La Voix De Sidi Bel Abbes

Quand l’histoire des visas fait rappeler des mésaventures Algéroises inoubliables à notre ami le Dr Hadj Abdelhamid.

En lisant les commentaires relatifs sur l’article consacré aux visas. Notre attention se focalisa sur un commentaire de notre ami Dr Hadj Abdelhamid et que nous avons estimé le faire partager ce vendredi à nos lecteurs (ices).

L’histoire des visas m’a rappelé des mésaventures algéroises inoubliables. En souvenir du chanteur Guerrouabi, j’ai titré mon post : Allo, Allo, Madania, pipi svp ! Je n’aime pas Alger. Du mois, je ne l’aime plus depuis belle lurette. En tout cas, échaudé par des mésaventures douloureuses liées à un besoin humain naturel, je n’aime plus entendre parler de voyage à la capitale.
La première fois, au début des années 90 je crois, je fus contraint de faire le voyage pour « viser » des documents de l’état civil, destinés à mon jeune frère étudiant à l’étranger. Des documents établis en français. Une disposition légale obligeait ainsi, pour ces documents, un visa du ministère de l’Intérieur et un autre de celui des affaires étrangères. Ce n’était pas une mince affaire ; elle pouvait nécessiter une journée entière surtout pour un provincial maîtrisant peu la géographie algéroise avec les embouteillages légendaires de la capitale. Mais voilà, à l’Intérieur, à peine l’entrée du service concerné franchie, un jeune homme, assis derrière un petit bureau, s’est presque rué sur moi :
Mais par où êtes-vous rentré, me cria t-il sans ménagement.
– Par la porte, répondis-je et j’ai été orienté vers ce service.
– Ce n’est pas une journée de réception.
– Je viens de Loin.
– Tout le monde dit ça.
– D’accord, si vous considérez que 1000 km, c’est-à-dire Sidi Bel-Abbès/Alger aller-retour, ce n’est pas très loin, mais pouvez-vous reconnaître, quand même, qu’un compatriote obligé de venir d’Adrar, aller-retour pour le même motif, vient, lui, d’assez loin. Mon métier m’ayant appris à adoucir les mœurs et les nerfs, je ne tarde pas à me retrouver assis face au jeune qui consent finalement à « tamponner » mes documents. L’Intérieur réglé, en route pour les Affaires Etrangères. Seulement, un appel vésical naturel se fit de plus en plus pressant et je me suis alors trouvé obligé de faire le tour des cafés du quartier pour commander, à chaque fois un « café noir » sans le boire, juste pour avoir accès aux urinoirs mais on me répétait invariablement dans la dizaine d’établissements visités, « Toilettes fermées » Heureusement, une mosquée providentielle, découverte sur le chemin, apaisa ma souffrance. Au ministère des A. E., j’avais une grande appréhension en pensant que si, à l’Intérieur, cela n’a pas été déjà facile, alors, ici, ça ne va pas être de la tarte, c’est sûr. Mais, consolation bienvenue, il y avait un groupe important de jeunes venus ici pour la même raison que moi, viser des documents mais qui semblaient attendre depuis longtemps déjà tant le groupe manifestait une certaine agitation. A travers une fenêtre, j’avais aperçu, dans la cour de l’édifice, un ami de Bouira, un attaché consulaire. Mais je n’ai pas osé l’aborder car il marchait, en compagnie d’autres personnes, aux côtés de Sellal, l’actuel premier ministre. Soudain, comme le sauveur, face au groupe de jeunes qui s’impatientaient, apparaît ….Loucif Hamani, oui le grand Hamani, le grand boxeur ( il était devenu attaché consulaire, je crois ? ) Il est vite entouré par tous les jeunes que je rejoins illico presto. Ayant pris acte de nos doléances, il ramasse nos documents pour revenir un peu plus tard, en faisant un appel comme dans une classe et remet, à chacun de nous, les papiers dûment visés ! Quand je pense au jeunot de l’Intérieur qui m’avait presque mis à la porte. Mon deuxième voyage à Alger remonte à 2006. Motif, visa pour un voyage à l’étranger, tant attendu car cela faisait plus de vingt ans que je n’avais pas quitté le territoire national. A Hydra aussi, dans tous les cafés de la place que j’avais visités de bon matin, toujours pour soulager ma vessie, en commandant à chaque fois un café noir que je ne buvais jamais tant il était infect, toutes les « toilettes » étaient fermées ! Lorsque j’ai regagné le consulat étranger, j’ai failli renoncer à mon visa tant il y avait une chaîne, certes disciplinée, mais importante devant la porte. Mais, alors qu’une fine pluie commença à battre le bitume, on fit rapidement rentrer tout le monde et, la porte juste franchie à l’intérieur, une salle d’eau accueillante s’offrait à la vue, indiquée par une pancarte. Ouf! Ayant rejoint la grande salle d’attente, mon voisin, un jeune Algérois fier mais grincheux comme une mégère n’arrêtait pas de se plaindre sur les conditions d’obtention du visa qui devenaient, selon lui, un véritable parcours du combattant. Irrité par ses atermoiements, je l’ai arrêté net.
– Ecoute-moi bien, jeune homme, ici, nous sommes en territoire étranger. C’est bien nous-mêmes qui avons décidé, de notre propre gré, de venir ici , demander un visa d’entrée chez « eux », et ils restent libres d’accepter ou de refuser de nous recevoir chez eux ! C’est une question élémentaire de souveraineté. Par contre, s’il y a bien des gens qui font souffrir les Algériens chez eux, ce sont bien vous, les Algérois !

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=53405

Posté par le Août 15 2014. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

16 Commentaires pour “Quand l’histoire des visas fait rappeler des mésaventures Algéroises inoubliables à notre ami le Dr Hadj Abdelhamid.”

  1. ARBI ET FIER DE L ETRE

    DIXIT AMARA LE SAIDIEN
    ALGEROIS /ROI
    ALGERIENS /RIEN
    IL N AVAIT PAS TORD . DEPUIS EST CE QUE CELA A CHANGE?
    ET EST CE VERS LE POSITIF OU LE NEGATIF ?
    C EST TOUJOURS PAREIL RIEN N A CHANGE . NI LA MENTALITE .NI LA VIE DANS LA CAPITALE . MAIS LE PLUS DUR A ETE ENDURE PAR LES GARS DE CHEZ CONTRAINT D Y VIVRE POUR GAGNER LEUR CROUTE . NOS JOURNALISTES DU BLED VOUS DIRONT BEAUCOUP PLUS . DU MOINS CEUX ENCORE EN VIE .CAR SIDI BEL ABBES A PERDU BEAUCOUP DE SES ENFANTS QUI ONT FAIT LA GLOIRE DU JOURNALISME BALBUTIANT DES PREMIERES ANNES DE L INDEPENDANCE .
    RECHERCHE DESESPEREMENT /MAACHOU BLIDI , si t es encore en vie fais nous signe , j ai lu quelques parts AMEL BLIDI , est ta fille , une PLUME … MA CHAA ALLAH

    • elhadj abdelhamid

      Bonsoir
      Il se fait un peu tard maintenant, mais demain, inch’Allah, je vous raconterai comment, à cause d’une indélicatesse du grand reporter belabbésien Maachou Blidi, j’ai failli, en 1980, alors jeune interne en Psychiatrie à l’Hôpital Sidi Chami, perdre….mon diplôme!
      A bientôt

  2. ARBI ET FIER DE L ETRE

    EST CE TA FILLE ?

  3. kaid

    un témoignage véridique;il nous renseigne de nos retards nos craintes notre quotidien

  4. Gamra de sidi khaled

    oui l’octroi des visas est dur mais ce que raconte le toubib est pire

    • Amirouche

      @Gamra de sidi khaled

      Bonjour

      Dites moi si Gamra , pourriez-vous me faire une attestation d’hébergement , c’est pour faire une demande de visa pour visiter Palissy , ne vous inquiétez pas une fois à Sidi Khaled je me débrouillerai pour l’hergma car je sais qu’il y a beaucoup de bhayrette et aussi el 3anka.
      Je vous rembourserai les timbres fiscaux bien sûr , Atehala khayi

  5. Amirouche

    Bonjour

    Un jour , j’étais aux toilettes dans une station service.
    La première porte indique que les toilettes sont occupées , j’ entre donc dans la deuxième. A peine je me pose sur le trône que j’ entend:
    – Salut toi! Comment ça va?
    Étonné, je me dis que c’est un drôle d’endroit pour taper la discussion avec quelqu’un, mais bon, on ne choisit pas…
    – Embarrassé, j’ai dit : Euh, ça va, merci ! .
    – Qu’est-ce que tu fais de beau?
    – Ben, je fais comme toi, !!!! …
    – As-tu mangé ?
    – Non !!!! , et puis ce n’est pas le moment d’en parler !!
    Et là, j’entends :
    – Écoute,je dois couper , je te rappelle plus tard ma chérie, il y a un malade à côté qui répond à toutes mes questions!
    Ceci une blague bien sûr ……..on ne sait jamais !!!!

  6. jamel

    Elle est belle celle ci khayi !

  7. Abbes

    Le présent témoignage est utile pour savoir le mal bureaucrate et les considérations des citoyens venus de l’intérieur du pays Alors merci docteur H A

  8. Sofinor

    @Arbi (et « fier de l’être »), vous avez la touche haut de casse coincée ?
    Les majuscules agressent la vue. Par surcroît, ça rappelle les messages des scientologues et autres sectes mal lunées.
    Quand au « Fier de l’être », laissez tomber, mon brave. Il n’y a pas à être fier d’être arabe, chinois ou maltais. On a une personnalité, une culture, et c’est cela seul qui compte.
    Amicalement.

  9. Sofinor

    Correction : Quant au « Fier de l’être » (avec t)

  10. Sofinor

    @ Cher Bridi
    « Quand à » est une faute.
    Il fallait lire « Quant à » (avec un t en lieu et place du d).

  11. lecteur de la VDSBA

    Quand, adverbe et conjonction

    On écrit avec un « d » final quand qui introduit une question ou une subordonnée de temps.
    Exemple : Une interrogation ? Quand ma voiture sera-t-elle livrée ?

    Quant une préposition

    On écrit avec un « t » final quant à qui a la valeur d’une préposition. Cette locution introduit des noms ou des infinitifs et est employée dans le sens de  » en ce qui concerne  »
    Exemple .Quant à votre voiture , elle n’est pas encore arrivée.
    Mr Sanifo vous avez parfaitement raison.

  12. lecteur de la VDSBA

    Pardon lire SOFINOR

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