La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbés : Le conservatoire municipal , un autre pan a découvrir

La voix de sidi bel abbes a trouvé en notre ami Hachemi.L le specialiste des balades et des reportages .Nous disons cela car  ce dernier se trouve cet apres midi  dans le theatre de notre ville ou est prévue l’audition annuelle 2012 du conservatoire municipal a sa tete le professeur Hakim Hadidi .Toutefois  une petit parenthése historiqu est proposée a nos lecteurs et qu’ils peuvent naturellement enrichir par leurs témoignages et commentaires…..Mr Hachemi L nous reviendra certainement avec des belles photos et une vidéo…….


A l’instar d’autres acquisitions en termes d’infrastructures culturelles et de réhabilitation réussie comme celle du centre culturel communal Benghazi Cheikh, c’est le conservatoire communal situé dans la bâtisse du beau théâtre qui  a connu ; une troisième vie de par les travaux visant sa réhabilitation pour le bien de ses centaines de disciples. Une première vie pendant la colonisation, une deuxième après l’indépendance et une troisième ces jours-ci. C’est un effort supplémentaire qui est déployé pour entretenir un monument de la culture qui possède toute une histoire, indique notre source, et qui est bien conservé dans les archives de cette institution, fierté de la ville qui a produit des dizaines de talents. Le conservatoire municipal de Sidi Bel-Abbès était, durant l’époque coloniale, volontiers bourgeois, ou du moins, aspirant à mimer les villes bourgeoises de France. Comme les gros bourgs du midi de laFrance, la ville de Sidi Bel-Abbès s’est très tôt dotée d’une place centrale agrémentée de très beaux arbres et de l’incontournable kiosque à musique, chichement architecturé. Elle est traversée par de grandes et belles avenues tracées en damier et bien entretenues. Elle s’»est dotée de tous les symboles de la colonisation triomphante, la mairie, l’église, l’école laïque et, dans les années trente, elle s’est dotée d’un théâtre comme en revâit la bourgeoisie locale en mal de snobisme, un monument à l’élégante architecture avec ses décors de marbres, ses fresques baroques, ses corbeilles et son velours, indique notre source. Avec son théâtre, le plus beau théâtre d’Afrique du Nord, frimait la brourgeoisie locale, la ville se dota également d’un conservatoire municipal qui avait pour rôle dans ce Sidi Bel-Abbès bourgeois des années 20, 30, d’initier la jeunesse coloniale aux Beaux-arts, à la danse dramatique etc. De ce fait, les jeunes y apprenaient la déclamation et l’art dramatique, et se familiarisaient avec les classiques. Ils montaient aussi des pièces et adaptaient, entre autres classiques, le Cid de Corneille, des comédies etc…», indique notre source. Mais ce que les générations actuelles doivent savoir surtout c’est que «les indigènes» étaient indésirables même à proximité du conservatoire ! On appelait «indigènes» nos frères algériens sous la colonisation française. Bien sûr, les indigènes étaient algériens sous la colonisation française. Bien sûr, les «indigènes» étaient exclus de la ville coloniale et privés de toutes ces commodités, car le Sidi Bel-Abbès colonial était une ville duelle, au cloisonnement ethnique et raciale qui caractérisait la société coloniale. Cantonnés dans l’ex-village nègre, les Algériens, ceux qu’on désignait alors sous l’appellation méprisante d’indigènes, tentaient tant bien que mal de perpétuer leurs traditions culturelles et leur attachement à l’Islam.
Bien mis à mal par la dépossession coloniale, le théâtre et le conservatoire, ils en étaient donc exclus. Feu Mahieddine Bachtarzi, qui connaît bien Sidi Bel-Abbès, parle dans ses mémoires de cette discimination dont faisaient l’objet les troupes culturelles indigènes. Un document d’archives, conservé par l’administration du conservatoire, révèle qu’il arrivait aux indigènes de n’être pas tolérés même dans le voisinage du conservatoire. Une lettre datée du 10 avril 1943 signale que «suite à une plainte du directeur du Conservatoire, le maire de la ville a donné ordre pour empêcher les indigènes de stationner contre le mur de l’école, étant pouilleux et porteurs de maladie».
Notre source indiquera par ailleurs que Mr René Justrabo, le maire communiste, ouvrit les portes du conservatoire aux indigènes et ceci fut possible avec l’avènement de la gauche avec Mr René Justrabo (1948-1953). L’administration du conservatoire a été invitée à ouvrir les portes de cette institution aux jeunes indigènes, c’est ainsi que le 12 octobre 1948, le président du Conservatoire, Legrand, répondait à la demande de M.Bentabet Djelloul en ces termes : «comme suite à vos propositions de l’an dernier, je vous demande de bien vouloir être l’interprète du Conseil d’administration du conservatoire auprès de vos collègues musulmans, afin qu’ils fassent un effort de propagande en milieu musulman». Mais la masse des musulmans avait alors des préoccupations plus urgentes. Des associations culturelles indigènes purent cependant bénéficier des services du conservatoire. On trouve dans les archives du conservatoire des traces du passage de la société artistique et musicale El-Amal, à l’époque domiciliée 13, rue du Soudan, et dirigée par Bestaoui Djillali (document daté du 23 décembre 1949). Cette société avait été crééE par les militants de l’UDMA dont Abdelkader Azza et des militants du MTLD. Ainsi, à travers les archives de ce conservatoire, bien d’autres éléments selon notre source versée dans la recherche historique mériteraient d’être cités, hélas, on ne peut tous les ranger. ON y reviendra…..

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=14373

Posté par le Juil 1 2012. inséré dans ACTUALITE, CULTURE, SBA VILLE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

30 Commentaires pour “Sidi Bel Abbés : Le conservatoire municipal , un autre pan a découvrir”

  1. nabila t sba

    bonsoir je suis invitée a assister a cette fete annuelle du conservatoire qui est très animé et je suis bien etonnée par ce qui est raconté dans cet article de Mr Kadiri .M j’espere que les photos seront encore belles et surtout que la temperature reste clemente .

    • amri

      Oui melle l’auteur du texte est un ami de la redaction j »ai lu cela dans le journal et c bien de savoir cela.place a la joie des adhérents.

  2. hamidi

    Un apercu sur l ‘histoire du conservatoire est bien lumineux sij’ose dire je ne savais pas assez sue ce lieu culturel de notre ville

  3. hanane

    Nous nous retrouverons dans un moment.je ne reconnais que m hachemi avec son matériel appareil photos caméras je serai ravie de voir d’autres lecteurs

  4. giseille de Marseille

    Bonsoir le foot retient le souffle mais moi je me remmémore les alentours du théatre; du beau conservatoire Des photos de ce spectacle sont naturellement bien vivantes.le bonjour a la rédactionet aux lecteurs.

  5. Dekkiche de Paris

    Je trouve trés utile de diversifier les thémes ;puisque le conservatoire est un des patrimoines culturels; formateur de grands talents et franchement la voix nous rend souvent service en se projetant ou en retournant dans le passé Fils de sidibelabbes.Je découvre…

  6. chaibdraa tani djamel

    ce bijou qui est le conservatoire de sidi bel abbes ah! qu’est qu’il a formé comme troupe de danses populaires comme la celebre troupe « beni ameurs », le fameux ballet « sidi bel abbes » de la MARHOUMA REGUIG RACHIDA ce ballet ainsi que la troupe « beni ameurs » on hissé haut notre drapeau national dans le monde entier et sans oublier dernierement l’orchestre de HAKIM HADIDI qui a donné une grande satisfaction aux belabbesiens pour ses présentations musicales et bonne chance aux employes de ce conservatoire qui est et restera un bijou culturel et educatif de notre ville

  7. Un parmi d'autres

    Ah! Ce beau lieu de vestige et de culiez musicale que j’ai fréquente en 1962 ,63,64 avec mes amis Kouider Moulay ,Djellouli Ahmed ,Freh Khodja ,Fardheb les 2 premiers des clarinettistes et les 2 autres saxophonistes quand a moi le prof Mr Yelles si je ne me trompe a défais d’instrument a cordes m’avait file un trombone et ensuite une trompette a piston et le tour était joue que de beaux souvenirs j’ai garde de cet endroit si Majestueux d’un temps qui m’était très cher et que je continue a l’honorer au fond de moi .
    Je lance un appel a tous ceux qui ont fréquente ce lieu avec ces belles parole de Charles Aznavour .
    Nous nous retrouverons un jour ou l’autre .

    Nous nous reverrons un jour ou l’autre
    Si vous y tenez autant que moi
    Prenons rendez-vous
    Un jour n’importe où
    Je promets qui j’y serait sans faute
    à Noël comme à la Pentecôte
    A Rio de Janeiro ou à Moscou
    Plus on est de fous
    Plus on rit de tout
    Nous nous reverrons un jour ou l’autre
    J’y tiens beaucoup

    Nous nous reverrons un jour ou l’autre
    Le monde est petit profitons-en
    Si votre chemin
    Passe par le mien
    Ma roulotte croisera la vôtre
    Comme il ne faut pas tenter le diable
    En disant à la prochaine fois
    Faites comme moi
    En croisant les doigts
    Ou si vous trouvez ça préférable
    Touchons du bois

    Le hasard souvent fait bien les choses
    Surtout quand on peut l’aider un peu
    Une étoile passe, et je fais un vœu
    Nous nous reverrons un jour ou l’autre
    Si Dieu le veut.
    J’ai omis de dire que notre grand Abdellaoui cheikh était de la maison en ce temps la .

    • hanene

      Beau texte et des souvenirs belabbésiens merci monsieur

    • Mohamed.G...

      Bonsoir un parmi nous,
      Et oui,ceux sont de beaux souvenirs,surtout quand vous avez évoqué ces personnages dont Freh Khodja le saxophoniste que j’ai connu durant mon adolescence et qui était notre voisin.Cet interprète et compositeur,avec sa fameuse et magnifique chanson « ya fatima » (1978) et ses tubes en instrumentales ont fait vibrer notre jeunesse.Merci du rappel,authentique bel-abbésien !!!

      • Un parmi d'autres

        Slm alykm Mohamed G Freh Khodja est un ami et la dernière fois que je l’ai vu c’était en 1976 je me souviens lors de son arrivée a Paris j’avais été le voir jouer au bus paladium club très connu de l’époque des yéyés des annees sixtie’s tout ce la mon cher Mohamed G ne nous rajeunit guère au fait je viens a l’intant de terminer une conversation avec notre ami et frère benhaddou .
        Très amicalement.

      • Mémoria,

        Un très grand musicien et chanteur qui aurait du réussir dans le Music Hall. Mais c’était sans compter sur les imprésarios,ces charognards de talents réels.Que sont devenus Freh,Tarik Chikhi,Terkmami le Bluesman guitar wh’… gently weeps…

        • Mémoria,

          Corrigez svp le guitariste virtuose de blues et rock jazz monsieur Terkmani.Qu’est-il devenu?

          • Un parmi d'autres

            Abdallah Terkmani est toujours la quelque part dans l’hexagone je lui ai présente ma guitare Fender Stratocaster que je possède depuis 36 ans.

            • Mémoria,

              Ne me dites pas que vous faisiez partie de l’escouade…!

              • Un parmi d'autres

                Non Mr Memoria je n’ai pas fait partie de cette escouade comme vous dites puisque je ne connaissait que 3 groupes en ce temps la the figuers ,les drifters et le groupe avec lequel je gratais et qui etait fait de musiciens issu des chemins de fer sauf moi lyceen et ensuite celui que
                j’ai forme et que j’avais appelé les vautours .Voilà pour la courte explication .

    • R. TARI

      Bonsoir, un parmi d’autres. Nous aurions pu nous croiser au conservatoire de SBA puisque je l’ai également fréquenté, un peu plus tôt que vous, en 1960 – 61 – 62. J’étais dans la classe de danse de Mme Bouny. Son mari, enseignait la musique au lycée Laperrine et je l’ai eu en classe de 4ème. J’avais eu le plaisir de l’admirer dans ses talents de chef d’orchestre au théâtre de verdure de SBA. Les ballets de Mme Bouny avaient toujours beaucoup de succès et c’était toujours avec infiniment de plaisir et aussi de fierté que les familles venaient voir danser leurs enfants, dans ce théâtre où j’ai passé des moments extraordinaires. Peut-être, vous souvenez-vous de M. Giraud, tambour-major, qui enseignait le solfège et la musique au conservatoire. Ma soeur aîné a appris le piano avec lui.

      • Un parmi d'autres

        Bsr R. Tari désole mais c’est en octobre 62 que je me suis inscrit au conservatoire par contre je voyais beaucoup plus la fanfare et la clique de l’école de musique de la joyeuse harmonie que mon defun papa avait fréquente car il était clairon de la troupe.
        Salutations bel-abbesienne hija d’El camino herro

        • Marie-Ange avenue Fallières

          bonjour « un parmi d’autres », et ce clairon ! je crois savoir que vous l’avez toujours, j’ai cru entendre un son la dernière fois au téléphone !
          bonne journée.

          • Un parmi d'autres

            Bjr Marie -Ange c’est vrai ce clairon je l’ai toujours et c’est devenu pour moi une relique que je garde précieusement car cet instrument mon défunt papa qu’il repose en paix l’a eu bien avant que je viennent au monde .
            Très amicalement .

      • Mémoria,

        Vous m’excuserez Régine d’avoir été presque impoli en vous « ravissant » le micro pour « interwiever » Un parmi d’autres,alors que vous étiez avant moi pour lui demander la …direction du Conservatoire.Mais il reste vrai que les gens modestes comme un parmi d’autres recèlent de ces richesses….
        Bonne soirée qui n’en finit pas….

  8. Hamid D de Paris

    Quelle époque ! Ca me rappelle mon enfance , et le professeur Bedjaoui (Allah yerhmah). Les gens ne s’intéressaient qu’à l’art , la science et la culture . On ne parlait jamais de choses matérielles . Est ce que ce conservatoire est toujours ouvert ? Est ce que les gens y vont encore ?
    Cordiales salutations .

  9. harrache

    moi je suis curieux de voir la vidéo de la soirée de la fete annuelle

  10. Un parmi d'autres

    Puisque nous sommes dans la culture et plus précisément au sein de ce conservatoire que j’ai fréquente et concernant les artistes tant oublies voici des parole d’un autres chanteur français qui a été a la gloire de sa réussite et qui fut oublie lui aussi comme certains des nôtres malheureusement .
    Je veux parler d’Alain Barrière
    Et de sa chanson :–(Mon pays)

    Mon pays, mon pays,
    Voilà que tu nous places, petits et grands artistes,
    Au banc des accusés, au rang des ennemis,
    En chanson, aujourd’hui,
    Rimbaud ferait fortune
    Où donc est le scandale, où donc est l’infamie ?

    Mon pays, aujourd’hui,
    Le plus petit chanteur, dès qu’il pousse la note,
    Se retourne effrayé voir s’il n’est pas suivi,
    Mon pays, mon pays,
    Musique et poésie que ça se marie mal
    Avec technocratie

    Mon pays, mon pays,
    Le temps n’est pas si loin, c’était hier encore,
    Que pour tous les artistes t’étais le paradis,
    Mon pays, mon pays,
    Et c’était là ta gloire, l’avenir s’écrivait
    Dans le coeur de Paris

    Mon pays, mon pays,
    Aujourd’hui c’est ta honte, tu chasses tes artistes
    Sacrifiés sur l’autel de la démagogie,
    Mon pays, mon pays,
    Comme un vieux con ignoble tu vas te retrouver
    Tout seul et démuni

    Mon pays, mon pays,
    Pourquoi taire que j’ai mal, j’ai l’droit d’aimer la France,
    J’ai l’droit d’pas accepter qu’elle ait tellement vieilli,

    Mon pays, mon pays,
    Aujourd’hui plus qu’hier tu fêtes tes poètes
    Quand ils ont péri !

    Mon pays, mon pays,
    Je n’ai pas d’illusions, tu vas brûler ton âme
    Et tu vas continuer à faire tes conneries,

    Mon pays, mon pays,
    T’inquiète pas pour moi, moi j’ai pris l’habitude
    De n’être pas compris…

    J’ai laisse volontairement le pays France a vous de lire Algerieet vous verrez que nos artistes vive la même vie que ce qui est dit dans ces paroles d’alain Barrière .
    Très amicalements

  11. Un parmi d'autres

    Ah! Ça commence a bien faire ,mon commentaire sur notre conservatoire et les artistes est toujours bloque et on va venir me dire je ne sais quoi.
    Moi je vous dit que si ce n’est pas l’admin chose qui peu s’avérer exact alors cela peu provenir du serveur et si tel est le cas changer de serveur.
    Salutations

  12. Un parmi d'autres

    Je tâte le terrain pour voir si je ne doit pas arrêter de me fatiguer pour rien

  13. Ayred

    salut je suis de la wilaya de SAIDA et je veut apprendre de la guitare SVP j’ai une guitare mais j’ai pas un professeur pour m’apprendre a jouer
    j’aimerais bien joindre le conservatoire de Sidi Bel Abess

  14. rokia

    selem aleikoum je vous ecris aujourdhui parceque cela fais des années ke je recherche une personne disparue a partir 1977 du nom de omar messaoudi né en 1955 . la fameuse chanson ya fatima etais ecrite en realité par ce dernier et la fais parvenir je pense a freh khodja afin de passer un message a sa famille . on ne sais pas du tout ce ki sé passer mais il a disparue et cela fais des années k’on le recherche et on ne sais pas du tout s’il é décédée ou encore vivant je sais juste ke surement il connaissais freh khodja . svp si vous avez connue ce dernier contacter moi barakallahou fikoum

  15. REDACTION

    Rokia .Veuillez laisser votre adresse mail ou autre coordonnées pour que l’on puisse vous donner une suite Adressez vous dans rubrique contact Merci

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