La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi bel abbes : L’ex caserne viennot d’une vie a une autre

Sidi bel abbes : L’ex caserne  Viennot du temps de la colonisation connait depuis l’indépendance une nouvelle vie où une école des sous-officiers de la Gendarmerie nationale de Sidi Bel-Abbès, relevant de la 2e Région militaire, a été crée depuis l’indépendance en assurant la formation des agents de police judiciaire (APJ), des motards pour les différents escadrons motorisés ainsi que des conducteurs d’engins et véhicules de ce corps d’armée. L’école contient trois casernes. Ces dernières portent le nom de trois figures de proue de la Révolution algérienne. Il s’agit de Larbi Ben M’hidi, de Mustapha Messabih et de Amara Ben Daho. Cette école modèle a vu la sortie de la première promotion en mars 1964 dont faisait partie l’actuel commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteila. L’Ecole des sous-officiers de la Gendarmerie nationale de Sidi Bel-Abbès, créée après le recouvrement de la souveraineté nationale, forme l’élite des agents judiciaires.

Mondialisation oblige, et dans le but de faire face à un contexte sécuritaire de plus en plus complexe, le commandement de la Gendarmerie nationale a dû accroître ses capacités et moderniser ses moyens, ses équipements et ses méthodes de travail et d’investigation.
Ceci, à travers des programmes ayant pour effet l’émergence d’un environnement nouveau où dominent une ressource humaine plus professionnelle et spécialisée, des outils scientifiques et des capacités techniques d’intervention consolidées et opérationnelles permettant de faire face avec efficacité aux menaces caractérisant le contexte sécuritaire national. Pour sa part, le lieutenant-colonel Abdelhamid Kerroud, responsable de la communication au commandement de la Gendarmerie nationale, a souligné que la formation performante reste la clé de voûte de la conduite de tout changement. La nouvelle vision adoptée par son institution se base essentiellement sur la revalorisation et l’adaptation des programmes à la réalité du terrain avec un recours intense aux thèmes pratiques, la consolidation de l’endurance physique et de l’esprit de discipline, l’amélioration des capacités de l’emploi des armes et la multiplication des formations spécialisées.  « Cette solide formation permet aux élèves gendarmes d’assumer et d’assurer leurs prérogatives constituées d’une vaste gamme de missions allant de la lutte antisubversive et contre le crime organisé à la régulation routière. D’autant que le commandement de la Gendarmerie nationale mise beaucoup sur ces cadres qui vont constituer demain la colonne vertébrale du corps de la gendarmerie », précise le commandant de l’Ecole, le colonel Tahar Meghalet, qui insiste sur la spécialisation dans la formation et le recrutement selon les besoins de l’institution qui opte pour les plus hauts niveaux scolaires et universitaires dans la sélection des candidats. Il est à souligner que l’Ecole vient d’abriter une cérémonie de sortie d’une promotion composée de 2200 gendarmes en qualité d’agents de la police judiciaire. La cérémonie de sortie de cette promotion a été présidée par le chef d’état-major du commandement de la Gendarmerie nationale, le général Menad Nouba en présence d’officiers supérieurs des deux commandements de la Gendarmerie nationale et de la deuxième Région militaire. Cette promotion, qui a été baptisée au nom du chahid Lalout Bel Abbes, connaît pour la deuxième année consécutive la sortie de 300 gendarmes motocycles qui seront redéployés vers les différents pelotons de la sécurité routière au niveau de l’autoroute Est-Ouest.

Une école, une histoire
Considérée, à juste titre, comme l’un des plus anciens établissements de formation existants en la matière, l´Ecole des sous-officiers de gendarmerie nationale de Sidi Bel-Abbès a été créée à Alger en octobre 1962 avant d’être transférée à Sidi Bel-Abbès, devenant ainsi la première école du corps de la Gendarmerie nationale et regroupant les premières formations de gendarmes mobiles. C’est en avril 1963 que le commandement décida de créer l´Ecole territoriale de la gendarmerie. Cette école verra la sortie de la première promotion en mars 1964 dont faisait partie l’actuel commandant de la Gendarmerie nationale, le général-major Ahmed Bousteila. Mais ce n’est que six années plus tard que le cycle de formation des officiers sera lancé. Une formation assurée jusqu´en 1978, année de la création de l´Ecole supérieure de la gendarmerie sise aux Issers, dans la wilaya de Boumerdès, chargée de prendre en charge la formation des officiers. En 1991, la formation militaire des gendarmes est lancée.
Ce cycle comprendra la formation fondamentale à l´issue de laquelle les concernés sont orientés à l´Ecole supérieure de la gendarmerie pour y suivre une année de formation professionnelle. Sur un autre plan, les stages de perfectionnement pour les officiers furent lancés en 1997. Aussi, un centre de formation des conducteurs dans les différentes catégories fut créé dans la même année. A partir de 1998, l’Ecole fut chargée de la formation technique des unités de soutien de la gendarmerie se trouvant dans les différentes régions du pays.
Contenant trois casernes, portant les noms de trois figures de proue de la Révolution algérienne, Larbi Ben M´hidi, Mustapha Messabih et Amara Ben Daho, l’Ecole de sous-officiers de Sidi Bel-Abbes est actuellement commandée par le colonel Tahar Meghalet, un officier supérieur incarnant la démarche pédagogique et veillant au suivi de la formation et au bon déroulement des objectifs tracés par le commandement de la Gendarmerie nationale qui accorde une importance particulière à la formation. La mission principale de l’école est de former des jeunes hommes ayant décidé de servir la Nation pour être de futurs sous-officiers, agents de la police judiciaire (APJ). « Le commandement de la Gendarmerie nationale a consenti d’énormes investissements qui ont permis à cette institution de s’ouvrir davantage et avec la qualité qui se doit sur les grands objectifs inhérents à la modernisation et au professionnalisme de premier ordre consolidé par une préparation physique et scientifique allant dans le sens des missions assignées à ce corps, la protection du citoyen et de ses biens dans le respect des lois de la République », souligne le commandant de l’Ecole, le colonel Tahar Meghalet, ajoutant que « les nombreux acquis permettent de relever les différents défis inhérents à la mondialisation. »

Une formation professionnelle et spécialisée
La formation au sein de l’Ecole dure deux années et concerne aussi bien la formation militaire classique que les enseignements de base sur la gestion de la circulation routière, les techniques informatiques et le code pénal, pour ceux qui vont être investis des missions et prérogatives de la police judiciaire. Dotée, à l’instar des autres écoles de ce corps de sécurité, de divers moyens pédagogiques à même de développer les capacités de ses éléments et d’enrichir leurs connaissances afin d’être à la hauteur des défis en matière de lutte contre la criminalité, l’Ecole assure également une formation concentrée en conduite de motos et technique, notamment la mécanique et la maintenance électricité automobile. Disposant de moyens d’accueil à la hauteur de ses ambitions en matière de formation de haut niveau ainsi que des commodités nécessaires pouvant accueillir jusqu’à 3000 élèves sous-officiers chaque année, l’Ecole est également dotée de toutes les infrastructures de base (réfectoires, foyers, infirmerie et pavillons) pour les stagiaires représentant le gros des structures d’accueil durant la formation. Sur le plan des infrastructures pédagogiques, l’école met à la disposition des élèves-stagiaires 51 salles de cours, 27 salles spécialisées et une salle de conférence d’une capacité de 700 places. Outre ces infrastructures pédagogiques, l’école dispose de son propre laboratoire de langues étrangères et de salles d’internet et d’informatique. Dans le but de mettre les élèves stagiaires devant la réalité du terrain, un bloc de scène de crime est aménagé au sein de l’institution outre les simulateurs de conduite léger et lourd, une salle d’armement et d’explosifs, des simulateurs de tir, une salle de code de la route, une salle de techniques automobiles. La salle de lecture est riche de 29 000 livres. Cette mobilisation des moyens pédagogiques et didactiques illustre la volonté de la performance de la formation orientée vers le développement et la modernisation du corps de la Gendarmerie nationale, révèle le lieutenant-colonel Mohamed Hamidi, directeur de l’enseignement. Les cours sont assurés par un personnel qualifié constitué d’enseignants à plein temps et associés relevant des différentes écoles militaires de l’ANP et de professeurs associés des universités. En outre, les stagiaires, grâce à une application développée par le commandement, peuvent via un réseau intranet suivre des cours et des vidéoconférences. Présentement, l’Ecole des sous-officiers dispense trois formations.

Certificat professionnel n° 2 : agent de la Police judiciaire
S’étalant sur deux années, le stage est sanctionné par l’obtention du certificat militaire professionnel n°02 (CMP2/armes), agent judiciaire, et l’accession au grade de sergent qualifié pour exercer dans les unités territoriales. Ce stage est réservé aux élèves gendarmes nouvellement recrutés de la vie civile. Pendant le stage, et selon les besoins du corps de gendarmerie en personnels de transmission, d’intendance, matériel, administration… des stagiaires ayant passé avec succès la première année sont orientés vers les écoles spécialisées pour continuer leur formation de deuxième année et subvenir aux attentes des unités de Gendarmerie nationale.

Certificat professionnel n° 2 : motocycliste
Depuis 2011, les gendarmes motocyclistes sont directement recrutés de la vie civile pour être orientés vers la formation spécialisée en sécurité routière. Il faut savoir qu’auparavant les motocyclistes étaient choisis parmi les éléments actifs au niveau des unités territoriales pour être orientés vers ce créneau. Ainsi, la formation en motocycliste est dès le départ le choix des candidats aux concours de sous-officiers qui répondent aux critères imposés dans cette spécialité dont des conditions physiques et le niveau d’instruction exigé. Ce qui permettra aux amateurs de motocyclisme d’embrasser une carrière qu’ils aimeront et à l’institution d’avoir un personnel spécialisé, performant et efficace sur le terrain.

Certificat professionnel n° 2 : technique
L’Ecole assure également une formation technique en mécanique et en maintenance électricité automobile. Les stagiaires sélectionnés ayant subi une formation d’une année sont soumis à un apprentissage technique de neuf mois avant d’être mutés vers les unités de logistique et de soutien de la Gendarmerie nationale. En outre, l’Ecole assure des formations de chauffeurs des différentes catégories. Ainsi, tous les élèves gendarmes stagiaires passent leur permis de conduire catégorie léger lors de leur instruction. Tandis que le permis léger-lourd est réservé au personnel sous-officier et homme de rang déjà en activité au niveau des différentes unités. Alors que le permis de transport en commun est destiné aux sous-officiers détenant le permis militaire catégorie « A et B » et répondant aux conditions de stage notamment l’ancienneté de quatre ans du permis de conduire militaire. Lors de leur instruction, les stagiaires sont soumis à des cours sur les différents simulateurs.

La rigueur au quotidien
L’accès à l’école donne un avant-goût de la qualité de la formation de l’Ecole des sous-officiers. La structure renseigne sur les notions de la vie militaire et les principes du travail au sein de la Gendarmerie nationale ainsi que sur l’éthique et la déontologie de cette institution. La capacité d’accueil de la structure varie entre 2000 et 3000 élèves sélectionnés selon les besoins. Le programme de développement et de modernisation du corps de la Gendarmerie nationale est sous-tendu par la qualité des infrastructures, le cadre de la formation, la ressource humaine, les méthodes pédagogiques et les critères de recrutement. Quintessence oblige, l’Ecole accorde une grande importance aussi bien à la formation qu’aux moyens technologiques modernes à même de permettre aux futurs gendarmes de lutter contre le crime organisé et la cybercriminalité. Outre la disponibilité des moyens d’accueil et pédagogiques, le colonel Tahar Meghalet a tenu à mettre en exergue la qualité de l’enseignement et la rigueur inculquées aux stagiaires durant leur instruction. Discipline, cohérence et préservation de l’image de marque de la Gendarmerie sont ainsi les maîtres-mots de la formation.

Une activité sportive intense
Si la formation militaire et professionnelle occupe une bonne place dans le processus de formation, les activités culturelles et sportives ne sont pas en reste, comme en témoigne la qualité des installations sportives. L’Ecole dispose d’infrastructures sportives d’envergure (stade de football, salle omnisports, piscine olympique, …) Si les compétitions internes mettent aux prises les stagiaires, cela n’empêche pas l’Ecole de se distinguer lors des compétitions régionales militaires.
S. R./A. K.

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Posté par le Juil 22 2012. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

10 Commentaires pour “Sidi bel abbes : L’ex caserne viennot d’une vie a une autre”

  1. hadj dekar SD sba

    cette caserne est un pan triste a belabbes totture brimades

  2. SAIM

    Ceet caserne était le berceau de la légion d »honneur c’était leur fief ELL EST MONDAILEMENT CELEBRE MAIS NOUS ON A QUE DE MAUVAIS SOUVENIRS ASSASSINATS TORTURES VEXATIONS BRIMADES

  3. SIFO

    L’ECOLE DE GENDARMERIE A A TRAVERS CET ARTICLE UNE BONNE PUB.

  4. kerroucha

    je na savais pas assez sur ce qui se donnait comme formation a l’intérieur juste école de darak watani avec ces information trés détaillées j’ai une idée précise.

  5. jamel

    interresant article bien fourni.

  6. Fethi

    Honnetement je passe souvent mais j’ignorais cette fonction qui est bien expliquée

    • Khaled

      Bonjour, je voudrai bien avoir des nouvelles de l’ex hôpital école de santé militaire de SBA ( ancienne caserne légion étrangère) car j’y ai effectué mon SN entre avril 72 et fev 73. Je garde de très beaux souvenirs de cette période dans cette belle ville que je n’ai pas eu l’occasion de revoir depuis 1973…

  7. gherbi sba

    ENTIEREMENT FAVORABLE mais qui va prétendre faire cela Regardez on a détruit les ronds points,le baraudage des espaces verts cete semaine Et tout cela c le wali et persone ne dit non a l’APC

  8. safiko

    wi c con.lamacta sans charme.si ya pa despace ver.otan ts razé.on pe lapelé bekri

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