SERIE DE CONFÉRENCES A LA FACULTÉ DE DROIT ET DE SCIENCES POLITIQUES DJILALI LIABES / Par Mustapha Brahim Djeloul .
Le Laboratoire « Services Publics et Développement » en collaboration avec la faculté de Droit et de Sciences Politiques, organise deux conférences et débat avec le Professeur Ahmed Mahiou , ancien Professeur à la Faculté de droit d’Alger, de 1964 à 1990, et ancien doyen. Auteur de plusieurs ouvrages et articles, et présentement directeur de recherche à l’Institut de recherche et d’études sur le Monde arabe et musulman d’Aix-en-Provence.
La séance, fut ouverte par Mr Karadji Mustapha directeur du laboratoire, qui souhaita la bienvenue à tous les convives et donna la parole au conférencier.
Première intervention du Pr Mahiou, « A propos de la révision constitutionnelle en Algérie ». Il donna un bref aperçu sur toutes les constitutions depuis 1965 à ce jour et enfin pour aboutir au projet de la prochaine révision.
Voici un extrait de son intervention :
Pour qu’il est une révision, il faut aboutir à une constitution qui tracasse une partie fondamentale mais pas tout le monde, une constitution pour assurer son avenir, pour assurer sa stabilité, il doit rencontrer l’acceptation de la majeur partie de la population et donc la majeur partie des institutions politiques existantes que ce soit les autorités en place ou que ce soit les opposants donc c’est un problème d’équilibre qu’il faut trouver et c’est cet équilibre que pour l’instant l’Algérie recherche sans l’atteindre pour le moment.
Pour le point de vue de la méthode de révision si on veut vraiment associer l’ensemble de la population, le peuple algérien a eu une révision constitutionnelle surtout si c’est important, premièrement si cette révision est importante elle doit être soumise à un référendum, on ne peut pas se contenter de la soumettre au parlement réunissant les deux chambres c’est-à-dire assemblée populaire nationale et le conseil de la nation, la révision par une telle formation ne s’explique que lorsqu’il s’agit d’un aménagement technique de la constitution, mais dès lors quand on veut établir un vrai système démocratique, le premier principe démocratique c’est que la parole est au peuple.
La deuxième séance de la conférence-débat, intitulée « Un demi-siècle de droit en Algérie » a débutée l’après-midi à 15.00h.
Les grandes phases d’évolution du droit algérien, trois grandes phases :
1/ La première phase de 1962 à 1970 la reconduction du droit français au bureau colonial.
2/ La deuxième phase de 1970 à la fin 1980 qui la période de la révolution socialiste algérienne par ses trois volets : la révolution industrielle, la révolution agraire, et la révolution culturelle
3/ La troisième phase qui a commencé avec la constitution de 1989 qui a ouvert le chemin vers la voix de la démocratie et l’état de droit.
Les trois périodes ont été évoquées par le Professeur, s’ensuit alors, un riche débat avec des interventions des professeurs des universités des wilayas voisines.
Pour la clôture, le Professeur Ahmed Mahiou, a été honoré par le doyen de la Faculté de Droit et de Sciences Politiques Mr Boucenda Abbés par un portrait du conférencier réalisé par un grand artiste Bélabésien « Mr Sabri » et dont la voix lui consacrera prochainement un article. Un deuxième cadeau –une plaque trophée – lui a été remis par la plus jeune étudiante présente à cette conférence.
URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=59754






Une bonne initiative, de très belles photos.
très bonne couverture ChaPooo
On redemande comme manifestations de haut niveau. Le choix des thèmes et problématiques est important. Bonne continuation