La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbés : Les anciens moyens de transport revisités Par notre ami Mohamed Ghalouni

En compagnie du prolifique Belamri Abdelkader, il y a 2 jours nous avons revu avec plaisir  sur la mythique place du 1er Novembre notre ami Med Ghalouni dont l’ultime compte rendu d’une Bessma Net tenue à Sidi Amar il y a prés de 3 ans chez le défunt joueur de football Belkheir Ahmed a été d’un précieux apport, le revoilà nous faire visiter les anciens moyens de transports à Sidi Bel Abbés, toute une nostalgie que nous avons repris dans une source journalistique récente. Suivez ce qu’il nous dit !

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Evoquer les anciens transports de voyageurs Bel-Abbésiens , suscite sans aucun doute un brin de nostalgie notamment chez les autochtones qui ont connu et emprunté les différents moyens de locomotion et de déplacement très prisés en leur temps . En effet , il est loin le temps des calèches qui sillonnaient autrefois la ville , ce mode de transport urbain , fort agréable et de surcroît écologique s’est vu disparaître , chassé par des véhicules plus prétentieux ; ces voitures hippomobiles offraient un charme certain aux rues , jadis pavées , d’où l’on entendait les pas rythmés des chevaux tirant la calèche dès les premières lueurs du jour . Dans le silence matinal du Petit Paris , on ne peut se lasser d’écouter avec beaucoup de bonheur le petit trot et le bruit des sabots des chevaux qui annonçaient , d’ores et déjà , une nouvelle journée prometteuse , notamment pour les cochers qui ne se bousculèrent point pour se garer aux endroits appropriés , gare , coupole , hôpital … et attendre patiemment leurs clients . L’habitacle particulier de ces calèches pittoresques fascinait grands et petits qui apprécièrent beaucoup plus la ballade , qui se voulait dans la joie et l’allégresse , que la course . Dans le même sillage , la bicyclette qui fut également un excellent moyen de transport individuel a fait les beaux jours et le bonheur des Bel-Abbésiens , très pratique en raison de la planéité et la quiétude de la ville , hommes , femmes , enfants usaient du vélo qui fut avant tout un mode de déplacement aux multiples avantages : efficace , rapide , économique , non polluant et silencieux , en outre il est important de distinguer l’usage de la petite reine en tant que loisir et bienfait pour la santé . La mobylette a aussi marqué son temps dans le développement du déplacement quotidien des Bel-Abésiens , en particulier la Motobécane-Motoconfort , la célèbre bleue et la rouge (oranger) les utilisateurs trouvaient plus d’autonomie et d’indépendance , mains sur le guidon , un coup d’accélérateur et on démarre illico presto vers sa destination , libre de toute contingence . D’autre part , de nombreux Bel-Abbésiens se rappellent de certains noms relatifs aux transports collectifs d’une époque révolue à l’image de la compagnie RUFFIER , appelée communément « Riffi » qui devint TRCFA (Transports Routiers des Chemins de Fer Algériens) et desservait les localités dépourvues de lignes de chemins de fer , ses cars stationnaient sur l’Avenue Larbi Tebbessi ex Rue Prudon , au même titre que les cars BENNABI M’hadji , MABROUK , BOURAS (ex Torra) qui assuraient certains itinéraires déterminés ; des octogénaires affirment l’existence des cars TOURNAMI , peu connus , qui stationnaient devant l’ex café Salazar , ainsi selon UZMO , de son vrai nom Hebri Abdelkader , une mémoire vivante Bel-Abbésienne , il y eut un sympathique receveur du nom de Bendimered Belkacem qui travaillait dans ces cars d’où la fameuse expression « Roule Bendimered Roule » !!! Les cars GRONDONNA , de leur côté , assuraient la desserte Boulet (Mostafa Benbrahim) , Mercier Lacombe (Sfisef) , Bouhanifia , Mascara … postindépendance ils deviennent CTBA (Complexe des Transports Bel-Abbésiens) au même emplacement sur le boulevard de Verdun (Didouche Mourad) . Et en passant par cet endroit sur l’autre coin , on ne peut ne pas s’en souvenir du studio de Âammi Bouhadjar le célèbre photographe (Rahimahou Allah) un Bel-Abbésien très attaché à sa ville , populaire et estimé par tous , il ne ratait aucun évènement : défilés , fantasias (goum) festivités culturelles et sportives notamment les matchs de football … qu’il prenait en photos pour ensuite les exposer en vitrine , une aubaine pour ceux qui auraient loupé ces occasions de se rattraper , sans omettre que bon nombre de Bel-Abbésiens de l’époque se sont fait photographier chez âammi Bouhadjar , notamment les enfants qui grouillaient en période des festivités de l’Aid . On peut dire que la ville de Sidi Bel-Abbés n’a pas été en déficit par le passé en matière de transports de voyageurs si l’on prend en considération les chemins de fer , ce fut un bonheur pour le citoyen et un privilège pour la ville qui s’est vu construire deux gares ferroviaires : la gare P.L.M dont l’inauguration de la ligne Tlélat-Sidi Bel-Abbes eut lieu le 1er Mai 1877 et la Gare de l’Etat inaugurée en 1920 , point de départ d’une ligne étroite Sidi Bel-ABBES –Mascara via Mercier Lacombe (Sfisef) , devenue inutile , elle fut supprimée en 1936.
N.B : P.L.M fut le sigle de : Paris-Lyon-Méditerranée , une ancienne compagnie ferroviaire privée Française qui fut nationalisée par la SNCF , l’actuelle gare de Bel-Abbes devient SNCFA puis finalement SNTF.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=54712

Posté par le Sep 24 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

20 Commentaires pour “Sidi Bel Abbés : Les anciens moyens de transport revisités Par notre ami Mohamed Ghalouni”

  1. Moha

    EL CALIJ ELCALIJ UN PASSE

  2. chaibdraa tani djamel

    C’était la belle époque de ces transports, merci cher frére GHALOUNI de cet historique commentaire ainsi de ces belles images

  3. Belamri Abdelkader

    Dans ce texte relatif aux moyens de transports d’antan ,on pouvait aisément et sans sortir du contexte, intégrer dans cet historique qui réveillent les sens et donnent à réfléchir sur l’évolution anarchique des transports actuellement et leur impact sur l’environnement et la santé publique,la mobylette GUELMA qui a fait le bonheur des Z’ghabas dans les années 70.
    On se rappellent encore ,étant gosses ,de l’usage de la bicyclette aussi bien par les garçons que la gente féminine avant meme les hollandais et vu le degré de maturité et l’esprit ouvert des belabbésiens,personne ne s’étonnait de cette démarche,il faut dire aussi que SBA était encore vièrege et pas encore atteinte par l’exode .
    On aurait aimé disposer d’une vidéo sur cette époque pour la montrer à cette génération qui privilégie le suivisme au détriment des traditions;mais cela est une autre histoire et probablement la raison de notre déconfiture.

  4. tewfik Adda Boudjelal

    Les transporteurs, tels Grandona, Ruffié, Benabi, Mabrouk et autres, ont tous brillé par leur professionnalisme avéré.
    Ils desservaient toutes les localités avoisinantes ainsi que les villes de l’Oranie. Mais le moyen de transport le plus original, restera sans nul doute le fameux « Kalich ».
    La station de ces drôles de machines-tirées par des chevaux bien nourris et bien choyés – été mitoyenne à la fameuse coupole, quand celle-ci avait toute sa splendeur.
    Le « Kalich » fut une véritable œuvre d’art dans le sens noble du terme. C’est une voiture élégante, découverte selon les saisons, munie d’une capote repliable, à quatre roues, et à quatre places en vis-à-vis. Sa caisse, de forme « bateau », est montée sur ressorts de type « pincettes ». Le siège du cocher est en bois ou en fer. C’est une voiture qui servait de taxi urbain à l’époque et à la promenade de nos jours, pendant la belle saison dans bon nombre de villes à travers le monde.
    Pratiquement chaque pays, à son style de « calèche «, où les artisans redoublent d’ingéniosité pour donner un look d’apparat et surtout démontrer leur savoir faire en apposant leur cachet.
    J’ai toujours été fasciné par le « Kalich » de chez-nous, et mes souvenirs sont bien vivaces encore.
    A l’indépendance, ayant eu quelques petits soucis de santé, ma mère Allah yerhamha, m’emmenait chez le Docteur Bensimon pour un suivi médical. D’ailleurs je lui dois une fière chandelle pour m’avoir sauvé d’un handicap certain et aussi d’avoir cessé d’encaisser ses prestations, car il avait vu la peine de ma mère se battant pour sauver le dernier de ses enfants.
    Le moment fort que j’attendais après chaque visite médicale fut celui de prendre un « Kalich » pour rentrer à la maison.
    On accédait à l’arrière grâce à une marche pied métallique et en tirant une petite portière.
    L’intérieur était généralement capitonné, des sièges en vis-à-vis et une séparation de l’habitacle avec le clocher .Ce qui donne une ambiance assez particulière d’une intimité qu’on ne voit nulle part de nos jours.
    Le trot du cheval et le bruit de ses sabots ajoutaient à cette ambiance un parfum d’évasion.
    Ce fût des moments de pur bonheur pour un gamin de mon âge et un souvenir vivace dans la mémoire d’un homme entamant la deuxième partie du siècle …

  5. gherbi sba

    Nous étions bien simples et heureux de ces petits moyens sans le faste et me vois tu sur de cette époque sans saveur Dommage!

  6. bienvenu à notre ami Mohamed Ghalouni, bienvenu à vous parmi nous, et dans votre journal.

  7. OUERRAD

    Hamma KHOUYA , arratez cette appelation PETIT PARIS de grace , revenez au present , et proposez des solutions .C est ce qui manque le plus , quant à la nostalgie , elle ne fait pas avancer . L idee de Hadj BELAMRI de vulgariser la jeunesse actuelle es fort interessante ? Allez , chiche , pour aviter le suivisme .

  8. Nourine

    Je pense qu’il est encore temps de remédier. Nous avons le potentiel. Retroussons nos manches et mettons nous au travail. Pour l’instant, il n’y a que les vendeurs de  »carantika » qui prospèrent. Nous mangeons sans modération, nous péroraisons à longueur de siècle. Ce qu’il faut c’est faire et pas dire. On en a trop dit, mai rien fait, ou presque.

  9. Amirouche

    Mohamed Ghalouni

    Quel grand plaisir de vous lire ……
    Je pense que le train a constitué le moyen de transport le plus commode pour relier Sidi Bel Abbès aux autres villes , il a pu faire un rapprochement dans le temps et dans l’espace ……..SBA si lointaine était devenue si proche .
    Quant à la moto-bécane , oh! la mobylette de mon oncle qui , un jour ,m’a fait confiance en me l’empruntant pour faire le tour du quartier ,c’est vrai qu’elle était une « carcasse vivante » mais elle roulait sans embrayage car son moteur était en prise directe sur la courroie de transmission , et mon oncle croyait qu’il m’était impossible de la conduire sauf en mode pédale , mais combien ma joie fût grande quand j’ai pédalé et tourné mes jambes comme une toupie et j’endentai  » tarrre tarrre tarrre tarrre » et mon oncle ,surpris, criait de loin  » ghire bechwiya , mateckcélériiiiche , ghire bessièsse » …….(mort de rire)

    Merci Si Mohamed de ce rappel nostalgique

  10. BADISSI

    Magnifique récit de grand Ghalouni , je suis heureux de son retour dans la VDSBA , son absence s’est fait sentir ,on attend Benhaddou

  11. khayi

    bien une nostalgie de misere .donnez-nous les cars attaques par A.L.N. LA VEILLE DU 1 NOVEMBRE 1954.CA C EST NOSTALGIE AMIS BEL-ABBESSIEN.

  12. ourrad khaled

    merci Mr ghalouni et suis heureux de votre retour au VDSBA.

  13. Hamid Ourrad

    Je voudrais tout simplement remercier mon ami et frère Galouni pour cet extraordinaire voyage à travers le temps qui m’a permis de savourer des souvenirs qui sont restés gravés dans ma mémoire  ,la calèche ,les vieilles voitures,la mobylette bleu,la motobècane……
    Mais pourquoi  on aime bien se replonger dans le passé?
    tout simplement parceque :
    « La nostalgie s’installe quand le présent n’est pas à la hauteur du passè »

  14. kaid

    je suis heureux de voyager dans les écrits de nostalgie parce que maintenant il ya moins de choses simples Les nuisances les arrivistes qui polluent tout

  15. mustapha.mekri ain el berd

    les habitants réglaient leurs réveils et MAGANA en fonction des sifflement des trains tellement ils respectaient strictement les horaires.Le car de grandonna de couleur rouge démarrait de OUED IMBERT vers SIDI BEL ABBES a 7 heures précises ;il revenait a 11 h et repartait a 13 heures pour revenir a 16 heures.Tout le monde trouvait son compte. A signaler que l intérieur du bus était constitue de deux parties – avant et arrieres-séparées par une chaînette et bien sur deux tarifs différents. Enfin pour nous les lycéens on avait droit a une réduction de 50%

  16. nory

    Monsieur Mekri vous pouvez vous étendre sur ces moyens Et de quel lycée parlez vous j’aime bien vous lire

  17. Abbassi S. Yassine

    « On se sentait pousser des ailes à bicyclette » surtout durant la période ou Belabbes n’était pas encore atteinte par l’exode comme l’a bien dit Mr Belamri .

  18. gamra de sidi khaled

    Un texte de nostalgie et de moyens de cette époque

  19. h. bouasria

    il y avait les autocars RIFFI à cotè café BREZYL ies autocars GRANDOUNA à coté photographe BOUHDJAR Il y avait les calèjes qui fond le transport urbain le résonnement que fond les chevaux avec leurs sabots et le pavé des rues il y avait la circulation en mobyllettes MOTOCONFORT et il y avait le taxieur PANAR avec sa CHAMBOR le stationnement à coté ABBES pharmacien c’était le charme avec la bellr époque

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