La Voix De Sidi Bel Abbes

Quand un « nègre » squatte une librairie du Tiers Monde en solo…

Titre du Quotidien d’Oran du 21 juin 2018:
Alger: «Quatre nuances de France, quatre passions d’Algérie», un ouvrage de l’ambassadeur de France Xavier Driencourt                    par Z. Mehdaoui .

  L’Ambassadeur de France, à Alger, Xavier Driencourt, signera, samedi 23 juin, à 14h, le livre: «Quatre nuances de France, quatre passions d’Algérie», à la librairie du Tiers Monde. Cet ouvrage «original», co-écrit avec le journaliste Rachid Arhab, Karim Bouhassoun, jeune Franco-Algérien issu des banlieues et Nacer Safer, ex sans-papiers algérien en France, à l’initiative de Xavier Driencourt, offre «un dialogue» de quatre voix où chacun des auteurs exprime son propre regard sur l’Algérie et de la France, à travers «des sujets cruciaux tels que du vivre ensemble républicain et l’apport des Français venus d ailleurs». Il se veut ainsi «un espace de débat citoyen et une interpellation forte et sans langue de bois pour dépasser les idées reçues, construire la société de demain et raffermir les liens qui nous unissent par-delà la Méditerranée».

«Il y a des centaines de hauts fonctionnaires comme moi, il y a des centaines de milliers voire des millions de double nationaux, comme Karim, des dizaines et sans doute des centaines de milliers de sans- papiers comme Nacer. Mais combien se rencontrent-ils et ont-ils l’occasion de parler ? (…) Parler entre nous, venant d’horizons si différents, de l’immigration, de l’intégration, de la religion et de l’Islam, de la France et de son identité, de l’Algérie probablement, avec des regards si différents, était finalement une démarche citoyenne », souligne Xavier Driencourt.

A travers ce récit, les auteurs partagent, avec le lecteur, leur parcours personnel, leur relation intime et forte avec la France et l’Algérie où chacun témoigne, à sa manière, sa quête de fraternité, animée de la volonté de regarder vers l’avenir du vivre ensemble, sans tourner le dos au riche passé commun, tissé entre la France et l’Algérie, souvent douloureux, toujours passionné.

«A mon retour en France, quatre ans plus tard, j’ai gardé un intérêt de plus en plus personnel pour l’Algérie (…) progressivement, presque indiciblement, en quatre ans, par les rencontres, les expériences, les amitiés, les déplacements dans le pays, s’est opérée en moi une sorte de mutation biologique qui a transformé mon regard de haut fonctionnaire en un regard d’homme avec ses questionnements, ses doutes et ses interrogations», écrit Xavier Driencourt.        Fin de l’article.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=72899

Posté par le Juin 22 2018. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE, CULTURE, Politique de la Ville. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

7 Commentaires pour “Quand un « nègre » squatte une librairie du Tiers Monde en solo…”

  1. Mémoria

    Précisions aux lecteurs :
    Paru en janvier 2016 aux Editions Salvator spécialisées dans les livres religieux sous le premier titre « Quatre nuances de France »,le livre fût co-écrit par Rachid Arhab journaliste connu de la 2 et grand reporter né en 1955 en Algérie,Karim Bouhassoun bi-national,Sciences Pô,et fonctionnaire au Conseil Régional de Besançon,Xavier Driencourt fonctionnaire du Chiffre et ambassadeur de France en Algérie,enfin Safer Nacer sans papiers algérien depuis plus d’une décennie et postulant pour une naturalisation…
    Le 25 octobre 2016 ,soit neuf mois après son édition originale,le Quotidien Liberté du 25/10/2016 sous la plume de Hafida Ameyar annonce un nouveau titre « Quatre nuances de France,quatre passions d’Algérie » après réédition en septembre 2016 par les Editions Frantz-Fanon ! Le Quotidien d’Oran attribue dans sa formulation la paternité du livre à Monsieur l’ambassadeur qui signera dans quelques heures dans une librairie…tiers mondiste devenue huppée ! Très bel exemple de sous-traitance politico-culturelle dans le sillage de l’oeuvre civilisatrice de Marianne et ses …bienfaits !

  2. Mme CH

    Hé bien, il n’est pas difficile de reconnaître « le Nègre » parmi les auteurs de l’ouvrage collectif..! Les Pôvres algériens, ce n’est pas eux qui vont récolter le prix Goncourt, ni le prix des « Editions Salvator spécialisées dans les livres religieux »…!! Le ver est dans le fruit.!

    Cet ambassadeur a squatté la paternité de ce livre pour des raisons bien évidentes…!!!
    Cet Enarque est en Algérie pour la deuxième fois ,il doit avoir un esprit très fertile et une vue perçante, car pour un ambassadeur français, occuper le même poste n’arrive qu’en Algérie. c’est lui qui a comparé les relations algéro-françaises « à la Bourse de Paris, des hauts et des bas, mais elles sont bonnes. »

    Voyons un peu son CV, et à vous de juger….

    Ce « Driencourt, Alger le connaissait déjà en 1994, quand il était aux ordres du ministre des affaires étrangères Alain Jupée. c’est bien Xavier Driencourt qui était de permanence un jour de noël le 25 décembre 1994, quand un Airbus d’Air France est pris en otage par des terroristes du GIA. Il passa 72 heures d’affiliés au Quai d’Orsey, dans le bureau du directeur de cabinet Dominique de Villepin. Quelques jours before son arrivée en poste à Alger en 2008, le chef du protocole à la présidence algérienne est arrêté à l’aéroport de Marseille et mis en examen dans une affaire d’assassinat de l’opposant Mecili. Une simple homonymie qui plongea les relations algéro-françaises dans le congélateur…..

    Driencourt, c’est bien lui qui a eu cette idée osée d’inviter un bataillon algérien au défilé du 14 juillet 2012, pour marquer les 50 ans de la fin de la guerre d’Algérie. Dés élus du Front national ont à l’époque réclamés son rappel à Paris. Face à la polémique, les militaires algériens seront finalement au défilé en 2014. C’est également cet ambassadeur qui demanda aux autorités algériennes de supprimer le visa pour les français nés en Algérie before l’indépendance en 1962, considérant qu’ils sont «des enfants de la terre d’Algérie. »

    …Le désormais ex-inspecteur général du Quai d’Orsay, conservera t-il le même esprit de « maison fermée », critiqué par plusieurs diplomates français, lors d’un procès pour diffamation visant un ancien ambassadeur de France d’origine algérienne à Andorre.  »

    Comme toujours faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais…pour l’ambassadeur d’origine algérienne..

    Non Mr Diencourt, vous pouvez toujours courir, les Corneilles noires sont les enfants de l’Algérie française, et ce pays n’existe plus, sauf dans les boites d’archive d’Aix en Province..et dans les archives d’Etat civil de Nantes.!

    Quant à l’affaire de l’Air Bus soi-disant détourné et où se trouvait Ferhat Mehenni le harki à la solde de BHL et du Makhnez ….il s’agit là d’une autre histoire que l’histoire va nous révéler un jour…!! Huuummmmm, vous ne sentez rien…!!

    • Le prix Goncourt, l’Algérie l’a déjà obtenu en la personne de Leïla Slimani, qui est algérienne par sa mère (Béatrice-Najat Dhobb Slimani), dont le père est du terroir.

      • Mémoria

        @Si Benbakhti,
        Nous laisserons « parler » l’article ci-dessous d’une revue culturelle du 11ème arrondissement CHEEK Magazine et qu’on ne pourra pas accuser d’antiféminisme :
        « Rappelons qu’en 114 ans d’existence, le Goncourt n’a couronné que 12 femmes et petite poignée d’auteurs nés à l’étranger.

        Deux formidables romans d’initiation et de réconciliation qui, dès la rentrée, ont retenu l’attention des jurys des Grand Prix d’automne. Les deux auteures ont ainsi cumulé pas moins de cinq nominations chacune, au Goncourt, Renaudot, Médicis, Interallié, Femina ou au Grand Prix de l’Académie Française. Elles ont finalement du se …contenter des versions lycéennes du Goncourt et du Renaudot, ainsi que d’autres distinctions, certes bienvenues mais moins symboliques (Prix Landerneau des lecteurs et Prix littéraire du Monde pour Zeniter, Prix du Style pour Adimi). Sans doute l’étiquette “femme, jeune, d’origine étrangère” a t-elle joué dans le choix final des Grands Prix, étiquette dont la France -encore pétrie de paternalisme et de culpabilité post-coloniale- ne parvient pas à faire abstraction, hésitant entre indifférence, complaisance et volonté souvent maladroite de reconnaissance. Rappelons qu’en 114 ans d’existence, le Goncourt n’a couronné que 12 femmes et une petite poignée d’auteurs nés à l’étranger. À ce titre, le sacre de Leïla Slimani -franco-marocaine de 35 ans- avait constitué, en 2016, un événement. Un Goncourt tellement audacieux qu’il a comme épuisé la capacité d’ouverture des jurys qui n’ont, semble t-il, pas eu envie de récompenser cette année un voire deux profils plus ou moins similaires. De quoi renforcer le sentiment déplaisant que ces choix “atypiques” restent très politiques et n’ont d’autre fonction que de faire amende honorable face aux minorités, ou de répondre aux chaos de l’actualité. Survenu un an après les attentats qui ont touché la France en novembre 2015, le Goncourt de Slimani pour Chanson douce (Gallimard) est arrivé à un moment où la France avait un grand besoin d’unité nationale… Cette victoire avait néanmoins ouvert une porte. Le palmarès des prix 2017 -qui n’a récompensé que des hommes- vient de brusquement la refermer. »

        Source:Virginia Bart de CHEEK Magazine, Publié le 27 novembre 2017 à 3:05

  3. Benbakhti

    @ Si Mémoria (Magnifique prête-nom)

    Je crois médiocrement aux arguments avancés par « Cheek Magazine ».
    Il faut juger sur pièces. La langue de Leïla Slimani est d’une belle venue, et méritait bel et bien cet honneur.

  4. Mémoria

    Au-delà de l’élégance de la réponse de Si Benbakhti ,je ne puis que constater la surmédiatisation de Leïla et …les autres littératures lycéennes par le réseau officiel de la Francophonie alimenté par les instituts français (Ex centres culturels) et lycées/Annexes.fr en Algérie et dans le monde de la périphérie …Tant que la France des institutions se contentera de sélectionner des « lièvres » nord africains naturalisés dans l’Hexagone et/ou des dauphins de la future classe politique Affairs des lycées.fr d’Alger aspirant à une nationalité de »Fils en père… »,l’Algérie rechignera à être membre à part entière de la Francophonie…Tous ses « Prix » n’occulteront pas le déni français post colonial des oeuvres de Kateb Yacine,Mohamed Dib,Mouloud Mâameri,Malek Haddad et les autres…

  5. Mme CH

    Tous les « Harkis intellectuels » (titre cher à Mr Naïmi Kaddour) ont reçu ce prix, alors de quel honneur parle t-on..??

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