustées au fond de ma mémoire mais bon c’est une partie de notre histoire avec laquelle il faut savoir avancer et non stagner à l’année de notre ISTIQLAL que je n’ai pratiquement jamais connu malgrès la libération de mon pays .Enfin on a vécu et on continu à vivre avec cette nostalgie qui est la notre .AMICALEMENT

    • SANCHEZ GILDA

      Avez-vous bien reçu mon mail
      Gilda Sanchez

    • MEGHERBI Khadidja

      chère Gilda SANCHEZ, je suis une de tes camarades de classe à l’école de BOUKANEFIS. J’ai l’impression que c’était hier seulement. Nous avions comme institutrices, Melle HASSE – et Melle COMBES. Si tu parles de Orkia MERABI, elle est
      morte à la suite d’un accouchement, il y quelques années. C’est par hasard que je suis tombée sur ton message, je te rappelle les noms de toutes nos camarades de classe :
      Lydia MORILLAS – Bernadette GONZALES – Marie Paule BUENOS – et d’autres encore ont les noms m’échappent. Mon père était chaouch au tribunal de BOUKANEFIS et mon nom si tu t’en souviens encore c’est MEGHERBI Khedidja.
      .

  4. Mme CH

    Mr Bouchentouf.G des trois marabouts, Salam et mes respects du soir……
    J’apprécie le geste de Mr Chouia connaisseur, mais je tiens à préciser que je ne vous considère pas comme un ennemi, loin de là , je respecte l’homme et le romancier brillant que vous êtes.
    D’autre part, je trouve que vous m’avez accusée à tort, de vous avoir traité de traître, de collabo etc……….ce n’est pas vrai, et ce n’est pas très juste de votre part Mr B.G. j’ai aimé votre histoire, mais je n’ai pas aimé le message que vous vouliez faire passer….
    A part ça, je trouve que vous êtes un jeune vieux très séduisant!!!!! hhhhh!!

    J’espère que cela n’a pas été fait contre sa volonté…..??.!!!!!

  5. benhaddou boubakar

    tres belle photo si ghalem que je vous doit respect et dignitè!

  6. guebli

    Bravo à vous Monsieur Bouchentouf sur cet article et j’espère vous revoir à Rouen autour d’un café
    Bien le bonjour à vous Monsieur KADIRI Mohamed et à vous ausssi Monsieur Lakhal

  7. hadj dekar SD SBA

    le texte de mr bouchentouf g est trés instructif il nous dit que dans cette période des gens bien nous entouraient et il ne faut pas mélanger sans s’arreter sans arret devrais dire.Miguel est un cas a boukanéfis et le témoignage est vraiment mérité selon l’auteur un vrai.

  8. Giselle de Marseille

    Trés beau texte Un style trés accrocheur une sincérité qui se ressent aux premiers mots.je n’arrete pas de dire que le temps est venu pour tout reparler de notre innocence ou joies…on était enfants de ce pays de cette sidi bel abbes que nous aimons et surtout ses gens que je vite revoir.je remercie amplement ce beau site amical.je ne parle pas de politique j’aime ma ville je lis ce journal je me ressource et ce texte m’a permis de commenter.Bonne Soirée.

  9. lecteur assidu

    J’ai moi aussi un souvenir de gamin que j’aimerai bien raconté à mes amis et enfants .Cela se passait à Sidi Yassine dans la grande maison de mon grand père S.E.Hocine(Allah yarhmah)qui se situait en face de la gare de l’état.Une maison oû il y avait en face des oliviers,des champs de blé , des vignobles et au lointain la….briqueterie.Il faisait très chaud ,cet été là,et refusant de faire la sièste avec mes cousins ,je me faufilais de la grande salle obscure,trompant la vigilance de ma grand mère maternelle dont la ceinture posée près d’elle ,décourageait les ‘éventuels clients’ qui voulait jouer ‘ l’évasion à la Papillon’.Une fois dans la cour,j’enjambai les escaliers et me retrouvai dans la terrasse .Soudain je vis des hommes sortir de la buanderie armes à la main et voyant que j’avais très peur, ils baissèrent leurs armes et me ramenèrent un ballon et nous jouâmes pendant un très court instant.L’un s’appelait Madani et l’autre Abdelaziz ,je ne me rappelle pas des deux autres.Ce fut l’un des plus beaux souvenir de mon enfance car je venais de voir de mes propres yeux de gamin les moudjahidines.Jeunes et beaux ils l’étaient……Oui on a joué au football ensemble…. Une fois la nuit tombée,ils se frayèrent leur chemin à travers les oliviers et partirent vers………………L’indépendance. ALLAH yarham Chouhadas!

    • benhaddou boubakar

      tres beau recit « lecteur assidu »,mais on aimerait bien que tu ecris au moins un nom! ce qui m’a attirè le plus c’est la fin  » et partirent vers……….l’indèpendance. bravo!

      • Mme CH

        Mr Benhaddou salam!!! Cette fois-ci, à la place de Mrs Miguel et René, les deux héros de l’histoire sont Madani et Abdelaziz, vous savez bien qu’à cette époque les noms étaient occultés, et notre frère Lecteur assidu n’était qu’un enfant insouciant donc… les noms ce n’était pas important, il était juste content d’avoir jouer au ballon avec ces jeunes et beaux Moujahidines et de ne pas avoir fait la sieste, mais il nous a pas dit s’il a échappé ce jour là, à la ceinture de sa grande-mère Allah Yarhamha!!!!
        Si Benhaddou, Si Benhaddou!!!!!

        • benhaddou boubakar

          salam mme ch:les histoires de l’enfance ne finissent pas et c’est merveilleux de les rememorer « souvenir souvenir! » on se rapelle bien de la ceinture de la mere et la petite prison du grand pere (debaras) du « haouch »!,il nous ligotait toute la journèe ni manger ni a boire et cètait amusant malgrè la soif et la faim! j’ai bien des histoires que me racontaient mes grandes soeurs durant la guerre! bonne journèe ma soeur

    • Mme CH

      Mon frère Lecteur assidu salam!!! c’est ce qu’on appelle peu et bien, même pour le style il n’y a rien à dire, surtout avec des verbes comme se faufiler, enjamber…, et des petites grandes phrases comme « l’évasion à la Papillon », « baissèrent leurs armes » et le bouquet c’était « se frayèrent leur chemin à travers les oliviers et partirent vers………………L’indépendance » oh! que c’est joli !!!!!! Souvenirs pour souvenir je préfère celui des jeunes et beaux Moujahidines qui en plus jouaient au foot et n’étaient pas trop bavards……. est ce eux ou le gamin ?????
      Je veux simplement savoir pourquoi vous ne vouliez pas faire la sieste hein!!!!
      Par contre la clique ne s’est pas manifestée pour applaudir votre histoire comme d’habitude, je crois que cette histoire n’est pas à son goût, elle préfère un autre genre de Roman….. Remarque les goûts et les couleurs ne se discutent paaaaaas…….!!!!!
      Bravo encore, salam Fraternel !!!!!

      • Mémoria

        L’Histoire de la région de Sidi-Bel-Abbès est pleine de témoignages épiques sur ces jeunes et beaux moudjahidines qu’ont appelé les lions « Sbouâas » tant ils étaient à la fois déterminés et insouciants,très jeunes aussi…Les jeunes d’aujourd’hui croient que les martyrs et anciens moudjahidines étaient des « vieux » et cela inconsciemment car ils font de la projection sur les nouveaux moudjahidines d’aujourd’hui !

        Vous ne pouvez imaginer les photographies de ces jeunes martyrs de l’ALN de la zone V et toute la wilaya V qui sont jalousement gardées par leurs frères vivant aujourd’hui.Le Musée de SBA devrait penser à cela pour récupérer ces photos qui font pleurer lorsqu’on les voit: ces jeunes pas plus de trente ans,treillis et Mat 49,souriant pour l’éternité….et disparus aujourd’hui sans sépultures…
        L’histoire de l’ALN de la région de Sidi-Bel-Abbès se trouve …dans les chaumières jalousement gardée par les proches…
        Mais il faut aussi parler d’histoires épiques aussi(témoignages) sur ces français,pieds noirs,militaires,qui ont épargné les vies de compatriotes impliqués dans la lutte armée soit parce qu’ils les connaissaient en tant que voisins,soit parce qu’ils avaient sympathisé avec eux pour des raisons diverses.Il faut aussi parler des désertions en masse des légionnaires Allemands,autrichiens du Quartier Vienot ! Il faut parler de ces militaires français du contingent qui ne tiraient pas sur les djounouds de l’ALN et faisaient semblant de ne pas les repérer.Il y eu des ententes tacites vers la fin de la guerre entre unités françaises et OCFLN/ALN pour un cessez_le-feu avant le 19 mars.Il faut parler de l’OAS qui épargnaient les Arabes de leur quartier parce qu’ils les connaissaient et massacrait sans discernement les innocents des autres quartiers.Il faut parler de ces amazones qui étaient en ménage avec des légionnaires et qui payèrent de leur vie leur choix …Il faut parler de « Roulement » qui vit parait-il à Marseille et qui résume à lui seul cette guerre d’Algérie…sans nom.Responsable local dans notre zone,il retournera sa veste parce que trahi par un de ses camarades et touché dans son honneur,il fera des ravages parmi les groupes de l’ALN mais épargnera aussi des « hommes » de cette même ALN…

        Je me réjouis de voir la VDSBA participer à l’écriture de l’Histoire de Sidi-Bel-Abbès (1954-1962).Ce sont des témoignages qui seront utilisés et recoupés par les historiens des deux rives puisqu’ils sont formulés sur la Toile…
        Alors à vos plumes,des deux côtés de Mare Nostrum !

        Aux historiens de décortiquer,confronter,recouper,comparer,estimer,crédibiliser….
        Allons voter, citoyens !
        Bonne journée !

  10. lecteur assidu

    lire raconter svp(1ère ligne)

  11. chaibdraa tani djamel

    si ces gens(mr miguel,justrabo et autres)n’ont fait que du bien alors il leur faut un grand salut et merite de la part de nos résponsables locaux surtout avec l’arrivée de la grande féte de l’indépendance (50 éme année)

  12. bouchebka dz

    mr bouchentouf vous etes en quelque sorte en train de glorifier le colonialisme un francais reste un francais meme s il s appelle miguel justrabo ou paul ou jacques une chienne n enfante qu un chien et c est tres grave pour notre jeunesse qui croit que la france nous a distribue que des bonbons et que l independance nous a ete octroyee sur un plateau en argent alors que nous avons paye cherement notre liberte et si votre miguel avait parle de l istiquelal sachez qu il etait contraint de le dire sinon la valise ou le cercueil

    • saim

      Se cacher derriere un pseudo pour s’aligner sans le savoir est doublement assassin.Je trouve admirable et honnete e qu’a raconté ce monsieur et je vous défi de me trouver une quelconque glorification du colonialisme si ce n’est vos propos malsains.

    • Le Commandant.

      Bouchebka dz,je m’étais juré de ne pas intervenir sur ce site.Cependant l’attaque inique et inqualifiable de votre part contre M Bouchentouf Ghalem appelle une réponse d’un Officier.Sachez monsieur le cancrelat qu’il y a plus d’honneur dans un petit orteil du pied de Mr Bouchentouf Ghalem que vous n’en disposerez de toute votre vie de minable.Cet homme a eu,tout au long de sa vie,des choix courageux.Il aurait pu se séparer du problème,en l’occurrence les origines de son épouse (bienheureuse épouse qui sait que son époux l’a aimé jusqu’à s’exiler de son pays),il n’en a rien fait ,il a fait sa place ,et quelle place!,dans un pays qui n’est pas facile,même pour un fraîchement naturalisé.Et il n’a pas renié son pays qui a été fort ingrat envers lui,et qui continue,à travers vous,à lui faire sentir les tourments de l’exil.Et,malgré tout, il continue à faire rayonner sa « Connaissance » à travers ses écrits,pour en faire bénéficier ses frères.Et surtout il a élevé ses enfants et en a fait des vrai citoyens .Quoiqu’il advienne il restera un grand officier,sa patrie a beaucoup perdu en se séparant d’un homme comme lui.Vous n’êtes même pas digne de lire une ligne de ses textes .
      Monsieur Bouchentouf Ghalem ,mes respects.Mon Colonel j’aurais été fier de vous saluer et de servir à vos cotés.Je me charge de diffuser autour de moi votre histoire personnelle,elle est un exemple.

      • Bouchentouf Ghalem

        Mes respects mon Commandant
        La vigie a ratée ton speech qui me va droit au cœur l’ami, c’est vrai que j’aurai pu terminer colonel comme la majorité de tous mes amis de la Marine avec qui j’ai toujours gardé le contact et que je revois de temps à autres ici chez moi où à Oran et à Alger pour certains, mais le destin en a voulu autrement et je ne regrette rien de ma décision de 1981. Figures toi qu’à cette époque rien dans le règlement militaire n’interdisait le mariage mixte, sinon comment aurai-je pu vivre 08 ans dans la transparence sans être inquiété par les services compétents comme on dit, ce n’est qu’après avoir demander la régularisation de mon mariage civil en 1979 pour des raisons administratives que tu sais, au grand damne d’ailleurs de Chadli qui piqua un crise monumentale en m’envoyant illico presto au tribunal militaire incapable de statuer sur mon cas. Après six mois de détention provisoire, j’étais libre et je repris mon travail normalement jusqu’au moment où je devais passer au grade « politique » de Capitaine, et là après l’arrangement indigne l’on m’avait proposé, j’ai préféré Démissionner et partir que Divorcer et mourir. Voilà juste un petit point entre nous qu’ignorait certainement ce Delta Zéro ! Toutes mes excuses à nos amis lecteurs de cette intrusion maintenant Stop et Fin. Amicalement Cdt «_._. …. . .. _._ .… » peut être ?

        • un parmi d'autres

          Mon cher Ghalem très émouvante ton histoire le destin a voulu que restes auprès de ta moitié et de tes enfants autours Il ne faut pas regretter et tel que je te connais tu n’as rien perdu ,mais tu gagné l’ AMOUR de ta femme et de tes ENFANTS auprès desquels tu vis .
          Le duc de levis avait dit ::::—- Ceux qui connaissent les hommes savent que le regret de n’avoir pas fait une mauvaise action profitable est bien plus commun que le remords .
          Et puis ainsi va la vie et la seule pensée qu’on devrait tous avoir en mémoire c’est de se dire (je n’ai aucun regret mais seulement des projets.
          Très amicalement

        • Mrouhibi reda

          Vous avez été trés digne monsieur BG .vousdemeurez un exemple pour ceuxqui savent cojuguer sincérité et fidélété.vous n’avez rien a vous faire regrétter et puis vous ets la trés dispo et brave

        • Le Commandant

          Mes respects à vous Mr Bouchentouf Ghalem,la grandeur d’âme qui va de pair avec le commandement est hors de portée pour certains.Votre histoire a été diffusée vers certaines sources,je ne serais pas surpris que vous en ayez des nouvelles.Vous ne me connaissez pas,j’ai entendu parler de vous.Un jour peut être nos routes se croiseront.
          Cdt  » ._ …_ .. ._ _ .. _ _ _ _ _ .._. ._. « 

      • YAKFI

        Mr le commandant,
        Je ne sais si vous agissez par esprit corporatiste ou en connaissance de cause.Et si je ne m’abuse, bouchebka dz que vous insultez copieusement n’a pas ,lui, insulté monsieur Bouchentouf.
        On assiste là à une démontration du formatage de la  » grande muette » , quiconque ne se soumet pas ou ne pense pas comme nous est un ennemi à écraser par tous les moyens y compris l’invective et le déshonneur.
        Tout comme vous, bouchebka dz a le droit de s’exprimer et s’il porte atteinte à quiconque, c’est à l’intéressé ou au journal de prendre les mesures pour y remédier.
        Mais qu’une meute affamée lui tombe dessus , comme c’est le cas, c’est un peu fort de café, comme on dit.
        Il n’appartient à personne de s’ériger en arbitre pour juger du degré de l’honneur d’un autre, surtout lorsqu’ on ne le connait pas , exception peut-être faite de l’esprit qui vous anime.
        En tout état de cause , il ne vous sied pas monsieur le commandant de donner des leçons……à défaut de donner des ordres!
        Salutations civiles!

        • Le Commandant

          M Yakfi ,vous trouvez que bouchebka dz n’insulte pas M Bouchentouf Gh en le désignant à la vindicte populaire,aux yeux de toute l’Algérie,comme un renégat qui n’a pas voulu « répudier » son épouse chrétienne pour garder sa situation.Et quitter sa terre natale pour un pays de « mécréants »??Alors je ne vois pas quelle est votre définition de l’insulte..Mais vous avez raison j’ai été injuste dans mes propos envers bouchebka dz,j’ai insulté le cancrelat qui,je suis sûr,doit s’en sentir vexé.Je reformule mes propos qualificatifs en  » excréments de cancrelat »,c’est mieux pour la pauvre bête.Alors laissez nous lire en paix les textes de Bouchentouf Gh,ils sont autrement plus instructifs que les « dégueulis verbaux » dont nous abreuvent certains.A bon entendeur salut- fin des communications-

  13. lecteur assidu

    Salam soeur Mme Ch.merci beaucoup pour tes encouragements qui me vont droit au coeur! puisque les gens veulent parler de l’enfance.en ‘période de guerre’ alors chacun à ses propres souvenirs qui l’ont marqué.Pour si Madani et si Abdelaziz( leurs noms de guerre ) ce qui a marqué l’enfant que j’étais c’était leur jeune âge et leur beauté.Ils ont donné à leur patrie ce qu’ils avaient de plus cher:leurs vies.Ils méritent aujourd’hui d’être cité dans mon petit récit…le récit de ce gamin qui leur est resté fidèle tout simplement .et comme tu as l’habitude de l’écrire,je dirai Afham yaelfahem! …..Pour la sièste ….chut!!!! ne réveille pas ma grand mère(Allah yarhamha) sinon elle va utilisé son martinet …pardon sa ceinture! Fraternellement!

  14. omak

    pourquoi avoir bloquer commentaire pour les legislation de l algerie . apres vous parler de la liberation de la presse .les ripoux de l algerie ne feront jamais le grand pas .et dire que mr bouteflika dit a la jeuneusse d alller voter en masse et dire a cette jeuneusse perdu que l algerie ct eux . on se fou de qui .moi j irais voter mais blanc

  15. Anti Hmar

    21 millions d’électeurs virtuels
    20 millions d’algériens moins motivés que par l’enjeu des élections françaises
    Un paysage politique atomisé avec des partis poupées russes
    La course folle pour l’argent.
    Le manque de crédibilité des législatives est pain béni pour l’executif qui devra une fois de plus puiser dans la casette.
    Le Pouvoir veillera à garder un grand chouia de réserves pour sauver les petits enfants après avoir installé la parentéle, et les enfants.
    L’immatricualtion de voitures neuves tourne le tournis et je saisis mieux à présent les dépenses faites pour le réseau auto-routier!
    Un agrément d’importation vaut pesant d’or et beaucoup de voitures et beaucoup de revenus.
    La consommation frénétique est le seul slogan qui marche:
    Je consomme donc je suis

  16. Anti Hmar

    lire la cassette d’Ali Baba!

  17. merabi

    je viens de faire mon devoir d »électeur et je vois ce trés beau témoignage confirmé autour de moi malgré que je ne l’ai pas connu et ce qui m’a beaucoup plu est cette photo de si ghalem prés du drapeau national.un bon message a quelques débiles envoyés détruire la belle ambiance et dynamique tructueuse du forum.

  18. Bouchentouf Ghalem

    Bonjour Mme Mostefaoui, Mme CH….
    Comme je ne peux pas répondre à tous nos amis lecteurs qui m’ont adressés leur sympathie même notre chère Mme CH… qui revient à de bons sentiments que j’espère durables, et si je me permets de m’adresser à vous deux d’abord, c’est parce que je suis content de constater qu’il y a encore des femmes debout bravant leur destin minoritaire dévoué aux taches ménagères. Je parle ou j’écris tête haute avec sincérité, sans aucune animosité ni revanche pour que Mme CH… comprenne bien que nous sommes tous fières de notre Algérie malgré ses déboires, et que s’il y a un responsable à vilipender en ce moment c’est bien nous son peuple, ce peuple de masse malade de son ignorance, comme mon défunt grand-père autrefois pour qui le sommet de la connaissance s’arrêtait au Taleb récitant les soixante versets du Coran. Bien sûr qu’il y a eu depuis l’Istiklal des choses concrètes et je dis à nos amis « Romis » qui n’ont plus la haine revancharde venez le constater vous-même, le gourbi a disparu et le quinquet nourrie d’une mèche blanche fumant sans arrêt aussi. Evidemment qu’il reste aussi énormément de choses à faire, à améliorer dans notre pays mais est-ce la faute à la France si l’agriculture est dans un état lamentable dans notre région si florissante jadis, si nos villes et nos villages sont dénaturés, si nos rues et ruelles sont défoncées, si la corruption est monnaie courante ou si la justice est injuste, ou que si etcetera… etcetera ? Non je ne le pense pas c’est le résultat d’un manque flagrant d’autorité, de compétence, d’éducation personnelle, de respect mutuel et que sais-je encore ? Peut être d’un petit chouia d’huile de coude pour défricher le territoire au sens propre comme au sens figuré.
    -Non Mr Bouchebka DZ je ne glorifie pas le colonialisme, j’en ai souffert comme beaucoup d’entre nous, peut être un peu plus que les autres sans ce tuteur incontesté et incontestable qu’était mon père disparu très tôt et que je n’ai jamais connu. Je dis simplement que l’on ne confonde pas le colon pervers fouet à la main sur son cheval alezan piaffant sur la glèbe et le Français commun qu’était ce Mr Miguel et bien d’autres adeptes de l’Algérie Algérienne qui n’hésitaient pas à se démarquer de leurs coreligionnaires de L’Algérie Française à tout prix, parfois au risque de perdre la vie.
    -Oui lecteur assidu j’aurai bien aimé raconter nos frères Moudjahidines mais malgré trois Chahid dans la famille Bouchentouf et c’est déjà beaucoup pour un petit village, je n’ai pas vu l’ombre de l’un d’entres eux, il faut dire que l’on ne nous mettait pas dans la confidence non plus pour ne pas compromettre ceux qui les cachaient, sauf vers la fin 1962 quand tout été fini et que les premiers s’accaparaient avec liesse des biens vacants en tirant des salves en l’air, c’est vrai qu’ils étaient beaux avec leurs tenues bariolées et leurs visages illuminés à en faire pâlir bien des femmes mais n’ont-ils pas compromis leur noble mission depuis ?
    -Mon cher Benhaddou Ould Bouziane j’ai bien connu la famille de ton patriarche Benkada et ton oncle Benaouda faisait partie de mes copains d’antan ainsi que l’une de tes tantes qui a frottée avec moi les bancs de l’école mixte sous l’œil attentif de Mr Garcia et de sa baguette magique en fer forgé qui piquait les doigts, mais Khouya comme dit le disparu M2231, j’étais bien meilleurs qu’elle puisque c’était moi souvent qui conduisait le plus mauvais élève de la classe avec son bonnet d’âne enfoncé sur la tête pour l’exposer à la risée des autres classes en lui intimant l’ordre de dire : Je suis un âne !
    Pour finir Sacha Guitry a dit : Il y a des gens qui augmentent votre solitude en venant la troubler, n’est ce pas Mme CH… et consorts ? J’ai retenu surtout pour ce qui concerne nos diverses réflexions une autre de ses maxime ceci : Ce qui probablement fausse tout dans la vie, c’est que l’on est convaincu que l’on dit la vérité, parce qu’on dit ce qu’on pense, ayons donc un peu d’humilité et de sagesse pour ne pas juger hâtivement les commentaires des uns ou des autres, j’accepte volontiers la contradiction mais pas l’insulte de grâce! Merci Mr Mémoria je viens juste de lire votre pamphlet et cela ma réconforte dans ma conviction qu’il y aura toujours des Algériens qui aiment leur bled. Amicalement

    • benhaddou boubakar

      bonjour si ghalem (mon cousin aussi non? !) ,j’ai beaucoup apreciè ta reponse et ca m’a fait chaud au coeur de mentionnè le nom de mon defunt pere bouziane qui avait une voiture noire « traction »,je me rapelle d’elle a peine,et le nom « benkada » qui signifit l’arriere grand pere qui habitait la region de messer,ma mere est aussi benhaddou (son pere bachir et son frere bekhaled sont tombès au champ d’honneur dans la region de maghnia,le 1er une rue porte son nom et le 2ieme le nom d’une ècole a boukhanefis mon village natal que j’aime bien. je te salue grand frere ghalem,allah ibarek fik!!!

  19. Youcef h sba

    Bien vu Anti Hmar !

  20. Smiley

    Il y a une nouvelle notion en sciences de l’information, c’est celle du calcul du périmètre en mètres carrés pour évaluer la surface médiatique d’un communicant.
    La stratégie est basique: occuper le terrain!
    Difficile d’appliquer ce paramètre à l’espace blédien dans lequel motivations conscientes et inconscientes se mêlent et s’entremêlent, jusqu’à s’imbriquer.
    La haine n’est jamais loin de l’amour contrarié et c’est certainement là qu’il faut voir la prolifération de ces nouveaux ‘Arrias’ qui ont tout lu, tout vu, savent tout et comptent s’exprimer sur tout pour poser à l’homme-femme qui postule l’universel au niveau du terroir et du récit-rengaine.
    Le Forum mérite mieux que cela!
    Il est d’une grande inconvenance d’encombrer, de saturer, d’asphyxier l’espace pour, au fond ne livrer que des recuscées et des platitudes.
    Le crime ‘universel’ ne paie plus et personnellement, je ne demanderai à personne l’autorisation d’apprécier le moindre recoin de mon pays et de penser par moi-même. (Je le fais depuis si longtemps et nombre godillots s’en souviennent).
    Il est trés immodeste de penser ‘es qualité’ et de décerner des mentions pour bon style ou que sais-je et de fustiger à tout va.
    Je suis d’accord avec un intervenant que Ghalem dont le vécu et le patriotisme ne souffrent d’aucune tâche ne doit pas être interpellé par des délirants qui nous mettent en demeure d’exhiber des ‘certificats de nationalisme’
    Serions nous amenés à le faire, ces roquets qui aboient à toutes les basques seraient surpris et bien surpris!
    Boubekeur (que je salue et que je remercie pour son invitation aux Samedi) vient dans sa grande candeur de faire coup double.
    Il vient , à travers une invitation anodine, de débusquer l’imposture qui promet ‘du bout du clavier’ de participer à sa manière.
    Waouh! Quel privilège!
    J’aurai, moi, répondu avec empressement et physiquement si je venais à me trouver sous ces latitudes.

    • benhaddou boubakar

      mon cher smiley,je t’invite meme chez moi avec nos freres mekki,kadiri et meme breksi! ce que je veut le plus c’est le bon dialogue et l’entente! portes toi bien grand frere!

    • Mme CH

      Mr Memoria Salam!!!, vous qui cherchiez un professionnel de l’information, alors je crois que je vous ai trouvé le meilleur qu’il soit sur la vdsba, je crois aussi que le psy de formation que vous êtes sera d’un grand secours, à quelqu’un qui souffre je crois de troubles émotionnels qui résultent d’après moi, de l’insatisfaction durable des besoins affectifs, vu peut être son éloignement prolongé de sa terre natale….
      En plus des hallucinations continuelles, cette personne étouffe de voir une autre espèce sur la vdsba, alors quel est le remède le plus approprié pour ce cas…..???

  21. chouia connaisseur

    Bonjour Mr Mémoria!sincèrement je trouve beaucoup de difficultés à croire que » les militaires français ne tiraient pas sur les djounouds et faisaient semblant de ne pas les repérer… » .Cependant,je trouve votre intervention formidable !! Cordialement!

    • Mémoria

      Camarade d’e lycée,
      Ce sont des témoignages d’anciens moudjahidines qui ciblent surtout les appelés du contingent et non les unités d’élite (paras,légionnaires ,marsouins,etc)…Je ne fais que reporter cela et je me méfie de cette histoire officielle qui a désarmé nos jeunes générations…Et le discours du président Bouteflika a été clair sur ce chapitre.On a trop occulté la réalité et on reste maximaliste comme Mme CH qui récite une leçon.
      Vous savez camarade de lycée,si je n’avais été sensible à sa naïveté et son innocence…..

  22. un parmi d'autres

    Mon cher Bouchentouf Gce que tu raconte n’a jamais été une fiction ce fut la réalité et permets-moi de te citer une phrase de Sir Winston Churchill qui avait dit à la fin de la seconde guerre mondiale :———(Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ) .
    Et puis le patriotisme c’est l’amour des siens ,par contre le Nationalisme ,c’est la haine des autres .
    Oublier les enseignements du passé serait, non seulement trahir le passé et renier le combat de nos frères mais aussi hypothéquer l’avenir.
    TOUTES MES AMITIEES

  23. sans reproche

    bouchebka dz,
    Vous etes tout simplement ignoble et indigne de porter ce prestigieux pseudonyme dont ne peuvent se prévaloir que les seuls enfants de ce bourg qui a vu évoluer dans ses murs Bouziane Elqa3i et tant d’autres grands monsieurs, dont Ghalem Bouchentouf que vous prétendez malmener. Nous débattons de l’histoire d’un pays et non de la vie privée d’une personne qui ne nous interesse pas, fut-elle celle de Nabuchodonosor. Touche pas à mon pote ! « Quand on observe la nature, on découvre les plaisanteries d’une ironie supérieure; elle a, par exemple, placé les crapauds à coté des nénuphars ».

    • MOI

      Dans les mentions légales de ce site il est précisé:
       » La Voix de Sidi Bel Abbès se réserve le droit d’effacer, déplacer ou modifier à sa seule discrétion les messages à caractère diffamatoire, injurieux ou obscène ….ou inacceptables pour quelque raison que ce soit . »
      Je partage totalement l’indignation de Sans reproche quant aux attaques gratuites relevant du domaine privé proférées à l’encontre de toutes les personnes citées ou intervenant sur ce forum, et demande à l’administration d’exercer pleinement cette exigence déontologique et éthique pour la sauvegarde morale de ce journal. Quelles que soient les divergences d’opinions, aussi vigoureuses et appuyées fussent-elles, rien n’autorise à cette fin le manque de civilité et d’inobservance des règles élémentaires de la convivialité. Merci.

    • sans reproche

      lire « Bouziane El Qal3i » au lieu de « Bouziane ElQa3i ».

    • sans reproche

      Quelqu’un, Honoré de Balzac je crois, avait dit à peu près ceci :  » Quand on observe la nature, on y découvre les plaisanteries d’une ironie supérieure : elle a, par exemple, placé les crapauds à coté des fleurs « . Mais, diantre, pourquoi a-t-il omis de nous faire remarquer que cette même nature a épargné à ces fleurs, ces nénuphars et ces lotus la corvée d’avoir à répondre aux coassements des batraciens ?
      Ghalem Bouchentouf a répondu, à sa manière, aux gesticulations d’un crétin-batracien qui s’est pseudo nommé » Bouchebka DZ « . Ghalem Bouchentouf a produit un texte somptueux dans lequel il raconte avec brio sa vie, notre vie d’enfant. Avec ses joies et ses peines. Et, ce faisant, Ghalem Bouchentouf semble nous dire qu’il est fier de ce qu’il a été, de ce qu’il est aujourd’hui et de ce qu’il sera demain, pourvu que Dieu lui prête vie. Il en est fier, il l’assume et il le revendique. Il en fait étalage publiquement. Alors, peine perdue pour ce crétin-batracien-baveux (j’en ajoute une couche) qui prétend avoir inventé l’eau chaude en croyant braquer ses projecteurs sur Ghalem Bouchentouf et dévoiler sa vie privée, sa situation matrimoniale et ses démêlés avec son ancien employeur. Ce crétin-batracien-baveux-ignoble (j’en ajoute une autre couche) devrait savoir que ce qu’il nous apprend sur des prétendus secrets sont du domaine public car dès octobre 2011, Ghalem Bouchentouf disait, sur ce même site,ceci en répondant à une pied noir (voir article intitulé  » Rentrée universitaire 2011-2012 : près de 1.300.000 étudiants rejoindront les établissements universitaires » daté du 11 octobre 2011) :
      « …..J’apprécie beaucoup vos interventions passionnées sur le pays de votre enfance qui vous a vu naître et grandir sous son soleil d’or flamboyant. Tant que cela concerne le domaine de la nostalgie c’est compréhensible, et comme immigré de longue date en France je ne vous contredirai pas sur ce point, car on a tous en nous un petit coin de paradis au bled auquel on s’attache pour résister au temps qui nous taraude, mais le temps passe et le temps est un grand maître comme disait Pierre Corneille : il finit par tout régler. Par contre, si c’est pour regretter l’époque glorieuse du désir des privilèges du colonialisme, je vous dirais barkana, stop ! Laissons le temps au temps et à l’Algérie son passé qui n’était pas aussi idyllique que vous le décrivez dans vos propos. C’est vrai qu’au demeurant dans notre insouciance juvénile à tous nous étions inconscients, entre autre nous  » indigènes  » de la souffrance de nos aînés qui trimaient dans les champs du matin au soir, pour un salaire dérisoire suffisant tout juste à acheter le minimum pour survivre. Sans emploi stable pour la plupart, ces pauvres hères travaillaient la terre des autres et n’en ont pas vu la beauté ni la splendeur de ses paysages que vous avez tant admirées. Je n’ai pas eu la même vie que la votre à cette époque révolue et inversement, mettons cela sous le coup de l’incompréhension ou de l’indifférence de deux cultures qui se côtoyaient sans jamais pouvoir se rencontrer. Certes, la vie ordinaire d’un gamin de votre âge qui chipait les fruits des vergers pour apaiser sa faim, en évitant les tirs de carabine à sel qui brûlaient les fesses des jours durant, celle aussi d’un orphelin accueilli par les pleurs de sa mère qui était déjà veuve en ce mois d’octobre 1950, vous était alors presque inconnue. Permettez-moi de vous la narrer en quelques lignes pour clarifier de malencontreux a priori.
      La providence avait préservé à ma mère trois enfants parmi d’autres morts nés ou prématurément morts, rivés au même cimetière dans le secret de la nature obstinée et rebelle où poussent des milliers de fleurs sauvages (n’est ce pas Benyahia !). Je suis né deux mois après la disparition de mon défunt père, le dernier de la fratrie, le préféré par ma position de benjamin chose fréquente dans toutes les familles algériennes. J’étais la prunelle de ses yeux, comme elle disait, elle m’aimait plus que tout au monde, plus que mon frère aîné, plus que ma petite sœur, ce n’était pas un amour confortable mais il me permettait d’aller partout avec elle, une marge de liberté dont disposaient rarement les garçons de mon âge, mais le bonheur de l’enfance n’a jamais frappé à ma porte sans ce père que je n’ai jamais connu ; pas une photo ni même une relique vestimentaire afin de reconnaître celui qui m’avait conçu, j’ai toujours fui cette vérité en me disant que toute ma vie allait être normale, oubliant la souffrance de ma mère et la mienne. J’étais l’enfant de ma mère. Ghalem en arabe un prénom qu’elle me donna pour perpétuer le souvenir du cher disparu. La vie d’une veuve à cette époque d’après guerre était éprouvante, une lutte perpétuelle, une lutte continue sans répit. Ma mère avait choisie de vivre seule, égarée dans sa misère profonde de femme soumise et désormais solitaire. Chez nous vous le savez bien, on ne se marie pas pour le plaisir ni pour écouter battre son cœur, il n’y avait guère d’intimité et un premier divorce avec un homme terne avait suffit à sa peine. Il n’y aura plus désormais d’ombre sous le soleil dévastateur que l’ombre du Créateur. Pour elle la vie s’arrêtait là. A trente cinq ans, elle se sentait déjà vieille et fatiguée, l’avenir lui faisait peur, elle n’avait plus de repères, plus rien à quoi s’accrocher. Ma mère ne manifestait jamais ses sentiments, gaie dans les meilleurs moments, elle laissait glisser un sourire malicieux sur ses lèvres effilées et sèches. Lasse, quelques fois, elle pleurait sans raison apparente. J’ai grandi dans ses blouses colorées au froufrou ample qui cachait soigneusement ses formes, elle cédait à tous mes caprices. Ressemblant à un portrait rupestre, avec une chair laborieuse tatouée pour conjurer le mauvais sort, elle était très superstitieuse. J’étais perplexe par tant de signes de soumission à un vieil argousier dont les branches étaient ornées de fanions multicolores et de têtes de poulets sacrifiés. Un arbre devenu sacré, le seul existant sur l’immense plaine. Tout le monde le connaissait, une halte ou un signal ? Comme tous les arbres isolés qui s’imposent théâtralement, il avait pris au cours du temps un caractère religieux. A lui se rattachaient des superstitions, des légendes, c’était un lieu qui sentait le soufre. Un jour qu’on brûlait les chaumes, il avait flambé laissant derrière lui un tronc calciné et beaucoup de regrets à ma mère qui en garda un souvenir amer, une résignation devant ce qui lui semblait être un signe du Ciel. Ma mère n’avait pas d’âge, datant les événements en fonction de leur grandeur, elle prétendait être née lors d’une invasion de sauterelles, véritable plaie dévorant les moissons et dévastant le paysage. Elle confondait souvent les époques, l’année du typhus qui anéantit la moitié du douar natal semblait être la bonne. Présumée née en 1910, on n’a jamais su exactement quel était son âge. Dans sa démarche nonchalante drapée de son voile blanc, elle forçait le respect d’une digne veuve admirée par tout le village. N’ayant pas beaucoup de revenus pour faire vivre son foyer éteint, dés mon jeune âge j’ai dû travailler pour l’aider. J’ai d’abord gardé les chèvres, tâche ingrate pour un berger en culottes courtes, car elles s’éparpillaient à travers les champs, il ne fallait surtout pas les perdre. Il ne fallait pas non plus que les petits viennent téter le lait si nécessaire à la confection du gros couscous, ni qu’elles aillent brouter sur les parcelles privées synonymes de fourrière et de réprimande corporelle à coup de martinet. J’ai donc couru, marché, crié mais aussi juré et pleuré, ce n’était pas une mince affaire. J’ai glané avec elle les quelques épis de blé oubliés par la moissonneuse dans des endroits inaccessibles, en ramenant sur le dos les sacs chargés à travers des sentiers tortueux. Le long de la plaine morne s’étalaient des gerbes de blés fauchés, qu’on délestait au passage sans aucune gêne de quelques mottes dorées. On marchait parfois sur des kilomètres, pour un petit peu de blé qu’elle battait avec un fléau de fortune. Sur l’aire à battre en haut d’un monticule, elle vannait les graines sur une grande corbeille en les jetant au vent dans un nuage de poussière où je m’ébattais comme un oiseau effrayé par le simoun, un vent du sud qui soufflait toujours au moment des moissons, et remontait des nuages de sable dans une torpeur angoissante. Maigre récolte, réserve dérisoire mais vitale pour confectionner le pain quotidien, et affronter l’hiver rigoureux qui n’hésitait pas à étendre son manteau blanc sur de longs mois. Quand la neige tombait sans discontinuer aplanissant tout sous son enveloppe friable, la terre devenait toute blanche, les arbres tous blancs, une blancheur scintillante et molle en paillettes cristallines qui s’infiltraient sous les abris les plus épais. Les oiseaux rodaient autour du village en quête de nourriture, engourdis par la bise cinglante, ils devenaient une proie facile pour nous qui attendions impatiemment l’instant désiré de les rôtir et d’en jouir au coin du feu. J’ai cueilli les olives à la fin des récoltes, accroché au faîte des arbres en équilibre sur les branches au bord de la rupture, une manne que je disputais aux étourneaux qui me prenaient pour un épouvantail. Je les entendais venir ces migrateurs qui passaient sur la plaine en grands froufrous d’ailes, en longue rumeur de marée montante et de cris d’appels. Olives vertes cassées parfumées au fenouil ou olives noires séchées au soleil dans un sac en toile de jute, elles agrémentaient les jours de disette et les repas frugaux de pommes de terre bouillies à toutes les sauces. J’ai même volé toutes sortes de légumes, rendant les sous à ma mère en lui faisant croire que l’épicier du coin nous en a fait cadeau. Pommes de terre, tomates, poivrons, rien ne manquait dans les jardins en contre bas de la route nationale le long du canal d’irrigation, il suffisait pour cela de bien se camoufler et d’attendre le moment de la sieste quand les volets sont clos pour agir. Le ménage chez les colons ne rapportant pas beaucoup et pour arrondir des fins de mois difficiles, en plus des travaux de tissage, ma mère s’entêtait à élever des lapins, ces rongeurs imperturbables dont elle était aux petits soins. Des lapins blancs au pelage long et duveté, avec un petit bout de nez rose, des yeux rouges effrayés et des oreilles presque sans poils aplaties sur le dos. Elle leur parlait et les caressait. Ils la connaissaient aussi, sa présence ne les effarouchait pas. C’est grâce aux lapins que j’ai appris à manger de la viande. Dés mon plus jeune âge, je connaissais le coup de couteau tranchant la gorge de l’animal fermement tenu par les pattes arrières. La religion musulmane ne permettant pas à une femme de sacrifier l’animal et, moi n’ayant pas le courage de le tuer, elle me confiait la bête bien ligotée afin de la remettre à un homme, pas n’importe quel manant mais un homme attaché à la prière, un dévot en somme pour l’exécution fatale. Une fois le lapin égorgé, je ramenais la carcasse molle à la maison en la traînant par terre, gigotant dans une marre de sang. Ma mère l’accrochait sur la porte à la bonne hauteur. Après une judicieuse entaille pour décoller la peau, elle la tirait d’un coup sec, déshabillant le lapin de l’avant à l’arrière, et découvrant la chair blanche encore fumante. Les abats dégoulinant, la tête pleine de sang, les yeux visqueux, elle enveloppait le corps dans une serviette blanche pour éviter les mouches disait-elle, plutôt pour le soustraire à la convoitise des voisins, n’hésitant pas à solliciter une bouchée de ce mets délicieux et assez rare qu’elle réservait uniquement à sa progéniture. Ma mère adorait préparer le lapin en civet, elle le faisait longtemps mijoter dans une cocotte de terre cuite à même les braises. La viande de lapin étant assez neutre, elle la parfumait pour relever son goût, une viande moelleuse qu’elle cuisinait en sauce aux herbes sauvages dont elle seule connaissait les secrets. La cuisson très douce pouvait durer des heures pour que les os se détachent facilement. Une odeur savoureuse envahissait alors la pièce, aiguisant notre appétit à goûter ce repas du soir qui tardait à venir, et qui nous faisait oublier la puanteur des peaux de lapins que ma mère laissait tremper dans l’eau et de la farine jusqu’à ce que tous les poils tombent, pour en faire ensuite des tambourins qui servaient pour le fêtes, et qu’elle vendait pour quelques sous. Dans cette atmosphère de pauvreté latente, je me sentais comme un bout de bois mort prisonnier dans le courant d’une rivière en crue qui dans un tumulte assourdissant, charriait la terre des collines ravinées par les flots. Je déambulais dans ma propre existence d’orphelin, happé par le tourbillon de la survie entre la maraude des jardins, les menus larcins, les jeux interminables du gendarme et des voleurs, où fatalement je prenais avec mes camarades indigènes ce rôle si controversé du voleur. On laissait inconsciemment celui du gendarme aux  » roumis », nos copains blancs timorés qui imitaient sérieusement leurs parents, avec képi haut de forme galonné, bottes de cuir et pistolet factice en bois d’ébène. A force de courir à la vue du garde champêtre, de courir devant le cri du soldat dans le mirador, à force de courir à la moindre alerte, nous courrions plus vite qu’eux ; si bien qu’ils abandonnaient la partie prématurément, déçus de leur piètre performance. Ils nous fréquentaient qu’en de rares occasions, retenus par des idées néfastes colportées, vestiges de lointains affrontements entre aïeux. Ils ne s’aventuraient jamais au delà des limites du village, jamais au delà des deux marabouts qui surplombent la vallée avec leur dôme vert, repères insolites, abris providentiels pour des voyageurs inconnus. Ils nous cédaient ainsi l’étendue de la plaine que traverse paisiblement la Mekerra, un oued endormi dont nous connaissions les moindres recoins. Un oued où l’on me proposait d’exposer sous le sable chaud mon prépuce ablaté, unique remède pour guérir l’intensité d’une douleur qui lancinait mon corps fragile. Connaissez-vous le « ziane », le préposé à la circoncision ? Barbier de son métier, il s’annonçait dés les premières chaleurs. Il parcourait avec sa carriole les mechtas et les douars pour accomplir l’acte de la  » tahara », la purification des garçons, une coutume ancestrale consistant à sectionner le prépuce, cette protubérance naturelle devenue subitement indésirable. Dans une pagaille indescriptible, on regroupait les garçons concernés, craintifs et inquiets, au milieu de la cour où traînait une table basse. Il m’avait montré un objet insolite marron ressemblant à une datte pour attirer mon attention, avant de couper net. Le bruit mat de la paire de ciseaux venait de faire son office, le barbier d’un air satisfait montrait le bout de chair ensanglanté à l’assemblée de femmes complices de l’épreuve fatale. Mon oreille résonne encore du vacarme assourdissant des youyous qui voulaient me priver de mon enfance. Je venais de passer du monde des incirconcis à celui des circoncis, du monde de l’enfance à celui perturbé des adultes affranchis. Je devenais un homme pur au milieu des cadeaux et des victuailles, marquant l’événement de cet étrange rituel où la chair est offerte en public autour d’une table basse immaculée. Souvenir réduit à la couleur du sang pourpre des prépuces sectionnés que chaque mère présente récupérait avec fierté, pour l’enterrer au seuil de la maison. Avant de l’enfouir définitivement, elle crachait dessus sept fois face au soleil couchant, sept fois par superstition pour les sept cieux superposés comme des galettes où reposent les morts en attendant le jugement dernier où ils retrouveront leurs prépuces des origines. Au bout de quelques jours de ce traitement inoffensif au bord de l’oued où j’étais adulé, je reprenais mes pérégrinations avec mes copains d’infortune en ayant l’impression de n’avoir pas changé de statut. Le statut d’un petit garçon libre comme un chat quand avec la complicité de la lune montante, je grimpais aux arbres pour y surprendre les oisillons nouveaux arrivés. Voici en quelque sorte une petite page de notre passé que, peut être, vous étiez loin d’imaginer, une page qu’il faut tourner maintenant sans la déchirer et reconstruire une autre histoire pleine d’humilité et de respect de nos différences. Mais çà c’est une encore autre histoire ! Mille excuses pour les administrateurs et les amis de ce site pour la longueur de mon texte.
      Amicalement. Ghalem « .
      Et plus loin encore, à la suite du même article et toujours en réponse à une pied noir:
      « ….Quelqu’un dont je ne me souviens plus du nom avait dit : Il n’y a pour l’homme que trois événements : naître, vivre et mourir. Il ne se sent pas naître, il souffre à mourir et il oublie de vivre « . L’homme est plein d’imperfections comme son histoire qui avait débuté hier mais avant-hier c’était quand on se le demande ? Parfois j’ai l’impression qu’elle nous joue des mauvais tours et nous empêche justement de vivre. Par ironie de cette histoire tant controversée de la France coloniale qui nous avait toujours refusé la liberté, l’égalité et la fraternité que beaucoup de nos ancêtres demandaient rageusement (voir l’histoire du PPA-MTLD de Messali Hadj et l’UDMA de Ferhat Abbés) je suis comme vous fonctionnaire de l’Education Nationale dans un lycée professionnel dans la banlieue de Rouen. J’ai la double nationalité franco-algérienne depuis 1992, mes enfants, dont deux sont nés au bled, sont tous les trois des fonctionnaires de l’Etat (un professeur, une aide soignante, une conseillère à « pôle emploi »). Etonnant non ! Ce qui l’est encore plus pour les non avertis, c’est que je suis marié depuis 1973 à une Française, une bretonne de souche que j’avais connue en poursuivant mes études à l’Ecole Navale de Brest en 1971 pour être officier de Marine dans l’Armée algérienne, et qui était venue s’installer à Boukhanéfis mon village natal où elle enseignait le Français jusqu’en 1981. Comme quoi on peut se construire au delà de notre différence en étant tolérant et surtout en se comprenant. Pour finir comme je n’ai rien d’autre à vous offrir, je vous offre ce sourire détourné : L’Algérie et le seul pays au monde où, si vous ajoutez dix citoyens à dix autres, vous ne faites pas une addition mais une division.
      Amicalement. Ghalem. »
      Alors quoi, convaincu maintenant de ce que vous n’êtes qu’un batracien hideux, « Bouchebka DZ » ?
      Question à deux sous : connaîssez-vous la fable « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf  » ? Non, bien sur ; car autrement vous n’auriez pas insisté pour tenir un rôle aussi abject dans cette pièce qui se joue et qui s’intitule : « le crapaud et le lion « . Vous avez deviné qui est le lion.
      Cet énergumène connaît bien Ghalem Bouchentouf parce qu’il est de la « maison ». Il connaît les moindres recoins de sa personne. Et il en fait commerce. Par oisiveté.
      Autre question à deux sous, mais plus grave, celle-là, plus solennelle : pensez vous que les farouches du Djurdjura, que les fiers rebelles des Aurès, ceux de Ain el Fouara, ceux des Babors et du Chenoua et les Blidéens et nos voisins de la Perle du Maghreb et les dignes gens de M’sirda et de Nedroma et ceux de Bousemghoun, et les érudits d’Abadla et les nobles Mozabite de Ghardaia et j’en oublie, puissent envisager un seul instant de causer du tord à un des leurs, comme vous le faites aujourd’hui pour un des nôtres dont vous aurez pu tirer matière à fierté. Bien sur que non ! Sauf que vous, tapi derrière un pseudonyme comme les vieilles mégères derrière leurs volets, épiant les allers et venues des gens du village, avez fait de votre passage sur Terre cette seule distraction qui consiste à espionner les gens, les égratigner, les invectiver, leur mettre du plomb dans les ailes, les gens de votre tribu, de votre « 3achira » seulement car, entre-temps, d’autres, venus d’ailleurs et de nulle part se sont installés subrepticement aux commandes de la ville et en ont fait ce que tout le monde déplore aujourd’hui. Toz 3alik ! Cette spécialité en est une locale, celle de Sidi Bel Abbés et de sa région donnant l’occasion de vérifier que réellement « nul n’est prophète en son pays » et que le tapis rouge et les couverts lustrés sont pour les « débarqués » et les anathèmes pour les gens du cru, « ouled essorra ». On pourra me reprocher de faire dans le régionalisme primaire, mais ceci est du « régionalisme inverse » autrement plus pernicieux que son grand frère, car il s’apparente à un suicide collectif.
      D’aucuns pourront toujours voler au secours de cet énergumène en posant la question de savoir pourquoi je prends la défense de Ghalem Bouchentouf et à quels dessins. C’est parce que tout simplement nous sommes du même groupe sanguin : Boukhanéfis rhésus positif !! Ensemble nous avons gardé les chèvres, ensemble nous avons barboté dans les eaux de la Mekerra, notre « liquide amniotique » (pour paraphraser un autre enfant de Boukhanéfis, l’illustre H’Mida Ben Naoum pour ne pas le nommer), ensemble nous avons maraudé dans les potagers du village, ensemble nous avons participé aux vendanges, ensemble nous avons piqué aux petits « gawris » les bâtons de chocolat que nous ne pouvions pas nous offrir, ensemble nous avons joué à «  »rawlika » avec « mehlala », ensemble nous avons cueilli les olives, ensemble nous avons joué au foot avec de vieux chiffons en guise de ballons, ensemble nous avons récolté les pois chiches et ensemble nous avons, le 5 juillet 1962, hurlé, à tue tête, pendant sept jours et sept nuits : « Tahia Eldjazair, Allah yerham echouhada ! ». Aujourd’hui encore, nous scandons ensemble : « Tahia Eldjazair, Allah yerham echouhada ! »

      • HADJ DEKAR SD

        Plus que cela c’est se cogner contre un mur ou se donner une balle dans la tete.Il vaut mieux ne plus faire cas il aurait mérité des faux égards et du gaspillage d’encre.Ce n’est pas une plaidorie c’est une lecon magistrale a faire apprendre. aux apprentis malveillants.grand merci monsieur H Lb

      • Bouchentouf Ghalem

        Bonsoir Khouya Benyahia
        Merci pour le final de cet admirable pamphlet l’ami, je t’avoue que je suis blindé contre ce genre de personnage auquel tu fais allusion, surtout maintenant que je fais partie des « vieux » et comme on dit qu’un vieux même assis voit plus loin qu’un jeune debout (proverbe africain) je ne me fais donc pas trop d’illusions sur cet énergumène croassant qui me fait pitié, mais certainement pas pour les mêmes raisons de ce qu’il pense au sujet de mon empathie pour les « Françaoui ». Heureusement qu’il y a parmi d’autres lecteurs assidus de VSBA un chouia connaisseurs, qui malgré nos mémoires divergentes ont toujours eu la délicatesse de tenir des propos sensés agréables à lire et auxquels je tiens souvent à répondre, comme ce commentaire pour l’emblématique Master Smiley et l’énigmatique Miss Ch…hhh sur le désespoir d’Albert Camus pendant les « événements d’Algérie », qui n’a pas eu le courage d’assumer ses opinions contre les siens, à l’instar d’autres intellectuels de métropole et leur quête de vérité sur notre guerre de libération. J’ai pu recueillir leur combat contre l’injustice du fait colonial de leur propre pays, dans un livre controversé mettant injustement à égalité la souffrance des belligérants (Pieds noirs et Algériens), et paru en 2010, intitulé « Des hommes dans la guerre d’Algérie » d’Isabelle Bournier et du bédéiste Jacques Ferrandez, que j’offrirai probablement à la bibliothèque « Paroles et écriture » prochainement in’challah. Profondément attaché à l’Algérie sa terre natale, l’écrivain français Albert Camus tente en 1956, de proposer un compromis entre les Français qui doivent, d’une part accepter l’échec de l’assimilation et, d’autre part reconnaître la cause des nationalistes Algériens. Mais il était trop tard deux ans après le soulèvement et la révolte armée du 1er Novembre 1954, il doute ! Car s’il condamne le durcissement de l’attitude des Français d’Algérie, il n’accepte pas pour autant de devenir « étranger » dans son propre pays. En proie au désarroi, il préfère se taire dans une neutralité angoissante où il pense à son fameux livre « L’étranger », laissant le soin à d’autres intellectuels de gauche de prendre le relai pour refuser la « Sale guerre d’Algérie » indignés par la politique du gouvernement Français. En 1956 Jean-Paul Sartre prend aussi position dans la revue « Les temps Modernes » contre le maintien d’une Algérie Française, défendant ouvertement le parti de l’indépendance, dénonçant l’emploi de la torture, qui pour lui n’est pas un simple dérapage mais un véritable moyen de combat inapproprié et condamnable. Face à ces intellectuels de gauche, se dressent les intellectuels de droite comme Antoine Blondin ou Roger Nimier chef de file des « Hussards » un courant littéraire d’extrême droite très en verve contre l’esprit de tolérance de ces derniers, proclamant la défense des valeurs de la République et de la Résistance interne aux socialo-communistes. Bien plus tard, dans les années 1960 quand s’ouvre le procès des membres du réseau Francis Jeanson véritable soutien de la Fédération FLN de métropole, 121 parmi ces intellectuels de gauche signent « Le Manifeste des 121 » par lequel ils soutiennent la révolution du 1er Novembre, respectant et jugeant que le refus de prendre les armes contre le peuple Algérien comme une contribution à ruiner définitivement le système colonial, et a servir la cause de tous les hommes libres. A dater de l’automne 1955, confronté aux événements d’Algérie, François Mauriac encore lui, puise dans sa « foi » catholique la force de s’élever contre la torture, dans des méditations douloureuses et brûlantes, c’est l’État tortionnaire et non plus seulement l’État policier qu’il dénonce. Il s’investit de plus en plus dans le drame algérien qu’il commentera dans les journaux jusqu’en 1958. Dès février de cette année-là, il est convaincu que seul De Gaulle peut désormais dénouer la situation et De Gaulle l’a bien « compris ». Il n’y avait pas non plus dans cet imbroglio que des intellectuels pour dénoncer les crimes de l’Etat français, l’emploi de la torture était loin d’être approuvé par l’ensemble de l’armée et certains officiers de haut rang la condamnent fermement, à l’image du Général Paris de la Bollardiére, l’un d’entre eux qui publia dans « l’express » une lettre soulignant les aspects dramatiques de cette guerre sans nom auquel il faisait face et l’effroyable danger de perdre de vue les valeurs morales qui ont fait la grandeur de la civilisation « Française » fidèle à l’esprit de justice et de liberté, cela lui avait valu l’ire de la grande muette qui l’écarta du commandement en le mutant en Allemagne, il démissionnera par la suite en Avril 1961 rejetant le putsch des généraux prêts à tenter une aventure totalitaire sans lendemain.
        Pour ne pas tous les citer, ces personnages épris de charité humaine étaient nombreux tout au long de notre Histoire chaotique, il faut juste peut être que nous leur rendons hommage un jour comme ils le mériteraient à mon humble avis, car ils avaient eu le courage de dire Non à l’incurie de l’ogre colonial. Pour les Français en général, la guerre en Algérie a longtemps été une guerre sans nom, pudiquement appelé « événements d’Algérie », il a fallu attendre 1999 pour que l’assemblée nationale adopte une loi qui autorise à substituer celle plus juste de « Guerre d’Algérie » et c’est déjà un premier vers la rédemption n’est ce pas ? Finalement cette maxime d’Hérodote mérite bien des réflexions sur l’absurdité de la guerre et de ceux qui la font et la défont, nous les hommes : « Personne n’est assez insensé pour préférer la guerre à la paix, en temps de paix les fils ensevelissent leurs pères et en temps de guerre les pères ensevelissent leurs fils ». Cordialement.

  24. un parmi d'autres

    quelle éducation avez-vous eu ,bouchebka pour manquer de respet à une personne qui ne fait que relater son histoire vécue comme bon nombre parmi nous et qui n’ont jamais oublié leur pays,viles et villages et même les douars .Je vous trouve d’une mesquinerie pour venir vous attaquer à sa famille .Mon dieu ou allons nous est-ce cela l’Istiqlal que nos frères et nos parents ont voulu? Eh! bien non NOUS NE SERONTJAMAIS LIBRE de penser et de parler, puisqu’une autre Organisation Armée Secrète vient de se réveiller chez nous .Afin de détruire nos souvenirs

  25. Mme CH

    Mr Memoria, au secours, venez à mon aide, je n’arrive pas à résoudre l’équation suivante:
    Trois gangsters sans cagoule attaquent une banque, l »un est souriant et demande gentiment à tout le monde de lever les bras en l’air, l’autre tire sur un banquier et le tue parce qu’il a essayé d’alerter les flics, pendant que le troisième mettait l’argent et les bijoux dans le sac, alors grand frère, qui sont le bon, la brute et le truand. Et si jamais ils sont pris quel serait le sort du gangster gentil et souriant ? Ne serait-il pas condamné pour complicité de meurtre et de vol ???? Même s’il dit ana khatini, on lui dira surement: qu’est ce que vous faisiez avec ces malfaiteurs dans la banque ???? qu’est ce qu’il va répondre…..???
    L’autre énigme que je voudrais résoudre, c’est pourquoi vous voulez toujours obtenir le match nul !!!!!! comment pouvez vous parler d’histoires héroiques sur ces Français, pieds noirs,militaires….. alors qu’ils étaient là sur nos terres, et même s’ils ont sauvés quelques vies, ils ont tué bien d’autres, je n’arrive pas à comprendre ce raisonnement, à vouloir à tout prix faire passer ces colons pour des êtres mignons, parce qu’il y a eu une petite histoire à droite et une autre à gauche, mais c’est fou tout ça, 8 Millions de personnes ou plus sont mortes depuis 1830 jusqu’à 1962 (sans compter ceux qui n’ont pas été comptabilisés) et je parle que des morts car le reste vous le connaissez, et vous venez nous raconter les histoires « épiques » des Français, c’est le bouquet…….. mais j’aurai préféré que le bouquet soit destiné aux tombes de nos Chouhadas, et aux domiciles des orphelins, des veuves, des vrais Mojahidines encore vivants et des personnes qui ont perdu leurs bras ou leurs jambes etc……….
    A chacun de nous, son histoire épique à raconter…… et si vous l’avez oublié, c’est l’Algérie qui a été colonisée et non pas la France !!!!!!
    Salam grand frère!

    • Mme CH

      Mr Mémoria, vous ne m’avez pas aidée à résoudre l’équation des trois gangsters !!!!!! ce n’est pas gentil, grand frère….

      • Mémoria,

        Tribunal civil ou militaire ?

        Vous n’avez que la moitié de mon dossier;
        Je n’ai que la chemise…de votre dossier;

        On ne s’entendra jamais !

      • Bouchentouf Ghalem

        Alors c’est quoi cette énigme Mme CH… ? Vous connaissant un petit chouia depuis, j’ai bien peur de glisser sur une peau de banane laissée là par inadvertance. Je vais quand même me risquer à vous répondre et vu la conjoncture du Pays depuis des lustres, je pense que :
        *Le gentil qui fait lever les mains avec politesse, c’est peut être le néo-FLN tendance Belkhadem pour bien vider nos poches.
        * Le tireur invétéré qui tire plus vite que son ombre, son bras armé actuel le flic interceptant par son talkie walkie l’alerte donnée par le banquier.
        *Et enfin le plus malin d’entre eux l’instigateur du vol à main armée, le vieux général Bouchkara qui hante encore et encore les Tagarins.
        J’attends votre verdict et ne croyez surtout pas que je pardonne à la France coloniale qui a fait subir à nos ancêtres tant de souffrance, ni non plus à ceux qui vers la fin dans un baroud de désespérance nous ont encore plus fait de mal, l’OAS de l’Algérie Française et ses sbires ! Amicalement.

        • un parmi d'autres

          Mon cher Ghalem puisque tout se fait avec le verbe ,et que la culture intellectuelle n’est toujours pas permise à qui veut ,je dirai que rien ne se produit sans raison, que chaque fait a un sens quel qu’il puisse être… qu’il y a un message au coeur du moindre événement… Celui qui écoute attentivement les choses devrait être capable de l’entendre.Amicalement

        • Mme CH

          Eh! bien cher ami Bouchentouf.G, vous n’avez rien perdu de vos bonnes capacités à faire des Chegleb Megleb pour faire diversion. Mais vous devez savoir que ce n’est pas la bonne réponse; bien que celle-ci puisse être la réponse à une autre question…..
          Mais votre dernier paragraphe vous a sauvé !!!! pour le moment !!!! hhhhhh !!!!
          Mes respects Mr !!

    • Mémoria,

      Mme CH, S.O.S j’ai résolu votre équation :elle est à trois étages au-dessous de votre balcon….
      Vous allez avoir du travail sur la planche !

      Bonne nuit !

      • Mme CH

        Eh! bien grand frère, je crois que vous êtes vraiment hanté!! hhhh!! Mais bon, c’est bien d’avoir essayé……
        Au fait, psy n’en faites pas une obsession, sinon je vais finir par croire que vous êtes plutôt un détective privé……. Mais dites-moi, il y a balcon et balcon, sans oublier les Balcans…..
        Quant au dessous, ça dépend dans quelle dimension on se trouve……..???
        Bonne nuit à vous aussi G.F

        • Mémoria,

          Bravo soeur cadette…,
          J’ai été effectivement enquêteur dans ma jeunesse et j’ai poursuivi des « moulins à vent » et des fantômes qui bénéficiaient de l’immunité « tribale ».Idéaliste et formé dans une école qui a aussi fermé ses portes,je me suis investi dans un combat à l’Hémingway où l’homme seul se perd dans les sous-bois au risque de « danser » avec les loups…La littérature et l’Histoire m’ont beaucoup aidé à comprendre ce que Hobbes voulait dire par « L’homme est un loup pour l’homme ».
          Je reste aujourd’hui serein et confiant dans l’humanisme des élites de tous les pays.

  26. H'Mida

    A Bouchebka DZ,

    Je voulais vous répondre, mais je renonce. Parce que j’estime que celui qui insulte des millions d’Algériens, c’est-à-dire toute la génération qui a vécu sous le joug du colonialisme, ne mérite ni discussion, ni même le respect.

  27. chouia connaisseur

    Je joins ma voix à celle de celle de sans reproche,de Moi et de un parmi d’autres pour dénoncer le comportement inqualifiable de cet énergumène qui porte atteinte à toute une région et qui se cache derrière le pseudo de Bouchebka dz.. Connaissant parfaitement les braves gens de cette commune et leur grand sens de l’honneur et de l’hospitalité ;je ne pense pas qu’il puisse s’y identifier! Il faut reconnaître que nous utilisons tous des pseudos mais jamais nous n’oserions nous attaquer à nos frères et même nos ennemis ;dans leurs vies privées et intimes…Et d’ ailleurs la grandeur de Sieur Bouchentouf que nous aimons réside -Justement- dans la signature de tous ses commentaires par son vrai nom et prénom.Allah yahdik ya B dz.

    • EL GUELLITI

      Il n’ya rien insultant dans les propos de mr Bouchebka , ce qui
      est navrant ,ce sont vos réactions puantes du politiquement correcte . On est point un abrutis méprisant par le simple fait
      d’oser critiquer un auteur ,d’ailleurs mr Bouchentouf est loin d’etre allergique aux critiques.
      Nous avons tous éte conditionnés dans la pensée unique et la mutilation de nos méninges . nous portons toujours et pour
      longtemps les séquelles de l’infantilisation et les désordres
      de la vie quotidienne.Donc de grace , épargnez nous de la pensée unique !!!!

  28. benhaddou boubakar

    je joins mon appel a vous pour denoncer les propos de pseudonyme qui est avec d’autres forment une èquipe leur qualitè « superieure » c’est d’insulter et injurier les gens respectables, vaut mieux les laisser « blablaber » ! on connait la valeur des gens et ce n’est pas ces pseudonymes qui vont nous contredire!

  29. Mme CH

    Je suis d’accord avec ce que vous avez écrit sur les exploits du colonialisme que personne n’ignore sauf les manchots, mais Mr bouchebka, quelque soit nos divergences, il ne faut jamais mêler la vie privée des personnes avec nos points de vue. S’attaquer aux personnes et dans leur privée en plus, au lieu d’argumenter est une chose répugnante, donc il ne faut plus refaire ce coup bas, malgré toutes les circonstances……
    Nous ne sommes pas à la vdsba pour régler des comptes entre nous, mais nous sommes là pour mettre sur le tapis nos avis forts parfois mais avec arguments, alors il faut respecter les règles du jeu qui se doit d’être moral avant tout autre chose..
    Merci pour votre compréhension….

  30. chouia connaisseur

    ‘Chasser le naturel il revient au galop’ Voilà oû je reste optimiste et crois dur comme fer que bon sang ne saurait mentir.Oui Mme CH.soeur.Oui frère Boubakar.Oui frères Sans Reproche,Hmida,1 parmi d’autes,Moi …c’est comme cela que je vous adore tous.Je suis d’accord pour se battre loyalement et ne jamais transgresser les règles les plus élémentaires de la bienséance et les valeurs nobles dont nous nous sommes nourries auprès de nos âinés.Bravo à vous tous.Fraternellement!

  31. benhaddou boubakar

    quelque soit le debat soulevè par les lecteurs,on peut s’entendre comme on peut refuser les idèes des autres,mais ne pas chercher a nuire une personne en èvoquant sa vie privèe ! on est tous des respectès et on se respecte malgrè tout! chacun a ses idèes et ses opinions qui parfois ne reflettent pas leur personnalitè mais cela

    • benhaddou boubakar

      mais cela n’engage qu’eux meme,donc laissons la vie privèe des autres et occupons nous d’èchanger nos dialogues avec respect!!!

  32. EL GUELLITI

    @ MEKKI
    vous avez supprimez mon commentaire , pourtant , je n’ai
    insulté personne …..Des explications svp

  33. arbi zazou sl sba

    je suis sur que celui qui réagit négativement et méchamment est un jaloux il ne pourra pas écrire un texte comme celui de ce monsieur il est superbe et respire la sincérité pour la langue de bois c’est facile.il en veut aux gens mieux que lui on va le retrouver pendu…il se pendra de mal de haine a lui meme c’est un névrosé c’est certain. je vois de temps a autre des gars sur la voix de sba. ils viennent foutre la débandade mais nous on est la on aime la sagesse pourtant j’ai parle de pendaison je vois ou je ressens la malade qui parle au nom d’un village entier .

  34. harmel

    Si ce bouchekba a mal agit ill ya un précédent .mais ne dramatisons pas il ya souvent dans les natures humaines des spécimens et celui réprésente cette catégorie de de peureux qui osent dire ces imbécilités moi je dit que le texte de mr bouchentouf est formidable

    • Bel-Abbes.

      Oui,c’est bien de réagir et contribuer à l’ordre afin d’obliger chaque lecteur et lectrice à respecter l’autre.On voit que plusieurs intervenants ont été unanimes en condamnant Mr Bouchebka,mais ce ne fût pas le cas ,quand CH a traité Mr BG de traitre et de collabo,en allant même à mettre en doute tous ses propos.

      • Mme CH

        mr Bel-Abbes, relevez dans mon commentaire un seul mot de ce que vous dites et je demanderais tout de suite des excuses à Mr Bouchentouf, sinon je vous traduirais devant le tribunal de la vdsba pour diffamation…… un peu de retenue svp, vous êtes adulte et responsable…..

  35. Mme CH

    Maintenant Si Bouchebka dz, personne ne dira que vous avez insulté quelqu’un, ni que vous êtes indigne parce que vous avez touché à la vie privé d’une personne.
    Je partage entièrement le contenu de votre commentaire et surtout, votre point de vue sur les relais du colonialisme(Hizb frança) qui ne cesse d’oeuvrer jusqu’à ce jour, pour vider la nation de toutes ses racines et ses composantes: l’Islam l’Arabité et l’Algérianité, comme vous dites.
    Vous avez dit, 7 millions de victimes, d’autres peuvent dire plus, sans oublier les autres dommages………
    Effectivement la décennie noire a été provoqué en grande partie par les éradicateurs soutenus bien sûr par leurs sponsors d’outre mer, puisque c’est cette frange qui a arrêté le processus électoral et nous a entraîné dans cet engrenage, car elle ne voulait pas perdre la vache laitière, et leurs sponsors ne voulaient pas perdre le partenaire dormant « sleeping partner », ni la place stratégique de notre pays, donc pas de Démocratie, lorsque les choses ne vont pas dans leur sens…..??? !!!!!!!!!
    Vous ne voyez pas une plaque où s’est écrit: « Ne pas s’approcher vous êtes dans une propriété privée » !!!!
    Salam Mr B.dz

    • MOI

      Mme CH salam,
      J’apprécie beaucoup votre façon très élégante et fort juste de rétablir les équilibres, et de contribuer ainsi à instaurer les règles internes du fonctionnement de notre espace de communication, règles ( ou limites) largement admises et partagées et qui , bien sûr, n’enlèvent en rien à la liberté de pensée et de parole de tout un chacun.
      Bonne continuation. Salutations fraternelles.
      .

  36. saim

    j’ai relu le texte a plusieurs reprises il est trés bien je remercie mr bouchentouf ghalem infiniment il a pousser des jaloux a dévoiler leur mauvais regard sous couvert de faux alibis

  37. Nasri

    Salam si Benhaddou
    Mon absence est momentanée, mais néanmoins je porte une attention très particulière à tous les commentaires.
    Les analyses de Mémoria sont épatantes, ce dernier possède une virtuosité et une inventivité d’un génie.
    Mémoria est de formation psy, je présume qu’il est « clinique »
    On dit souvent la psy c’est l’art de posséder les gens avant qu’ils te possèdent.
    mes amitiés à tous les lecteurs

    • Mémoria

      Merci Si Nasri vous me faites trop d’honneur et vous m’obligez à sortir de l’ombre pour vous assurer que je suis un homme du terrain et j’ai bien plus de qualifications professionnelles que ce diplôme de clinicien que j’ai eu vers le tard…Je reconnais que j’ai un peu roulé ma bosse et me suis cassé la g….maintes fois.C’est ça qui m’a formé !
      Quand à la mission du psychologue c’est surtout d’aider les gens à ne pas en arriver à la dépression .Le psychologue ne doit pas posséder les gens sinon il devient un charlatan et un escroc!

      Et pour tout vous dire Si Nasri,je me demande quelquefois si je ne suis pas moi-même en train de me faire posséder par Mme CH .Et ce n’est pas le psychologue qui s’inquiète mais l’homme des terrains accidentés…
      Fraternellement !

  38. MATRIX

    C’est trés intéressant comme sujet ,mais SVP , pas d’énervement , ne dit on pas que de la discution jaillit la lumière?.

  39. MATRIX

    faut lire : discussion au lieu de discution.

  40. hanene

    Tout un plaisir de lire memoria

  41. Smiley

    Le seul combat identitaire qui vaille: tâcher d’être soi-même, aussi librement que possible et d’éviter les facheux.
    Nous ne sommes en vérité que du seul lieu dans lesquel s’enracine nos désirs mais hélas nous passons aussi notre vie à nous tromper sur ce qu’est vraiment notre désir.
    Khomeini renonçait à prendre d’autres épouses et faisait la vaisselle mais il a réussi à tchadoriser toute une société, souvent contre son gré.
    Les femmes de Benali et de Saddam portaient la culotte et eux la moustache.
    Nous aurons eu le privilège de vivre les passions, alors laissons aux infirmes de la vie les clameurs de ce qu’ils croient être la passion.

    • Mémoria

      Smiley éditorialiste ou billettiste de la VDSBA,pourquoi pas ?

      Je pense à cela depuis le début et l’administration/rédaction y ont -elles pensé ?

      • mekki b vdsba

        Honnetement parlant un éditorialiste cela nécessite un travail presque ou totalement quotidien quiexige des écrits chaque jour.Je proposerai Billettiste.Une réponse sera donnée je ne peux m’avancer la dessus.Déja ce jour le probléme de connexion a retardé la publication de deux articles ai je appris.On vous diira mr memoria merci pour votre assistance et vos suggestions et vous souhaitons bonne santé

      • mekki b vdsba

        Cher monsieur cela n’est pas tombée je parle de la suggestion dans l’oreille d’un sourd.bonne soirée et bonne santé frére.

  42. zouaoui

    vive le FLN on ne peut vaincre un parti qui a fait subir aux colons les miseres en depit de sa petite force ,qui residait dANS LA BONNE FOI ?ET DE CROIRE EN SES HOMMES ? FAUT RETENIR QUE LE PARTI EST EN EVOLUTION PROGRESSIVE, el kibir kibir esseghir seghir ya bacha

    • benhaddou boubakar

      vive le fln qui combattu pendant la guerre! mais que reste t’il de lui mon cher? ils ont trahi la confiance du peuple et se jouent des richesses du bled avec force,ils finiront par perir un jour et nul ne leur pardonnera les agissements de haute trahison! c’est toi qui croit encore au fln de la bataille d’alger!!! fik khayi!

  43. hamidi

    Monsieur ce ch vous provoque et taquine il n’arrive plus a se sentir le oo la vedette entrée pae effraction dans ce forum et qui en a voulu a la plupart des intervenants qui lui font de l »ombre il n’ya pas photo si bouchentouf g entre vous et lech ou la ch vous on vousconnait a travers ce journal vous etes identifiable situé il ou elle derriére un…

    • Mme CH

      Tonton hamidi, ne nous sommes pas là, pour taquiner les lecteurs(rices) mais surtout pour donner nos avis, on peut être d’accord avec eux à 100%, 50% ou 0%, donc pourquoi vous voulez déformer les choses et leur donner une autre dimension… Notre ami Bouchentouf par exp, est un gentil et jeune vieux, séduisant en plus, mais moi, je ne lis pas sur les lignes seulement, mais bien sous et entre les lignes aussi, donc si j’intercepte un message qui va à l’encontre de mes idées et/ou mes principes, je dois réagir pour le faire savoir c’est tout..!!! « wa hada la Youfsidou Lil Widdi 9adia »…
      Pourquoi à chaque fois vous parlez de vedette ???, ne nous sommes ni dans un show, ni au bord de la mer, à ce que je sache…. nous sommes sur un site qui s’appelle vdsba c’est à dire la voix de tous et de toutes, alors que chacun de nous étale ses idées sur le tapis et apporte ses arguments, au lieu de s’attaquer aux personnes….. Fidna Bi 3ilmika Mr Hamidi c’est mieux………. Vous devez avoir des choses intéressantes à nous raconter comme Mr Bouchentouf.G des trois marabouts et de Boukhanifis…..
      Cordialement tonton!!!!

      • HAMIDI

        Moi j’ai fais un constat je ne suis pas la pour raconter des choses il ya des articles a commenter vous aurez pu voir ce que je commente.quand je juge nécéssaire

  44. lecteur assidu

    Pour assister à un bon match il faut qu’il y ait deux bonnes équipes;ceci est valable dans tous les sports tout comme la relation entres les humains.Par conséquent,Sir Lakhal Benyahia et Sir Bouchentouf Ghalem sont des joyaux rares que notre wilaya doit, non seulement respecter,mais envelopper de toute son affection.Nous devons tous être fiers d’eux car ils appartiennent à cette catégorie d’homme qui tend à disparaître du paysage, si riche jadis,de notre région.Je ,nous donne un conseil :profitons de leur expérience et leur savoir-faire,vivre et être au maximum!Fraternellement

    • Mme CH

      Eh bien frère lecteur assidu, je suis entièrement d’accord avec vous, même si on peut ne pas être d’accord à 100% avec certains, il ne faut pas non plus leur nier le fait qu’ils soient des perles rares parce qu’ils ont un vécu et une expérience dont nous avons vraiment besoin. Alors je leur dois tout mon respect et toute mon affection……et que seul le « combat » d’idées continue……..
      Salam fraternel mon frère!!!! Heureuse de vous lire comme toujours..

  45. chouia connaisseur

    Salam grand Monsieur Bouchentouf Ghalem!dès on reste béat devant la grandeur des hommes,les vrais dont vous faites partie.Finalement,à travers vos récits(la vie dans l’internat,la neige de Décembre 1967 et Janvier 67,le tapis blanc et la froideur et froidure du climat et des gens,la dureté des études ,les aléas et vicissitudes de la vie,les souvenirs d’enfance,la natation dans l’oued Mekerra,l’affection de ton grand père et la stoicité et la bravoure de ta mère,les différents métiers que tu exercais pour aider ta famille,la vie insouciante du gosse qui jouait au football avec Benyahia …….Donc remercions Dieu le miséricordieux qui t’a permis de vivre tout cela et d’être aimé,respecté par des gens qui ne te connaissent même pas et qui n’ont pas eu cette honneur! Si je peux donner un conseil Sieur B.Gh!….écrivez-nous un roman car vos dons sont réels dans la narration.Cordialement!

  46. chouia connaisseur

    Pardon,Sieur B.Gh, pour le tutoiement (par inadvertance ) dans certains passages.

  47. Mémoria,

    Camarade Ghalem,

    Votre saga-c’est le terme car elle n’est pas terminée- me renvois depuis plusieurs jours à des souvenirs car je me rappelle être tombé dans un canal près du Wali Sidi Zouaoui où nous allions faire une ziara et de façon très hippomobile…Ce ne fût pas grave mais je faillis être emporté par le courant qui porta mon corps d’adolescent;je me rappelle n’avoir pas eu peur ce jour là même si j’ameutai famille et proches qui couraient sur les berges.Mais le souvenir du terroir reste indélébile ainsi que celui de ceux qui nous ont quitté dans cette Algérie exsangue mais heureuse de l’après-Indépendance…Vous nous ramenez à cette adolescence insouciante et pleine de tous les espoirs de conquête de ce monde qui nous subjuguait et où nous voulions prendre tous les risques…Je me rappelle aussi de cette carabine 22 qui me péta à la figure,la culasse sortit de son magasin et la cartouche avec ,parce que j’avais utilisé une balle 22 long alors qu’elle chargez des 22 court…La balle se ficha dans le mur que j’avais visé…J’en échappais sans aucune blessure ,seule une petite brûlure au visage !
    Beaucoup de nos camarades des lycées El Haouès ,Azza et En Najah ont disparu …dans les méandres de la vie.Et ce n’est que’honneur rendu à nos frères et soeurs qui ont absorbés par des destins différents.J’ai rencontré un camarade de lycée El Haouès à Aïn-El-Turck et que je n’avais pas revu…depuis 38 ans.Je l’ai reconnu car je suis très physionomiste,mais lui n’a pas réussi à me situer même avec sa confirmation des infos que je lui ai présentées…Situation rocambolesque mais pathètique !
    Je me souviens aussi d’un poète au lycée qui avait écrit « Mon beau pays » dans le journal du lycée El Haouès et qui était originaire de SFisef. C’est un « marin » et devait s’appelait K. Amar…Il a disparu lui aussi de l’Agora mais il doit naviguer…Et cet autre lycéen qui avait écrit dans le même journal un autre poème « Beau Sinaï » sur la guerre des six jours….Notre frère Cheniti Ghalem que je salue chaleureusement serait peut être le seul « Templier » à pouvoir dénicher ces archives…

    Si Bel-Abbès m’étais conté !

  48. Smiley

    @ Mémoria
    Tovarich on reste à jamais le fils des idées de son père!
    L’idéalisme peut tuer à la vitesse de l’éclair ou lentement à petit feu.
    Cela n’est pas grave tant que l’on aura échappé au cynisme.

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