La Voix De Sidi Bel Abbes

« Quand Moom Moste dérange les mentalités… »

Chroniques   :

—–Je ne suis chez moi que dans un livre, même si les pièces y sont multiples, les portes infinies, les dédales enchevêtrés , les fins abracadabrantesques , les mets ragoûtants, ou fades de popotes, de cantines ou ceux recherchés et raffinés des fins gourmets , même si la lumière y est éclatante et crue quelque fois et souvent le clair obscur donne aux lieux et aux choses le mystère inhérent à une pensée métaphorique ; je ne suis véritablement chez moi que dans un livre là où le style peut faire l’homme mais peut défaire aussi le langage, le rendre à cette poétique de la sensibilité première …même si l’histoire est souvent ramenée par un oiseau jusqu’à votre fenêtre triste ou gaie ,elle s’en ira avec lui par monts et par vaux et soudain tous les personnages se trouveront orphelins ,démunis, sans … ils courront derrière lui puis s’envoleront et deviendront oiseaux, et dans le ciel seront d’étranges signes, et dans leur danse se combineront d’étranges symboles …Combien de SDF compte le monde sans le toit des livres ? Un livre est une pierre à l’édifice d’un monde celui de l’amour . Celui de l’écran et des touches digitales sent l’odeur et l’atmosphère aseptisée des hôpitaux..L’âme y meurt dans des contorsions douloureuses . L’agonie du monde révélé et des prophéties : le monde des grimoires et des parchemins magiques qui a disparu. La belle et féconde industrie du livre bat-elle de l’aile ?
MB le 10 02 2019

Lien : https://www.facebook.com/moom.moste

Bencherif Mostepha

« En six jours et dans un déluge d’encre naquirent les lettres. La terre était blanche comme le cour d’un enfant. Il n’y avait ni montagne, ni forêt, ni rivière. Tout était à recréer ; l’ordre de la création était chaotique. Une fleur se mit à pousser, ouvrit ses pétales et s’envola dans le ciel pour devenir soleil ». —–Mostefa Bencherif, au parcours atypique, est enseignant et père de trois enfants. Passionné de mots, il tourne les pages des livres avec un plaisir qui ne dépérit pas.

“Chroniques et mentalités” de Mostefa Bencherif     Chroniques parues en 2016 et en 2017 quotidiennement au journal Le carrefour d’Algérie dont le but essentiel est d’approcher le sous-développement dans ses différentes manifestations symptomatiques, reflet de crises protéiformes, incapacité donc à assurer une stabilité politique, sociale, culturelle et surtout économique. (…). Ces chroniques au quotidien essayent, en outre, de poser un questionnement existentiel  sur la problématique essentielle de la liberté, de la démocratie, de l’engagement… de la politique qui reste l’élément-clé d’une lutte pour un pouvoir dont les racines puisent, bien au-delà de 1962. Lien : https://www.liberte-algerie.com/culture/nouveautes-du-sila-303327

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=75824

Posté par le Fév 11 2019. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, CULTURE, ORANIE, SOCIETE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

1 Commentaire pour “« Quand Moom Moste dérange les mentalités… »”

  1. Eponyme

    Quand on a senti l’odeur diffuse du papier feuilleté tant de nuits d’évasion d’un trop plein de réalité,on ne s’en remet plus ! C’est comme la senteur du jasmin dont s’est imprégné un décolleté qui,page après page, vous accoutume à l’esclavage…

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