La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbes : Marcel Cerdan  »le bombardier M…….. » est BELABBESIEN.

Un citoyen Belabbesien resident a Oujda (Maroc), nous a saisi par courrier interne, tout en souhaitant ne pas mentionner son nom. Sa préoccupation premiere est motivée a la suite d’une émission radiophonique ou le lieu de naissance de l’ex champion du monde natif des bords de notre Mekerra, a été occulté. Ce n’est pas la premiere fois pourrons nous le redire, puisque des medias meme specialisés font etat du bombardier marocain en evoquant l’enfant de Sidi Bel Abbes. Meme son entraineur Jean Molina (lui aussi Belabbesien), il y a 3 ans avait declaré ne pas être d’accord avec ces appellations au moment ou il était question de l’anniversaire de la tragique disparition du champion Marcel. « Je travaillais dans une usine de ciment, en 1949, à Sidi Bel Abbes. Lorsque ce 28 octobre, j’ai appris le décès de Marcel Cerdan, toute l’usine s’est arrêtée. La ville, subitement, est devenue une ville morte« . 60 ans (entretien tenu en 2009) après la mort du boxeur, Jean Molina, l’éternel entraîneur de boxe dans la salle marseillaise de Saint-Marcel, a encore des sanglots dans la voix lorsqu’il évoque l’accident d’avion qui a coûté la vie du « Bombardier marocain ». « Un an auparavant, il était venu à Sidi Bel Abbes, dans sa ville de naissance, ma ville. Il arrivait du Maroc, en voiture. Quand je l’ai rencontré et que je lui ai serré la main… »Jean Molina craque. Un long silence s’installe. « Dans mille ans, j’aurais toujours du mal à en parler… ». Lorsqu’il reprend, c’est pour se souvenir, désormais dans un soupir d’impuissance, de sa réaction, exacerbée par l’impétuosité de ses 17 ans : « Je pensais que les Américains l’avaient tué. Jake La Motta était protégé par les gars de la mafia. Pour moi, ils avaient fait sauter l’avion ». Débarqué en France à l’instar de milliers de pieds noirs, Jean n’avait qu’une idée en tête : « Je voulais boxer pour le venger. Je n’ai pas eu cette opportunité. J’ai eu un décollement de la rétine. Ensuite, il y a eu cette saleté de guerre d’Algérie. » Sa revanche, il la savourera plus tard, à travers le titre de champion du monde de Fabrice Benichou. « On l’appelait le petit Cerdan… Moi, je n’ai jamais été d’accord avec le surnom de Marcel. Le bombardier marocain ? Pourquoi le Maroc ? Il est né en Algérie, non ? Même lorsqu’il est venu faire un match de foot avec son équipe du Maroc contre les Algériens, il ne disputait qu’une mi-temps. Après, il préférait arrêter. Il disait ‘je ne peux pas jouer contre vous‘. J’ai l’impression qu’il est mort hier… » . Jean n’ira pas plus loin. L’émotion lui étreint à nouveau la gorge. Tout juste parviendra-t-il à glisser qu’aujourd’hui, il ira prier pour Cerdan, champion préféré des Français en 1948. Champion pour l’éternité dans le coeur d’un homme qui, le 22 juillet dernier (entretien tenu en 2009), jour anniversaire de la naissance du boxeur, s’est déplacé à Sidi Bel Abbes pour repeindre la plaque qui orne la maison où Cerdan est né. Si vous passez par hauts plateaux de l’Oranie, vous pourrez désormais lire, sur le mur : « Ici est né le 22 juillet 1916 Marcel Cerdan, champion du monde de boxe« …Un rappel du drame est ici évoqué pour nos lecteurs. Le 28 octobre 1949, peu avant 3 h du matin, l’avion assurant la liaison Paris – New-York s’écrase aux Açores sans laisser de survivant: à son bord Marcel Cerdan, une véritable légende de la boxe. Le parcours jalonné de KO de l’enfant natif de Sidi-bel-abbès (Algérie), son idylle avec Edith Piaf, sa mort en pleine gloire alors qu’il partait à la reconquête du titre mondial perdu quelques mois plus tôt, ont contribué à sa légende. Passionné de football, le jeune Marcel est vite contraint d’enfiler les gants plutôt que les crampons pour satisfaire la passion de son père, parti ouvrir une salle de boxe au Maroc en 1918. Dès 1933, Marcel, qui n’a que 17 ans, enchaîne les combats et les succès, d’abord sur le sol marocain puis en France métropolitaine. Réputé pour son crochet gauche, coup qui lui a valu un bon nombre de sa soixantaine de victoires par KO, sa vitesse et sa puissance, Cerdan s’approprie les titres de champion de France puis de champion d’Europe, chez les mi-moyens, d’abord, et les moyens, ensuite. Apprécié pour sa simplicité et sa disponibilité, il commence aussi à faire son entrée dans le monde du « show business ». Au soir de l’un de ses combats à Roland-Garros, le 7 juillet 1946, il assiste à une représentation d’Edith Piaf. De cette rencontre naîtra une histoire d’amour, vécue entre Paris et New York au gré des combats de l’un et des récitals de l’autre et qui sera mise en image par le réalisateur Claude Lelouch dans « Edith et Marcel » (1983). Le 21 septembre 1948, le « Bombardier marocain » devient l’idole de tout un peuple qui a veillé tard, l’oreille collée à la radio TSF, pour suivre en direct de Jersey City la retransmission de son Championnat du monde contre le local Tony Zale. L’enjeu est énorme pour le Français, en quête du titre mondial des moyens à 32 ans. Face à Zale, cet Américain d’origine polonaise, il ne laisse pas passer sa chance. Malgré une blessure à la main droite à partir de la 3e reprise, il domine le combat et, au 11e round, place son terrible crochet gauche au menton de Zale, sauvé par le gong. Celui-ci, hébété, restera dans son coin à l’appel de la reprise suivante. A son retour en France, il est accueilli en héros et confirme son statut de « figure du Tout-Paris ». Sa victoire lui vaut en effet de recevoir la Légion d’honneur. Un film sur sa vie « L’Homme aux mains d’argile » est même tourné en 1949, avec Cerdan dans son propre rôle. Après deux autres combats remportés avant la limite, il remet son titre en jeu pour la première fois contre Jack La Motta, « le taureau du bronx », à Detroit, le 16 juin 1949. Victime d’une blessure à l’épaule gauche dès la première reprise, il abandonne à la dixième reprise. Il n’a désormais plus qu’un but: récupérer la ceinture mondiale. Cette quatrième défaite d’un palmarès au décompte incertain – le nombre de ses victoires varie entre 103 et 119 selon les sources – sera finalement son dernier combat. Le 27 octobre au soir, revanche signée contre La Motta, il s’envole à nouveau pour les Etats-Unis. Le « Constellation » n’arrivera jamais. L’avion percute le pic de Rotonda. Cerdan, 33 ans, laisse une épouse et trois fils, dont le dernier né quelques semaines plus tôt. Soixante-dix mille personnes assisteront à ses obsèques à Casablanca. Les circonstances dramatiques de sa mort ont renforcé le mythe Cerdan qui, selon sa femme Marinette, « fait partie du patrimoine français ». Les Américains lui ont aussi rendu hommage en le faisant entrer en 1958, en compagnie de Georges Carpentier, l’autre gloire de la boxe en France, au « Hall of Fame », le Panthéon des gloires du noble art. Nous ne pouvons clore ce papier en indiquant que Sidi Bel Abbes et selon le chroniqueur et specialiste de l’histoire de la boxe en Algerie, Feu Rabah Saadallah, site le boxeur Belkacem le noir comme premier boxeur de la ville de Sidi Bel Abbes (Voir article paru dans notre journal), une salle au complexe OPOW 24 Fevrier porte son nom.

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Posté par le Août 27 2011. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

19 Commentaires pour “Sidi Bel Abbes : Marcel Cerdan  »le bombardier M…….. » est BELABBESIEN.”

  1. terkmani gambetta

    un extrait de naissance authentifiant la naissance. l’algerien du maroc n’a qu ‘a ‘tirer le documrnt et l’exhiber.belle reaction de notre journal document a l’appui.. une triste fin de champion.il ya a sidibelabbes un garage cerdan et un espace rase appele cerdan je ne le situe plus la ville a grandi.

  2. Omar de Casablanca

    Oui, Marcel Cerdan est né à Sidi Bel Abbes, cela ne l’a pas empêché de vivre et d’aimer Casablanca.
    Benbarek, la perle noire, est né au Maroc, cela ne l’a pas empêché de vivre et d’aimer Sidi Bel Abbes.
    Nombreux ont été et seront dans le même cas. Alors ……

      • maroc -algerie

        voilà de belles paroles de tolerance en ces jours de rahma et de piété mususlamne toutel’afrique du nord est musulamane et terre d’islam marocains algeriens tunisiens lybiens marretaniens ou egyptiens tous sont musulmans les frontreres ont ete dressées par les colonialistes francais et italiens et anglais
        salem wa alik y asi omar

    • petit fils d'un rifi

      c’est vrai cela n’empêche en rien d’aimer notre ex belle cité de la mékerra

  3. Trabelsi

    Très bien répondu Si Omar à ces « Nord Africains » se disputant la « maternité » d’un vestige de la colonisation;il aurait été peut être plus judicieux du point de vue socio historique de connaître le vécu colonial de la famille Cerdan à Sidi-Bel-Abbès après la mort suspecte(comme celle de Jimmy Hendrix…) du grand boxeur que fût leur fils .

  4. Trabelsi

    Camus peut être considéré comme un vestige de la colonisation aussi !

  5. maroc -algerie

    chaa dakhleh hada roumi « camis » fi hada hadra

    • zouaoui

      beyna rak ghir fel moyen age.on est en 2011-2012.ta façon de parler démontre que tu es loin d’arriver à notre époque.Marcel Cerdan est un sportif, le sport c’est la santé, la santé c’est la vie.Khali eddine fi blasteh. Les français construisent des mosquées partout, même dans les petits villages.Avez-vous construit des églises après 1962? respectons nous les uns les autres.

  6. adda

    si maroc algerie donc on es musulans depuis 62 aal hsabek…françà kanet tahtarem l’islam , le probleme était politique …elle devait quitter notre terre , voilà et c fait mais chouf kiouilini…hacha li ma yastahlech , ouilina kleb!

  7. adda

    shabna …cerdan est natif de bel abbes oujda l’a adopté a cause de son pere lidah lhih…mais il a fini sa vie avec edith piaf fi la métropole..cheftou bi mazalna coulounisi…

  8. khatir

    au fond nous les colonisés on regrette françà d’etre parti! lesteklal ma bedel walou , jabna bandia!

  9. smahi s b a

    on ne peut lire que de commentaires qui sont autour du sujet .en ralite c’est une precision faite pour signaler la naissance a sba car on ne cessait de dire marocain ou bombardier marocain. lesautres avis sont a cote

    • Syphax

      C’est vrai Si Smahi,la problèmatique du respect de la thématique des blogs est posée ! Il y aussi le déficit en information(s) de certains que nous ne pouvons que constater ;ce n’est pas de leur faute ,elmandouma ettarbaouiya est passée par là.
      A titre méthodologique et éthique,il y a lieu de préciser que même Edith PIaff avait du sang algérien du côté de sa mère ou grand mère.Allez les détectives au travail !

  10. kaddous cv

    en pensant que vous avez ete du meme avis que mr smahi sur le respect de la thematique un mot lance a la fin detectives au front des chercheurs n’est pas appproprie voila c’est un avis fraternel sinon syphax que pensez vous de cesujet sur cerdan.

    • Syphax

      Le mot détective n’est pas péjoratif;l’Algérie aurait beaucoup à gagner si elle avait légalisé et autorisé cette profession;mais il faut une volonté politique pour cela ! Quant à Marcel Cerdan et Edith Piaf,je ne vois pas pourquoi les chercheurs en histoire locale belabésienne (Dpts université,journalistes,pigistes,correspondants,etc…)n’entameraient pas d’investigations sur ces deux étoiles qui font partie(Soli et sanguini) du patrimoine.Les budgets existent mais les tabous perdurent même au sein de l' »Intelligentsia » locale…

  11. melle farida bachi alger

    comment entrer en contact avec les redacteurs du journal.

  12. fakir

    arreter de vous prendre la tete avec Algerie Maroc ect…
    cerdan tres bon boxeur pour sont epoque boxer exclusivement pour la france et non l’algerie et encore moin le maroc…..

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