La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbes : Quand la France fermait les écoles Coraniques

L’administration française de la colonie n’a cessé de s’opposer à la diffusion de la langue arabe et aux écoles Coraniques . Pire, à plusieurs reprises, notamment par un arret du conseil d’état en 1935 , puis par le decret Chautemps en 1938 , la langue arabe, la notre,celle du Coran a été déclarée langue étrangère en Algérie . La création d’écoles Coraniques fût soumise à autorisation préalable et aux tracasseries administratives. Localement, un exemple, entre autres, illustre ce harcèlement :

En 1935 le gouverneur général J. Carde écrit au préfet d’Oran pour lui faire connaitre que : »l’ouverture à Sidi Bel-Abbes par la société « Jeunesse Littéraire Musulmane » d’une école clandestine (Sic) dirigée par le nommée Ben Hallouche Mostefa constitue une infraction aux articles 48,49 et 51 du décret  du 18 octobre 1892 , il ne s’agissait pourtant que d’une petite école coranique de quartire . Elle sera fermée par le commissaire de police local.

Néanmoins, malgré les entraves, cet enseignement autochtone , à caractère religieux surtout , a continué parallèlement. Chaque village, chaque douar entretient son Taleb et son école coranique ; plusieurs quartiers de la ville arabe auront également les leurs . Parmi les plus connus , dans les années quarante et cinquante, on peut citer : Sidi Ahmed Ben Naoum puis son fils Adda, Cheikh Benkabou , Si Laala ,Si Moulay , Si Bachir Zaoui , Si Djeffal , Cheikh Zoubir , Cheikh Belhimer , Si Daho Bachir , Si Hassani ,…Une douzaine en tout, souligne notre source le duo Tabet Ained Redouane, et Nehari Tayeb. Bien sûr il y a d’autres dizaines a nos lecteurs de raviver la mémoire Bel Abbesienne dans tous les coins de la wilaya, ou ces Talebs exerçaient, certains c’est évident ne sont plus de ce monde, les rappelé est un autre devoir de mémoire

Fac-Similé de la lettre du Gouverneur Général de l’Algérie ordonnant la fermeture d’une école Coranique ouverte à Sidi Bel Abbes en 1935 par M. Benhallouche Mostefa et qalifiée ici de « clandestine ».

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=6832

Posté par le Août 3 2011. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

7 Commentaires pour “Sidi Bel Abbes : Quand la France fermait les écoles Coraniques”

  1. hamdani mostefa s b

    preuve a l’ appui je dis que c’est du professionalisme bien que sachant que le joiurnaliste est initialement un enseignant qui nous fait revisiter des coins et des periodes mal connues en tant qu’adultes en 1935 cela fait plus80 annees.nos enfants doivent savoir qu’a fait la france et ce qui se deroule aujourdh’ui dans l ‘ hexagone ne doit pas surprendre.une bibliographie de belhhallouche existe en langue nationale au musee d »alger

  2. hadj kadddous c ville sba

    le rappel des faits d histoire ou notre langue etait visee par le colonisateur qui craignait la religion musulmane en decidant la fermeture desecoles coraniques je crois que vous deviez parler du nadi nadjah et du cercle litteraire dans les annees 30et 40 les belabbesiens et les lecteurs seront davantage impregnes.

  3. ouhibi reda

    les partisans de nostalgerias qui regrettent leur tante francequ(ils relisent les atrocites faites au peuple algerien qui a resiste .rien n’a ete omis la langue arabe les ecoles coraniques combattues ex sidibelabbes

  4. othmani

    la mission civilisatrice le sabre et l’epee de la fance coloniale .nos enfants n’ont rien connu.sidi bel abbes apaye un lourd tribut et elle subit effets des sterotypes de cliches des parvenus de 62 ceux qui on vecu la guerre a travers les ondes…mis les galons a l’entree de boucene et la suite est connue on m’a dit que ces rappels les derange et je confirme chaque soiree du cote de madina mounawwara.

  5. HASSANI ABDELILLEH

    la graba des histoires vraiment que je ne connaissais pas a bientot

  6. ouhibi r

    je ne cache pas je viens de savoir ce qui se succeda a sba en 1935 on nous a rien dit au lycee sur la revolution a sba

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