La Voix De Sidi Bel Abbes

Quand l’artiste du bled Mustapha Chadli s’invite a cinématique d’Oran

Selon une annonce de programmations de films  à la cinématheque d’Oran pour le samedi prochain ayant trait a projection du film « Elise ou la vraie vie » de Michel Drach et ce en 1967 .Nous avons tout de suite pensé a l’acteur le cinéaste du bled Mustapha Chadli  que certainement beaucoup de lecteurs ne le connaissent pas, lui qui a participé dans ce film là ,avec avec Bernadette Lafont et Marie José Nat et Mohamed Chouikh .L’histoire se passe en France pendant la décennie de la guerre d’Algérie : Élise, jeune Bordelaise rêvant de « vraie vie », monte à Paris, trouve un travail dans une usine et y rencontre Arezki, un Algérien, dont elle s’éprend.Grand succès populaire, le roman a été remarqué par la justesse de sa description socioculturelle, notamment du monde ouvrier et des relations entre Français et Algériens. Situé pendant la guerre d’Algérie, il évoque les relations entre Français et Algériens en France pendant la guerre d’Indépendance, les tensions, la peur du FLN ,les rafles. En combinant vie quotidienne et histoire d’amour, Claire Etcherelli révèle l’omniprésence de la xénophobie en France à cette époque.Sur l’invitation de son frère Lucien, Élise se rend à Paris. Cherchant du travail, la Bordelaise va à l’usine où celui-ci travaille et s’impose à l’embauche face à tous les Arabes. Élise est alors témoin de manifestations de racisme dont l’une affecte son futur ami Arezki, qui, souffrant d’une migraine, demande à son employeur une permission pour l’infirmerie, que celui-ci, guidé par des préjugés, lui refuse.Élise s’indigne contre ce comportement, éprouve de la pitié pour son collègue et lui offre deux cachets. Appréciant ce geste d’amitié, Arezki remercie Élise non seulement en lui faisant cadeau de deux croissants et d’un tampon imbibé d’essence (pour qu’elle puisse se nettoyer après son travail), mais aussi en l’invitant à fêter son anniversaire en allant boire un verre. C’est à ce moment-là que l’amour nait entre ces deux personnages si opposés. Cet amour est marqué de rencontres secrètes et de changements constants de lieu de rendez-vous : Arezki a peur d’être aperçu, parce qu’il redoute l’omniprésence des policiers, alors qu’Elise est déchirée — elle l’aime, mais elle renie leur relation. Au cours du récit, rendant visite à son ami, elle assiste à une autre manifestation de racisme. Leur histoire se terminera sur une disparation, une absence, et Elise quittera Paris sans revoir son amant.

Domicile de l’artiste Mustapha Chadli ..un bonjour Bélabbesien

Pour notre voisin de Sidi Yacine Mustapha chadli (voir photo du bâtiment ou il habitait au rez-de-chaussée il nous a déja ecrit il y’a quelques temps relisons son courrier    « Salut à tous, encore une photo prise lors du festival méditerranéen d’Antalya en Turquie avec mon ami, mon frère, Cheradi, paix à son âme, et le grand chanteur Lamari. En espérant que cette photo va vous faire plaisir à vous tous et en particulier à mon ami Abbes Lacarne. A bientôt, amicalement ». Mais dans  tout cela, je n’ai pu résister au devoir de mémoire en remarquant feu Cherradi Abdelkader qui nous a quitté il y a plus d’une année et demi  exactement le 28 avril 2011. Ainsi notre ami artiste s’invite tout prés de chez lui a la cinématheque d’Oran a travers le dit film résumé plus haut .

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15 Commentaires pour “Quand l’artiste du bled Mustapha Chadli s’invite a cinématique d’Oran”

  1. Claude.B

    Lors de la sortie du livre  » élise ou la vraie vie  » notre professeur de lettres nous demanda de le lire et de préparer un exposé .J’étais très jeune ,au lycée mais me souviens comme si c’était hier de ce livre poignant qui m’interpella à plus d’un titre .L’histoire d’une femme qui découvre la vie :le travail à la chaîne en usine ,le racisme ,la méchanceté des gens ,et l’amour .Cet amour magnifique sur fond de racisme qui se terminera tragiquement par la disparition de celui qu’elle aimait .Bien sur , l’adolescente que j’étais , avait pleuré sur cette histoire d’amour ,mais la française née en Algérie ,se trouvait encore une fois confrontée à cette période terrible de la guerre ,mais cette fois ci ,à ses répercussions en France ,et notamment à l’ampleur de cette xénophobie .L’actrice Marie Josée NAT ,française née de mère corse et de père Algérien avait dans son enfance été confronté au racisme ,on l’appelait » la fille de l’arabe « ,elle ne pouvait qu’être inspirée par ce rôle ,et le vivre vraiment .Ce que je découvris en voyant ce film ,par la suite ,ou le jeu des acteurs principaux était poignant ,on découvrait aussi les acteurs Algériens .
    J’ai revu plus part ce film une seconde fois ,il eut un autre impact ,un autre éclairage ,ma connaissance de l’ HISTOIRE de nos deux pays s’étant accrue !

    • Daho belabbes

      Tant mieux que la culture en général pernet d’accroitreses connaissances.L’amour a survécu malgré les drames et l ‘historie.et aussi également des mulitiples imcompréhensions…

  2. hami de sba

    chadli est a paris et il ne cesse de demander des nouvelles sur belabbes.

  3. nabila t sba

    la fin est triste malgré l’amour de ces deux personnes.On nous jamis passé ces films rien que des navets Egyptiens.

  4. kerroum retraité

    Cest aussi ce que l « on pourrait qualifier d »age d’or du cinéma national en ces années d »echanges culturels étroits avec les cinéastes du monde dont ceux de la France avec des coproductions et avec les pays de l’Est ou les Algériens se dirigeaient pour se former.

  5. Benhaddou boubakar

    grandes salutations a notre acteur chadli mustapha,je ne sait si j’ai vu ce film au versailles ou l’empire! je crois au versailles non? c’ètait un beau film a l’èpoque; cette meme on a vu un autre film aussi: »les choses de la vie » avec Michel piccoli! merci la VDSBA!

  6. gamra de sidi khaled

    je dis également merci a la voix de sba pour nous faire connaitre ces beaux films ou le résumé est bien édifiant sur ces milliers de relations qui se sont nouées malgré la guerre ;le racisme..

  7. hanene

    Le récit de ce film est superbe.Mais la fin est triste.Ces relations entre citoyens de deux pays qui se sont aimés ,ceux ne sont pas forcément des histoires de romans mais sont généralement nombreuses par centaines qui existent..et moi je trouve que le cinéma est un bon miroir.

  8. Hocine .

    Mustapha Chadli , habitait au 1er étage ( 3eme porte) .

  9. Un parmi d'autres

    Mon dieu quel souvenir inoubliable ce beau film tiré du roman de Claire Etchereli de 1967 et dont les prise de vue ont été tournées en 1970 et j j’ai même assisté aux prises de vue des séquences tournées au métro Barbès Rochéchouard ou j’ai vu le duo Marie José-Nat et Mohamed Chouik au moment de leur séparation par les grilles alors que j’était à une dizaine de mètres sur le trottoir et cette séquence était prise vers les 20h et les images d’avant 62 défilaient dans ma petite tête en ce temps là .
    Quand je pense je me dis que c’était hier.

  10. souad CITE SABAH

    un beau film Cette histoire d’amour marque les liens charnels entre deux communautés que la politique divise pas les vrais sentiments.

  11. miloua

    cher ami chadli mustapha j’aimerais bien te revoir pour rememorer nos escapades nocturnes a l’interieur de l’espace vert du triangle du petit vichy que nous appreçions pour nous isoler .On pretend que tu vas passer à oran celà nous ferait plaisir que tu fasses un saut à belabbes

  12. MEKKI B VDSBA

    Bientot c’est la journée Internationale de l ‘enseignant.Alors a votre plume..Vous connaissez le chemin,…des souvenirs des impressions sont les bienvenues si Miloua H.Nos amitiés.

  13. miloua

    UN PAN DE L.ECOLE ALGERIENNE(temoignage de l’ecole au lendemain de l’independance)
    Solicité par MR MEKKI B pour donner mes impressions à la veille de la journée internationale de l’enseignant j’apporte ici un temoignage aussi modeste qu’il soit sur un pan de l’ecole algerienne vecue par de jeunes enseignants belabesiens au lendemain de l’independance .je pense donc que cette journée memorable du 5 octobre est tres proche d’une autre journée tout aussi historique que celle du 1er octobre 1962 date à laquelle des milliers de jeunes ont repondu à l’appel de leur pays pour prendre la releve des enseignants français.Ainsi il fallait tout d’abord assurer la rentrée tout au moins pour les ecoles des chefs lieu de daira.Je ne sais pas comment notre jeune administration a eu nos adresses car nous fumes surpris de recevoir des convocations à la veille de la rentrée.C’est plein d’emotion que nous repondimes à cet appel ,un sentiment envahi par un double bonheur se lisait sur nos visages non seulement nous vivions la joie et l’ivresse de l’indépendance mais encore nous etions choisis comme pionniers pour les premiers pas de developpement de notre pays avec comme prime un salaire mensuel de 500 da,à cet epoque cela faisait vivre son homme quand le kg de viande coutait 5 da.Je reviendrai maintenant sur notre grande preoccupation de cette de notre formation s’il subsistait encore dans les etablissements quelques manuels français tels le livre « ouyahia » pour la 1ere annee et le livre « dumas » pour le second palier nous n’avions aucun document pedagogique de travail à part ce fameux « code soleil » un condensé des devoirs et droits de l’enseignant.
    Nous etions devant le seul choix de d’autoformation il fallait donc assurer et assumer heureusement la fibre national vivante nous vivions cette 1ere rentrée dans un climat de solidarité et de communion extraordinaire entre enseignants ,il fallait pour se former etre à l’ecoute entre nous pour nous documenter ou bien aupres d’une ecole pourvu d’archives ou aupres d’un collegue rentrant de france.Je me souviens du groupe de jeunes enseignants qui faisait tout pour coordonner cette formation à l’image de salah abdedaim belabed djillali et fekih benaouda ecole mohamed abdou de attaoui abbes benbakreti et bakhti aek ecole ibn rochd de benahmed habri ain el berd de lacarne abbes ecole pasteur de feu aberkane ecole ibn sinna de ourred ghaouti ecole gambetta de attouch noureddine à adim fatiha de lalimi sid ahmed et debbar turki ecole elghazali de feu bengrit lakhdar a sidi hamadouche de benhadji hamid à sidi brahim et tant d’autres.C’etait à qui innovait pour nous enrichir de documents parfois le tirage se faisait au limographe un systeme de l’ecole moderne qui consistait à imprimer soi meme les fiches en utilisant le fameux stencyl que l’on passait au rouleau d’encre sur une toile de jute ah! quelle époque!Nos leçons etaient guidées par cet indispensable cahier journal ,le cahier du jour mais aussi comme son nom l’indique un vertable journal de bord.
    Notre mission n’etait pas terminée car si la 1ere annee nous avions l’embarras des postes en ville l’annee 1963-64 fut tout autre il fallait rejoindre les ecoles rurales car un grand contingent de cooperants français etait muté à belabbes il fallait donc rejoindre la campagne.Et là ce fut une autre merveilleuse aventure un autre monde ,un autre décor celui de la vie rurale où l’enseignant nouvellement muté etait attendu avec impatience à l’arret du car.Cette population dont c’est la premiere fois que leurs enfants etaient scolarisés nous entouraient non seulement d’une chaleur familliale mais encore insistait pour partager avec elle la galette du four rural et le petit lait caillé au senteur du beurre et ceci assis sur une natte d’osier sous l’ombre d’un beau platane millenaire ;berçées par la bise ses feuilles sifflaient doucereusement dans nos oreilles.
    Que de beaux souvenirs notre quotidien en classe se passait dans des journées paisibles le calme de la campagne etait interrompu de temps à autre par le champ du coq.le gazouillis des oiseaux,le cri du laboureur ,accompagné par l’odeur discrete de notre soupe que l’on rechauffait entre les heures de classes sur le poele à bois. ,faute de cantine scolaire.
    Voilà je vous ai relaté des images des flashs de la vie professionnelle de ces pionniers de l’enseignement au lendemain de l’independance en ce 50eme anniversaire de l’independance et aussi de la rentrée scolaire et à la veille de l’année internationnale de l’enseignant nos pensées vont pieusement à ceux qui nous ont quittés qu’ils reposent en paix quant à ceux qui sont encore en vie de nos jours(les plus jeunes ont plus de 68 ans) nous leur souhaitons une bonne santé pour le reste de leur vie sachant qu’ils doivent penser et j’en suis sur que si leur avenir est derriere eux leurs passé exemplaire est vivant ils ont ete parmi les batisseurs de l’algerie avec la noblesse de leur metier KADA EL MOU3ALIMO YAKONO RASSOULAH

  14. Hanene

    Personnellement je ne savais pas assez sur les pionniers.un trés beau tableau relatant l’histoire.

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