La Voix De Sidi Bel Abbes

Sidi Bel Abbes : Fête inter -de la femme a l’institut Feu-Hafid Senhadri derrière l’appellation le sacrifice d’un républicain et patriote méconnu

Il y’a un moment en discutant avec mon ami Hachemi Lahcen en compagnie du jeune Soufi Sofiane sur les festivités prévues dans le cadre de la journée international de la Femme ;une invitation émanant de la sureté de la wilaya indiquait que cette structure avait retenu pour marquer cet évènement international l’institut de formation professionnelle baptisé H.Senhadri,un enfant de Sidi Bel Abbes assassiné par des terroristes en pareil mois de Mars indélébile et là je ne pouvait réprimer le besoin d’évoquer cette élite intellectuelle ..tous ces Algeriens qui se sacrifièrent pour que l’Algerie ne sombre pas ..Ma pensée est allée aussi vers le militant Tunisien Chokri Belaid assassiné récemment  et pour nos voisins nous leur rappellerons avec dépit et amertume ceci a savoir disons le

le genre de rubriques que les Tunisiens risquent de lire, jour après jour, si d’aventure ils laissaient les Nahdhaouis faire ce qu’ils veulent. Le chef du FIS, Abassi Madani, a été l’élève de Rached Ghannouchi, il en applique scrupuleusement les leçons es-terrorisme.

  1. Dimanche 14 mars 1993, deux terroristes abattaient Hafid Senhadri au moment où il sortait de chez lui pour accompagner son fils à l’école. Il décèdera après un coma d’une semaine.
  2. Mardi 16 mars, le professeur et chercheur-universitaire Djilali Liabès, ex-ministre de l’Enseignement supérieur est assassiné à Ben Omar (Kouba).
  3. Mercredi 17 mars, les terroristes assassinent le Docteur Lâadi Flici dans son cabinet médical de Bab El Oued.Tous les trois étaient membres du Conseil national de Transition (Cnt) créé par Boudiaf.

 

 Certes, depuis la proclamation de l’état d’urgence, le nombre des actes terroristes montait crescendo ciblant d’abord les policiers, les gendarmes et les militaires avec pour autre objectif la récupération des armes. Ils ciblaient aussi les représentants de l’Etat et des syndicalistes…et les « communistes » : le 11 septembre 1992, Belazhar, syndicaliste et militant de gauche, était tué à Constantine et le 11 mars 1993, Hachemi Chérif le premier responsable d’Ettahadi échappe de justesse à un attentat. Trois mois auparavant, Abdehak Benhamouda avait vu son chauffeur tué.
La mort des trois sus-cités montrait que les terroristes étaient décidés à réduire au silence tous ceux –notamment les intellectuels – qui oseraient exprimer des idées allant à contre-courant de la pensée intégriste. La liste était ouverte et élargie à tous ceux capables d’une pensée indépendante : les intellectuels et les journalistes en faisaient partie.
Le 17 mai 1993, la presse est ciblée pour la première fois à travers la tentative d’assassinat (Bab Ezzouar) d’Omar Belhouchet, le Directeur de publication d’El Watan. Le 26, Tahar Djaout est atteint à la tête par balles à sa sortie de son immeuble d’habitation (Rais Hamidou). Il décède le 2 juin. Les 15, 18 et 22 tombent successivement : le psychiatre Mahfoud Boucebci, le responsable de la Ladh, Youcef Fethallah et le sociologue M’Hamed Boukhobza.
Et comme annoncé plus haut a propos de H.Senhadri nous dirons  que  le devoir de mémoire figurera dans nos différentes contributions. E t celui que nous réservons aujourd’hui a ce républicain natif des lieux, Senhadri Abdelhafid, en est un, car nous se devions pas être amnésiques en rappelant tous ces hommes et femmes connus ou anonymes, qui se sont dressé contre la barbarie sanglante. A Sidi Bel-Abbès,donc un des édifices de la formation professionnelle, sis dans la cité Bremer (Sidi Yacine), porte le nom du regretté Senhadri, mais beaucoup de gens ne le connaissent pas,car une bonne partie de sa vie est signalée à Oran, qui a vu également Alloula, Hasni, Fardeheb, Bekhti, Zaïter (ces deux derniers journalistes), et autres Liabes, Flici, Djaout…etc. Il n’y a pas qu’Oran, Alger, Constantine, l’Algérie profonde en sait beaucoup et il serait fastidieux de tout compartimenter. A Sidi Bel-Abbès, comme dans tout le pays, les années suscitées sont indélébiles. D’ailleurs, rappelle-t-on toujours en ce mois de mars 1993, un autre enfant du bled «Mon Plaisir», intellectuel de renom et ex-ministre, le sociologue Liabès Djillali, est assassiné un certain mardi 16 mars 1993 dans la cité Ben Omar à Kouba (Alger), alors qu’il sortait de son domicile, un simple appartement, a-t-on vu à la télévision par la suite. Les mots ne suffisent pas pour décrire l’ambiance de cette période qui a engendré de nombreuses répercussions, indique notre source : la multiplication des veuves et des veufs, des orphelins et autres dégâts matériels. Et dans cette lutte contre l’innommable, des patriotes, des enfants du peuple y laissèrent leur vie, leur famille, s’exclamera-t-on certainement en évoquant le 17è anniversaire de l’assassinat d’un cadre de la nation, Senhadri Abdelhafid, dont le dernier poste occupé a été celui de directeur de cabinet du ministère du Travail, et ce après avoir exercé à la Sonatiba, à la formation professionnelle, l’Education nationale. Néanmoins, c’est en décembre 1991 que les téléspectateurs font connaissance avec lui, quelques jours après le premier tour des élections législatives du 26 décembre 1991. C’est au journal télévisé de 20h, tant attendu et suivi dans la conjoncture de l’époque, que le journaliste présente aux téléspectateurs un jeune homme âgé à l’époque de 36 ans, très sérieux d’apparence, calme et bien serein malgré la gravité de la communication qu’il avait à faire. C’est Hafid Senhadri, le porte-parole du CNSA (comité national de sauvegarde de l’Algérie), qui naissait cette soirée-là pour le peuple algérien. Il formulera au nom de ses membres, ceux du CNSA, la ferme résolution de défendre la République et demander l’arrêt du processus électoral, tout en appelant la société civile à soutenir dans les faits la courageuse démarche du CNSA. Les hommes qui furent les initiateurs de ce mouvement savaient qu’ils allaient être ciblés. Ils paieront dans leur grande majorité de leur vie leur amour de l’Algérie. Le Martyr Hafid Senhadri fut de ceux-là. Feu Senhadri Abdelhafid est natif de la ville de Sidi Bel-Abbès le 26 décembre 1955, un mois de décembre bien prémonitoire, l’aîné d’une famille de cinq enfants dont le père, simple et modeste fonctionnaire, dût travailler dur pour en faire des universitaires. La famille habite Saint Pierre, où feu Senhadri fit sa scolarité première, indique-t-on, décrochant son bac au lycée Lotfi. Il rejoindra Alger pour des études de sciences politiques de 1973 à 1977, militant dans le mouvement estudiantin et s’investissant, dans plusieurs activités bénévoles tout en étant étudiant, notamment au sein de la radio de la chaîne III. Derrière la création de l’ANCAP (Association Nationale des Cadres de l’Administration Publique), Abdelhafid Senhadri ne cessera d’être actif, s’exprimant dans la presse. Ciblé par les hordes intégristes, il a été froidement abattu à Alger le 14 mars 1993. Le sacrifice de Senhadri et d’autres républicains et patriotes n’a pas été certainement vain.

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Posté par le Mar 6 2013. inséré dans ACTUALITE, EVENEMENTS, MONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

13 Commentaires pour “Sidi Bel Abbes : Fête inter -de la femme a l’institut Feu-Hafid Senhadri derrière l’appellation le sacrifice d’un républicain et patriote méconnu”

  1. lecteur

    les amnésiques sont au pouvoir

  2. sekkal semchou

    Je ne savais pas pourtant une bibliographie sur lui existe Paix sur lui et les pauvres autres martyrs de notreAlgérie.

  3. k/faraoun

    L’origine du 8 mars remonte à une manifestation des ouvrières américaines qui réclament les meilleures conditions du travail et le droit de vote pour égaler les hommes au début 19ème siècle Cette journée internationale des droits de la femme est reconnue officiellement par les nations unis en 1977 Cette journée de manifestation à travers le monde est devenue traditionnelle ou les femmes font entendre leurs revendications et tant que l’égalite entre les hommes et les femmes ne sera pas atteinte les femmes continueront de célébrer cette journée du 8 mars.

  4. badissie

    ce n est pas le nahda qui fait la pagaille en tunisie , je sais il y a des extrémiste mais ce n est pas le nahda de monsieur ghenouchi la preuve il ont voulue donner des ministère important a l opposition mais l opposition refuse , car l opposition est composé d extrémiste laique , est des sympatisants de ben ali , nahda a ete elue par le peuple laisser le tranquille ou vous voulez leur faire un coup d etat comme chez nous janvier 92 et vous avez vue les conséquences,

  5. k/faraoun

    Pendant la gouvernance de Benali les musulmans ont trouvé des problèmes pour pratiquer librement leur religion et personne n’a osé parlé meme les representants religieux. les femmes qui se sentaient libres uniquement de façade ne s’exprimaient pas avec liberté et à travers cette nouvelle démocratie que veulent les femmes qui avaient plus de liberté que les hommes tunisiens. La tunisie est un pays musulman et l’islam a donné la liberté à la femme mais pas l’égalité et Dieu dit dans son livre que » les hommes sont plus forts que les femmes » Au temps de Benali les hommes étaient humiliées par les femmes et regardez comment elle est devenue la société européenne avec cette égalité homme femme et l’exemple du mariage pour tous est frappant. L’égalité c’est le pourrissement de la société.

  6. belamri abdelkader

    BELLE,c’est un mot qu’on dirait inventer pour elle.Quel est celui qui lui jettera la première pierre?Celui-là ne mérite meme pas d’etre sur terre .Elle porte en elle le péché originel.La désirer fait-il de moi un criminel?Quel est l’homme qui d étournerait son regard d’elle,sous peine d’etre changé en statue de sel? Ne la laisse pas tombée ,elle est si fragile;etre une femme libérée,tu sais,c’est pas si facile.Feus H.SENHADRI et D.LIABES auraient adhérés à ces beaux témoignages prelevés sur deux belles chansons françaises.L’interprétation du respect que nous avons nous ,de la femme, peut etre different mais le fond reste le meme.

  7. belamri abdelkader

    peut etre différente,vous l’aurez corrigé par vous meme…..

  8. belamri abdelkader

    Nos amis lecteurs sont-ils atteints de misogynie?

  9. k/faraoun

    la femme a le droit de demander la liberté mais pas l’égalité.il est pas normal de voir la violence s’exercer contre les femmes en égypte et en tunisie alors que ces femmes étaient l’exemple de la civilisation arabe. Des agressions sexuelles sont commises , la violence domestique qui prend de l’ampleur avec aussi des agressions physiques.Les statistiques sont grimpantes et inacceptables et il est temps d’agir pour mettre fin à la violence des femmes.
    La violence à l’égard des femmes n’est jamais acceptable jamais excusable et jamais tolérable

  10. Péas

    Sidibelabbes est fière de ses fils (Senhadri et Liabès) c’est un peu grâce à eux que le 8 mars est toujours d’actualité en Algérie ! et où on peut souhaiter une bonne fête à toutes les femmes du monde.Alors, bonne fête à toutes.

  11. Abbès CH.

    La femme c’est ma mère, ma soeur, ma femme, ma fille. C’est sur son épaule que je sens le réconfort, quand je me sens mal je crie maman. Elle m’a fait découvrir la vie par ses plus beaux sourires, mes plus beaux délires, elle a été ma complice, mon support, ma joie de vivre. Merci de me protéger, de me nourrir d’affection, de me consoler et de m’encourager, et tout simplement aimé.

    « J’ai été aimé des quatre femmes dont il m’importait le plus d’être aimé, ma mère, ma soeur, ma femme et ma fille. » Ernest Renan

  12. badissie

    faite des recherche dans l histoire , pour voire qui a donner les vraie droit a la femme , lisez sirat en nabaouia ( la vie de notre prophète sala ALLAH alieh wa salam) , ont dit que les musulmans et les arabes opprime la femme , je sais il éxiste mais par des gens qui sont loi de la vraie religion islamique , si ont voie les statistiques mondiale des femmes battue utilisé comme une marchandise violée , alors situer les et vous constater que c est l amérique et l europe

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