La Voix De Sidi Bel Abbes

Post-indépendance : finie l’ère de « Ciri m’siou ciri »

En attendant que d’autres actions et nobles projets se concrétisent ; tels celui de notre ami Memoria sur lequel nous tâcherons  de contribuer a sa réussite. Ce soir et dans le cadre du cinquantenaire de l’indépendance, il nous a paru nécessaire ;évoquer une décision politique de post indépendance a savoir l’éradication des cireurs dès le recouvrement de notre indépendance nationale; chèrement payée par d’innombrables sacrifices humains et matériels A Sidi bel abbes; la décision d’éradication fut vite appliquée indique un ancien bélabbesien..ce 12 juillet 2012.

M. Kadiri

Notre source et ce autour des cireurs dit ceci : « Dans le monde arabe, et dans des pays du tiers monde il arrive de trouver des enfants cireurs de chaussures.En algérie, on ne trouve point ! de toute ma vie, j’en ai rencontré aucun enfant cireur de chaussures. Alors que c’est courant dans certains pays.Je n’ai rien contre ce metier ni même les enfants qui le pratiquent et subviennent aux besoins de leurs familles.Même avec tout la misére du monde, un enfant algérien ne sera jamais un cireur de chaussures !!! 1- Est ce parce que l’algérien est toujours fier ? 2- Est ce que parceque ca renvoi au temps du colonialisme ? 3- Est simplement que l’algérien a une fiérté mal placée ? 4- Pourquoi alors, d’autres enfants de pays de la region le font ? Telle sont les questions de notre source autour des cireurs.  Par ailleurs notre confrère Ameziane ferhani évoque un souvenir poignant :  « Durant les dernières années de la guerre de libération, ma famille habitait aux limites d’Alger, près de Sidi Yahia. Quand il se rendait au centre-ville, mon père m’emmenait parfois avec lui et les courses ou les visites aboutissaient toujours au square Bresson (auj. Port Saïd), et précisément au «Glacier», où officiait Da Amar, cousin de mon père.

Prendre les trolleys de la RSTA avec leurs deux longs bras courant le long des lignes électriques et leurs receveurs et chauffeurs en chéchia stamboul, traverser les grandes rues d’Alger où, dans la foule, flottaient alors plus de chapeaux de paille ou de feutre, était pour moi un véritable voyage. Arrivés au Square, le ravissement était là : les arbres denses et leurs milliers d’oiseaux, la façade de l’Opéra qui me fascinait. J’avais droit à des grenadines à l’eau, parfois un «créponné au citron» et, possiblement, une balade à dos d’âne, comme le racontait récemment mon cher confrère Merzac Bagtache. Cette récompense équestre était associée à de bons résultats scolaires. Comme si l’on voulait nous signifier qu’il fallait être intelligent pour monter sur un âne ! J’attendais impatiemment ces jours d’expédition vers un monde différent, grouillant de vie et de couleurs.  Mais, mes yeux d’enfant ne tardèrent pas à s’ouvrir sur un spectacle particulier : celui des cireurs de chaussures. Ils étaient un peu plus âgés que moi ou le paraissaient. Leurs vêtements étaient en loques et couverts de poussière et de cirage. Sur le square, devant le «Tantonville», à la rue Bab-Azzoun, sur le Front de Mer et tous les environs, ils criaient à s’époumoner : «Ciri m’siou ! Ciri !». Des hommes les interpellaient : «Yaouled !». Ils se jetaient alors au sol et posaient la boîte en bois qu’ils portaient en bandoulière.

Celle-ci servait autant de support à leurs brosses, chiffons et cirages que de marchepied aux clients, généralement européens, mais pas uniquement, si je m’en souviens bien. Je remarquais aussi que, le plus souvent, les «cirés» jetaient leur pièce de monnaie ou la laissaient tomber à la verticale, aussitôt happée par une petite main. Je supposais que c’était pour ne pas se salir en touchant les petits doigts gris à force de cirer. Mais je ressentais l’idée que ces enfants étaient des «intouchables», même si j’ignorais alors ce mot comme l’existence de cette caste indienne chargée des tâches les plus immondes. Je les voyais donc cirer, crier, cirer à nouveau, crier encore, courant dans tous les sens, leurs visages maigres et fatigués, creusés par la misère. Depuis, les grenadines et les «créponnés» prirent pour moi un goût de honte et d’amertume, non dénué de culpabilité. J’avais six ans par là. Je savais que nous étions colonisés, comme on peut le comprendre à cet âge, confusément et presqu’instinctivement, quelque part entre le «Nous» et les «Autres». Ces cireurs furent pour moi une révélation. Elle entraîna une prise de conscience précoce qui donna à mon père du fil à retordre pour répondre à mes innombrables questions. D’où venaient-ils ? Qui étaient-ils ? Avaient-ils des parents ? Pourquoi étaient-ils tous des «Nous» et pas des «Autres» ? A chaque descente en ville, j’observais ces cireurs. Leur découverte fut suivie, lors d’un voyage en famille, par la terrible vision des nuées d’enfants qui, sous le pont ferroviaire de Sidi-Aïch, attendaient qu’on leur jette des morceaux de pain du train !

En 1987, j’allais couvrir le quarantième anniversaire de l’indépendance de l’Inde pour le mensuel Parcours Maghrébin. Ce fut l’occasion d’un long périple à travers plusieurs villes de ce fabuleux sous-continent. J’avais croisé les petits cireurs indiens qui s’ingéniaient à placer discrètement une saleté sur votre chaussure avant de vous offrir leurs services. Victime à Bombay de leur stratagème, j’ai traîné la saleté jusqu’à trouver un robinet public pour l’enlever moi-même. Car, de ma vie, ne pouvant oublier les «yaouled» du square Bresson, je ne me suis jamais fait cirer les chaussures, sinon par les machines que l’on trouve dans certains hôtels. J’ai essayé parfois de me convaincre qu’en-dehors du contexte dans lequel j’avais connu cette pratique, cela pouvait être considéré après tout comme un service aussi noble et utile que celui d’un cordonnier ou d’un dégraisseur. Mais mon esprit s’est toujours révulsé à cette idée. L’image du cireur m’est toujours restée attachée à la peine et au sentiment d’injustice que j’avais éprouvés, enfant. D’ailleurs, dans toutes les langues et cultures, l’expression «cirer les chaussures de quelqu’un», certes figurative, est le symbole d’une déchéance et, plus grave encore, d’une soumission.

De retour d’Inde, mes souvenirs réveillés, j’avais essayé de me documenter sur les cireurs d’Alger. Puis, j’ai poursuivi cette recherche à chaque fois que j’en ai eu l’occasion, notamment avec l’apparition d’Internet. Ce que j’avais perçu dans mon jeune âge n’était qu’un aspect de la réalité. En-dehors de faire reluire les cuirs, ces cireurs avaient été utilisés de bien des manières. On les avait d’abord transformés en personnages de cartes postales et de caricatures pour produire un folklore bon enfant et en faire des sortes de poulbots parisiens, façon indigénat. On les montrait heureux de leur situation dans des mises en scène parfaitement étudiées. J’imagine qu’on les arrangeait, qu’on époussetait leurs costumes, leur glissait des pièces pour jouer cette comédie du bonheur, comme pour d’autres personnages des «scènes et types». Peut-être a-t-on utilisé les mieux portants d’entre eux, sinon des mannequins…  Car, dans ma mémoire lointaine, mais marquée, ils étaient plutôt faméliques et tristes, durs et amers. Des photographies réalistes sont venues confirmer mes souvenirs. J’ai découvert qu’ils avaient fait l’objet, en 1942, d’une chanson de Maurice Chevalier intitulée Ali Ben Baba. Le texte, apparemment débonnaire, reflète bien la vision que l’on voulait donner d’eux : «Dans la ville d’Alger/ On voyait circuler/ Un tout petit cireur/ Joli comme un cœur// Il cirait par-ci/ Il cirait par-là/ Quel petit amour/ Qu’il y avait là// Toujours soigné, toujours bien lavé/ Une fleur dans ses cheveux frisés/ Il n’arrêtait pas/ Ali Ben Baba// Quand on le regardait travailler/ Rue d’Isly en plein milieu d’Alger/ On le montrait du doigt/ Ali Ben Baba// Il possédait le secret du joli travail bien fait/ Il était aussi charmant qu’excellent commerçant/ Toujours soigné, toujours bien lavé/ Une fleur dans ses cheveux frisés/ On souriait à Ali ben Baba/ A la banana rhanana !/ Rhanana !/ Ali ben baba/ Trabaja la Moukère/ Trabadja bo// Il cira tant et tant/ Il eut tant de clients/ Qu’il s’en vint à Paris/ Loin de son gourbi». Par la suite, Ali Ben Baba devient un riche patron, s’attirant toutes les «Fatma de Paris», vivant tel un «vrai pacha», etc. Inutile de commenter.Image d’Epinal de l’Algérie, les cireurs ont été aussi utilisés politiquement. Le 24 mai 1958, alors qu’Alger est en ébullition et que la IVe République française s’écroule, préparant le retour du général de Gaulle, une motion d’un «Comité de Salut public des Yaouled» est publiée et adressée au Gouverneur général, Soustelle. Ses prétendus auteurs sont cinquante cireurs hébergés dans une «Maison des Yaouled». A quoi pouvait servir celle-ci s’ils continuaient à cirer ? Ils souhaitent que leurs camarades, «des centaines d’autres» précisent-ils, soient pris en charge dans des foyers comme le leur. Le texte affirme surtout qu’ils veulent «être bons Français dans une Algérie qui, au milieu de la joie, n’oublie pas ses misères».

A chaque fois que je découvre quelque chose sur ces enfants qui ont marqué mon enfance, je suis toujours surpris par leur terrible et extraordinaire utilisation pour le tourisme colonial et la propagande. Rare exception, celle de Mireille Miailhe, peintre communiste qui expose à Paris, en 1953, ses dessins sur le procès des membres de l’O.S. et la condition du peuple algérien. «Qui pouvait mieux dire que les dessins de Mireille Miailhe l’épouvantable existence des enfants algériens à l’époque de la colonisation, celle des petits cireurs de chaussures des rues d’Alger ou celle des enfants sans école…», écrira  Henri Alleg. A Alger, comme dans toutes les villes d’Algérie, ils contribuaient, à leur corps défendant, au grand cirage du système colonial.

Quand vint l’Indépendance, en cet éblouissant juillet 1962, je me trouvais parmi les millions d’enfants algériens participant activement à la liesse. Ces journées furent pour moi l’apothéose de la joie. Plus tard, j’appris par mon père qui me savait sensible à leur sort, que les cireurs avaient été réunis pour mettre le feu à leurs boîtes et entrer à l’école. Ma joie monta de plusieurs crans. Plus tard encore, j’appris, par plusieurs témoignages, que cela avait commencé à la Salle Pierre Bordes (auj. Ibn Khaldoun). Hadj Omar, futur metteur en scène brechtien du TNA et frère du grand chanteur et compositeur, Missoum, père de la chanson moderne algérienne, avait interprété Des roses blanches pour ma mère, l’histoire d’un petit cireur de La Casbah à la recherche de médicaments pour sa mère mourante.

Devant les spectateurs en larmes et dans un concert de youyous, le président Ben Bella, présent dans la salle, serait monté sur scène et aurait annoncé alors la décision de mettre fin à la situation des enfants cireurs. Aujourd’hui encore, certains rattachent cet acte à toutes les mesures démagogiques qui furent prises alors. C’est leur droit, d’autant qu’on ignore comment se poursuivit ou non l’opération. Comme c’est le mien, dans ma mémoire d’enfant de l’indépendance, de conserver ce fait comme un acte d’une formidable grandeur. Et de le considérer, dans ma conscience d’adulte, comme un exemple rare d’effet de l’art sur la réalité.

Il se trouve que mon dentiste, Mohammed, a placé en face de son fauteuil une photographie d’un de ces «yaouled». A chaque fois que je me résous à aller chez lui, elle déclenche en moi tant d’émotion et de souvenirs qu’elle atténue la douleur des soins.
Avant-hier, cinquante ans après l’indépendance, c’est à eux que j’ai pensé, me demandant ce qu’étaient devenus tous ces cireurs de ma génération. J’ai pensé aussi qu’en les appelant «yaouled», ce qui signifie enfant, on avait en quelque sorte tracé le destin essentiel de toute la descendance indigène, ce nom étant appliqué aussi aux porteurs de couffins. Le Glacier est fermé depuis des années. Quand je passe devant son rideau rouillé, l’odeur de la grenadine d’antan me remonte au nez avec ses douceurs et son amertume. Je regarde les vendeurs de devises alentour. Seraient-ils les descendants des cireurs d’autrefois ? J’ai donc pensé à eux sans les convoquer dans mon esprit. Ce sont eux qui s’y sont invités. J’ai pensé à eux et à tous ceux qui se sont levés et sont tombés pour que notre Algérie, qui nous fait tant de bien et tant de mal, vive enfin.  »

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35 Commentaires pour “Post-indépendance : finie l’ère de « Ciri m’siou ciri »”

  1. issad

    Beaucoup de personnes l’ont oublié et leur rappeler que des personnes comme vous et moi se penchaient en se mettant a genoux pour cirer des chausures cela a existé .Mesure politique dans la foulée de la houria mais trés importante.Un des précieux acquis de la dignité humaine.que susurraient les Benbellistes

  2. Mme CH

    Ces Cireurs doivent être fiers aussi, car ils ont contribué à leur manière à la guerre de libération, en donnant des informations aux Moudjahidines, en passant des armes et des bombes, et même en exécutant des opérations armées ou autre contre les agresseurs, à cette époque leur boulot était plus que primordial, pour la résistance, maintenant que chacun de nous cire ses bottes avant de sortir…… Et « Conseil aux arrivistes : mangez du cirage, vous brillerez en société ! » Quant aux  » Politiciens, il y en a, pour briller en société, ils mangeraient du cirage. »…..

    • elhadj abdelhamid

      Bonsoir
      J’aimerais saluer ici l’action ( la bonne action ) des scouts belabbèsiens qui s’évertuaient à sensibiliser les petits cireurs pour les dissuader de pratiquer ce job, avec succès d’ailleurs,de  » l’indignité  », aux premiers jours de l’indépendance.
      Une anecdote. Aux abords du marché du centre ville de Sidi Bel-Abbès, un militaire français avait  » négligé  » sa rutilante Mat 49 à bord de sa Jeep. Un  »petit cireur  », dans un instinct naturel de patriote , l’avait dérobée; cette Mat 49 avait atterri, butin du courage d’un enfant algérien…entre les mains du grand Si Abdelkrim.

      • elhadj abdelhamid

        L’article du petit cireur est illustré de photos dont celle de Benbella tout sourire; je ne peux oublier le reproche fait en direct à la télé par Benbella, dans les années 90, à l’adresse d’un journaliste  » national  » : n’touma tedourbou chitta !
        L’interview d’un grand journaliste du Quotidien d’Oran, réalisée il y a quelques mois, avec un entrepreneur belabbèsien, ancien petit fonctionnaire  » initié », truffée de contre-vérités, est un véritable exercice de chitta professionnelle!

    • ghosne elbane

      Mme CH qui ne peut pas se souvenir de ces Cireurs ! faire briller les chaussures des autres, de nos jours d’autres métiers entre autre les brosseurs à brosses métalliques ils sont près à brosser jusqu’à vous la peau devenir une serpillère pour d’obtenir ce qu’ils veulent les hypochrites et les nullards moi je les surnomme » les brosses métalliques. » il y a aussi les experts de la POMMADE ! enfin allah yestourna ya rabbi SALEM FRATERNEL

      • ghosne elbane

        lire vous racler la peau

      • Mme CH

        Sayidi ghosne elbane Salam !!!! bien rentré j’espère… C’est vrai, je ne me souviens pas d’eux, car je n’étais pas encore née, mais mes parents nous racontaient beaucoup d’histoires dont celles de certains « Cireurs » qui ont servi la résistance dans les villes, et on a vu les cireurs de la Casbah à l’oeuvre dans la bataille d’Alger…….
        Sayidi, actuellement les brosses métalliques ne suffisent plus, ils utilisent des aspirateurs brosseurs…c’est ça la modernité, même les hypocrites et les nullards ont besoin de la high technologie pour leurs « besognes » ……Mais je dis que c’est aussi la faute à ceux qui aiment bien se faire brosser……
        Salam Fraternel !!!!

        • ghosne elbane

          el hammdoullilah mme CH el 9ana3a surtout! hier soir j’ai assisté hier soir à un très beau mariage l’union de deux enfants qui vivent ailleurs et dont les parents vivent ici une soirée traditionnelle Algérienne c’était extraordinaire et au fond de moi même je me suis dis comme disait nos Aïeux matkhafch ma cheb3ane illa dja3 mais »3tkhaf ma dji3ane ila chba3″ et nous serons tjs fiers de voir nos jeunes algeriens de ne pas avoir la folie des grandeurs même s’ils ont une vie ailleurs! c’était merveilleux. Pour le brossage et bien tant pis pour ceux qui aiment se faire brosser mais les bons brosseurs commencent par l’orteil jusqu’à la GUOUNA.Salut!!!!!

          • Mme CH

            Sayidi ghosne elbane, tout à fait d’accord avec vous…..
            Au fait, la soirée d’hier ce n’était pas à la salle du Messe des officiers…….????? Merci….. Je vais me faire taper sur les doigts par une certaine personne…!!!!
            Salam fraternel !

            • ghosne elbane

              non! cela s’est passée dans une grande et belle maison enta3 ouakthoum hade nass machi kawar ou ati la3war el guernina oul feriass.Salem!!!

              • Mme CH

                Je vous ai compris Sayidi, ghosne elbane…….Eh bien je crois que nous sommes du même « ghosne elbane »… salam!!!

                • ghosne elbane

                  5/5 Mme CH j’ai décidé de prendre congé du site pas un seul mot jusqu’à…………….
                  « ce n’est pas une Censure » à chacun son tour!!!
                  Ramdan mabrouk Mme CH. Salem

                  • Mme CH

                    Mr ghosne elbane, je respecte votre décision, toutefois, revenez-nous vite…….
                    Ramadhan Mabrouk wa Ma9boul inchaallah à vous et à toute la famille, portez vous bien
                    Salam fraternel !!!!!

  3. issad

    Je respecte toute opinion , rien a dire sur les citoyens de tout age et sexe qui au prix fort de leur vies ont donné ce qu’ils pouvaient mais je souhaiterai un débat fécond sans écorcher quiconque, ni mettre en exergue les sous entendus.Rien ne vaut a mon humble avis la transparence et la droiture.je suis entrain de réagir d’une maniere général car j’ai épprouvé ce besoin en voyant des gars en services commandés.BON VENDREDI

  4. benhaddou boubakar

    ces cireurs existent encore au maroc et en tunisie,je les ai vu! c’ètait un « job » qui rapportait de quoi manger au temps colonial! c’est un bon conseil mme ch de se faire briller en mangeant du cirage! mais quel cirage? noir ou neutre?

    • Un parmi d'autres

      MOn cher benhaddou les anciens doivent se souvinrent de ces professionnels de la brosse a reluire qui stationnaient a vote du theatre et attendaient impatiemment un client je me souvient très bien et a cote un marchand de journaux qui lui aussi criait L’Echo d’oran ,L’Echo d,Alger et L’Echo du soir !c’était une façon comme une autre de professer pour gagner sa vie afin de subvenir au besoin de sa famille .Ne dit-on pas qu’il n’y-a pas de son métier
      Pas comme certains aujourd’hui avec les mains palmées et
      les bras casses qui forment le club de ragda wa t’mange

      • benhaddou boubakar

        evidement mon frere! il y’a des mains et des « mains »! ;il y’avait aussi « el hammal » qui portait le couffin de monsieur ou mme a la maison; comme le disait mohamed dib dans son roman « la grande maison » l’histoire du petit omar! salut abbes

    • Mme CH

      Si Benhaddou Salam !!!!! On dirait que…..????? Bref dont acte..
      Cirage noir ou neutre, ils ne brilleront jamais ces gars là….!!
      Quant à Mr issad, je ne sais pas s’il fait allusion à mon commentaire, mais qu’il soit sûr que je ne l’ai nullement visé ni lui ni personne d’autre, car je parlais d’une manière générale, voilà c’était pour dissiper les sous-entendus……..
      Bonne soirée à vous tous

      • benhaddou boubakar

        salam mme ch,tes commentaires sont les bienvenus pour moi ainsi que les autres,je lis et j’analyse dans mon cerveau et je comprend bien les choses grace a dieu,je n’ai jamais offensè quelqu’un ; j’admire vos echanges d’idèes avec les autres lecteurs(trices) et j’ai ma petite idèe qui se penche vers celui qui est pret de la logique; celui qui sait lire entre les lignes comprendra bien ! tres fraternelement ma soeur et que dieu nous benisse tous.

  5. zoubir

    il y a des gents qui etaient cireurs au temps de la colonisation et maintenant sont devenus riches alors qu’ils ont oublié et nié leur enfance de misére et ne regardent méme pas les pauvres dans leur passage « ma tankarouche asselkoum »

  6. hamza

    salam alaykoum a demain inchallah

  7. Mémoria,

    Bonjour,

    Je me rappelle les années 1976…. alors que j’étais dans l’ANP dans la région de Constantine(5ème) de ces cireurs dans les ruelles du côté de la brêche et un peu plus bas chez les « clandos » allant sur Guelma.Cette vision nous choqua au début car nous n’avions pas vu cela depuis l’Indépendance dans nos villes de l’ouest et même à Alger.Pourtant ils ont existé et nous les rabrouons parfois avec mépris lorsqu’ils venaient vers nous.Et cela je l’ai vu maintes fois dans ce secteur ,mes camarades d’unité(s) surtout Bélabésiens et Oraniens étant témoins et que Dieu leur prête longue vie !
    Nous les rabrouons vertement car il n’y avait rien à cirer….avec nous…. militaires du devoir national !

  8. Amyna

    Post-indépendance. Il existe une autre façon de ‘cirer les chaussures’ , non pas par des enfants ( Dieu nous préserve!) mais par des adultes dénuées de personnalité qu’on appelle les Beni oui oui

    • Danielle B

      les béni oui oui sont légion partout dans le monde et dans toutes les communautés malheureusement
      pour certains tout est bon , même marcher sur les autres pour arriver au but, c’est une des calamités de notre siècle
      « Aide toi et le ciel t’aidera » surtout ne jamais compter sur les autres vous risqueriez bien des désillusions

  9. UN CITOYEN

    POUR BENHADOU BOUBAKER SACHEZ UNE CHOSE MR LES CIREURS EXISTENT MEME AU USA A NEW YORK PAR EXEMPLE MAIS ILS SONT REGLEMENTES ET AUTORISES PAR L ETAT AMERICAIN ET C EST UN TRAVAIL NOBLE COMME TOUS LES AUTRES BOULOT MAIS CHEZ NOUS ON PREFERE VOLER OU AGRESSER OU TENDRE LA MAIN AU LIEU DE CIRER ET GAGNER SA VIE DIGNEMENT

  10. Danielle B

    Je suis d’accord avec mr Un citoyen, il n’y a pas de sot métier dans la vie, tout le monde ne peut pas être ministre ou directeur d’une entreprise, ceci dit si être cireur est réglementé comme aux Etats Unis pourquoi pas??? je ne vois pas où est le mal et pas de quoi être honteux si cela aide à vivre honnêtement, il y a bien des personnes qui s’occupent des latrines ou qui travaillent à la décharge, je peux vous garantir qu’elles ne laisseraient ce travail pour rien au monde , car ils sont bien payés et ont des horaires qui leur permet d’avoir un autre boulot

  11. UN CITOYEN

    POUR MR LECTEUR DE LA VDSBA LES CIREURS ON LES TROUVE DANS LES PAYS CIVILISES ET LES SOCIETES INDUSTRIALISES ET PROSPERES OU LES GENS VONT TRAVAILLER EN COSTUMES ET CHAUSSES AVEC DE BEAUX SOULIERS MAIS CHEZ NOUS LES FONCTIONNAIRES VONT TRAVAILLER EN JEANS ET CHAUSSER DE TINISSA ADIDAS ALORS POURQUOI PARLER DE CIREURS QUAND DES BARBUS VONT TRAVAILLER DANS LES ADMINISTRATIONS EN KAMIS ET CHANGLA

  12. Smiley

    Salam madame CH, les différents entre amis sont la norme.
    pour que vous ne soyez pas plus longtemps dans la mauvaise évaluation je vais vous donner un repère chronologique qui vous fera comprendre bien des choses.
    En 1982 alors que les forces progressistes palestiniennes et libanaises faisaientt l’objet d’une tentative de liquidation, Messieurs Mourad et le docteur E. ont font route vers la ligne de front pour être aux côtés de nos frères de combat.
    Plus modestement, là où j’étais, j’ai avec des militants de tous bords, peu nombreux mais déterminés interdit l’accès du campus universitaire à l’ambassadeur d’Israel en France , Meir Rosen, venu donner une conférence propagandiste.
    Pour la petite histoire, il était accompagné de Pierre Maurois mais nous n’avons pas plié et jamais cédé au détriment de nos carrières et projets.

    • Mme CH

      Resalam Mr Smiley !!! J’ai tout pigé, c’est juste que nous n’avons pas la même conception des choses pour ne pas le dire autrement, mais le « combat » reste le même……..
      Mes Respects !!!!

  13. A.Dennoun

    Qui pourra aider une jeune femme a retrouver son pere disparu depuis 58-59.
    Il s’agit de Mr Fekih Kaddour, ne en 1919 a SBA,fils de Fizaz Kheira.ll vivait en France.De son mariage avec une Francaise,il a eu 3 filles. Sa fille ainee Kheira Georgette avait 11 ans quand Kaddour et sa femme avaient divorces en 58-59.
    Je remercie toutes les personnes qui pourront aider dans cette recherche.
    A.D

  14. Un parmi d'autres

    Tout travail mérite salaire .
    Est-ce que cette devise est de rigueur chez nous ?
    Tenez un Ex: dans certains pays les étudiants travail en alternance avec leurs études (ils vendent des journaux a la criée ,sont serveurs ou plongeurs dans des restaurants ,caissiers dans des supers marches),pour subvenir a leurs v besoins et pour financer leurs études et sont indépendants de leurs familles .
    Ils n’ont pas la mentalité de dire 🙁 oh!sûrement pas je ne vais pas faire de basses besognes moi j’ai mon bac et je suis a la Fac en x année d’études je vais être médecin,avocat,ingénieur etc..etc…

    E t chez nous c’est cette prétention qui prime et qui laisse ces étudiants dépendant de papa et maman , c’est pour cela que quand ils veulent de marier ils trouvent tout prêt sans s’être fatigue.

  15. zoubir

    étre cireur mieux que de vendre de la drogue ou de l’alcole (el khedma chérifa)

  16. salem m

    Dans le monde arabe, et dans des pays du tiers monde il arrive de trouver des enfants cireurs de chaussures.

    En algérie, on ne trouve point ! de toute ma vie, j’en ai rencontré aucun enfant cireur de chaussures. Alors que c’est courant dans certains pays.

    Je n’ai rien contre ce metier ni même les enfants qui le pratiquent et subviennent aux besoins de leurs familles.

    Même avec tout la misére du monde, un enfant algérien ne sera jamais un cireur de chaussures !!!

    1- Est ce parce que l’algérien est toujours fier ?
    2- Est ce que parceque ca renvoi au temps du colonialisme ?
    3- Est simplement que l’algérien a une fiérté mal placée ?
    4- Pourquoi alors, d’autres enfants de pays de la region le font ?

  17. sohbi d

    Benbella le premier président de l’Algérie indépendane a bannit cett pratique de chez les enfants algériens et a demandé à tous les enfants de casser leurs boite a cirege en bois

    ça s’est fait en présence de benbella et d’autres moudjahidine et bien sur plusieurs centaindes ou plus d’enfants dans une grande salle à Alger probablement.
    Les images noir et blanc de ce rassemblement je les ai vues sur la télé algérienne et c’était émouvant de voir ces pauvres enfants en train de casser la boite qui leur garantisser et dans des cas à meme leurs familles le gain de pain.

    C’est l’une des nombreuses raisons pour lesquelles on devrait être très fier de notre révolution.

    Il n’y avait pas de français cireurs de chaussures en Algérie.

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