La Voix De Sidi Bel Abbes

SBA : » Revisitons Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès » mais aussi évoquons notre Tahtaha (suite papier de notre ami Dr Karim OULDENNEBIA)

Suite a de nombreuses sollicitations de quelques lecteur issus de l’enceinte  universitaire  autour de l’histoire de notre quartier chéri « LA GRABA »  Nous tenons a faire partager le résumé tant important dune conférence de notre ami Le Dr Karim OULDENNEBIA ou des éléments nouveaux ; des noms sont cités..Fruit de la recherche de cet universitaire du bled qui a chaque reprise prouve que seule la rigueur est garante de toute avancée ;loin des batailles larvées (désolé de le dire) et autres polémiques  pour reprendre un mot et qui ne sont pas les bienvenues dans tout débat qui est ainsi lancé autour de notre mytique quartier ou plus d un élément de sa constitution est revisité par notre ami KARIM . A cela ajoutons la mytique place de la TAHTAHA qui fut baptisée place des martyrs puis tout plus en moins récent place des Fidas sur une proposition de feu Drider Abdelkader un des enfants du vieux quartier populaire, du temps où il était Vice président de l’APC de Sidi Bel Abbés vers la fin des années 80.            

                       M. Kadiri

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Notre ami Dr Ould Nebia K. qui fut honoré par la VDSBA

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Histoire et repères
Le quartier el-Graba (aujourd’hui EMIR AEK) est un quartier unique qui constitue une exception de part son Histoire, ses repères et ses témoignages. Ce quartier fut le fief du nationalisme, le coeur battant des activités politiques, économiques, culturelles et sociales. Messali Hadj, Bachir Ibrahimi,Ferhat Abbas (par deux  fois)…Pratiquement tous sont passés par là ! Il est certain d’abord que tout exposé historique suppose un choix. L’Histoire du quartier El-Graba ne représente qu’une minuscule petite partie de la région de Sidi-Bel-Abbès. Mon choix se porte sur le quartier Graba (c’est à dire qu’il y en a d’autres).Pour l’instant je pense qu’il faut se contenter du minimum et c’est tout.Par ce bref exposé je ne prétends pas écrire l’Histoire de Sidi-Bel-Abbès. Mais plutôt rassembler l’heuristique minimum, devenu une nécessité pour établir une vrai histoire locale, Cet exposé ne présente pas un travail accompli, mais l’esquisse d’une conférence . Je remercie ici la VDSBA pour ainsi la mettre à disposition de nos amis (es) en Algérie mais aussi à l’étranger.
1 – Fondation du quartier El-Graba.
La Graba véritable espace arabe au temps colonial . Elle symbolisait d’une manière franche et sincère la résistance culturelle des Bél-abbesiens durant la période coloniale. L’existence de ce quartier mythique prouve la présence des « Algériens » sédentaires dans la plaine de la Mekerra et depuis longtemps . Ce n’est donc pas vrai que la ville coloniale a succéder à un « vide » longtemps transis et diffuser par les Historiens de la colonisation ! Cette présence s’est donc développée comme l’atteste surtout la présence du mausolée « Sidi-Bel-Abbès El-Bouzidi ». En effet, le Général Dumas consul de France auprès de l’Emir a bien noté aussi cette présence. Une question se pose malgré tout ! Cette présence était elle composée d’une majorité de population noire ou négre environ 148 habitants selon les statistique du premier commissaire civil le compte Villetard de Prunières (Qui a écrit la première notice Historique de la ville de Sidi-Bel-Abbès) ? En tout cas plus que les maures !(102 habitants) . Ce qui explique que le quartier fut baptisé d’abord « village nègre » ! Cette explication est loin d’être effective puisque tous les observateurs peuvent discerner par simple observation que cette désignation péjorative et dépréciative existait dans plusieurs villes algériennes.Du coté des archives on constate surtout l’appellation « village arabe ». D’ailleurs ce mot « village » est une dénomination courante pour justement cacher la dénomination savante qui refuse le mot « quartier » ou plus au moins « faubourg » qui est bizarrement une dénomination allemande utilisée pour marquer une zone urbanisée à la périphérie d’une grande ville.Il faut revenir au temps du deuxième empire c’est-à-dire la politique du royaume arabe de Napoléon III pour comprendre et constater que l’édification d’une mosquée dans une ville ou un village arabe (Douar) était elle tolérée ou non ? Quel était l’impact des deux Sénatus-consulte celui de 1863 et de 1865 sur les Algériens (d’autres écriront sujets Français). Mais là c’est une autre Histoire. Donc après le choix officiel et délicat de l’administration coloniale locale à sidi-bel- abbés en accord avec la création officielle du « village arabe » suite à l’arrêté préfectoral du 10 octobre 1870. Une problématique et des événements à risque se sont présentés notamment ce « péril arabe » dont la presse coloniale n’a cessé d’aborder presque quotidiennement.
Pourtant dans le même temps le préfet d’Oran dans une dépêche nomma le géomètre DEFAY et le chargea d’effectué l’étude topographique et technique sans retard ! Une autre dépêche du deuxième bureau de la préfecture d’Oran cette fois datée du 24 juillet 1874 venait elle aussi a confirmé la constitution du « village négre » (et non arabe) ce qui explique la dérision textuelle coloniale permanente comme pour marqué cette moquerie mêlée de mépris sarcastique.
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Enfin pour mettre en évidence et par écrit l’empreinte d’une ironie blessante, l’administration communale coloniale décide la baptiser le « village » arabe au nom du maréchal Thomas Bugeaud véritable ennemis de la mémoire collective des Algériens . En plus elle offre aux juifs plusieurs concessions pour que le faubourg cesse (officiellement) d’être habité exclusivement par des Arabes. Ce qui explique le nombre très élevé des commerçants juifs au quartier Graba avant l’indépendance.
En revanche les Bel-abbesiens insisterons plus tard à baptiser quelques rues du faubourg par des noms à connotation arabes comme la « rue verte » en hommage aux Béni-Ameur très connue jadis comme la Kabila El-khadra pourtant désignation bizarrement méconnue par les Bel- Abbesiens ! Ainsi que la rue des Maures, rue de la mosquée, rue du soudan et plus tard au vingtième siècle la rue Ali ben Abi-Taleb. Et comme pour enfoncer le clou. La mairie coloniale baptisa les autres rues: Cardial Lavigerie, Colonel Flatters, Palestro, Sénégal, Austerliz et pour clore le tout elle baptisa aussi « la place Bugeaud » qui malgré tout restera connue par les Bel-abbesiens par la désormais célèbre désignation « TAHTAHA ».Après l’indépendance les notables de la ville ont très vite choisis le nom Hay« EMIR AEK »en réponse au fameux officier incendiaire humilié par le jeune héros national. C’était vraiment une bataille « toponymique » entre les autochtones Bel-abbesiens et les colonialistes français. Cela explique aussi que le nom « GRABA » perdure et continue d’exister dans temps. Il faut noter que bien d’autres quartiers verront le jour aux périphéries des viles Algériennes dans les années de la crise et l’exode rurale des années trente et quarante du 20 siècle et qui porterons la désignation de Graba. Mais la GRABA se Sidi-Bel-Abbès : c’est différent le tracé en dame de ses rues et ses lotissements topographiques le confirme (Voir la carte 1 et 2).Enfin, les Bel-Abbesiens semblaient comprendre le vrai enjeu de tout cela et on le voit bien puisque personne n’employait le nom « faubourg Bugeaud » hier comme aujourd’hui pourtant d’autres appellations continuent toujours comme Gambeta,Thiers,Carnot…
2 – Toponymie du Quartier El-Graba.
Apparemment le mot graba (pluriel) vient du mot Gourbi (singulier) qui veut dire habitation précaire ou provisoire en Afrique du nord particulièrement en Algérie.Le quartier El-Graba était le premier et le seul quartier né dans l’espace de la ville européenne à la fin du 19° siècle (c’est-à-dire la rive gauche de la MEKKERA ou 42 ha dessiné par le capitaine du service du génie Prudhon avait réservé les droits de concessions aux deux parties concernées militaire et civil (colons) depuis 1849. Notons que le boulevard de l’ambulance qui donnait son dos au quartier Bugeaud était connu par le nom «village left puisque ces habitants cultivés du navet tout au long de la rive de la Mekerra. Malheureusement l’administration coloniale à crée dans ce boulevard « le bas quartier »(enfin détruit ces derniers jours ! Mais il faut noter que (et j’insiste aussi) que ce bas quartier n’a aucune relation Historique avec le mythique quartier d’el-Graba.Le faubourg Marabout (Toba) et Mâconnais et ensuite faubourg Philipe PERRIN et Marceau à majorité habités par les employés des chemins de fer. Les hameaux Gambetta et Moulay aek (Camps des spahis) ou vivait des populations rurales. Mais tous supplantaient l’autre rive de la Mekerra.Le Négrier dit « calle del sol » ou ‘on trouvait des Espagnoles. Thiers faubourg des fonctionnaires et des rentiers. A l‘est le faubourg Eugène Etienne formait les anciens villages du Mamelon comme plus tard sidi Yacine et la Marine.
3 –Mohamed Ben-Amar et les pétitionnaires bel-abbesiens.
D’abord qui sont ces pétitionnaires (au nombre de 29) qui étaient à l’origine de la création du quartier mythique El-Graba ? Mais surtout qui est Mohamed BEN-AMAR ? Leurs revendications étaient claires .Ils voulaient l’exécution des promesses. Les quelles? Avaient-ils un chef? Étaient-ils des Beni-Ameurs revenus du Maroc après l’exode de 1845 après l’expropriation de leurs terres par le Maréchal Bugeaud ? Qui sont-ils vraiment ? Et la mosquée ? Quel rôle pour l’administration coloniale ? Pourquoi elle ne porte pas un nom ?On connaissait certes : Driss ben Tabet, Si larbi ben Hamza, Si Hadj, Djelloul ben Taleb, Si Abdekader sekkal et même avant eux Ezine BENOUDA.La venue de nombreuses familles Algériennes de villes voisines comme Tlemcen, Mascara ou encore Nedroma et Ghazaouat…avec leurs cultures « citadine » ont permit l’émergence de cet état d’esprit de la nécessité d’une mosquée dans une « Madina ».Encore une fois IBN-KHALDOUN est incontournable pour expliquer le paradoxe villecampagne.Ont voit bien que le Masjid el-Aadam avec son minaret « presque unique » qui n’a rien des minarets maghrébins.

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Sur la photo des natifs  du quartier Graba S.B.A
Peut-ont dire que la touche « kourougli » est visible ? Je préfère laisser cette question aux spécialistes.Il faut noter qu’au fur et à mesure que la population dites « indigène » à Sidi bel-Abbes va s’accroître et dépasser le désastre démographique et passer de 641 en 1859 à 2349 en 1862 à 19464 en 1877.Cette population va prendre confiance et va ainsi prendre son destin entre ses mains. Dans la deuxième partie de cet article c’est-à-dire la Graba au vingtième siècle ont verra l’émergence des grandes familles à Sidi bel-Abbes. Leurs activités dans le quartier va bouleverser la vie politique est sociale de toute la ville.Au début de l’année 1873, pour les autorités coloniales « pas question » d’officialisé cette espace pour les « indigènes ». Malgré les nombreuses pétitions (voir documents en annexes) Mais à travers les sacrifices d’Hommes et de femmes du bled que le quartier est né. Ceux qu’ont appelés « indigènes » se sont accrochés au terroir défiant la politique raciste et discriminatoire. Et Intelligemment et en demandant officiellement un lot de terrain pour construire une mosquée ces « Bel-abbesiens » ont réussit à pénétrer le système colonial et entrer dans Histoire.A travers une longue lutte de résistances aux abus du conseil communale de Sidi bel-Abbes qui suite à la première pétition de Mohamed Ben-Amar qui demanda l’exécution d’abord du décret du 24 juillet 1860 qui donne faveur de vente ainsi que le « Droit » de vente aux indigènes par décision du gouvernement français datant du 11 novembre 1867 et ensuite par la faveur de l’arrêté préfectoral au sujet de la création d’un village arabe non loin de la ville .Sans doute poursauvegarder la main d’oeuvre indigènes. Le conseil communale composé de Bastide (Président-Maire),Fabrières(sba),Hobuck(sidi – lahcen),Beux (sidi khaled),Lacuro (Tessala),Uzolix et Socororex (sba) et El-moulay-ali (adjoint indigène-Sba).Roubières et Laquièviere tous deux absent non excusés. Tous ont délibérés pour la mise en vente aux enchères des lots du village arabe situé dans l’enceinte de la ville (Voir Pv délibération).Cette décision parait –il était illégale !Dans un rapport du service des domaine de Sidi-Bel-Abbès au gouverneur général de l’Algérie le 20 février 1873. On note la proposition de ne pas céder aux à la demande des pétitionnaires. Il écrit : « les pétitionnaires font partie d’une population flottante et nomade qui ne compte pas d’individus résidents avant 1873 ».Ce qui est tout à fait faut si on se refaire à l’annuaire statistique de la population de la ville de Sidi-Bel-Abbès. Il ajoute : « Leurs habitations se  composent d’une centaines de gourbis et de cabanes faites de branches d’arbres et de rousseaux de diss et de halfa ». Cependant ce même rapport signale que les pétitionnaires ne semblent pas avoir une connaissance exacte du problème. Ce qui est peut être un peu vrai .Puisque les temps ont changé depuis la fin du régime du deuxième empire et le début de la troisième république.Enfin. Il faut noter que ces mêmes pétitionnaires signalèrent un vrai problème et donnèrent aussi la solution. Puisque rappelèrent les promesses au sujet de l’édification de la mosquée et sollicitèrent la vente de grès en grès uniquement à leurs profits. Ainsi ils défendaient leurs droits surtout que les chrétiens ont édifié leurs Eglise Saint Vincent depuis 1859 (Aujourd’hui Mosquée ABOU-BAKR) et les juifs aussi ont construits leurs Synagogue depuis 1865.Les Pétitionnaires ont eu raison de focaliser leurs revendications sur la question de la mosquée .Mais ils faut dire aussi qu’ils étaient très habilles mais surtout pas dupes .Finalement la mosquée Construite fut ouverte aux musulmans depuis 1892 donc bien après la création du quartier arabe dans l’édifice de la ville européenne .Cette victoire a contraint les autorités coloniales à démolir les murs et les portes de la ville à partir de 1903.Voilà une grande victoire de nos ancêtres les Bel-abbesiens qui a duré de 1867 à 1892,c’est-à-dire un quart de siècle. La suite on l’a connaît tous elle se termina avec les efforts d’autres algériens en 1962.Mais qui était Mohamed Ben-Amar ? Le vrai catalyseur du mouvement de revendication à Sidi-Bel-Abbès. On peut dire aussi qu’il était peut etre le fondateur du quartier El Graba puisqu’il était le premier pétitionnaire. C’était un grand érudit Bel-abbesiens, il était probablement juriste de formation, avocat par métier. Il est donc clair qu’on vient juste et à peine de commencer à écrire notre Histoire, notre vrai Histoire. Oui !!! Beaucoup reste à faire. Les archives (Classés en fonds) existent et dire que des dizaines de boites dans pratiquement chaque série (surtout la série H,E et M tous divisées en sous série !).On trouve de multiples documents qui tracent l’Histoire de Sidi BelAbbes et sa région. Sans évoquer les microfilms qui nous rappellent le temps des bureaux arabes dans la subdivision d’Oran et SBA .Ou encore les cartes et documents iconographiques. Il m’arrive que des questions sur notre passé me bourdonnent la tête. Comme : Que cachent vraiment ces archives Historiques déposés dans les dépôts ? Mais en retour une autre question me réplique. Est-ce qu’on a d’abord exploité les archives communicables pour parler des autres archives encore « non » communicables gardés en secret ? Il est temps d’arrêter de parler et de jacasser et commencer à écrire.Merci à toutes et à tous.
Cordialement.
Sources.
1-Archives ANOM .Fonts du GGA, consulté le 24 juin 2011.
2-Articles de l’auteur sur l’Histoire de Sidi Bel-Abbes.
3-Archives iconographiques d’AIX.-Fonds Privés.
OULDENNEBIA (Karim) Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès, Histoire, repères
 
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Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès Histoire et repères Par Dr Karim OULDENNEBIA. Conférence au siège de la fondation Emir AEK – Sidi-Bel-Abbès le jeudi 09 Aout 2012 Le quartier el-Graba (aujourd’hui EMIR AEK) est un quartier unique qui constitue une exception de part son Histoire, ses repères et ses témoignages. Ce quartier fut le fief d’un nationalisme, le coeur battant des activités politiques, économiques, culturelles et sociales. Messali Hadj, Bachir Ibrahimi, Ferhat Abbas (par deux fois)…Pratiquement tous sont passés par là ! Il est certain d’abord que tout exposé historique suppose un choix. L’Histoire du quartier El-Graba ne représente qu’une minuscule petite partie de la région de Sidi-Bel-Abbès. Mon choix se porte sur le quartier Graba (c’est à dire qu’il y en a d’autres).Pour l’instant je pense qu’il faut se contenter du minimum et c’est tout. Par ce bref exposé je ne prétends pas écrire l’Histoire de Sidi-Bel-Abbès. Mais plutôt rassembler l’heuristique minimum, devenu une nécessité pour établir une vrai histoire locale, Cet exposé ne présente pas un travail accompli, mais l’esquisse d’une conférence .Je remercie ici laVDSBA pour ainsi la mettre à disposition de nos amis (es) en Algérie mais aussi à l’étranger.1 – Fondation du quartier El-Graba. La Graba véritable espace arabe au temps colonial .Elle symbolisait d’une manière franche et sincère la résistance culturelle des Bél-abbesiens durant la période coloniale. L’existence de ce quartier mythique prouve la présence des « Algériens » sédentaires dans la plaine de la Mekerra et depuis longtemps .Ce n’est donc pas vrai que la ville coloniale a succéder à un « vide » longtemps transis et diffuser par les Historiens de la colonisation ! Cette présence s’est donc développée comme l’atteste surtout la présence du mausolée « Sidi-Bel-Abbès El-Bouzidi ».En effet, le Général Dumas consul de France auprès de l’Emir a bien noté aussi cette présence. Une question se pose malgré tout ! Cette présence était elle composée d’une majorité de population noire ou négre environ 148 habitants selon les statistique du premier commissaire civil le compte Villetard de Prunières (Qui a écrit la première notice Historique de la ville de Sidi-Bel-Abbès) ? En tout cas plus que les maures !(102 habitants) .Ce qui explique que le quartier fut baptisé d’abord « village négre » ! Cette explication est loin d’être effective puisque tous les observateurs peuvent discerner par simple observation que cette désignation péjorative et dépréciative existait dans plusieurs villes algériennes. Du coté des archives on constate surtout l’appellation « village arabe ». D’ailleurs ce mot« village » est une dénomination courante pour justement cacher la dénomination savante qui refuse le mot « quartier » ou plus au moins « faubourg » qui est bizarrement une dénomination allemande utilisée pour marquer une zone urbanisée à la périphérie d’une grande ville.Il faut revenir au temps du deuxième empire c’est-à-dire la politique du royaume arabe de Napoléon III pour comprendre et constater que l’édification d’une mosquée dans une ville ou un village arabe (Douar) était elle tolérée ou non ? Quel était l’impact des deux Sénatus-consulte celui de 1863 et de 1865 sur les Algériens (d’autres écriront sujets Français).Mais là c’est une autre Histoire. Donc après le choix officiel et délicat de l’administration coloniale locale à sidi-bel- abbésien accord avec la création officielle du « village arabe » suite à l’arrêté préfectoral du 10 octobre 1870. Une problématique et des événements à risque se sont présentés notamment ce « péril arabe »dont la presse coloniale n’a cessé d’aborder presque quotidiennement.Pourtant dans le même temps le préfet d’Oran dans une dépêche nomma le géomètre DEFAY et le chargea d’effectué l’étude topographique et technique sans retard ! Une autre dépêche du deuxième bureau de la préfecture d’Oran cette fois datée du 24 juillet 1874 venait elle aussi a confirmé la constitution du « village négre » (et non arabe) ce qui explique la dérision textuelle coloniale permanente comme pour marqué cette moquerie mêlée de mépris sarcastique.Enfin pour mettre en évidence et par écrit l’empreinte d’une ironie blessante,l’administration communale coloniale décide la baptiser le « village » arabe au nom du maréchal Thomas Bugeaud véritable ennemis de la mémoire collective des Algériens .En plus elle offre aux juifs plusieurs concessions pour que le faubourg cesse (officiellement) d’être habité exclusivement par des Arabes. Ce qui explique le nombre très élevé des commerçants juifs au quartier Graba avant l’indépendance. En revanche les Bel-abbesiens insisterons plus tard à baptiser quelques rues du faubourg par des noms à connotation arabes comme la « rue verte » en hommage aux Béni-Ameur très connue jadis comme la Kabila El-khadra pourtant désignation bizarrement méconnue par les Bel-Abbesiens ! Ainsi que la rue des Maures, rue de la mosquée, rue du soudan et plus tard au vingtième siècle la rue Ali ben Abi-Taleb. Et comme pour enfoncer le clou .La mairie coloniale baptisa les autres rues : Cardial Lavigerie, Colonel Flatters, Palestro,Sénégal, Austerliz et pour clore le tout elle baptisa aussi « la place Bugeaud » qui malgré tout restera connue par les Bel-abbesiens par la désormais célèbre désignation « TAHTAHA » .

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Après l’indépendance les notables de la ville ont très vite choisis le nom Hay« EMIR AEK »en réponse au fameux officier incendiaire humilié par le jeune héros national.C’était vraiment une bataille « toponymique » entre les autochtones Bel-abbesiens et les colonialistes français. Cela explique aussi que le nom « GRABA » perdure et continue d’exister dans temps. Il faut noter que bien d’autres quartiers verront le jour aux périphéries des viles Algériennes dans les années de la crise et l’exode rurale des années trente et quarante du 20 siècle et qui porterons la désignation de Graba. Mais la GRABA se Sidi-Bel-Abbès : c’est différent le tracé en dame de ses rues et ses lotissements topographiques le confirme (Voir la carte 1 et 2).Enfin, les Bel-Abbesiens semblaient comprendre le vrai enjeu de tout cela et on le voit bien puisque personne n’employait le nom « faubourg Bugeaud » hier comme aujourd’hui pourtant d’autres appellations continuent toujours comme Gambeta,Thiers,Carnot…2 – Toponymie du Quartier El-Graba. Apparemment le mot graba (pluriel) vient du mot Gourbi (singulier) qui veut dire habitation précaire ou provisoire en Afrique du nord particulièrement en Algérie.Le quartier El-Graba était le premier et le seul quartier né dans l’espace de la ville européenne à la fin du 19° siècle (c’est-à-dire la rive gauche de la MEKKERA ou 42 ha dessiné parle capitaine du service du génie Prudhon avait réservé les droits de concessions aux deux parties concernées militaire et civil (colons) depuis 1849.Notons que le boulevard de l’ambulance qui donnait son dos au quartier Bugeaud était connu par le nom «village left puisque ces habitants cultivés du navet tout au long de la rive de la Mekerra. Malheureusement l’administration coloniale à crée dans ce boulevard « le bas quartier »(enfin détruit ces derniers jours ! Mais il faut noter que (et j’insiste aussi) que ce bas quartier n’a aucune relation Historique avec le mythique quartier d’el-Graba.Le faubourg Marabout (Toba) et Mâconnais et ensuite faubourg Philipe PERRIN et Marceau à majorité habités par les employés des chemins de fer. Les hameaux Gambetta et Moulay aek (Camps des spahis) ou vivait des populations rurales. Mais tous supplantaient l’autre rive de la Mekerra.Le Négrier dit « calle del sol » ou ‘on trouvait des Espagnoles .Thiers faubourg des fonctionnaires et des rentiers. A l‘est le faubourg Eugène Etienne formait les anciens villages du Mamelon comme plus tard sidi Yacine et la Marine.3 –Mohamed Ben-Amar et les pétitionnaires bel-abbesiens. D’abord qui sont ces pétitionnaires (au nombre de 29) qui étaient à l’origine de la création du quartier mythique El-Graba ? Mais surtout qui est Mohamed BEN-AMAR ?Leurs revendications étaient claires .Ils voulaient l’exécution des promesses. Les quelles ?Avaient-ils un chef ? Étaient-ils des Beni-Ameurs revenus du Maroc après l’exode de 1845 après l’expropriation de leurs terres par le Maréchal Bugeaud ? Qui sont-ils vraiment ? Et la mosquée ?Quel rôle pour l’administration coloniale ? Pourquoi elle ne porte pas un nom ?On connaissait certes : Driss ben Tabet,Si larbi ben Hamza ,Si Hadj , Djelloul ben Taleb ,Si Abdekader sekkal et même avant eux Ezine BENOUDA. La venue de nombreuses familles Algériennes de villes voisines comme Tlemcen, Mascaraou encore Nedroma et Ghazaouat…avec leurs cultures « citadine » ont permit l’émergence de cet état d’esprit de la nécessité d’une mosquée dans une « Madina ».Encore une fois IBN-KHALDOUN est incontournable pour expliquer le paradoxe ville campagne. Ont voit bien que le Masjid el-Aadam avec son minaret « presque unique » qui n’a rien des minarets maghrébins. Peut-ont dire que la touche « kourougli » est visible ? Je préfère laisser cette question aux spécialistes.Il faut noter qu’au fur et à mesure que la population dites « indigène » à Sidi bel-Abbes va s’accroitre et dépasser le désastre démographique et passer de 641 en 1859 à 2349 en 1862 à 1964 en 1877.Cette population va prendre confiance et va ainsi prendre son destin entre ses mains. Dans la deuxième partie de cet article c’est-à-dire la Graba au vingtième siècle ont verra l’émergence des grandes familles à Sidi bel-Abbes. Leurs activités dans le quartier va bouleverser la vie politique est sociale de toute la ville.Au début de l’année 1873, pour les autorités coloniales « pas question » d’officialisé cette espace pour les « indigènes ». Malgré les nombreuses pétitions (voir documents en annexes) Mais à travers les sacrifices d’Hommes et de femmes du bled que le quartier est né. Ceux qu’ont appelés« indigènes » se sont accrochés au terroir défiant la politique raciste et discriminatoire. Et Intelligemment et en demandant officiellement un lot de terrain pour construire une mosquée ces« Bel-abbesiens » ont réussit à pénétrer le système colonial et entrer dans Histoire.A travers une longue lutte de résistances aux abus du conseil communale de Sidi bel-Abbes qui suite à la première pétition de Mohamed Ben-Amar qui demanda l’exécution d’abord du décret du 24 juillet 1860 qui donne faveur de vente ainsi que le « Droit » de vente aux indigènes par décision du gouvernement français datant du 11 novembre 1867 et ensuite par la faveur de l’arrêté préfectoral au sujet de la création d’un village arabe non loin de la ville .Sans doute pour sauvegarder la main d’oeuvre indigènes.Le conseil communale composé de Bastide (Président-Maire),Fabrières(sba),Hobuck(sidi –lahcen),Beux (sidi khaled),Lacuro (Tessala),Uzolix et Socororex (sba) et El-moulay-ali (adjointindigène-Sba). Roubières et Laquièviere tous deux absent non excusés. Tous ont délibérés pour la mise en vente aux enchères des lots du village arabe situé dans l’enceinte de la ville (Voir Pv délibération).Cette décision parait –il était illégale !Dans un rapport du service des domaine de Sidi-Bel-Abbès au gouverneur général de l’Algérie le 20 février 1873. On note la proposition de ne pas céder aux à la demande des pétitionnaires. Il écrit : « les pétitionnaires font partie d’une population flottante et nomade qui ne compte pas d’individus résidents avant 1873 ».Ce qui est tout à fait faut si on se refaire à l’annuaire statistique de la population de la ville de Sidi-Bel-Abbès. Il ajoute : « Leurs habitations se composent d’une centaines de gourbis et de cabanes faites de branches d’arbres et de rousseaux dediss et de halfa ».Cependant ce même rapport signale que les pétitionnaires ne semblent pas avoir uneconnaissance exacte du problème. Ce qui est peut être un peu vrai .Puisque les temps ont changés depuis la fin du régime du deuxième empire et le début de la troisième république.Enfin. Il faut noter que ces mêmes pétitionnaires signalèrent un vrai problème et donnèrent aussi la solution. Puisqu’ils rappelèrent les promesses au sujet de l’édification de la mosquée et sollicitèrent la vente de grés en grés uniquement à leurs profits. Ainsi ils défendaient leurs droits surtout que les chrétiens ont édifié leurs Eglise Saint Vincent depuis 1859 (Aujourd’hui Mosquée ABOU-BAKR) et les juifs aussi ont construits leurs Synagogue depuis 1865.Les Pétitionnaires ont eu raison de focaliser leurs revendications sur la question de la mosquée .Mais ils faut dire aussi qu’ils étaient très habilles mais surtout pas dupes .Finalement la mosquée Construite fut ouverte aux musulmans depuis 1892 donc bien après la création du quartier arabe dans l’édifice de la ville européenne .Cette victoire a contraint les autorités coloniales à démolir les murs et les portes de la ville à partir de 1903.Voilà une grande victoire de nos ancêtres les Bel-abbesiens qui a duré de 1867 à 1892,c’est-à-dire un quart de siècle.

La suite on l’a connaît tous elle se termina avec les efforts d’autres algériens en 1962.Mais qui était Mohamed Ben-Amar ? Le vrai catalyseur du mouvement de revendication à Sidi-Bel-Abbès. On peut dire aussi qu’il était peut etre le fondateur du quartier El Graba puisqu’il était le premier pétitionnaire. C’était un grand érudit Bel-abbesiens, il était probablement juriste deformation, avocat par métier. Il est donc clair qu’on vient juste et à peine de commencer à  Histoire, notre vrai Histoire. Oui !!! Beaucoup reste à faire. Les archives (Classés en fonds)existent et dire que des dizaines de boites dans pratiquement chaque série (surtout la série H,E et M tous divisées en sous série !).On trouve de multiples documents qui tracent l’Histoire de Sidi BelAbbeset sa région. Sans évoquer les microfilms qui nous rappellent le temps des bureaux arabes dans la subdivision d’Oran et SBA .Ou encore les cartes et documents iconographiques. Il m’arrive que des questions sur notre passé me bourdonnent la tête. Comme : Que cachent vraiment ces archives Historiques déposés dans les dépôts ? Mais en retour une autre question me réplique. Est-ce qu’on a d’abord exploité les archives communicables pour parler des autres archives encore « non » communicables gardés en secret ? Il est temps d’arrêter de parler et deja casser et commencer à écrire.Merci à toutes et à tous.Cordialement.Sources.1-Archives ANOM .Fonts du GGA, consulté le 24 juin 2011.2-Articles de l’auteur sur l’Histoire de Sidi Bel-Abbes.3-Archives iconographiques d’AIX.-Fonds Privés. OULDENNEBIA (Karim) Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès, Histoire, repères 1° Partie : Graba de 1866 -1903. In Journal La voix de Sidi-Bel-Abbès.

NB: On s’excuse auprès de nos lecteurs (ices) ainsi qu’auprès de notre ami Karim O.N, vu que les documents relatif a cet article qui fut remis il y a plus de  deux ans par notre ami le Dr OULDENNEBIA  n’ont pu cette fois ci accompagner cette contribution que nous republions de nouveau

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Posté par le Août 13 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

11 Commentaires pour “SBA : » Revisitons Le Quartier El-Graba de Sidi-Bel-Abbès » mais aussi évoquons notre Tahtaha (suite papier de notre ami Dr Karim OULDENNEBIA)”

  1. A. BELAMRI

    Situation des places identitaires de SBA.

    A la demande du président de l’APPS qui m’a sollicité pour traduire ma pensée sur l’état actuel des places mythiques de SBA ,je vous livre ci-après mon point de vue résumé sur la question qui reste soumis au débat.

    Chaque population d’une métropole, d’une ville ou même d’un village s’identifie à un espace, un lieu ; bref un symbole qui caractérise sa spécificité par rapport au reste.
    L’identité de la ville de SIDI BEL ABBES se trouve être confrontée à deux lieux distincts, la TAHTAHA (place des martyrs) et la place CARNOT (place du 1er novembre), aux cultures différentes, l’un signifiant la tradition,la rencontre des cultures , le haut lieu de la révolution et la conscience politique et l’autre, à la modernité ,réservé au départ aux seuls occupants mais aussi aux plus téméraires et ambitieux des bélabésiens ,généralement des jeunes , qui bravaient les interdits pour se mêler à la foule et se distinguer à leur manière.
    Les deux lieux sont représentatifs de la cité et doivent changer de statut qui leur est imposé par une frange de population dont l’intérêt premier est le bisness, le premier servant en permanence à la vente de friperie et toutes sortes d’objet au détriment de sa vocation première qui servait de lieux de rencontres aux bélabésiens qui assistaient à toutes sortes d’activités traditionnelles ( halqa ,le charmeur de serpents ,le goual,les chanteurs ,les magiciens etc…)et le second, occupé et dénaturé par les courtiers et autres maquignons qui défigurent à longueur de journée le paysage, autrefois chic et réservé comme lieu de rencontre à nos aînés, élégamment vêtus et savamment organisés sur les lieux pour attirer l’admiration des passants et autres curieux qui mourraient d’envie de faire partie de ces groupes naturellement constitués et se respectant mutuellement.
    Hélas ,depuis les années 90, le laisser aller , le laisser faire ainsi que l’accélération du phénomène de l’exode rural pour différentes raisons ( terrorisme ,chômage , « émancipation » etc….) a perverti les mœurs et dénaturé les lieux pour une » « vandalisation « qui ne dit pas son nom avec le mutisme complice des autorités .Il est temps que les deux places se réapproprient leurs vocations pour le grand bien des bélabésiens qui voient avec le temps ,mourir leur identité pour laquelle ils sont fiers et que tout le monde leur reconnaît. Pour l’entretien et l’hygiène des lieux ,seul l’œil du visiteur reste l’arbitre objectif de leur état.

  2. chaibdraa tani djamel

    @ Dr Ouldennebia karim, merci KHAYI de ce grand récit de mon quartier chéri et natal  » le coeur de SIDI BEL ABBES »

  3. kaid

    @Djamel Oiu le docteur KOuld Nebia nous montre des choses qu’on ignorait

  4. chaibdraa tani djamel

    Grande fiérté de notre quartier » GRABA » qui a donné 4 ministres, Dr Amir mohamed (allah yarhamah) ex secrétaire général de Houari boumedienne et ex ministre du travail, Dr Bedjaoui mohamed ,ex juge de la cour international de la haye et ex ministre des affaires étrangéres, Liabés djillali (allah yarhamah) ex ministres des universités et le nouveau ministre auprés du parlement Khaldi

  5. ARBI ET FIER DE L ETRE

    graba place carnot ? HADA MA KEN FI SIDI BEL ABBES ?

  6. Fouzia T

    Non ceux sont les plus fréquentées par la gent masculine

  7. gherbi sba

    des notions a connaitre et faire connaitre a nos enfants sur notre ville

    • ARBI ET FIER DE L ETRE

      L HISTOIRE de la VILLE c est plus que cela , et s il faut se contonner dans le passe et la nostalgie on n a

    • ARBI ET FIER DE L ETRE

      L HISTOIRE de la VILLE c est plus que cela , et s il faut se contonner dans le passe et la nostalgie on n avancera JAMAIS .

      • AMIGO

        @ARBI ET FIER DE L ETRE

        Ya wahad el atta fouk el karmoud , ya wahad el bnadem ,

        Pourquoi les lecteurs t’adorent et pas moi , rani ghadi nasswissidi 3la khatrek
        mais mon père m’a dit « lawe kane tassewissidi nakoutlek »…………..
        C’est l’heure de prière !! peut être à tout à l’heure
        JOUMOU3A MAKBOULA A TOI ET EL HADJ FERAOUN

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