La Voix De Sidi Bel Abbes

Seloua Luste Boulbina. Philosophe écrivaine«En France, je ne me suis jamais sentie chez moi»

Algérienne, agrégée de philosophie, directrice de programme au Collège international de philosophie, écrivaine, Seloua Luste Boulbina vient de publier un beau livre dans lequel, avec beaucoup de finesse et un grand talent d’écriture, elle aborde quelques thèmes fondamentaux : le désintérêt des Européens à l’égard du monde arabe, l’orientalisme, «colonialisme de l’esprit», le monde arabe, «fiction politique»…, l’art et la littérature, «des masques qui permettent de parler vrai»… Sur ces questions, et quelques autres, Séloua Luste Boulbina s’est entretenue avec El Watan.
Les Arabes peuvent-ils parler ? Pourquoi ce titre de votre nouveau livre ?
C’est un clin d’œil au texte d’une Indienne, Gayatri Chakravorty Spivac, qui a eu beaucoup d’écho dans les études postcoloniales. C’est aussi lié au fait qu’en France on aime beaucoup plus parler des Arabes que les entendre. Les Arabes peuvent-ils parler ? renvoie à la question : «Peut-on les entendre ?»
– Sont-ils aujourd’hui mieux entendus ?
Oui, mais de façon différentielle. Algériens, Tunisiens, Marocains occupent chacun un espace spécifique. C’est très hétérogène. On lit les écrivains algériens, mais je ne pense pas qu’on lise les intellectuels. Il y a des barrières. Les artistes peuvent avoir plus de succès que les universitaires. Pas seulement parce qu’ils sont mieux diffusés : l’élaboration par l’art contemporain, même si le contenu est subversif, est moins sensible que l’élaboration théorique.
– A qui ou à quoi pensez-vous ?
Je pense à nos ignorances. Connaît-on de grands intellectuels algériens, marocains ? Je pense surtout en termes de connaissance. En fait, il y a écoute quand on pense que les autres peuvent nous apporter quelque chose. Les travaux de Samir Kaci, libanais, mort dans un attentat, ne sont pas suffisamment connus. Je pense au silence universitaire. Par exemple, le premier livre non biographique sur Frantz Fanon -De l’anticolonialisme à la critique post-coloniale , de Mathieu Renault(2)- a été publié… en novembre 2011. Et il a été publié parce que son auteur est français. Si quelqu’un n’a pas un nom à consonance chrétienne, on estime que ce n’est pas vendeur. A l’université, quand on propose un thème de réflexion sur Fanon, on s’entend répondre : «Ah non, pas lui !» Autre exemple : Edouard Saïd. Il est dans la même situation que Fanon. Il est très connu hors de France, mais il est à peine connu, et très peu lu, en France. A part les spécialistes du monde arabe, les Français s’intéressent plus à ce qu’ils diffusent dans le monde qu’à ce que le monde diffuse.
– Votre livre a-t-il été bien reçu ?
Il a commencé par être mal imprimé. Il y avait trois manuscrits à l’impression dans la même collection, mais l’imprimeur a confondu les titres et les textes. Autrement dit, les Arabes, c’est tout pareil. Quant au site «L’épreuve du réel», il a présenté mon texte avec une coquille. Cette présentation reprenait l’une de mes formules sur les Arabes, pris entre «salamalecs et charabia». Le c de charabia a sauté, et la phrase est devenue : « Les Arabes, pris entre salamalecs et harabia ». La réaction spontanément négative à tout ce qui est arabe a produit coquille et interversion de titres. Oui, mon livre a eu de bons échos, des lecteurs l’ont aimé, mais sa diffusion reste relativement confidentielle. Beaucoup apprécient son approche, très différente de ce qu’on écrit d’habitude sur le monde arabe. Mais pour les philosophes français, en majorité conservateurs ou réactionnaires, ce livre n’est pas de la philosophie. C’est je ne sais quoi, écrit par je ne sais qui… A l’’étranger, l’accueil a été très positif. En Tunisie, on s’apprête à traduire mon livre en arabe, des Américains s’y intéressent, je suis invitée en Belgique. Mais en France j’ai l’impression qu’il y a une frontière invisible, selon l’expression d’Alice Cherqui, une frontière extrêmement épaisse, extrêmement solide, qu’il est très difficile de franchir.
– Diriez-vous que la guerre d’Algérie continue, sous d’autres formes ?
Non, mais je dirais qu’on n’en a pas fini avec les conséquences de cette guerre. D’autant que cette guerre a encore le statut et la fonction du secret de famille. Un secret de famille, c’est quelque chose qui divise profondément une famille. Le secret de famille, c’est la tragédie. Les divisions sont internes, extrêmement profondes, presque indépassables. Non pas qu’on ne parle pas de la guerre d’Algérie, non pas qu’il n’y ait pas beaucoup de livres qui en parlent, mais il n’y a pas de parole politique sur la guerre d’Algérie. Quand le 18 octobre 1999, l’Assemblée nationale a reconnu l’existence de la guerre d’Algérie, cela m’a bouleversée. J’étais en France pendant la guerre, mon père était l’un des avocats du FLN. Mais, en dehors de ma famille, on ne parlait pas de guerre. C’est ça, le secret de famille : tout le monde sait que quelque chose existe, mais personne n’en a la connaissance subjective. Or la subjectivité, c’est l’humain et c’est par l’humain qu’on entre dans la politique.
– L’arabité, écrivez-vous, est un cache-misère.

La francité aussi, non ?
Oui, comme l’européanité. Beaucoup en ont parlé pour célébrer la supériorité d’une civilisation sur les autres. L’européanité, c’est un fétiche.
– Et l’identité nationale, dont les dirigeants français parlent tant ?
C’est parce que la France s’est construite sur la base d’une abstraction sur le plan humain que les intégrations successives ont posé problème. Je pense par exemple à l’intégration des juifs français au moment de la Révolution. Cette intégration-là est devenue le modèle de l’assimilation à la française. La France a adopté les positions de l’abbé Grégoire dans son essai sur La régénération physique, morale et politique des juifs (1788) : les juifs ne doivent pas parler leur langue, ni manifester physiquement leur existence, ni afficher leur religion. C’est l’impératif que la République, trois siècles après, prescrit aux étrangers qui veulent s’intégrer. Ce qui provoque tous les conflits et faux débats que l’on connaît, sans parler des contraintes et des mutilations que cette façon de concevoir l’intégration impose aux étrangers. La France reste extrêmement fermée, crispée sur quelque chose dont elle pense que c’est concret, alors que c’est abstrait. Le Français de souche est une abstraction, d’autant plus importante qu’elle n’inclut ni le Réunionnais, ni le Martiniquais, ni le Guadeloupéen, ni le Guyanais, ni le Maoré. Qui en France pense que les habitants de Mayotte, département français, sont des Français de souche – de « vrais » Français
– Certains parlent de personnalité algérienne. Quel sens a pour vous cette expression ?
Cette expression est la matrice d’une identité algérienne considérée comme arabe, arabophone et musulmane. Les Algériens se sont fondés sur ce qu’ils connaissaient de la souveraineté et de la nation, et, dans un pays très étendu et très disparate, ils ont constitué leur nation sur le modèle qu’ils avaient sous les yeux. L’Algérie n’est pas monolithique, elle est très diversifiée, il y a une population arabe, évidemment, mais elle n’est pas majoritaire, il y a des gens qui parlent arabe, d’autres qui sont musulmans, plus ou moins… D’avoir assimilé à la française arabe et musulman, d’être entré dans la nation par la religion, c’est quand même, de mon point de vue, un problème. Mais peut-être était-il impossible de faire autrement ?
Etes-vous à l’aise en Algérie ?
Totalement ! Ceux que je ne connais pas me prennent pour une roumia. Mais lorsqu’on commence à parler, même si je ne suis pas arabophone, la relation change et je me sens chez moi. En France, je ne me suis jamais sentie chez moi. Il y a un trop grand degré d’hostilité, on est obligé d’une certaine façon d’être un peu sur ses gardes : on ne sait jamais ce qu’on va nous dire, ce qui va surgir. Et il y a toujours quelque chose qui surgit.
Les gens qui ont vécu dans un seul pays sont très raides, ils n’ont jamais été confrontés à une image d’eux-mêmes dans laquelle ils ne se retrouvaient pas. Mais j’ai décidé de ne plus rien laisser passer. L’an dernier, nous étions cinq à être candidats à un détachement au Collège de philosophie. N’ont pas été retenus les deux qui portaient un nom arabe. Pour ne pas être victime de discrimination, on m’a suggéré de changer mon nom. Il n’en est pas question ! Je refuse de me cacher. Je tiens beaucoup à ma nationalité algérienne, j’y tiens même de plus en plus, un peu de façon réactionnelle. En hypokhâgne, on m’appelait la petite Algérienne, c’était du paternalisme, alors qu’aujourd’hui, c’est de la malveillance. Le paternalisme a disparu, l’agressivité est restée.
– Quelles réflexions vous inspire le cinquantenaire de l’indépendance ?
L’indépendance, c’est prometteur d’un après.Ce qui me frappe en Algérie, c’est que les responsables s’imaginent qu’ils sont sous le regard de la France. Alors que la France ne s’occupe pas de ce qui se passe en Algérie. Ce mauvais regard fantasmé est en train de disparaître sous la poussée des jeunes générations : ça ne les intéresse pas, ils ont oublié le passé. 50 ans, c’est deux générations, ça éloigne les malheurs, même si après il y en a d’autres, c’est une nouvelle aube qui se lève. Dans l’immédiat, je pense que la société algérienne va devenir encore plus religieuse, d’une façon plus intensive, avec un plus fort contrôle social, plus d’oppression. Il suffit de voir comment tout le monde pratique le double langage. C’est traditionnel en Algérie : je pense à la vente d’alcool, on n’en sert pas en terrasse, mais il y en a à l’intérieur, c’est la tartufferie généralisée. Et la tartufferie, c’est une manière de laisser aux religieux le pouvoir de limiter encore plus la liberté des gens. Ca peut durer des années, et les gens l’intègrent dans leur manière de vivre. Les barbus font désormais partie du paysage. Mais ils n’empêcheront pas l’histoire d’avancer. Un jour, l’horizon s’éclaircira. Je suis convaincue que l’Algérie pourra une nouvelle fois nous surprendre et nous ravir.

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Posté par le Avr 12 2012. inséré dans ACTUALITE, EVENEMENTS. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

22 Commentaires pour “Seloua Luste Boulbina. Philosophe écrivaine«En France, je ne me suis jamais sentie chez moi»”

  1. mliih

    A beau mentir qui vient de loin!

    Oui moi aussi je pensait que c’etait une roumia quand j’ai vu la photo de Seloua. Etant dans une coquille en France, je ne pense pas que vous connaissez tres bien la mentalite de « chez nous ». Il ne suffis pas de passer qcq jour a Alger pour comprendre qu’on se meprise nous meme et qu’on honeur l’etranger, cad le roumi. Tant que ce sentiment d’inferiorite et preque de mepris est en bonne sante chez nous, c’est pas aux roumis que je vais demander de changer d’avis

  2. Seloua

    Si je résume, tout n’est que tartufferie en Algérie…mais je m’y sens bien. Par contre en France…
    Laissez la en paix cette France.Elle ne vous a rien fait, comme disent les enfants.
    Si vous n’avez pas la promo désirée ou méritée, si votre livre recèle des coquilles, c’est votre « petit » problème.
    Je me sens, moi, très à l’aise avec tous les Algériens…même ceux qui nous font la « gueule ».
    Pardon mais ça se dit ainsi et le Français de base que j’observe, « n’ose » pas aller à leur rencontre.
    Mes « jeunes arabes » ici se regroupent ensembles
    comme une armée romaine.
    Je ne parle pas des voilées que personne ne peut aborder. Sauf moi bien sûr.
    Bref il faut aussi qu’ils fassent un effort.On en a digéré des étrangers…moi même je viens d’Alger, c’est dire.
    Cessons de pleurnicher.
    Bien cordialemment bien sûr et à bientôt en …France.

  3. l’après 2014 Chikh

    venez chez nous ..

    madame, nous avons besoin de philosophes, sauf que vous risquez de ne pas vous sentir libre..il vaut mieux être libre chez les autres que chez soi !!!

  4. Amyna

    Madame Seloua, comme dit l’adage: « nul n’est prophète dans son pays »; mais tout de même, si comme vous le dites « En France, je ne me suis jamais sentie chez moi », il fallait retourner au bercail et enseigner la philo aux algériens. Nous sommes nombreuses à avoir étudié et ramené des diplômes de l’étranger mais l’amour du bled ne nous a pas fait hésité une seconde pour se mettre au service de notre Algérie.

    • Seloua

      @Amyna …..J’amais chere Amyna d`ésolé je ne reviendrez jamais en Algerie c un bled non stable ,Et s’il te plais commente l’article ça vaut la peine mieux que de me commenté moi .avec tous mes respect

      • mcid

        de la pitié pour Seloua.

      • Amyna

        Chère Madame Seloua
        Avec tout le respect que je vous dois, je ne suis pas en train de vous critiquer. C’est votre choix, l’endroit où vous voulez vivre mais le titre de votre livre m’a interpellée vivement. Comment peut-on rester dans un pays où on ne se sent pas chez soi. Certes, notre pays n’est pas stable, mais pensez-vous que la France le soit??? Vous ne pourrez jamais être sûre de ce que l’avenir pourra réserver à la France!
        Bien cordialement

        • Seloua

          Chère Amyna
          On ai jamais sur de rien voila …..Ou je vis

          T’es sûr de rien ici,
          L’oubli guette les mecs à chaque coin de rue,
          A l’affut, prêt à bondir sur l’individu,
          Un mec s’endort sur le trottoir,
          Des mots résonnent dans sa mémoire,
          Faim, froid, besoin d’espoir,
          Mais c’est trop tard, les gens ne sortent plus le soir,
          Trop peur qu’un jeune loup les frappe dans le noir ,
          Alors ils vivent dans un isoloir,
          Arrimés à la télé, y’a pas de temps à gaspiller,
          A saluer le voisin du pallier,
          Après, ça va critiquer,
          Ils parlent de délinquence,
          Je parle de pauvres mecs perdus pour qui de toute chose l’opulence est l’essence ,
          Un tuyau, une bonne cage thoracique,
          Quelques litres, on joue à l’homme qui tombe à pic,
          Pour briser le cycle,
          Les cascades sont pas doublées,
          Les dérapages incontrolés,
          Dur d’effacer les fautes passées,
          Les ressasser, c’est insensé…
          Mais c’est le seul moyen d’exister,
          Une ligne, un tracé,
          Qui dit que tu vis, on sait jamais
          T’es sûr de rien ici…

          T’es sûr de rien là où je vis
          Ce que nous vivons, c’est pas une vie,
          Ici ou ailleurs, y’a pas de saisons,
          La guigne suit nos talons,
          Rien n’est prévisible sous les néons,
          Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles ?

          Certains trouvent, certains cherchent,
          Ceux-là chercheront toujours si personne ne leur tend la perche,
          C’est perdu d’avance,
          On persévère avec un père sévère,
          On s’en sort parfois sinon les chimères hantent les esprits,
          Quand ils sont clairs, c’est la guerre,
          Dans les maison, rien ne va plus,
          Mais y’a que là qu’on se sent concret,
          Aimé à jamais malgré les méfaits,
          Heureux,on se (…) faire assurer,
          Une mère, c’est une mère,tu le sais, et c’est tant mieux,
          La spiritualité manque, le vital pèse,
          Avoir un toit, un chez-soi,
          L’abstraction du moi, c’est dur à la fin du mois,
          L’exemple est partout,
          Du coup on met tous les atouts,
          Et malgré ça, pas moyen de mettre la poisse à genoux,
          Laisser la trace d’un passage éphémère,dire qu’on a vécut,
          Ne pas finir comme une chanson qui meurt parce qu’on ne la chante plus,
          C’est le Graal que chacun poursuit,
          Sans répit, souvent pendant plus d’une vie,
          Mais bon, t’es sûr de rien ici…

          T’es sûr de rien là où je vis
          Ce que nous vivons, c’est pas une vie,
          Ici ou ailleurs, y’a pas de saisons,
          La guigne suit nos talons,
          Rien n’est prévisible sous les néons,
          Pour pas finir marron, combien jouent les nuisibles ?

          L’incertitude déballe son inquiétude,
          Son lot de solitude,
          La paranoïa dans toute sa plénitude,
          Bientôt une balle jaillira d’un tube,
          Aussi sûrement qu’une étoile,
          Une âme peut s’arrêter de briller,
          En plein milieu d’un passage clouté,
          Accepter,ça fait pousser les mecs à risquer le tout pour le tout,
          A rendre coup pour coup,
          Au sol ne pas poser le genoux,
          Confiance avare, le sourire s’égare par peur,
          Le manque de « Je t’aime » donne la rage au coeur,
          En sueur, voyant la fin, les pleurs,
          Devant un faible pourcentage de bonheur,
          Les gosses deviennent des terreurs, dealers,
          On peut pas dire ce qu’on a jamais entendu,
          Alors, on grandit seul, on vieillit seul, on meurt seul tout ça sans avoir vécut,
          Planté devant un miroir,le temps qui passe laisse des marques sur le visage,
          Vite, faut laisser la trace d’un passage,
          Quelqu’un verra un nom gravé sur un banc public,
          A moins que tout ne soit qu’un rêve,
          T’es sûr de rien ici…

          • maachou

            Vous savez pourquoi l’Algérie n’est pas stable,c’est tout simplement parce que l’Algérien de souche ne veut pas se plier aux exigences de Madame la France.C’est tout a fait le contraire de nos voisins .Dites a votre France de nous oublier et vous verrez notre stabilité .Qui a foutu la m…. en Libye ,en Tunisie,en Syrie .La France veut avoir la main mise sur tout les pays du Maghreb .En Algérie ce n’est pas possible.

            • Djilali

              @ MAACHOU
              C’est la langue de bois , un discours simpliste , une maniere de se dédouaner de la reflexion .En réalité , nous sommes humiliés , nos droits baffoués , infantilisés
              nos deniers dilapidés par des magouilleurs co-sanguins
              ou plutot des cons sanguinaires au pouvoir depuis le
              putsh de 1965…. c’est l’étiologie de l’instabilité mon cher
              Maachou.

      • Djilali

        Avec des fautes de grammaire et de vocabulaire misérable ,
        tu n’est pas Seloua et surtout pas une philosophe.

        Salutations a mohamed 2231

        • Mohamed2231

          assalam 3alikoum khaoutis , ya Eldjillali je t ai pardonné de tout ce que tu as dit sur moi , mais je ne te pardonne pas de la grande faute que tu as fait , le verbe etre au présent à la 2 eme personne du singulier s est avec un s et non pas avec un t , rani gdhabtak ya khouya ma3andak wine atrouh

        • Seloua

          @Djilali
          Mer qui vous a dit que je suis Saloua la philosophe ,toute personne qui s’appelle Saloua est philosophe ? non
          et mêlez vous de vos affaires ya si Djillali ou vous passez vous semez ???

      • Amyna

        @Seloua
        Bizarre, bizarre???? Pourquoi tant de fautes d’orthographe??? Est ce possible que cela soit la philosophe qui écrive ainsi???

  5. nabila t sba

    c’est la premiere fois ou j’entends ce nom on possede des trésors dans tous les domaines et la fuite des cerveaux est grave

  6. ghosne el bane

    Jamais entendu ni parler de Mme Saloua luste Boulbina , nous connaissons BHL (hummmm) mais le philosphe Melanchon c’est une nouvelle philosophie et avec le sourire aux lèvres.On aime la philosophie mais on manque de concentration car on ne sait à quel saint se vouer pour devenir riche.

  7. arbi zazou sl desba

    beau sujet un débat qui s’annonce les amis

  8. Smiley

    Nous avons beaucoup de ..filousophes!
    Enfin l’humain est chicaneur et le saule pleureur!
    Parfois, l’humain est trés prieur et le saule toujours pleureur!
    Nous nous mouvons comme des somnambules à la sortie d’un cauchemar, névrosés car incapables de nommer ce que nous fuyons.
    Petit à petit, la vie nous marque de sa folie qui est celle des hommes, et ceux qui sortent des sentiers battus, sont livrés aux snipers. Emprisonnés dans des schémas de pensée, nous sommes sommés de penser à l’unisson et à avancer en troupeau.
    On raconte qu’il y a fort longtemps le géant Prométhée qui vivait sur le Mont Olympe vola le feu aux dieux pour le donner aux hommes, et Zeus, le Dieu des Dieux de l’Olympe ordonna qu’il fût enchaîné à un rocher, et qu’un aigle lui dévore le foi.
    Malheur à celui qui a foi en les hommes et se soucie peu du courroux des dieux! Heureusement que le foi de Prométhée continuait de repousser comme j’espère que l’on repoussera l’obscurantisme qui emprunte tous les masques et nomme la sagesse folie.
    Je me promets de commettre un manuel de filousophie un de ces jours juste pour rire car le ridicule ne tue plus car la terre serait dépeuplée.

  9. harmel

    la tartufferie ah la grande pratique

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