La Voix De Sidi Bel Abbes

Réflexion : ‘’ Et si nos ressources énergétiques venaient a tarir ? ’’ Par A. BELAMRI

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Depuis l’indépendance de l’Algérie, les enjeux politiques intérieurs sont dictés par la manne pétrolière ; la seule préoccupation de nos gouvernants depuis lors ,est de définir et entretenir une stratégie qui permet de les maintenir au pouvoir ,quitte à subir la révolte populaire où les quelques colères ,parfois provoquées, pour créer diversion (il est préférable de gérer un conflit localisé que d’avoir à traiter un sujet qui se pose en matière de gouvernance à l’échelle nationale ). La mafia s’est érigée en système et tout le pays est géré implicitement à cette mode de gouvernance qui fait l’affaire des ignares sans loi ni foi , qui fonctionnent à la chkara sans se soucier, outre mesure ,des règles élémentaires économiques et sociales. Le pouvoir central établit les lois pour aveugler le peuple et noyer le poisson dans l’eau tout en favorisant l’opacité,en multipliant les aberrations dans les choix économiques et cultivant le désintérêt d’un peuple anesthésié par les sollicitudes quotidiennes d’une vie éreintante ,le laisser faire et la désinvolture , afin de s’autodétruire,ne pas réfléchir à son destin,batailler journellement pour sortir de sa condition de précarité et foutre la paix aux puissants qui trouvent la liberté de s’alimenter des richesses du pays à leur guise ,sans se soucier du devenir des générations futures. Et si on venait à poser l’équation à une inconnue, facile et accessible à tous, déterminante pour l’avenir du pays à moyen terme ,de son existence mais devenue par la force de l’habitude entretenue,de la rente et du moindre effort, insoluble dans l’esprit de chacun ? Sachant que le pays vit pratiquement et exclusivement de ses ressources naturelles tarissables ou substituables ,n’est-il pas profitable ,sage et patriotique d’utiliser cette manne pour construire une économie de substitution basée sur les richesses perpétuelles qui sont la terre et le travail de l’homme et l’exploitation judicieuse de son intelligence ( actuellement aucun de nos jeunes ne daigne produire le moindre effort pour gagner sa croûte et vivre de la sueur de son front ,prétextant les injustices dans la répartition des richesses du pays ). N’est-il pas plus simple pour un homme de se libérer par le travail (richesse incommensurable depuis la nuit du temps ) que de lutter pour sa survie ,à l’image de ce qui se passe ailleurs et les exemples foisonnent ? Les pays développés et puissants n’arrêtent jamais d’innover pour maintenir le niveau de leurs citoyens et engagent en permanence une prospective assurant une amélioration de leur niveau de développement par le travail, l’innovation et le respect de l’échelle sociale (il n’y a jamais le mélange du genre ) ;parfois ils adoptent une attitude hégémonique envers les peuples réputés fainéants et corrompus afin de les affaiblir davantage ou en semant la fitna pour les laisser à leur sort éternel. Ils leur arrivent même d’utiliser l’intelligence des autres à leur seul profit, s’enrichir de leur frustration en leur assurant simplement des conditions décentes à leur épanouissement. Combien de temps faudrait-il consentir à ce mode de gouvernance qui aboutira avec certitude vers la faillite d’un pays riche ,livré aux convoitises et la cupidité des hommes ?

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31 Commentaires pour “Réflexion : ‘’ Et si nos ressources énergétiques venaient a tarir ? ’’ Par A. BELAMRI”

  1. henni

    Personnellement je trouve sincère ce questionnement Mais les gouvernants ne songent pas a gérer le futur

  2. Nory

    Aucune projection sérieuse n’est envisagée

  3. MADANI

    les richesses du pays n’étant pas utilisés équitablement pour le peuple qu’elles se tarissent et au plus vite inchaallah no comment

  4. jamel

    Non si Madani.nos enfants souffriront

    • MADANI

      non si jamel les hydrocarbures sont une malédiction pour nous à cause d’eux on est devenu des assistés et nos responsables des corrompus sans eux on travaillera notre terre qui peut nourrir toute l’afrique on créera une industrie qui créera des millions de postes de travail etc …….. etc…….. à mon avis

  5. Benmhidi

    Les hydrocarbures n’ont commencé à être exploités aux profit des algériens qu’en 1971 c’est à dire 9 ans après l’indépendance.Et il faut rappeler que c’est grâce à un certain Houari Boumèdiène allah yerhmeh que le pétrole et le gaz ont été natinalisés pour construire une économie autonome au profit de tous les algériens.Feu boumédiène avait un projet de société mais malheureusement ce sont sehab chekara qui ont décidé ,après sa disparition(?),autrement à partir de 1980.Le 5 octobre ils ont clairement affiché leur volonté de mener le pays vers le chaos que nous connaissons aujourd’hui sous couvert d’une certaine démocratie.

  6. jamel

    En lisant Ben mhidi’je remarque une grande generation

  7. abbassia

    Il y a une grande part de vérité dans ce récit et ce que disent les gens. Je me souviens l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia lui-même a admis que l’économie algérienne était gérée par les importations., et qu’il n’y pouvait rien. Or, la hausse spectaculaire des importations bloque la production nationale. D’après moi, le problème du développement économique est avant tout une question de sociologie politique. Cela fait cinquante ans que le système puise dans les ressources pétrolières pour éteindre les incendies sociaux.
    Sauf que le pétrole se raréfie.

  8. khayi

    Faut dire que la réflexion est bien ciblee

  9. Point de vue

    Article édifiant plein de lucidité !!! Il n’y a pas grand chose à rajouter.

    Si peut être, pour compléter, un extrait d’un article parue aujourd’hui dans ElWatan pour expliciter encore plus à quoi sert aussi la rente pétrolière,
    Je cite :
     » Nos politiques cultivent un goût immodéré pour l’immobilier français à Mère patrie-bis. Adulée, décriée, encensée, défoncée, França, la république française de «Fafa» pour les initiés, n’en finit pas de faire tourner la tête des élites politiques — au pouvoir ou de l’opposition.
    Nos dirigeants y cultivent un goût immodéré pour son immobilier parisien, ses appartements haussmanniens, ses cartes de résidence, sa médecine et ses services publics performants, ses grandes écoles et universités parfaites pour assurer la reproduction de l’espèce etc etc ……….. »

    Une dernière réflexion sur le titre ‘’ Et si nos ressources énergétiques venaient a tarir ? ’’ Mais elles vont tarir un jour qui n’est pas si éloigné que cela !!!
    Et que feront les générations suivantes ???

    Pour rester positif, on peu dire qu’il n’est jamais trop tard pour changer de cap, il suffit de vouloir et de s’en donner les moyens !!! Mais cela c’est une autre histoire !!!

  10. Hamid Ourrad

    Monsieur Belamri, vous avez entièrement raison de tirer la sonnette d’alarme ,car bientôt ce sera trop tard pour nous,et surtout pour nos enfants et petits enfants.
    Il faut toute l’intelligence du monde pour se préparer à l’âpres pétrole ,sinon ça sera la catastrophe pour le pauvre Algérien ,parceque  le système pourri qui nous gouverne à réduit notre pays à des lignes d’import -import et détruit notre tissu industriel  qui était appréciable sous feu Boumedienne,rien qu’en 1975 l’Algérie exportait des centaines de produits,actuellement elle n’exporte presque rien ,à part quelques produits bruts.
    Cette mafia qui nous gouverne soit ils sont des incapables ou alors ils préparent le pays à un colonialisme d’un genre nouveau.
    Si il y a des hommes conscients de ces dangers ,et qui ont une certaine intégrité et une autorité pour y mettre fin ça serai bien……..sinon….!?

  11. VDSBA

    le journal continue à organiser ses rencontres sur la place du premier novembre Surtout avec les retrouvailles de l’aid kebir

  12. El Kantara

    L’algérien a toujours était un avare, un cupide et en longueur d’années Il n’arrête pas de tendre la main le malheur Il pleur toute l’année il s’habille comme un zombie mais les poches pleines et crie misère.Quant aux matières premières c’est plutôt le monde occidental qui en profite des billions de $ et nous autres la misère est la au vu et au su de toute la population,aucun Algérien en profite de cette manne sauf une classe bien connus qui son argent est bien dans les coffres Suisses,Luxembourg, et chez l’Oncle Sam investit dans des industries que leurs noms ne figurent nul pars.Et pendant ce temps les Algérien-n-e-s vivent chichement avec d’où les magouilles les mensonges,les corruptions justice aléatoire, et ce qui est navrant tout le monde vague a son petit business,on est pas sortie de la m……chez nous tout le monde critique les médias Idem une soi-disant démocratie mais Vos gueules.Aux royaumes des aveugles les borgnes sont rois avec un mérite,un savoir médiocre,en brille,au millieu des rois et des ignorants.

  13. BELAMRI abdelkader

    Je suis vraiment flatté par le niveau des interventions qui a pris une dimension intéressante,cela prouve que le niveau de conscience des algériens par rapport à l’avenir économique de leur pays est significatif ,même si le pouvoir essaie de dégager ses responsabilités en essayant d’infantiliser la conscience citoyenne des algériens alors que tous les maux qu’endure le peuple lui sont imputés car ses décisions sont souvent anti-économiques et contre productives de la mobilisation du peuple pour son devenir qui reste tout de même le travail et la pérennité de la richesse de la terre ,nourricière par essence.
    Ne souhaitons pas à notre pays et son économie une probable chute du prix du baril car s’il descend en deçà de 70 dollars ,le trésor public serait en cessation de paiement et contraint de recourir à ses réserves avoisinant les 200 milliards de dollars actuellement et qui pourraient tarir à leur tour au bout de 30 mois.
    Le mieux est de repenser notre système éducatif pour qu’il soit en mesure de répondre aux besoins d’une économie productrice de richesses et n’assurer l’assistanat actuel que pour une échéance à définir pour remettre les gens au travail dont ils ont perdu jusqu’à la notion.ALLAH AYJIB EL KHEIR

  14. belabbesien

    C’est à vous l’honneur par ce choix

  15. Mohand

    L’Algérie dispose de richesses naturelles considérables et diversifiées, notamment en hydrocarbures, où elle occupe la 15e place en matière de réserves pétrolières (45 milliards de tonnes en équivalent pétrole pour les réserves prouvées en pétrole), la 18e en matière de production et la 12e en exportation. Ses capacités de raffinage peuvent atteindre 22 millions de tonnes/an. Concernant le gaz, l’Algérie occupe la 7e place dans le monde en matière de ressources prouvées, la 5e en production et la 3e en exportation. Véritable géant énergétique, l’Algérie, forte de 50 % des réserves, de 48 % de la production totale et de l’impressionnant taux de 94 % des exportations de gaz naturel, n’a pas de rivale dans la Méditerranée, où elle est classée premier producteur et exportateur de pétrole et de gaz naturel.
    L’Algérie est le troisième fournisseur de l’Union Européenne en gaz naturel et son quatrième fournisseur énergétique total.
    Outre ces deux richesses, l’Algérie recèle dans son sous-sol d’immenses gisements de phosphate, de zinc, de fer, d’or, d’uranium, de tungstène, de kaolin, etc.
    enfin je dirai que toutes ces richesses soient bien exploitées à moyen et long terme.

    • Mohand

      lire toutes ces richesses doivent être

    • Kawakib

      Mr Mohand ,bonjour!

      Toutes les richesses que vous venez de citer ne proviennent pas du labeur des hommes mais un don du ciel (DIEU ) et nous sommes nombreux à considérer que cela est éphémère ,il n’y a que vous ,pour des raisons qui vous sont propres ,de croire que c’est suffisant pour vivre sur les deux oreilles ad vitam eternam .C’est une pédagogie inédite de ceux qui profitent et qui culpabilisent sentant le vent tourner;l’histoire est terrible pour ceux qui trahissent les peuples ,leur déterminisme à aller jusqu’au bout de leur cupidité les plongera dans les abysses des ténèbres.
      Si comme vous disiez à vos enfants ,je vous ai laissé des richesses en héritage ,dilapidez- les avant que vos petits enfants que je n’ai pas connus ne viennent y jouir ,au lieu de leur conseiller de fructifier davantage cette richesse en travaillant et en faisant profiter votre descendance du même principe.
      Encore que l’exemple est approximatif pour rendre plus acceptable l’idée de toujours aller de l’avant pour augmenter le capital par le travail et le mérite.
      Or nos gouvernants ,au delà du fait que ce qu’ils lèguent à leur progéniture ,n’est pas totalement légitime,s’ingénient à ne laisser à ce pauvre peuple que les regrets pour assurer une continuation de la vie dans cette Algérie malmenée aux gré des intérêts mesquins des uns et des autres.

  16. abbassia

    Un bon nombre d’observateurs et de spécialistes de l’Algérie s’interrogent à juste titre , comment ce pays, qui possède un potentiel humain magnifique, un territoire gigantesque, une histoire millénaire et de fantastiques ressources naturelles, peut il plus de cinquante années après son indépendance, compter près de la moitié de la population au dessous du seuil de pauvreté et parallèlement, une caste de nouveaux riches issus des cercles du pouvoir .
    Dix Pour comprendre l’avènement et l’extension de la corruption en Algérie, il est essentiel de revenir sur l’exploitation des hydrocarbures d’économie. En effet, l’ »or noir » nourrit depuis des décennies une véritable culture de la rente. Cette forme de pensée mortifère place en toutes circonstances le calcul égoïste et borné de l’argent facile à répartir, au dessus de la préoccupation de l’avenir d’un peuple. N’est ce pas là, une des sources principales de tous les malheurs qui se sont abattus sur ce pays depuis l’indépendance . Les retombées financières de l’économie « mono exportatrice » de pétrole, après la nationalisation des hydrocarbures en 1971 et le premier choc pétrolier de 1973, permirent de lancer, au détriment de l’agriculture, un vaste programme d’industrialisation. La corruption y trouva un aliment surabondant. Ce que les pays occidentaux ont « perdu » suite au choc pétrolier, ils l’ont récupéré très largement par la conclusion de marchés faramineux, notamment dans le secteur de l’armement qui donnèrent lieu à d’abondantes commissions alimentant les dictatures et les réseaux de la corruption. De 1973 à 1984, l’argent du pétrole rentrait à ne plus savoir qu’en faire. Douce période pour les versements occultes, comme l’explique Pierre Péan dans son livre, L’argent noir (1988) : « dans l’arsenal mis en place pour récupérer la part de notre richesse nationale amputée par l’OPEP, la corruption tient alors une place déterminante, des dizaines de milliards de dollars ont ainsi été dérivés vers des comptes en banque secrets de présidents, princes, ministres et hauts fonctionnaires des pays pauvres ». A partir de 1986, les crises dues aux chutes durables des prix du pétrole mirent à nu les conséquences désastreuses de ce type d’économie mono exportatrice. En décembre 1998, les prix du pétrole étaient au plus bas, au grand dam du pouvoir qui voyait déjà ses « affaires » décliner. Cette situation faisait augurer un troisième rééchelonnement de la dette qui aurait mis définitivement l’Algérie en faillite. Or le prix du pétrole a connu une forte augmentation à partir du second semestre de 1999 et a dépassé des mois durant, 30 dollars le baril. Cette hausse est toujours présente en 2004, pour la cinquième année successive. Les bénéficiaires de l' »import import » retrouvèrent espoir. Pour François Gèze (2002), « cette corruption est le moteur fondamental de la ‘sale guerre’ que les ‘décideurs mènent contre leurs compatriotes : sa fonction première est de briser et d’éradiquer tous les germes qui pourraient entraîner le peuple dans une révolution risquant de mettre fin à leurs privilèges et de tarir définitivement les sources de leur fortune.
    Je vous remercie Mr Belamri pour cet article constructif.
    Allah ijib kheir lebladna.

    • Benmhidi

      Allah ijib el kheir à ceux qui bougent qui veulent révolutionner la situation négative dans laquelle ils se trouvent.La you gayirou allah ma bi quaoumin hata youghayirouma bi infousihim!Mme ou mlle Abbassia.

  17. abbassia

    lire dix pour cent « et je m’excuse pour les fautes d’orthographes »

  18. Nory

    il faut se pencher sur le travail de la terre et ce ne sera facile

  19. tewfik adda boudjelal

    Ce que la majorité lucide des Algériens pense tout bas , notre ami Belamri le rappelle si bien .

  20. gherbi sba

    @si tewfik un mot pour notre prof Rachida Reguieg

  21. Lahcène Chot

    l’economie du pays fonctionne par deux voies des devises la voie de le banque et la voie du change au noir et du blanchissement d’argent pour acheter des grandes hotels particuiers pour dans l’immobilirer des beaux quartiers de *paname ..ppour les élites de l’élite et qui ne rapporte rien au pays .donc des sectes se sont formes pour le controle sur le fric..;;;;soit on renverse tout le système pour tout changer ou bien on retra la leilleiurs…

    *

  22. Mohand

    La Sonatrach et son partenaire Russe, Gazprom EP International BV, ont annoncé, aujourd’hui, avoir réalisé, avec succès le forage d’un puits d’exploration dénommé Rhourde Sayah Nord-1 (RSHN-1), dans le périmètre El Assel, au niveau du Bassin de Berkine.

    Ce forage, d’une profondeur de 4.120 mètres, a donné lieu à une découverte d’hydrocarbures débitant 8,5 m3/heure d’huile et 7.930 m3/heure de gaz, a précisé Sonatrach dans un communiqué.

    • BELAMRI abdelkader

      Ce sont des richesses épuisables dans quelques années et quelque soit la durée de leur exploitation ,elles ne se renouvelleront pas et notre propos est de dire qu’il faut profiter de cette manne divine pour asseoir une économie durable axée sur l’homme ,son savoir ,les investissements productifs de richesse et la terre .Gazprom et le reste ne sont là que pour consommer une matière éphémère qu’ils savent tarissable.Ne cachons pas le soleil avec le tamis .Et comme vous paraissez instruit de la chose ,vous savez comme que cette matière est le résultat d’un processus géologique et sédimentaire de plusieurs millions d’années avec des conditions précises pour son évolution (mer ,foret etc…. ) et l’Algérie a besoin de faire ses enfants au delà de nos petites personnes et celles qui viennent après ……….

  23. abbassi

    Le jour fatal doit être évité par nous nous tous

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