La Voix De Sidi Bel Abbes

« Quand la mouvance harkie squatte les domaines de la recherche en Histoire de l’Université algérienne ! »

Alors que l’historienne.fr Claire Mauss-Copeaux lutte académiquement avec d’autres historiens ,en France, contre une écriture révisionniste de la colonisation et de la guerre d’Algérie,un quotidien national.dz à grand tirage livre sa tribune à cette tentative de réécriture révisionniste de la période 1954-1962 à une chercheure en Histoire Fatima Besnaci-Lancou,fille de harki et …fière de l’être !

Nous vous invitons à lire l’article en question sans remettre en cause les compétences universitaires de l’historienne française Fatima Besnaci-Lancou et celle d’El Watan!  Néanmoins nous pêcherions par omission si nous occultions une partie du vécu de l’historienne(Fille de harki et écrivaine de leur cause) dont le champ d’investigation empiète largement sur le champ des universitaires algériens locaux et expatriés tout en les utilisant avec nos organes de presse pour

terminer sa recherche sur d’autres camps après le cessez-le-feu avec…ses dérogations du CICR de Genève en ignorant les dispositions des Accords d’Evian du 19 mars 1962.

Mémoria vous invite à lire l’article:

 

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« Plongée dans l’univers concentrationnaire français en Algérie »: El Watan du 20 août 2018

 

C’est  un ouvrage dense, froid, même «glaçant et glacial» que vient de commettre la chercheure et docteure en histoire Fatima Besnaci Lancou. Prisons et camps d’internement en Algérie : Les missions du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dans la guerre d’indépendance 1955-1962, publié en mai dernier aux Editions du Croquant, remet de la lumière dans l’âge sombre de l’univers concentrationnaire et carcéral français en Algérie.

Préfacé par le sociologue, professeur des universités, Aïssa Kadri, l’ouvrage (570 pages), restitue, dans un style dépouillé, étonnamment distancié, l’envers et l’endroit de cette Algérie française qui a fonctionné comme une «vaste prison», où le droit et la justice ont été bafoués : «Si l’on se base sur les statistiques de différentes sources recoupées et comparées, c’est un peu plus de trois millions cinq cent mille Algériens, voire quatre millions de personnes qui ont connu l’univers carcéral, mis systématiquement et méthodiquement en place par les autorités coloniales, soit presque 40% de la population de l’époque, ce qui est considérable dans une situation où le rapport de forces entre les belligérants en présence était incommensurablement inégalitaire».

L’opus, une recherche qui va «compter dans l’historiographie» de la guerre d’Algérie, éclaire «la systématicité de la répression coloniale, son caractère délibéré, pensé et organisé», se veut déjà comme un «révélateur, du côté français, de quelque chose qui a été tu et qui relève d’une mémoire négative où, en demandant de nommer les choses, aux témoins et aux générations, on les retire de leur champ de vision. Et du côté algérien, où on passe pour reprendre les mots de l’historien Denis Peschanski, auteur de La France des camps, de lieux sans mémoires, à des mémoires sans lieux, où la quasi-totalité des camps décrits ici ont sinon disparu, ou reproduit pour certains les logiques de la répression(…)».

L’auteure, pour les besoins de sa recherche, compilera, avidement les archives du CICR (Comité international de la Croix-Rouge) mises à la disposition des chercheurs en 2004, – 10 ans avant le délai réglementaire de 50 ans –, notamment les dossiers du sous-fonds classés dans les cotes B AG (regroupant l’ensemble des archives des initiatives du CICR en mission entre 1951 et 1965, en l’occurrence celles prises lors de la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962). La série B AG 251 comporte des documents relatifs aux activités opérationnelles du Comité international. Une série qui réunit quasiment tous les rapports de mission des membres du Comité et des délégués. Les autres dossiers contiennent, entre autres : rapports de mission et bordereaux d’envoi, correspondances et télégrammes reçus et envoyés, procès-verbaux d’entretiens, documents reliés, comptes rendus de réunion, des photographies, cartes, plans, brochures, affichettes, diplômes, dépliants, rapports médicaux, d’enquêtes ou d’activités, lettres d’associations françaises, des autorités françaises, du FLN, de protestations de plusieurs Croix-Rouge et Croissant-Rouge, etc.

… Centres de rééducation des rebelles

En tout, 464 visites de divers lieux de détention effectuées par les délégués du CICR, dont 139 concernent les établissements pénitentiaires, que l’ouvrage passe au crible de «manière très rigoureuse», rendant compte de la diversité des lieux et de leurs statuts, du sordide de la vie carcérale, de ces «conditions souvent infrahumaines» entrecoupées de quelques «moments fugaces d’humanité».
«Une première typologie des établissements d’incarcération est établie. Des centres d’hébergement aux CTT (Centres de triage et de transit) en passant par les CMI (Camps militaires d’internés pour les rebelles capturés les armes à la main, et faisant partie d’une bande armée ou non), Fatima Besnaci-Lancou dresse un panorama tout à fait précis et exhaustif de la situation qui prévaut dans l’année 1955, première mission, jusqu’à l’année 1958, dans un premier temps, où les autorités font un pas dans la prise en considération relative du statut de prisonniers pris les armes à la main (PAM). Ceux-ci, déclarés dangereux, réfractaires à toute récupération, sont internés dans des Camps militaires d’internés, spécialisés (CMIS), soit dans une Section spécialisée du CMI (SS CMI) et également dans des Centres de rééducation des rebelles pris les armes à la main (CDRP) où certains internés sont mis à la disposition des militaires pour des travaux de manœuvre (…).

Sans parler des camps de regroupement où «plus d’un million d’Algériens sont parqués et surveillés par les SAS (Sections administratives spécialisées), les Mokhaznis ou l’armée (…)». Cette typologie recoupe une «spécialisation des centres que l’auteure, transcendant une logique de répression totale, caractérise de manière détaillée à travers une sociographie des catégories de populations dominantes qui y sont internées : Lodi, celui des communistes et syndicalistes (118 Européens internés à partir de 1957), Paul Cazelles qui est celui des militants de la Bataille d’Alger, Tefeschoun avec la création d’une section femmes, Arcole, qualifié centre des irréductibles, Bossuet(Daya/Sidi Bel Abbès), celui des agitateurs politiques actifs, Berrouaghia, Djorf, Camp Maréchal, Sidi Chami, Saint Leu, puis plus tard des CMI (14 Centres militaires pour internés) et des CMIS (spécialisés pour les éléments dangereux) Boghar, Ksar Thir, etc.».

Toutes les lois, rappelle le préfacier, qui suivent la radicalisation de la lutte pour l’indépendance (loi du 31 mars 1955 relative à l’état d’urgence et la loi sur les pouvoirs spéciaux de mars 1956) accélèrent et généralisent la répression. «Pendant ce qui a été désigné Bataille d’Alger, le nombre d’arrestations est exceptionnellement important. En quelques mois, de janvier à juin 1957, des milliers de suspects sont arrêtés ; plus de 3000 d’entre eux disparaissent définitivement.

Ces hommes et ces femmes arrêtés par des militaires ne sont pas déférés devant la justice, mais d’abord enfermés dans des camps connus sous différentes appellations : centres de regroupement, centres de transit, centres de tri, camps dits “de triage”, centres de triage et d’hébergement provisoire, centres d’interrogatoire, lieux-dits, connus, de sinistre mémoire comme la ferme Ameziane à Constantine, la ferme Bousselham à Sétif, la villa Sésini à Alger. Il y avait plus de 200 camps, répartis sur tout le territoire algérien, directement rattachés aux 4 corps d’armée (Alger, Constantine, Oran, territoires du Sud). Près d’une trentaine se trouvaient dans l’Algérois et dépendaient du corps d’armée d’Alger, comme celui d’El Biar qu’Henri Alleg nomme centre de tri. Centre de tri dissimulé à la 4e mission du CICR, qui se trouvait à Alger de mai à juillet 1957 ; centre où Larbi Ben M’hidi, Ali Boumedjel, Maurice Audin, torturés, ont disparu (…)».

De camp en camp, la descente aux enfers

Aïssa Kadri (membre avec Delphine Perrin et Hocine Zeghbib du Comité éditorial de la collection Sociologie historique) met en relief la trajectoire «emblématique» de Fatima Besnaci-Lancou, symptomatique des déchirures algériennes nées de la colonisation. «Sa propre famille, déchirée et partagée par les circonstances qui la dépassaient, a été elle-même fracturée et divisée entre nationalistes, indépendantistes et engagés ou supplétifs de l’armée française».

Comme des centaines de milliers de paysans algériens dépossédés, expropriés, refoulés, sa famille a été déplacée en situation coloniale loin de ses terres. «Ses grands-parents maternels ont connu très tôt les camps de regroupement, celui notamment de Gherdous, à douze kilomètres de Novi, actuellement Sidi Ghilès, et ses grands-parents paternels, un déplacement au cœur de Novi où elle a vécu enfant jusqu’à huit ans, avant de connaître les camps du sud de la France. Et son oncle maternel a connu les camps qu’elle décrit dans l’ouvrage, notamment le CTT de Gouraya où il a été torturé et il a fini par rejoindre l’ALN où il est resté au maquis jusqu’à la fin de la guerre et est devenu gendarme dans l’Algérie indépendante. L’histoire de sa famille se confond avec celle des camps : de regroupement, d’internement, ou encore de relégation.

Elle reste elle-même profondément marquée par cette descente aux enfers. De camp en camp, (…)».Fruit d’un travail de recherche universitaire, un «travail qui confine à celui d’entomologiste, du cartographe scrupuleux et rigoureux dans la restitution du fait le plus ténu, et dont la cartographie des camps, avec leurs caractéristiques, leurs spécificités, les catégories de populations qui y passaient, peut être considérée avec le rapport Rocard sur les camps de regroupement comme une référence, rare, dans la connaissance de l’univers concentrationnaire français en Algérie.»

Source Mohand Aziri,El Watan du 20 août 2016/Lien :
https://www.elwatan.com/edition/actualite/plongee-dans-lunivers-concentrationnaire-francais-en-algerie-20-08-2018
FIN de l’article.
———————————————————————–QUI EST FATIMA BESNACI-LANCOU ?

           Chercheure-docteure en histoire, a dirigé le numéro 666 de la revue Les Temps Modernes, consacré aux harkis sous le titre « Harkis – 1962-2012, les mythes et les faits », membre du Conseil scientifique du Mémorial du camp de Rivesaltes (66) et de la Maison d’Histoire et de Mémoire d’Ongles (04), Prix Seligmann contre le racisme.

 

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=73653

Posté par le Août 24 2018. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE, CULTURE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

10 Commentaires pour “« Quand la mouvance harkie squatte les domaines de la recherche en Histoire de l’Université algérienne ! »”

  1. Mme CH

    Hé oui, aidés par certains médias bien connus, les Corneilles noires et les harkis tentent de revenir par la fenêtre en attendant d’ouvrir la grande porte…! Ah! Connivence quand tu nous tiens…!

    Cette Harkia essaye d’écrire son histoire pleine de choux à la crème avariée pour nous la faire goûter…..ceci risque de nous causer une indigestion pour ne pas dire intoxication… alors qu’elle garde son histoire pour ses semblables….c’est à dire les traîtres et les collabos…!

    QUI EST FATIMA BESNACI-LANCOU ? lit-on dans l’article….pour mieux connaître cette Harkia voici un extrait de l’interview réalisée par L’OBS, le 14/04/2012, intitulée: « Fille de harki, portée par l’injustice subie par ses parents ».

    A quel moment précisément décidez-vous de revenir sur votre passé ?

    – « C’est arrivé assez tard. Mon engagement a débuté quand je me suis rendue compte que le pouvoir algérien, issu du FLN historique, exploitait encore cette histoire. Quand le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, en juin 2000, a comparé les harkis aux collabos, j’ai trouvé cela tellement ignoble que je me suis mise à travailler sur ce sujet. Aujourd’hui, cela me répugne de parler de ce moment… »..alors là, c’est la meilleure, à quoi vouliez-vous qu’il les compare, aux combattants ou aux Moujahidines qui luttaient pour l’indépendance de l’Algérie…???

    Pourtant votre engagement tient à cette phrase…

    « – Oui, avant, le seule militantisme qui m’importait, c’était l’association des parents d’élèves ! Mais quand j’ai entendu ce discours, j’ai été en colère contre la France. J’aurais souhaité une réaction, au minimum un incident diplomatique. Mais l’Algérie est assise sur une manne pétrolière, alors on lui chante toujours les mêmes choses. »….Oh! La mémère, elle voulait qu’un incident diplomatique éclate entre l’Algérie et FaFa à cause des traîtres….!

    Pourquoi votre père s’est engagé auprès de la France ?

    « – Tout ce que je peux vous dire c’est que ce n’était pas un choix idéologique. Il était paysan et il aurait continué à l’être pour le restant de ses jours. Il était condamné à mort par le FLN parce qu’il avait été arrêté par l’armée française avant d’être relâché. Pour le FLN, cela signifiait qu’il avait dénoncé. Le FLN condamnait et tuait trop facilement. »…Et FaFa, elle n’a pas tué 8 millions d’Algériens….le FLN devait libérer le pays par tous les moyens et il était sans pitié envers les collabos…!

    Est-ce que vous vous positionnez comme beaucoup d’associations de harkis dans une demande de la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les massacres et l’abandon des harkis ?

    « – Tout à fait. C’est la seule réparation qui pourrait être faite. Que la France reconnaisse qu’elle a eu une grosse responsabilité dans l’abandon de ces hommes, dans l’enfermement dans les camps et dans leur mort. Je suis française et j’en veux à la France de ne pas avoir géré convenablement ce dossier. Nicolas Sarkozy a tenté de manipuler les vieux harkis en leur promettant en échange de leurs voix qu’il allait reconnaître la responsabilité de la France, le 31 mars 2007. Il a menti sur des histoires douloureuses, c’est criminel. Les gens y ont cru. Je n’ai pas voté pour lui, mais je me suis dit qu’il allait peut-être le faire. »…..Hé bien, heureusement qu’elle a dit qu’elle était française….! Alors, restez en France et racontez votre histoire à ceux qui veulent l’entendre sur l’autre rive..!

  2. Mme CH

    La photo de l’article parle d’elle même….en tout cas elle me donne des nausées….!! Un parachutiste qui a torturé des Algériens avec une bande de collabos qui ont vendu leurs compatriotes…..quel tableau…!!!

    « Nul n’a le droit d’effacer une page de l’histoire d’un peuple, car un peuple sans histoire est un monde sans âme ».

    « un peuple sans histoire est un peuple sans avenir »

    « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. »

  3. Argos

    Salem Si Memoria
    En introduction de votre intervention vous mettez en évidence la connivence d’Elwatan et de cette historienne « révisionniste » descendante de harkis qu’elle a toujours défendu dans leur droit auprès de la France qui les a ignorée depuis une longue période, qu’elle divise en trois temps d’après ses écrits  : Celui de la mise à l’écart (1962-1975), après un passage dans des camps de regroupement ironie de l’histoire ; celui d’une lente période de reconnaissance (1975-2000) et enfin le vote des lois d’indemnisation et l’instauration en 2001 d’une journée national d’hommage. Ceci pour dire que les harkis c’est d’abord un problème franco-français car nombres d’entre eux n’ont jamais perdu la nationalité Algérienne et vont et viennent librement entre les deux pays et même s’il y a parmi eux des récalcitrants aigris, à la fin ils se font enterrés dans le pays qui les a vu naître. Je ne vois pas ce qu’il y a de révisionniste chez elle dans l’article qui suit quand elle dénonce les atrocités qu’a subit le peuple algérien : « Ces hommes et ces femmes arrêtés par des militaires ne sont pas déférés devant la justice, mais d’abord enfermés dans des camps connus sous différentes appellations : centres de regroupement, centres de transit, centres de tri, camps dits “de triage”, centres de triage et d’hébergement provisoire, centres d’interrogatoire, lieux-dits, connus, de sinistre mémoire comme la ferme Ameziane à Constantine, la ferme Bousselham à Sétif, la villa Sésini à Alger ». C’est plutôt Aissa Kadri un algérien donc qui veut inclure les harkis et leur familles aux déchirures algériennes nées de la colonisation. Bien sur qu’ils y a eu à leur encontre des exactions ou des règlement de compte après l’indépendance, toute les guerres finissent ainsi quand la blessure est encore vivace mais c’est aussi un choix qu’ils ont fait de partir quand d’autres sont bien restés et qu’ils ne leur est rien arrivé. La génération de cette sale guerre est en train de s’éteindre cependant il y a toujours trop de rancunes, trop de honte ou de fierté , trop de sous entendus et d’intentions politiques belliqueuses des deux bords pour que l’événement relève d’une affaire classé. L ‘histoire s’écrit de nos jour par ceux qui ont les moyens de la produire et de la diffuser, nos « politichiens » l’ont bien compris et se servent de la colonisation comme une arme lui évitant d’affronter de face leurs propres turpitudes en usant des faits historiques hors de leurs contextes pour légitimer leur pouvoir. Suis-je un révisionniste si je dis que la révolution n’a pas été aussi rose qu’ils veulent bien nous le faire croire. Il y a eu aussi chez nous des combats fratricides, des luttes internes pour le pouvoir, des assassinats de chefs historiques gênants et la « bleuite » qui a fait autant de ravage dans les rangs de l’ALN que la bataille d’Alger, alors tous ceux qui ont été assassinés sans aucune preuve de leur culpabilité, traîtres ou loyalistes ? Aujourd’hui, avec du recule, les Harkis en France je les regarde comme des musulmans sincères et repentis devant Allah le plus grand, le plus puissant et quelle meilleure récompense………..

    • Mémoria

      @Argos !
      Très heureux de vous retrouver même si je pense à deux personnes à la fois car les pseudos sont souvent durs à garder…sur la Toile.Deux personnes pour qui j’ai une certaine estime pour leur parcours.Dans le doute,une clef de décryptage serait la bienvenue !
      Pour vous répondre camarade Argos,le livre de Mme Besnaci-Lancou sur les camps de regroupements et de prisonniers en Algérie coloniale pendant la guerre d’Algérie n’est pas remis en cause tant sur le plan académique que sur la validité des sources et documents(CICR de Genève entre autres) .Je laisse cela aux historiens es-qualité du Bled pour nous confirmer la venue de l’historienne et docteure Lancou de nationalité française sur le « terrain » pour ses enquêtes et recueils de témoignages/Photos à Bossuet(Daya) près de Sidi Bel Abbès que vous connaissez ou Arcole près de La montagne des lions à Oran ! Les archives du CICR même avec dérogations spéciales (Réglementaires à l’époque?) sont-elles suffisantes pour traiter du phénomène carcéral de masse par une historienne de père harki et faisant dans la réhabilitation d’un drame que le temps diluera dans les mémoires partagées? Quand une certaine presse.dz se fait le palefrenier du cheval de Troie en Algérie pour réhabiliter les …côté positifs de la colonisation (Supplétifs et caids) ,on a le droit de se poser des questions sur le premier tome du livre de Mme Besnaci qui n’est qu’un écran de fumée pour nos journalistes de la capitale amadoués par des visas maison.fr pour des stages de connivence! Nos historiens sont-ils blâmables pour autant en se faisant piquer leurs compétences et champ de recherche…nationale par les GMPR et descendants de goumiers! Soyez certain Mr Argos à court ou moyen terme que le second tome du livre de Fatima Besnaci-Lancou ciblera les camps de harkis après 1962 en Algérie et pas à Rivesaltes et pourquoi pas les supposés goulags de PN pour réactiver toute une dimension mémorielle alimentée je le concède par des disparitions qui n’ont jamais été élucidées !Je n’ai pas de haine personnellement contre les enfants de harkis ! Pourquoi? Parce que chaque harki avait une famille et la plupart d’entre eux avaient des autres cousins au FLN et l’ALN? Des témoignages existent à ce jour sur des histoires rocambolesques où des harkis renseignaient et approvisionnaient le FLN;des harkis(Retournés/Mtourni) sauvèrent de vrais patriotes de l’ALN pour leur bravoure parce qu’ils avaient été vendus par un copain d’unité par jalousie ou affaire de femme…La guerre reste un drame humain et nous devons respecter les traumatismes.Néanmoins exploiter la détresse des mémoires reste une chose très vile et…politique comme vous le soulignez .Les Accords d’Evian et leurs dispositions sur l’amnistie des belligérants autorisent-ils l’ouverture des archives et …des charniers par des ayants droits même si ils sont historiens ? Mes Amitiés !

  4. Imène

    Azzul !
    Je n’ai pas lu le livre de F.B-L , je ne connais pas l’auteure . mon commentaire repose juste sur la chronique de Mémoria , et la contribution de Mme CH .
    De tout temps , de guerre comme de paix , il y’a eu des collabos .
    Ëtre descendant de Harki est certainement dur à porter , même si les enfants ne sont aucunement responsables des crimes de leurs parents .
    Dans sa quête de réécrire tout un pan névralgique dans l’histoire du pays au mode révisionniste ,Mme Fatima Besnaci-Lancou a failli à un critère important dans l’écriture de l’histoire : le devoir d’impartialité ! Avec tous les moyens mis à sa disposition pour les besoins de la recherche , ses travaux devraient être élaborés dans l’objectivité , loin de toute « sentimentalité « : que ce soit par choix idéologique ou pas , un harki c’est un harki ! le terme « collabo « madame n’apprécie pas ! pourtant il n’ y a pas de quoi s’offusquer : un collabo en français est synonyme de Harki en Arabe ( voir définitions ) Si elle récuse des notions aussi élémentaires …alors ya plus de recherche mais des histoires ( pour ne pas dire des salades ) !
    plutôt que de justifier la félonie de son paternel ou tenter de tirer un quelconque motif de fierté à être la fille d’un H…, espérant peut être redorer le blason familial entaché d’opprobres..Mme F. B.L aurait dû faire preuve de plus de lucidité en exprimant tout simplement ses excuses et ses regrets aux personnes , ou aux familles ( même à titre posthume ), à qui son père a infligé des souffrances lorsqu’il était de service aux côtés des tortionnaires et des ennemis de ce peuple.., c’est l’âme de son père qui serait peut être apaisée …Mais madame se sent Française , elle a choisi l’arrogance des « maîtres « : ni reconnaissance , ni regrets envers tout un peuple que les colons et leurs supplétifs ont martyrisé , mais défendre la cause harkie , leur réhabilitation à travers une interprétation subjective du fait historique . Pour ce qui de l’abandon , les camps , l’ingratitude de la France à l’égard de ses supplétifs , c’est un problème franco – français qui ne nous concerne pas , mais la France se débine devant ses responsabilités , cherche ( comme toujours ) à noyer le poisson dans ces dossiers gênants qu’elle voudrait bien et ferait tout pour nous les fourguer…

    • Hamza

      Salem, Sœur Imene c est ce que je reproche aux intelligents le manque d ouverture d esprit on est en 2018 les choses sont claires ne cherché pas à caché le soleil avec le tamis il y a des français qui reconnaissent avoir vendus les juifs au allemands une faute reconnue est une faute a moitié pardonnée elle ne donnera pas la vie au morts ni soulagé les torturés mais soignera les blessures de tout sortes alors pour revenir a celui qui veux réécrire l histoire a sa façon je revient a la question qui me casse la tête a qui profite le crime? J ai a pris aussi qu’ il est interdit de sortir des drapeaux palestinien dans nos stades ca gêne qui? Je commande a me posé les même questions que Mme CH que je salut fraternellement mais où on va?… Allah yjib el hafd

      • Imène

        Azzul !
        Cha n’goulek ya Hamza , ya khouya !
        Je vais dire comme Mémoria “ La guerre reste un drame humain , et nous devons respecter les traumatismes ..”
        Une guerre n’est jamais propre : elle génère tjrs des malheurs , des injustices , des dégâts collatéraux . celle menée par le peuple Algérien contre l’envahisseur était nécessaire , juste et légitime : elle a permis de mettre fin à un système colonial des plus abject et d’accéder à l’indépendance du pays . La guerre d’Algérie avait ses héros , mais aussi ses traîtres . D’accord ! une faute avouée est à moitié pardonnée : Moi je n’ai pas encore vu ou entendu un Harki (ou enfant de harki ) exprimer ses regrets pour les fautes qu’il a commis ( faute , mon Dieu c’est peu dire ! ) Certains , bcp même , de Français ont dénoncé la colonisation , d’autres ce sont ralliés à la cause nationale et se sont battus aux côtés des moujahidines … » Les intellectuels « parmi les enfants de harkis soutenus par la FR , cherchent désespérément ( par l’écriture , les plateaux de tv , etc ) à légitimer la traîtrise de leurs ascendants , ils ne réussiront jamais …pour les questions qui te taraudent , j’invite notre sœur la CH à te répondre , elle maîtrise bcp mieux que moi les dessous des cartes , et les aspects sous jacents de ces questions là ..
        Khayticalement .

  5. Mme CH

    Salam Chère amie…! « même si les enfants ne sont aucunement responsables des crimes de leurs parents « …effectivement, mais c’est foutu, ils ont été contaminés par les virus du Harkisme et du FaFacisme, la preuve comme tu l’a si bien dit « ni reconnaissance , ni regrets envers tout un peuple que les colons et leurs supplétifs ont martyrisé  » et elle est française est fière de l’être (Besnaci-Lancou ), alors pourquoi veut-elle se faufiler par la fenêtre avec l’aide de certains agents pour nous raconter ses salades avariées…??? Elle veut sûrement nous causer une indigestion voire une intoxication….!!!

    Ils sont tous pareils, elle me rappelle la Farr Férial Bentchikou Furon qui a voulu réhabiliter son arrière grand-père, le bachagha bengana, le coupeur des oreilles des résistants algériens auxquels il tendait des embuscades avec ses goumiers. Puis, il les entassait dans des couffins qu’il remettait ensuite aux officiels français, contre de l’argent sale. , et le pire c’est « la chaîne francophone Canal Algérie qui a invité l’arrière petite fille du sinistre Bachagha Bengana qui a écrit un livre glorifiant le passé de son « horrible » famille, bénéficiant ainsi d’une campagne promotionnelle de la télévision publique au 21 boulevard des Martyrs. « …et ce sont les Algériens qui ont demandé « des explications du ministre de la Communication Grine et ont demandé même le limogeage du DG de l’ENTV avec poursuites judiciaires contre les responsables de l’émission pour atteintes à la mémoire de nos martyrs (loi du moudjahid et du Chahid). « ….!

    Allez qu’ils règlent leurs problèmes entre eux, puisque il s’agit d’une affaire franco-française..!

    Tu sais chère amie, ces harkis doivent s’estimer heureux puisqu’ils servent au moins à deux choses:

    1/ à faire grossir les rangs du FN du parachutiste qui a torturé en Algérie (« le mélange d’un officier SS et d’un agent de la Gestapo ») et qui a été « liquidé » par sa propre fille….

    2/ à voter le jour des élections aux côtés des Corneilles noirs (qui ne les piffent pas) , avec/sous la bénédiction du Crif…!

    Que dirait-tu Imènus khayti, si les Allemands promulguaient une loi criminalisant la dénonciation du nazisme…et une loi réhabilitant les collabos français…!?

    Allez circulez, il n’y a rien à voir….!

    Azzulcalement…!

  6. Imène

    Bonsoir Mme CH , tlm..
    c’est vrai tu as raison , c’est la même tentative que celle menée par F. Furon pour réhabiliter son sinistre ascendant le Bachaga coupeur d’oreilles . On ne sait toujours pas par quels moyens tortueux cette dernière a pu faire rentrer en Algérie des copies de son torchon , avec séances de vente dédicace en espace privé pour enfin passer à la télé sur une chaîne étatique et en faire la promo… ça fait bcp ! ( un journal arabophone à l’époque avait rapporté que l’une des séances de vente s’était déroulée ds une villa huppée sur les hauteurs d’Alger dont le proprio serait en France ) Les connivences de la Furon avec les cercles harka DZ de hauts niveaux ne font plus de doute . enfin , enfin ..
    Tu sais khayti , j’ai toujours entendu mon père dire que les « Gaoumia « (un terme répandu à l’Est du pays pour désigner el Harki , ) étaient bcp plus virulents , plus cruels que les gaouris ( français ) eux-mêmes , quand ils sont « en plein boulot « ..Lors des descentes dans les villages et hameaux , ce sont les goumis qui informent leurs maîtres ( avec bcp de zèle et de précision ) sur telle maison , telle famille, ou se cachent les récoltes , les femmes , les filles des maquisards, la veuve d’un tel moujahid… ou encore la petite vieille qui aurait vendu sa brebis ou ses poules pour lui extorquer « ses dourous « ( sous pretexte que l’argent va être envoyé au maquis …) et même si le gaouri en a fini ,fatigué , après la mise à sac du village , le harki lui , l’incite à commettre d’autres méfaits ..
    Non , ya rien à voir !
    Salutations khayticales .

  7. Hamza

    Salem,
    Changhoulak khayti Imene j ai peur qu’ ils ne sont pas prêt a nous lâché HAJRA FE SEBAT DAYMA ont va boiter jusqu’à quand? Ca commance a faire mal khayicalement HamzaToba

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