La Voix De Sidi Bel Abbes

RENAULT EN ALGÉRIE : ENTRE BÉATITUDE ET PLONGÉE DANS LE LACS. Par Abdelhamid Abdeddaïm.

« Il n’y a pas de plus grande joie que celle qu’on n’attend pas. » (Sophocle in Antigone 496-406 AV JC)

« Le vrai courage pour moi, c’est la prudence. » (Euripide-480/406 AV JC- in Les Suppliantes.)
Quand on annonce la réalisation prochaine d’une usine de fabrication de voitures légères à Oued-Tlélat avec le constructeur français Renault, est-ce pour la consommation du peuple ou pour répondre aux seuls intérêts du fabricant français pour satisfaire ceux de l’Algérie à la recherche d’un investissement industriel aux effets induits tentaculaires ? Avec Renault, l’Algérie a entretenu de longues fiançailles depuis l’Indépendance jusqu’à la rupture définitive en1974 du fait du constructeur français en raison du refus de son Gouvernement  de délivrer la garantie COFACE devant assurer  la couverture des risques inhérents à la réalisation d’une usine de 50 000 véhicules /an pouvant être étendue à 100 000 unités.
L’opposition du Président Giscard d’Estaing à l’octroi de cette garantie a donc mis fin à toute relation avec Renault.
Dans le cadre du Plan de Constantine, Renault, propriété exclusive de l’Etat français à cette époque, disposait à El Harrach d’une unité de montage de 12 000 véhicules/an. A partir de 1965 et suite à un non-paiement des charges sociales, des impôts et taxes dus au Gouvernement algérien, un lourd contentieux a éclaté entre les partenaires pour aboutir à l’arrêt en 1970 de cette usine de montage. C’est du reste cette situation qui a dicté au Ministère de l’Industrie de se forger une doctrine bannissant à jamais le montage en Algérie pour aboutir au développement du concept de l’industrie industrialisante, cher à De Debernice (décédé tout récemment), professeur d’économie à Grenoble et conseiller écouté du père de l’industrie algérienne, Monsieur Belaïd Abdesslam, à une période faste de notre pays quoique l’on puisse être amené à dire.
En d’autres temps, d’autres mœurs. Maintenant, on se contente des effets d’annonce pourvu que l’on fasse part d’un investissement sans en dévoiler ni les effets ni  l’importance ni l’impact sur l’économie du pays. Grave paradoxe. Le plus surprenant c’est que des négociations sont annoncées régulièrement depuis dix ans, tantôt pour une implantation à Tiaret – plus exactement à Aïn Mériem – dans le périmètre de la carrosserie industrielle, tantôt à Rouïba SNVI, tantôt à la zone industrielle de Bellara (Jijel) pour nous informer en dernier ressort que le choix a été porté sur Oued Tlélat et l’usine serait fin prête en…14 mois ! alors même que l’étude d’impact due  à la sélection récente du site n’est pas encore entamée. Soyons sérieux. Pour rester réaliste, une usine digne de ce nom exige au minimum une année pour parfaire ne serait-ce que l’étude d’impact avec les exigences que les études de sol imposent. Bref, une telle usine  ne pourrait se limiter qu’au montage simple en S.K.D. (Single Know Down) éclaté en cinq organes donc même pas en CKD  (Compleet Know Down).
Il faut aussi savoir que le choix de Renault pour une implantation aux environs d’Oran n’est pas fortuit. Il répond aux intérêts du constructeur français beaucoup plus qu’à ceux de la partie algérienne. Et pour cause : Oran se situe exactement au centre névralgique du Maghreb et à proximité de l’usine Renault, entièrement intégrée, en construction à Tanger (250 000 véhicules/an) et qui emploiera 5 000 ouvriers sans omettre les effets induits !
Ces quelques éléments avancés nous permettent de nous faire une idée sur ce à quoi l’Algérie va s’engager. Est-ce le déploiement de Renault dans une stratégie bien arrêtée, est-ce une carotte pour satisfaire momentanément l’Algérie et continuer à s’assurer un marché particulièrement juteux et solvable et surtout à bon compte ou est-ce que l’Algérie a pris ses précautions pour inscrire sa démarche dans le respect de ses intérêts dans une vision cohérente de son développement industriel ? Nos relations passées avec Renault nous incitent à être bien pessimistes tout  en faisant l’effort toutefois de croire que ses sentiments vis-à-vis de l’Algérie ont bien changé comme nous l’espérons. Si tel n’était pas le cas, nous rappellerions que les relations entre les deux entités sont même passées par des étapes rocambolesques avec un lot non négligeable de ridicule et d’inconscience coupable avec l’histoire des Mina 4 et des Fatias, projets de fabrication de voitures algériennes annoncés avec autant d’assurance que de conviction et qui ont fait couler autant d’encre que de salive. En faisant une brève rétrospective, nous remarquons cette étrange coïncidence : leur réalisation était programmée à chaque vide politique que commençait à connaître notre Pays.
La vente potentielle de 100 000 véhicules en 2012 nous rend encore plus perplexes et nous pousse à croire que c’est ce marché-là qu’ils veulent protéger, sans quoi, le pays n’aurait été écouté que d’une oreille distraite, voire même entendu avec dans le visage un sourire narquois exprimant les réelles intentions du constructeur français. Toujours est-il qu’une usine digne de ce nom comme celle de Tanger, même à une échelle réduite, ne peut être réalisée à moins de 36 mois, 14 mois correspondant à un délai propre à la réalisation d’une simple succursale de vente comme celles qu’on admire dans la zone industrielle d’Es-Sénia.
Nous avons volontairement évité de ne pas considérer l’aspect technique – tellement décisif et prépondérant qu’il devient incontournable- pour permettre aux lecteurs de saisir l’importance d’une telle réalisation et, qu’à l’instant, on ne peut se contenter de l’effet d’annonce. C’est une affaire trop sérieuse pour que le citoyen-totalement ignoré par les décideurs- puisse se satisfaire d’une communication laconique et qui ne donne pas la pleine mesure, positive ou négative, de l’impact de cet investissement sur l’économie nationale. Nous en connaissons la teneur pour être à même de nous prononcer sur le sérieux de son approche.
Avec tout le bonheur que nous souhaitons à notre pays, nous inclinons à croire que cette fois-ci nous tenons le bon bout. Vous comprendrez alors qu’avec les annonces précédentes, nous avons fini par être désabusés car avec nettement moins de moyens que ceux dont nous  disposons, d’autres pays qui n’ont pas l’envergure de notre marché, ont réussi à être plus convaincants. La politique économique pour l’Occident  répond, en premier lieu, à des intérêts. L’Algérie, quant à elle, se doit de défendre  les siens avec l’extrême énergie car, en politique, l’amitié est illusoire et seuls les intérêts comptent.
Tout ce qui précède me fait conclure que le début ne laisse pas présager la fin car le spectre de l’épée de Damoclès est perceptible : cette structure n’est – elle pas vouée d’ores et déjà à finir entre des mains autres que celles de l’Etat au dinar symbolique ? Hérodote (480-420 AV. J C) nous rappelle que « La hâte engendre en tout l’erreur, et de l’erreur sort bien souvent le désastre. »

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Posté par le Sep 15 2012. inséré dans ACTUALITE, ALGERIE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

44 Commentaires pour “RENAULT EN ALGÉRIE : ENTRE BÉATITUDE ET PLONGÉE DANS LE LACS. Par Abdelhamid Abdeddaïm.”

  1. Mohamed.G...

    C’est sur qu’on doit être prudent,pour croire à un investissement de la part de Renault.Une usine de montage de voitures légères à Tlélat ferait le bonheur de la région en matière de main d’oeuvre et d’absorption d’une partie du chômage!!!!
    Mais voilà;que les Algériens ont déjà rêvé avec le projet FATIA (Fabrication Automobile Tiaret) qui devait s’implanter à Ain Bouchekif à Tiaret,avec le constructeur FIAT.Des millions de personnes attendaient avec impatience,et pendant plusieurs années,la sortie de la première voiture ‘made in Algéria’ qui n’a jamais vu le jour!!
    Le projet a été définitivement enterré en 2007 !!!

  2. gherbi sba

    Je pense que l’article est celui d’un vrai connaisseur qui donne son opinion en nous donnant des arguments.le débat reste ouvert

  3. Malika prof

    je pense que les économistes sont interpellés

  4. Meradi

    jRelents de franchise propre a cet auteur BRAVO

  5. kerroum retraité

    un sujet écomique. Nous somes en retard dans le domaine de la constrution de l’automoblie nous sommes des consommateurs le pétrole nous a jiué de sales tours.

  6. saim

    Venant d’un connaisseur bravo pourcette réfléxion trés simple mais franche sans détours la lef la daourane.

  7. Sid Ahmed ALger

    Merci si Abedaim Hamid d’avoir ouvert le débat sur un problème économique si risque d’influencer L’économie du pays soit dans le positif soit dans le négatif n’étant pas spécialiste en la matière j’espère que les économistes et les universitaires nous donnerons des éclaircissements sur un projet aussi important mais comment controverse

  8. algérien

    Je me rappelle bien en 1990 dans le gouvernement Hamrouche, un certain Ghrib ministre de l’industrie à l’époque nous disait sur grosses manchettes de tous les quotidiens de l’époque que la première voiture algérienne verrai le jour en 1992. Depuis plus d’annonces jusqu’à ces derniers temps. Entre temps presque tous nos ministres sont importateurs de véhicules qui de KIA, qui de Chevrolet, qui de Peugeot, ect… Le sujet est peut être économique mais est également éminemment politique. La COFACE n’est que l’instrument politique que VGE a brandi à Boumédiène en 1974-1975, Arthur de Little n’y pouvait rien . Tout ( comme elles le brandirent en 1991 (France et Italie) par l’entremise de la Coface et de la Sace aux décideurs algériens. Pour résumer, l’accès à la construction automobile exige de la synergie à tous les niveaux ( le politique n’étant pas le moindre).

  9. Fouad GUERMOUCHE

    Voilà comment reflechissent et doivent réfléchirtout simplement les Pro!!!!
    Un homme averti en vaut deux

  10. Merabbi

    Bonjour monsieur Abdeddaim et merci des précisions apportées qui relèveraient beaucoup plus de l’histoire de notre industrie ( que vous connaissez fort bien) que de l’analyse macroéconomique et politique de la firme en question laquelle ,il faut le rappeler, a reçu l’ appui necessaire alors qu’elle faisait durer le suspense ( avant les élections) de la part de nos «stratèges».
    Bref,je sais qu’à une certaine époque beaucoup de nos économistes ne voulaient pas envisager l’idée d’implanter l’usine .car à leurs yeux le sol,le sous sol.le climat et la rentabilité financière n’y étaient pas.Et Dieu seul sait combien de millions de dollars ont été dépensés en frais de mission et d’étude de faisabilité.
    La vraie question M .Abdeddaim ,Croyez- vous que nos ingénieurs soient capable de créer une automobile ? Si oui (comme viennent de le faire les ingénieurs dIRAN, DU MAROC ET D’EGYPTE) Pourquoi alors rester à la traîne SI NON alors tout ce que vous avez dit est et sera vrai jusqu’à ce que…………
    A mon humble avis l’on a toujours refusé de faire confiance à et en nos compétences lesquelles vous le savez , pour peu qu’elles soient invitées et impliquées ,elles le feront sinon comment expliquer que pas mal d’entrelles arrivent à breveter leurs inventions ailleurs . J’ose comprendre pourquoi vous ne voulez pas vous étendre sur ce sujet car vous étesCest au courant des tenants et aboutissants de beaucoup de projets de construction et de vente d’automobiles .Personnellement je dirais que le moment propice était à l’époque des HONDAS qui se vendaient commme des petits pains il aurait fallu y songer à la fabrication ,AH si l’on vous avait écouté on aurait peut être déja fabriqué et commercialisé (comme l’on fait les roumains et les indiens) les FATIA qui sinifierait plutôt :jeune.
    Merci encore de votre sincère contribution et
    mes amitiés ainsi que le bonjour à monsieur Tahar Hadri si jamais vous le voyez

  11. abdelkader wahrani

    les francais partagent la depouille de l´homme malade???.

  12. MIMOUN

    IL vaut mieux importer que de fabriquer parce que le prix de revient à l’importation va couter moins cher que celui de la production.Les entreprises étatiques ne peuvent pas faire la concurrence avec le secteur privé et tot ou tard cette entreprise fermera comme les autres L’ état ne peut pas protéger la production nationale renault en interdisant l’importation des véhicules dans une économie de marché. Lorsqu’on parle de gestion d’entreprise étatique on parle toujours de gaspillage parce que on peut pas maitriser les charges et le seul résultat positif pour une entreprise étatique c’est la façon de résorber le chomage.Si on arrive à vendre le vehicule renault fabriqué chez nous à son prix de revient au moins on est gagnant parce que on a des travailleurs à la place des chommeurs

  13. Abdeddaim Abdelhamid

    Dans la phase actuelle de ce qui transparait dudit accord,il n’est nécessaire pour le citoyen « Lamda » de connaitre les aspects techniques du projet pour en apprécier la consistance.en évitant sciemment de nous édifier sur le nombre de création d’emploi,la quantité, le choix et le/s type/s de véhicule a fabriquer ainsi que le montant de l’investissement même très approximatif……,,,..il devient évident que l’on est encore dans une phase exploratoire qui ne peut en aucune manière préjuger de la fixation d’un délai sérieux a moins qu’il ne s’agisse en réalité d’un atelier de montage.. La crise actuelle du secteur a l’internationnal nous incite a inscrire notre action dans le cadre d ‘une stratégie complexe qui exige une expertise fine qui ne concerne que quelques spécialistes se comptant sur les doigts même mondialement

    • Hamidou

      Cette euphorie engendrée par nos gouvernants en cette période de vaches maigres, à laquelle vous faites allusion n’est autre qu’un leurre destiné à piéger le commun des mortels.
      Cette façon de procéder comme vous l’avez si bien commenté dans votre écrit nous laisse présager l’issue de ce labyrinthe aux fâcheuses retombées.
      L’automobile, ce produit technologique de luxe, générateur de dividendes, à forte concurrence dont peu de pays industrialisés le maitrise, nécessite de gros efforts quant à sa conception et son écoulement.
      Certes l’usine en question, si cela aboutirait d’une manière réfléchi, celle-ci contribuerait un tant soit peu à l’absorption partiel et temporaire du chômage auquel cette localité est confronté.
      Compte tenu de l’expérience vécue dans le cadre de la politique de l’industrialisation du pays prônée durant les années soixante-dix, par nos dirigeants d’alors, destinée à maitriser la technologie d’une part et éradiquer le chômage d’autre part, le complexe machinisme agricole, lequel faisait la fierté de toute une nation, en est révélateur à plus d’un titre « Chômage technique, départ volontaire. Ceci dit, ces investissements, lourds de conséquences, exigeraient des études réfléchis et des compétences requises.
      A BON ENTENDEUR SALUT !

  14. Abdeddaim Abdelhamid

    Lire »les doigts d’une main » vous avez corrige de vous même

  15. tewfikhayii

    Salam,
    Le sujet est sérieux et passionnant, merci Mr Abdéddaim pour l’analyse objective et experte. Le problème qu’a toujours eu l’Algérie est que les décisions étaient prises d’une façon dictatoriale et non en concertation entre les différentes parties et en prenant en compte les données de l’époque. Si nous revenons un peu en arrière, en 1962 par exemple, notre pays venait de se libérer, les blessures étaient encore béantes et suintantes,les caisses étaient vides, les moissons pas encore faites, bref, le pays était à l’arrêt. Combien avions nous de cadres dignes de ce nom capables de prendre la relève après le départ des Français, presque rien, du moment que l’Algérien n’avait pas le droit aux études supérieures. Donc, notre pays avait commencé à apprendre à se prendre en charge en 1962. Nos dirigeants de l’époque, a savoir Ben Bella et son staff, dont Boumédiène, commençaient à voir en grand et pensaient que l’Algérien pouvait faire des miracles, et ils ont commencé à planifier à travers différents plans de développement les différentes  »révolutions  » qui allaient mettre le pays sur les rotules. Comment engager le pays dans une  »révolution industrielle » quand la 1ère promo d’ingénieurs de l’Algérie post indépendante est sortie au début des années 1970, soit 8 ans après, alors que la logique voudrait que ces ingénieurs fraichement diplomés aient une période d’apprentissage effective d’au moins 10 ans pour pouvoir être opérationnels et donner des résultats probants pour démarrer une industrie productive, avec un taux d’intégration technique appréciable. Messieurs les décideurs autocrates, ont décidé, contre toute logique scientifique, qu’il en serait ainsi, et qui pouvait dire non aux différents dictateurs, qui se sont succédé au sommet du pays, n’est ce pas Messieurs les trucidés.Voilà les conséquences de ces décisions unilatérales. Le mieux pour nous aurait été l’établissement d’une politique d’industrie de montage, qui aurait permis à notre élite technique,de se former au contact des experts en la matière des différents corps de métiers et ensuite, après 50 ans de souveraineté nationale, lancer doucement et surement notre propre industrie industrialisante chère, au président Boumédiène. Notre pays a toujours été un cobaye pour les autres pays même dans la violence et la misère; les systèmes de gestion des pays socialistes ont tous été testés dans notre pays, alors qu’il n’a jamais fonctionné dans les pays qui les ont inventé (URSS et RDA). Notre pays était exportateur de légumes maraichers appelés  »PRIMEURS », car ces légumes étaient prêts à la consommation 2 semaines avant leur date de mûrissement, nous avions les meilleurs agrumes au monde (Thomson, Clémentines,Citrons), les vignobles sans parler des deglet Nour
    et la liste est encore longue. La révolution agraire nous a rendu
    tributaire du Maroc et de l’Espagne pour l’agrume et les légumes (vous rappelez vous quand on a importé des oignons, de la pomme de terre, des clémentines,des oranges), le blé du canada (on blaguait souvent avec mon oncle Boubakar, ancien directeur de la CCLS, quand on lui disait qu’il importait peu qu’il pleuve, du moment que les labours se faisaient en Algérie et que les moissons se faisaient au canada).
    Pour la révolution culturelle, vous avez le constat devant vous où
    en est arrivée l’école: SINISTRÉE.
    Pour la révolution industrielle, elle a englouti des milliards de Dollars sonnants et trébuchants pour quoi :NADA, rien WALOU
    et maintenant on revient là où on aurait dû commencer, c’est à dire une industrie de montage comme l’on fait avant nous les Marocains, les Tunisiens, et beaucoup de pays émergeants comme le Brésil, l’Inde. Seulement, nous, nous avons perdu 50 ans, à faire des expériences pour créer des Frankhestein. J’espère que ce sera la bonne cette fois ci et que l’on commence à faire quelque chose de productif et surtout à créer salam.de l’emploi, car la situation est critique. Ellah ijibe el Hafd

  16. monsieur terkmani gambetta

    Je me suis bien interréssé a ce débat trés fructueux;c bien que les gens compétents de la vill interviennent dans ce forum; je le dis sans régionalisme car nous avons des gisments et des compétences enfouies mais ignorées par les arrivistes.

  17. benali

    merci hamid pour cet écrit d’un homme qui ne parle que de ce qu’il sait.

  18. Merabbi

    Khouya hamid ,vous n’avez pas répondu à ma petite question: faudrait-il toujours importer ou faudrait-il tout en important essayer de créer .MIMOUN ET TEWFIK KHAYI semblaient beaucoup plus défendre l’importation en mettant de l’avant l’argument économique .
    Personnellement je dirais tout simplement qu’importer sans intégrer ne ferait qu’augmenter le gaspillage pour ne pas dire l’agraver en ce sens si l’état n’envisage pas de «fabriquer » donc de créer du made in ALGERIA il dépendra toujours du bon vouloir des autres et c’est ce que certains pays ont compris la ressource des ressources : l’HOMME(Grand H) Pour l’histoire les ingénieurs Algeriens en mécanique ont construction mécanique, en électo-mécanique doivent mettre la main à la pâte même si cela va engendrer des surcoûts et des ateliers écoles ou des centres de recherche existent à ce que je sache,
    M Abdeddaim nous a toujours poussé à plannifier il disait toujours «ayez une idée, un projet et fixez les échéances.» M HASNAOUI l’ a fait La SONACOME L’a fait l’ENIE l’ a fait mais à quel prix me retorquera MIMOUN? Je lui répondrais simplement qu’ils sont fait chez-nous et que nos ingénieurs ont prouvé que c’était possible .

  19. mohamed senni

    Pour avoir trop bien connu mon ami et frère aîné Abdelhamid, pour l’avoir vu à la tâche durant des années, pour avoir décelé le malaise qu’il suscitait dans les réunions chez tous les responsables de son niveau, pour avoir été fidèle à la mémoire de son père et à ceux qui ont vite fait de sentir qu’ils disposaient avec lui d’une « pièce » rare dans la mécanique du Ministère de l’Industrie Lourde ce que n’ont pas manqué de déceler certains commentateurs eh bien je dirai qu’à travers son article il n’a pas dit le plus gros. Est-ce par souci de faire toucher du doigt les problèmes générés par une absence de vision claire de l’industrialisation et de ses impacts multiples: emplois, création de richesses directes et connexes et surtout indépendance économique de son pays plus que toute autre chose? Hamid, tempétueux face à la gabegie, virulent face au manquement à l’éthique, intraitable quand il s’agit de l’intérêt de son pays, de son Histoire et de ses vrais repères aurait, sans nulle doute, dissuadé, par son seul comportement, Jean Jacques Rousseau -s’il l’avait connu- d’écrire sa célèbre phrase : »l’homme avance dans la vie par zigzag » et le romancier égyptien Ihsan Abdelkeddous d’écrire dans son célèbre roman « Je ne dors pas » : »Les hommes ne vous disent pas leurs opinions mais ils vous disent l’opinion qu’ils sont certains que c’est celle que vous cherchez. » Tout est histoire de gènes. Or sa mère, en le mettant au monde, a omis de lui faire voir la lumière avec une brosse dans sa main. Hamid n’était apprécié et estimé que par une élite minoritaire du secteur de l’industrie lourde. Pour les autres c’était le diable qui faisait de leurs nuits des cauchemars perpétuels. Une grande réunion se tient pour finaliser un contrat important pour un projet industriel et, après avoir choisi de se taire glacialement, et quand le rideau s’apprête à être descendu pour parapher le projet, il prend la parole et allant droit au but, se moquant des susceptibilités des uns et des autres, il convainc tout le monde et son pays faisait des économies de milliards de dinars. Les exemples du genre jalonnent tout son parcours. Béni celui qui parviendra à l’étaler noir sur blanc.

  20. hadj dekar SD sba

    Mes enfants qui sont adultes s’adressent chez des enseignants connaisseurs en consultant un ouvrage ou ils sont bien conseillés..Moi je trouve que le articles de la VDSBA bien réfléchis et qui sont parfois supérieurs a ceux publiés.Ainsi je suggére ou conseille VDSBA a une rencontre avec ces contributeurs M Hoiussine hadj hamid le medecin Senni M Abeddaim H etc et les fidéles lecteurs qui peuvent donner un autre élan a la VDSBA

  21. Merabbi

    Encore une fois merci M.Abdeddaim mais l’enjeu comme vous venez de le dire c’est oui ou non pour une création d’un modèle Algérien.
    N’est -ce pas là la VRAIE question .
    D’après vous est-ce opportun de jeter dores et déjà les bases ou faudra t-il continuer à privilégier l’importation en arguant le fait que ce serait coûteux?.Ou faudrait-il faire les deux en même temps?En un mot à quand la MINA ou la FATIA ou la ADJOUZA. Le reste me parait une« volonté» qui ne dit pas son nom.
    Pour l’histoire il y a 3 personnes à SBA qui auraient réussi à « fabriquer » une voiture (montage ,copiage,)mais c’ est déjà pas mal .

  22. MIMOUN

    SI MERABI SALAM
    IL faut de la haute technologie pour faire face à l’industrie lourde et fabriquer l’ensemble des composants du véhicule renault. La sonacome dont vous parler fabrique que des accessoires mais les pièces maitresses qui coutent très chers ont été toujours importé de l’étranger.La pièce intégrée représente meme pas 50% du produit fini Quand à l’ENIE c’est pareil ,ses produits se vendaient comme des petits pains parce qu’elle détenait le monopole de la commercialisation des téléviseurs à travers le territoire national mais avec l’économie des marchés et la mondialisation elle se trouve actuellement en difficulté pour faire la concurrence avec les nouvelles importations du secteur privé. Les travailleurs de ces sociétés ont trouvé meme des problèmes de paiement de leurs salaires et c’est grace à l’état qui à aider à maintes reprises et qui continu d’aider ces entreprises pour redécoller non pas à long terme mais uniquement dans le court ou moyen terme. Donc au vu et suite à l’expérience de ces deux sociétés il est souhaitable d’importer que de fabriquer.
    Salutations amicales

  23. un lecteur de slissen

    Mr Abdedaim Hamid je lis pratiquement tous vos ecrits ces derniers temps ce genre d’articles a destination des lecteurs qui sont a la recherche du moindre petit sujet interressant pouvant les faire sortir de leur quotidien sont surrement satisfaits du niveau au quel vous avez decide de fixer la barre tres haute evidement pour celles et ceux qui se chamaillent a longueur de journée sur cet espace qui grace a cet outil merveilleux qu’est l’internet nous avons eu le plaisir et le privileges nous lecteurs de LVDSBA d’apprendre enormement de choses d’analyser et de pouvoir comparer vos idees avec ceux qui vous ont connu et qui vous repondre tres intellectuellement merci a vous de nous faire vivre ne serait ce qu’un instant ce que c’est le  » debat » sur les evenements qui font l’actualite revenez le plus souvent possible avec des ecrits qui nous change un peu de ce que nous trouvons sur les medias soi disant specialises qui nous les livrent des billets trop vagues trop longs ennuyeux et sans queue ni tete

  24. tewfikhayii

    Salam,
    Je crois mr Merrabi que vous m’avez mal compris; je n’ai jamais dit qu’il fallait importer pour importer. Je suis complètement contre cette façon d’agir. J’avais dit que nos gouvernants auraient dû penser à une industrie de montage, à l’aube de notre indépendance et les structures étaient fonctionnelles, vu que la france, qui se croyait en terrain conquis, avait installé une industrie de montage avec la technologie qui allait avec. Il fallait garder ces structures opérationnelles en remplaçant les cadres techniques par des éléments algériens, et à intégrer graduellement au fur et à mesure, des composants fabriqués par les compétences Algériennes.Les Commandeurs du pays ont mis la charrue avant les boeufs et ils ont voulu avancer. Voilà le résultat. Les Occidentaux, s’en sont mis plein les poches en livrant à l’Algérie des complexes très  »complexes, du point de vue gestion, c’est à dire ingérables, clés en main, en profitant de notre ignorance technologique et industrielle, pour nous fourguer à des prix pas possibles, des stocks morts et des technologies obsolètes, car il n,y avait personne de compétent (je parle de compétence technologique, et non péjorative) pour savoir si cela nous convenait ou pas et ça, nous l’avons appris par la suite en acquérant un peu d’expérience, dont j’avais parlé plus haut.Je vous parle en connaissance de cause, car dans une autre vie, j’ai travaillé pendant 20 ans dans l’industrie Lourde (ENIE), et je travaillais dans la maintenance, donc je sais un peu de quoi je parle. Mr Merrabi, expliquez moi,à votre avis, comment peut on agir de la sorte: l’état a envoyé entre 1974 et 1982, des centaines de cadres supérieurs, techniques, moyens et spécialisés en formation technique (transfert de technologie) dans des pays comme les USA (je parle de la Sonelec d’antan, ensuite il y a eu restructuration, et ça c’est une autre histoire de mauvaise gestion, dont nous en reparlerons dans le futur), la suisse, la France, l’espagne et beaucoup d’autres pays de par le monde, les faire intégrer dans les unités de production disséminées à travers le territoire national, prendre le temps pour parfaire leur apprentissage. Arrivés à l’âge  »vénérable » de 50 ans, et ayant acquis une expérience appréciable de 20 ans, l’état les oblige de présenter leurs droits à la retraite, alors que dans les pays industrialisés, les personnes les plus expertes et sur lesquelles tournent les usines les plus performantes, sont sexagénaires et septagénaires, comme quoi, c’est dans les vieilles marmites, que l’on fait de la bonne soupe.C’est aussi ces personnes qui transmettent tous leurs savoirs aux générations montantes pour pérenniser les technologies de pointe des différents corps de métier. Dans notre cas, toute cette expérience acquise, à coup de milliards, est partie dans l,oued, faute de manque de nationalisme de la part de nos responsables dont certains ont occupé des postes très élevés dans l’organigramme de l’état algérien. Notre mal vient de nous mon frère Merabi, c’est un constat amer, mais il est là, nos responsables ont toujours été égoistes et ont toujours pensé qu’à leur petite personne et si vous vous donnez la peine de regarder attentivement, vous verrez, que ces personnes ont bien géré leur carrières et assuré leurs arrières, placé leurs rejetons et le pauvre peuple vit au seuil de la misère; et les exemples sont très nombreux. Maintenant, ce qu’il y lieu de faire, c’est de penser à l’avenir de ce peuple malheureux et surtout de penser à l’après pétrole qui arrive à grand galop, et je vous assure, que les pays industrialisés travaillent d’arrache pied pour trouver une source d’énergie alternative pour remplacer les énergies fossiles (pétrole et gaz naturel), et à ce moment là, notre pétrole s’il en reste, on pourra le boire, car personne n’en voudra. Commencer par une industrie de montage pour parer au plus vite en créant de l’emploi, acquérir des expertises pour compter sur nos compétences dans le futur et penser à générer des rentrées hors hydrocarbures. Il faudrait revenir à la terre, car cette source de vie est inépuisable, c’est en quelque sorte notre mère nourricière, et quand on délaisse sa mère, on est damné pour l’éternité, c’est ce qui va nous arriver si nous ne retournons pas vers notre mère la Terre et lui donner tout notre amour; il y a va de notre survie. Ellah ijibe el hafd
    Salam.

    • ghosne el bane

      lorsque nous savons ce qu’est devenu SIDER d’El hadjar ???? Arcelor que fais tu? alors pour les voitures il ne faut pas que ce soit la même chose!!!

  25. Abdeddaim Abdelhamid

    Très cher MERABBI. Répondre à ta question n’est chose aisée dans un échange de commentaires et éxige une prise en charge d’ autres considérations , ne se référer qu’au montage ne nous enseignerait pas sur la justesse ou l’erreur d’un choix.Commencer par le montage est une option que tous les constructeurs propose avec en perspective une intégration graduelle et c’est précisément là que réside la difficulté.Le constructeur détient seul la maitrise du calendrier d’intégration par divers moyens qu’il serait fastidieux de citer.Si le pays avait exclu le montage à un moment où la valeur ajoutée de ce poste était conséquente ( de 7 à12 /100 de la valeur du véhicule), aujourd’hui avec la robotisation nous ne pouvons plus utiliser l’avantage comparatif main d’oeuvre ,le montage ne représentant plus que 1à 2 /100 en ordre de grandeur . C’est pourquoi le montage seul est à bannir totalement, l’associer à des phases d’intégration devient une nécessité absolue ,la sous – traitance devenant le cheval de batail de la négociation entre les partenaires défendant des intérêts diamétralement opposés .les difficultés seront d’autant plus accentuées que la crise que connait actuellement l’industrie automobile n’est qu’à ses débuts en raison des options ( par exemple)que doivent choisir les constructeurs mondiaux. :véhicule électrique , véhicule mixte ou véhicule essence et diésel et ce n’est que quelques considérations. Salut à tous

  26. MIMOUN

    MONSIEUR ABDEDAIM BONJOUR
    Est-ce que nous avons la compétence pour fabriquer des vehicules renault avec une indépendance totale et les vendre sur le marché international avec la concurence actuelle en tenant compte de la crise qui frappe l’industrie de l’automobile?
    Salutations amicales

  27. Un parmi d'autres

    Mr Mimoun je pense que les compétences existent est-ce que les bras suivent pour réaliser ce projet d’ou le vieux proverbe français :
    -les jeunes manquent d’expérience et les vieillards de force.
    Amicalement attendons de voir éclore ce projet et quel fruit pourrions-nous récolter

  28. hanene

    Mr un parmi d »entres d »habitude vous etes peu prolifique ces derniers temps.

  29. Un parmi d'autres

    Ma chère Hanane slm alykm Pour ce qui est d’être prolifique ,je ne fais qu’avancer en fonction de ce qui m’est donné et puis sachez que plus les phrases sont courte avec un verbe clair et mieux l’expression est comprise .
    Et comme vous m’avez l’air d’une personne compréhensive et éduquée je vous dis tout simplement

    Intelligenti pauca. (À qui sait comprendre peu de mots suffisent ).
    Toutes mes amitiées .

  30. Abdeddaim Abdelhamid

    Bien entendu lire « cheval de bataille » avec toutes mes excuses

  31. ould hama

    Ah bon! c’est le premier ministre qui fait le nettoyage,et qui dirige le pays? Hay ala kartiti

  32. tewfikhayii

    ahahahahahahahahahahahahahaha, sacré Ould hama, bien trouvé ahahahahahahahahahaha

  33. ould hama

    la sonacome qui était destinée pour la fabrication des moissonneuses batteuses a changé d’ objectif pour fabriquer des mangeoires et des abreuvoirs et vous continuer de parler de l’industrie lourde et de la babrication des vehicules automobiles renault . On possède la technologie uniquement pour faire manger et faire boire les animaux mais pas pour fabriquer les voitures.il vaut mieux s’interesser à l’agriculture et produire les voitures à quatre pattes telles que les vaches ou les moutons pour réduire le prix de la viande qui n’est pas à la portée du citoyen hay ala tori

  34. tewfikhayii

    Salam,
    ahahahahahahahahahaha, encore d’autres dictons du terroir, on va y arriver avec les maximes de notre région, chaque chose en son temps.
    Salam.

  35. Frère

    il s’agit de frère et non lecteur de la vdsba

  36. ould hama

    IL vaut mieux miser et investir dans l’agriculture qu’on peut maitriser que d’investir dans l’industrie de l’automobile qui est frappée par la crise et on peut jamais concurencer l’allemagne , le japan , la france, l »italie et la liste est longue.Occupons nous de ce que nous pourrons faire et pas rever comme les maitre du monde. Parler nous de l’autossufisance alimentaire pour notre pays ou comment réduire le prix de la viande qui coute tres cher et BARKANA MEL FESTI

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