La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbès : Le «Village américain» sera aménagé

Après maintes doléances et réclamations restées, jusqu’alors, sans écho, les habitants de l’emblématique «Village américain» qui a vu le jour, voilà une quarantaine d’années, dans la périphérie Nord-est de Sidi Bel Abbès, ont réussi, finalement, à rallier à leur cause les autorités communales pour une opération d’aménagement.

Surnommée «Village américain» pour avoir hébergé les travailleurs de l’entreprise américaine réalisatrice du fameux complexe électronique «Grand Public» de Sidi Bel Abbès, ladite cité, dont le cadre de vie s’est considérablement détérioré au cours de ces dernières années, vient, en effet, de bénéficier d’un projet de rénovation devant cibler particulièrement les rues, les trottoirs, l’éclairage public et autres commodités environnementales (espaces verts, aires de jeux, etc.). En termes financiers, le coût global des travaux qui devraient démarrer dès le début du mois de mai prochain, s’élève à quelque 32 millions de dinars. Il est, cependant, utile de signaler que le projet d’aménagement s’intègre dans un programme prévoyant diverses opérations similaires destinées à améliorer l’environnement et le cadre de vie dans certains quartiers et cités d’habitations

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=68087

Posté par le Avr 30 2016. inséré dans CE QUE DIT LA PRESSE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

8 Commentaires pour “Sidi Bel Abbès : Le «Village américain» sera aménagé”

  1. Dounia

    Le problème c’est dans les mains (poches) de qui va atterir ce budjet ? si c’est dans les mains de gens honnêtes et travailleurs alors OK; sinon bonjour les dégats !!!!!……

  2. OUERRAD

    HHHHHHHHHHHHHH ???
    C est comme ,,, le petit paris , il ne reste plus que le nom ,,,, pourquoi detruire laisser se deteriorer et demander de l argent plus tard ,,, qui va servir a rien ,,, sauf a aller dans les poches de certyains ,,, un amenagement du genre ,,, wiam , macta , mekerra ,,,, merci cela sera la cata suite ,,, hhhhhhh
    bien le bonjour des bords de la mekerra

  3. Cheniti Gh.

    Salam bro Ouerrad ,
    kirak ? spontanément et en lisant ton commentaire ,j’ai été attiré par une phrase -remarque sublime / : »…Pourquoi détruire, laisser se détériorer et demander l’argent plus tard,,, » J ‘ apprécie beaucoup ce sens de la répartie qui en quelques mots résume tout et dit tout. Absolument , tout est dit .Bravo ! Voilà , c’est tout ce que je voulais dire . Cela me rappelle un de nos professeurs-que connaît Hadj Abbès Ouerrad -et qui nous a donné comme sujet de dissertation : » 16 ans déjà et pourtant! ……… » Un sujet philosophique que l’on a jamais su , ni
    aborder ni en disserter ! Mais plusieurs décades après,nous avons compris que la philosophie est une matière qui aide à méditer sur beaucoup de thèmes divers mais ,jamais elle ne te permettra la confection d’une petite boite d’allumette, encore moins avoir le génie
    de créer des projets presque fictifs tels que les palmiers morts qui , semble-il, décorent à «  »merveille »  » le lac Sidi Mohamed Bénali …où on dirait des palmiers qui se sont transformés en colonnes romaines en attendant la visite des romains et à leur tête Spartacus!!! Bonne soirée mon frère.

  4. Cheniti Gh.

    8 ème ligne ajouter svp : …elle ne te permettra JAMAIS la… » merci!

  5. Amirouche

    Bonjour,

    A l’époque, j’ai eu l’occasion de visiter l’intérieur de ces quelques habitations du quartier américain, c’était très beau, sublime et surtout calme, avec le temps, comme partout à Belabbès tout est saccagé, le citoyen casse et le « beyleke » casse, peut être que ce poète anonyme du melhoune a une réponse des causes?!
    En voilà un exemple qui met en lumière cette régression sociale et même morale de cette société . Ce poète pense comme moi, comme vous, comme beaucoup d’algériens, (même si je ne suis pas d’accord avec lui sur une strophe!)… » heureusement qu’il reste encore Wled El kheire ».

    ابقاي على خير يا هذا الد ّشرة °°* لي غاشيها غي فلان ّ يسك فلان
    راني حالف ما نول ّي ذا المر ّة °°* يا لو آان نموت في صحرا عطشان
    نالحديث تنوفيق و ّ الضحكة صفرا °°* و ّ الصحبة تحيى و تفنى بالقضيان
    بلسانه يعطيك قنطار مسرة °°* و الحيلة ّ متلمدة تحت البيطان
    ّ بالرشوة تلڤاه ماشي للعمرة °°*و ّ يصلي في البيت فآخر رمضان
    و ّ يولي بكلاح و عباية صفرا °°* و يعطيها ّ للزور و آلام البهتان
    يحلف لك ليمين ڤّد اه ان ّمرة °°*و يحلف بالكعبة و يحلف بالقرآن
    و ّ يحرم البزوز و يحر ّم المر° °°*و غ ير ّ يصد عليك تلڤى آذبه بان
    اخزيهم يا خالقي في ذا ّ الدشرة °°*ذا القوم ّالي حلفها ما فيه أمان
    ابقاي على خير يا هذا ّ الدشرة °°* ال ّي لاحت تاريخها في عڤب زمان
    يا سعد ّالي جا ّ موضف من ّ برا °°* بالوصلة يحضى عزيز و مولى شان
    يهدوله الفراش و يزيدوه امرا °°* و آل خميس عشاه مشوي عند فلان
    ما يحتاجش لا حليب و لا خضرة °°* ّآلش خالص جاي من عند ّ الر عيان
    هذا باهز جايب ّ مخدة حمرا °°* و هذا يجري جايب قريعات دهان
    تلڤى المشمت غي ّ توصل فالهدرة °°*و تلڤى المرعن غي تجرجر فالخرفان
    أخزيهم يا خالقي في ذا الد ّشرة °°* ذا القوم ّالي شانها ما جا آي شان
    و ارزقهم العجاج و معاه الغبرة °°* و الز ّلط ال ّي بدراهمه بالص ّح جيعان

     » Adieu, village que voici, dont les habitants, ne cessent d’échanger
    des ruades. J’ai juré de ne plus y remettre les pieds, cette fois-ci,
    dussé-je mourir de soif dans le désert. Leurs paroles ne sont pas sincères et leurs sourires
    sont forcés, ils te donnent et te retirent leur amitié en fonction des
    services rendus. Par leurs beaux discours, ils te font voir monts et
    merveilles, tout en prenant bien soin de camoufler leur malice. Tu
    les vois partir pour la ‘omra avec l’argent de la corruption, et faire la
    prière à la Mecque à la fin du Ramadan. Puis ils reviennent avec le
    cordon3 et une blouse jaune, et se mettent à débiter des faussetés et
    des mensonges. Ils te jurent leurs grands dieux, avec force insistance,
    invoquant la Kaaba et le Coran. Ils vont même jusqu’à déclarer leurs
    enfants et leur femme illicites, mais sitôt qu’ils s’éloignent tu te
    rends compte que tout n’était qu’affabulation. Couvre d’opprobre, ô
    mon Dieu, les gens de ce village ! Cette engeance aux serments de
    laquelle on ne peut pas se fier….
    Adieu, village que voici ! Qui a renié, depuis longtemps, son
    histoire. Heureux le fonctionnaire qui vient de l’extérieur, dès qu’il
    pose les pieds, leurs faveurs et leur considération lui sont acquises.
    Ils lui offrent les meubles et lui rajoutent la femme et, tous les jeudis,
    pour son souper, il a droit à un méchoui chez untel. Il ne manque
    jamais de lait et de légumes, tout lui est offert gratuitement par les
    minables. L’un accourt portant un coussin rouge, tandis que l’autre
    se hâte avec ses pots de beurre….. ». Ce poème est trop long, mais l’essentiel est dit … surtout « la misérable condition de
    celui qui a beaucoup d’argent mais qui a toujours faim et ne sait pas vivre !  »
    Sidi-Bel-Abbès a besoin de ses défenseurs, comme ceux d’Oran et de Tlemcen.

    Salam.

  6. Ayadoun Sidahmed

    EL-HADJ Amirouche. Sous toute réserve et INCHAA LAH je pense que ma réaction amicale soit comprise par vous cher ami qui donne toujours un plus à la VDSBA je vous dirai que j’ai décelé un dépit ou une amertume quelque part dans votre commentaire. Vous qui êtes très optimiste surtout en nous assistons. Qu’a il de si gênant qui vous intrigue!!! Et quelque soi nos idées nous avons un dénominateur commun l’amour de SBA. J’attends votre repense si cela est possible

    • Amirouche

      Ayadoun Sidahmed,

      Salam mon ami,

      Ya khayi !, je vois Sidi-Bel-Abbès une fois tous les trois/quatre ans, les bélabbéssiens qui y résident, soit ne voient « peut être » pas trop le changement, soit le voient mais se disent que pourriaent-ils faire ?!. D’autres, comme toi, ont choisi d’y remédier et essayer de faire quelque chose pour ce changement tant attendu à travers un travail continu dans le temps, de ton association et autres qui sont sur le terrain, ( je tiens à remercier un bélabessien que j’admire sans le citer qui « lutte » aussi pour SBA, Mr T.D que je salue), mais d’autres belabbéssiens sont assis autour d’une table à El Bosphore ou à Baalbeke, avec une « kahwa mzayra »à la main, entrain de constater les dégâts sans pour autant rien faire, des nostalgiques de la ville d’antan qui n’ont que leurs yeux pour pleurer le bon vieux temps de leur jeunesse des années 60/70, alors qu’ils pourraient adhérer à n’importe quelle association et donner un peu de leur temps et de leur expérience.
      Nonobstant les promesses à travers les médias ( les réhabilitations, les rénovations, les replantations, Oued Mekerra, jardin public désertique, forêts détruites, lac bétonné, hôpitaux…etc), je ne vois qu’une nette régression sociale et même morale. Au fil des ans, le constat est amer, dégradation de nos immeubles, de nos jardins, de nos rues, trottoirs, et malheureusement ça n’arrête pas de continuer. Sidahmed, tu sais ! maintenant quand je veux revoir les quartiers de mon enfance, j’arpente les rues de CaldelSol ou de Faubourg Thiers tout seul, je ne le fais jamais en compagnie de mes enfants et ma mère, et ce juste par peur d’entendre des mots obscènes et turpitudes, pour te dire que « rahete el hachema »et on a touché plus bas que ce qu’on appelle la mauvaise éducation, (« mnine jawe hadou ?!!!) …Aujourd’hui, tous les jeunes s’habillent à la dernière mode alors que nous chaussions des « zite-zite » l’hiver et des tongues l’été mais nous étions bien éduqués, aujourd’hui. Sidi-Bel-Abbès compte très nombreux riches aux belles « bagnoles », des dizaines de milliardaires, peut être plus, mais qui ne foutent rien pour elle, alors qu’un médecin venant de l’étranger avait acheté des arbustes afin de les planter, puisque il a de l’amertume.
      D’autres te disent que vais-je faire ? anaya hchicha talba m3icha, ce terme que je ne supporte plus, ce n’est qu’une preuve de désengagement, de passivité, de laisser aller vis à vis du bien être de la société dans laquelle ils vivent…Ya a3jaba, j’ai vu même mon voisin  » Za3meke administrateur ya sidi », jeter la poubelle devant le garage de son voisin, Hram et pourtant il a vécu avant et après l’indépendance; pour te dire Siahmed khouya, que tout le monde est complice, les services publics sont absents et le peuple est absent et qu’on nous dise pas « hadeke ma halbete ! ».
      Mon ami Sidahmed, je ressens certes de l’amertume, mais sans perdre l’espoir, je suis toujours optimiste.Notre religion a semé au plus profond de nos cœurs la graine de la candeur et de l’optimisme… »MAZAL EL KHEIR FI OUMMATI ILA YAWMI EDDINE » n’est-ce pas ?…
      Voila ma petite réponse, sinon il reste beaucoup à dire…
      Tout lecteur de la VDSBA ou d’un autre journal est une preuve d’amour pour sa ville .

      Fraternellement

  7. elhadj abdelhamid

    Bonsoir
    Inspiré par notre ami Amirouche et son hadith Mazel el Kheir fi oumati, j’ai envie de titrer mon post Rana Hna oua eddounia mazelha touila surtout avec Riad Mehrez qui a levé haut l’étendard national sur les terres du Roi Richard Coeur de Lion.
    Tard dans la soirée d’hier, sur l’A 3 nationale, sur le plateau d’une émission probablement rediffusée, un entrepreneur d’ici tenait la vedette. La chose pourrait paraître banale sauf que, en zappant sur Canal Algérie, sur le plateau d’une autre émission, au même moment, l’entrepreneur était aussi là.
    Je conclus que l’entrepreneur entreprenait peut-être de se mettre à la chose politique, c’est son droit, et que peut-être aussi, il devait avoir ses entrées à la télévision nationale. Lorsque le débat porta sur le travailleur chinois et le travailleur algérien, ma mémoire fit tilt. Un jour, un grand écrivain, qui nous prêtait amicalement sa célèbre rubrique, intitula l’une d’elles, Le Dragon chinois et le Lézard algérien.
    Je n’ai pas partagé le point de vue et j’ai posté un article, Des Chinois et des Algériens, publié dans un quotidien national, dont voici la teneur.

    « …Le Chinois n’est pas un modèle génétique de l’assiduité, de la discipline au travail et de sa qualité, pas plus que n’est l’Algérien celui de la paresse, de l’incivisme et du mauvais travail. Il y a quelques mois, dans une grande ville d’Algérie, des ouvriers chinois, non payés par leurs concitoyens-patrons, comme cela arrive chez nous, ont abandonné leurs chantiers avec matériaux et matériel et saccagé moult édifices et biens d’autrui sur leur passage !

    Les Chinois ont eu, eux aussi, à importer du savoir-faire et à transférer chez eux la technologie des autres. La Marine impériale de Chine, qui ignorait la navigation hauturière, connut son apogée grâce à l’amiral Elhadj Mahmoud (Zheng He), musulman d’origine arabe possible, qui a peut-être découvert l’Amérique (hypothèse scientifique étudiée actuellement). La plupart des Historiens lui prêtent un romanesque destin d’eunuque, car, pensent-ils, il a été castré à neuf ans alors qu’il n’a probablement qu’observé le rite de la circoncision par ses parents musulmans. La Chine en a récemment fêté le 600e anniversaire.

    La Chine moderne doit aussi beaucoup aux Algériens. Au début du siècle dernier, la jeune République de Chine, qui s’accommode des larges concessions coloniales françaises, anglaises et japonaises de son territoire, envoie des jeunes, dont Chou en Laï, le second de Mao et Deng Xiaoping, son successeur, vierges de tout antécédent révolutionnaire, nationaliste ou autre, étudier et travailler en France. Le contact, dans les usines Renault de Billancourt et autres, avec le leader nationaliste algérien Messali Hadj et ses compagnons, va bouleverser ces jeunes orientaux sans tradition de combat ni d’armes, venus en Europe, comme Deng Xiaoping, avec une lettre de recommandation du consul de France. Même Ho Chi Minh du Vietnam, encore jeune ouvrier de France, va applaudir, en présence de Nehru de l’Inde, le célèbre discours à Bruxelles de Messali en 1926.

    Je crois qu’il est historiquement légitime de dire que la rencontre de ces jeunes puceaux du combat politique, compagnons de Mao (avec) Messali, a pesé irréversiblement sur le destin de la Chine. Ces jeunes étudiants vont alors créer en France, peu après la création de l’Etoile Nord-Africaine, leur première «cellule» révolutionnaire. Et en 1927, à Shanghaï, des jeunes militants chinois affrontent, pour la première fois, des soldats français, anglais et japonais.

    Une anecdote juste pour rire: lorsque Deng Xiaoping, successeur de Mao, jeune ouvrier, est renvoyé en 1923 de l’usine de chaussures où il travaille, avant d’aller chez Renault, sur sa fiche d’embauche il est marqué: «A refusé de travailler; ne pas reprendre»…

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