La Voix De Sidi Bel Abbes

Hadj Douar Benamar nous revient cette semaine : Où est passé le tisseur ? Il était une fois à El Graba……

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 Hadj Douar Benamar nous revient cette semaine : Où est passé le tisseur ? Il était une fois à El Graba……

Qui, parmi vous les anciens ou les anciennes, ne se rappelle pas des couvertures en laine rayées à couleurs vives et empilées les unes sur les autres jusqu’au plafond de la chambre de ses parents. Bien sûr on se souvient de cette fameuse couverture que l’on appelait « Bourabeh ou Hanbel ».Il était fort présent dans la literie de chaque famille belabbésienne et faisait aussi partie des articles du trousseau de la mariée à coté des matelas et des oreillers.  Mais quand tu te rappelles de cette étoffe large et multicolore qui te couvrait et te réchauffait, avec l’ensemble de tes frangins durant les nuits froides de l’hiver, rappelle-toi aussi de celui qui la fabriquait : Le tisseur ou « Derraz ». Il n y a pas si longtemps, étaient ouverts, ici et là dans la glorieuse cité d’El Graba, des ateliers de tissage, où fut dressé à l’intérieur de chaque ateliers, le séculaire métier à tisser ou « el khachba », et à l’extérieur furent exhibés des articles en laine de fabrication locale : couvertures, tapis, djellabas…et burnous. Leur fabrication n’est pas une sinécure. La laine de mouton devrait passer, après la tonte, par plusieurs étapes plus pénibles les unes que les autres, toutes réservées aux femmes, dont le lavage qui se faisait jadis avec les eaux limpides et abondantes de la Mekerra où des veilles femmes s’entraidaient en organisant un travail de groupe « touiza ». Le séchage se faisait sur les terrasses des maisons et les cours par un soleil ardent de l’été. Puis s’enchainaient d’autres étapes : le peignage, le cardage et le filage nécessitant un tripotage sur des outils spéciaux inséparables d’un foyer rural : le peigne, la carde et la quenouille « el mchate, el-Kerdache, el-meghzel » pour aboutir finalement à des lots de laine filée que le tisserand devait les accueillir pour faire tourner son métier à tisser

.Où est passé le tisseur ? Il était une fois à El Graba...... par Dr DouarOù est passé le tisseur ? Il était une fois à El Graba...... par Dr Douar
Le tissage était classé au rang des métiers les plus répondu et indispensable dans les mœurs de nos ancêtres bédouins qui habitaient des tentes et se vêtaient de djellabas et sans lui, ils n’auraient pas eu sous quoi s’abriter et de quoi se couvrir.
Avec les nouvelles industries textiles et la confection de literie moderne dite thérapeutique à savoir orthopédique et anti allergique, les métiers de tisseur et de matelassier qui s’inscrivaient jadis dans les mœurs de la société algérienne, ont complètement disparu et n’intéressent guère les générations montantes et les ateliers de tissage d’El Graba étaient remplacés par des échoppes vendant des produits textiles synthétiques et importés. Pourquoi donc s’exclamer devant la disparition du port de certains habits ancestraux de nos usages, sachant qu’il est pratiquement impossible, de nos jours, de se faire confectionner un burnous ou une djellaba entièrement artisanale.

tisser

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Posté par le Juil 4 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

23 Commentaires pour “Hadj Douar Benamar nous revient cette semaine : Où est passé le tisseur ? Il était une fois à El Graba……”

  1. OUERRAD

    SOUVENT ?
    BONSOIR , les filles , souvent normalement c est quand il y a du monde à la maison je veux des invites .
    Il y avait deux tisserands à GAMBETTA , un regal quand on nous envoye lui remettre la laine et la commande , le regarder faire , c etait beau à voir .
    Moi j ai connu le tisserand à la maison familliale , ma mere RABI YARHAMHA avait sa propre khachba . Pratiquement toutes nos djellabas etaient faites maison . Il ne restait plus qu a les emmener chez el BIDDAY qui etait fi trig errekaba .
    Mais la khachba de ma maman avait une autre fonction , tenez vous bien , les voisines venait la chercher , pour faire lprendre une douche avec à la fille qui devait se marier prochainement pour la liberer , si on avait peur qu elle etait MARBOUTA ???

  2. Amirouche

    @DOUAR

    Allez ,comme j’adore vos contributions ,je vais vous raconter une histoire qui va vous faire rire avant  » el ftour » (car elle a fait rire mes cousins!!) !!
    Avec mon grand frère , nous étions parti voir une tante à Sidi yacine ,c’était l’Aïd , nous l’embrassions et elle nous pria de rentrer dans la salle de séjour , à notre surprise , cette pièce exiguë et étroite était bondée de mes oncles et cousins ; mon frère trouva une place sur le « sadari  » et par manque de place , on me donnait un  » p’tit banc » juste en bas de la tour des « bwaribehe et lhoufa » empilés jusqu’au plafond . Je m’asseyais en s’adossant contre le voile blanc (lizare) de cette pile .Ce « banke » était mal clouté ,soudain  » ziiiite traaaaaaaaake  » je tombai et je me trouvai sous cette pile de couvertures et bwaribeh !!! .Mon oncle , en me sauvant de « la noyade »me disait « rien de grave, rien de grave ! » je lui avait dit « non ça va  » alors que j’avais très mal au cou !!! Tout le monde cachait son fou rire ,alors que ce n’était pas du tout drôle.

    Dr DOUAR « Ya3tike el saha »

    • OUERRAD

      Et ben au moins cette pile de bourabahs aurait servi pour detendre
      l atmosphere , et l occasion de refaire la tesfifa .
      SAHA F TOUREK SAHBI
      BESSAH MAZEL RANKOUM EL ADHAN
      AYA ZIDNA WAHDAH

  3. hamid

    ou a sidi yacine?

    • OUERRAD

      hamid saha f tourek , @MIROUCHE , ma hebch yartina les adresses ni hna ni lhih , hetta eji .
      BESSAH chebba ente3 el bouaribehs , seulement il est le seul à nous le dire car cela nous est arrive a presque tous .

      • Amirouche

        @OUERRAD

        Tiens ! donne mon adresse à Hmida ,s’il veut bien venir faire un tour :
        Monsieur Amirouche le louche
        Chez Momo Tarbouche
        0 bis , Rue de la mouche qui louche
        Hargueme Mergueme
        75008 Paris
        S’il te plait ne donne cette adresse à personne !
        Saha ftourek Sahbi

    • Amirouche

      @hamid

      Aya tikiettes ,aya tikiettes , spake spake appelle stake stake !!!

      Juste en face le stade Adda Boujllele INSBECTOUR !!!

      biya deke el moure
      youme el jam3a lkite chaÏfa tabki 3ande el kboure
      Biya deke el moure
      mane hakem inssene yanhzeme wa hmoumou tenzede
      touma ntebtelha wa seltha bel htite al machhour
      Biya dake el moure …….etc ♫♪♪♪

      Saha ftourek insbectour

      • hamid

        ouine face stad c vague

        • Amirouche

          Si hamid

          Juste en face du stade 3Adda , il y a un café puis une alimentation au coin, dans une impasse (petite rue sans issue !!) plus que ça ,je ne dis rien.
          Au fait si tu viendra à Paris voici mon adresse :
          Monsieur Amirouche le louche
          Chez Momo Tarbouche
          0 bis , Rue de la mouche qui louche
          Hargueme Mergueme
          75008 Paris
          Aya Hmida l’insbector , il faut chercher !!!!!

          • hamid

            non je ne vois pas de café tu es comme le mercure

            • Amirouche

              @ Hamid

              Ya si Hamid

              A3lleche taghbene fiya haka !!
              Cela fait presque 30 ans je n’habite plus Sidibelabbès , mais j’ai cherché et c’est bien SidiYacine/ La rue Ed. Quinet – juste fel tal3a , une toute petite ruelle (impasse) ma tante habitait un Hawche qui est séparé maintenant.
              ARWAHLI YEL BLA WALA NJILLEK (rires)

  4. MADANI

    ILS nous ont longtemps rechauffé pendant les hivers rigoureux d »antan el bourabah était plus lourd que le hambel nous les avons toujours chez nous ça fait partie de notre patrimoine et de notre culture nos mères tenaient à ces bourabah qu’elles chérissaient comme des enfants en les caressant tous les soirs au moment du coucher quant aux tisserands qui n’a pas entendu le bruit de leur activité à el graba en passant devant leurs magasins tout en couleur c’était beau à voir c’était avant mr douar le temps du bon temps ce bourabah et ce métier crée par JACQUARD à LYON en 1801 furent des inventions qui ont changé le monde ce n’est pas rien c’est tout un art de fabrication déjà à la belle époque quelle histoire comme toujours vous nous faites rêver et revenir dans le passé notre passé vécu dans le bonheur elyoum hélas ce n’est plus le cas tout est robotisé avec des machines inhumaines

  5. Amirouche

    Tout comme nos animaux , ces produits sont en voie de disparition :

    Bourabah , Hanbel , hssira, lhafe ,CHARMATO , laines lavées, el soffe (au poids), zarbiyettes
    Nos tisserands sont à l’agonie !!!

  6. BADISSI

    un hommage a nos mères et grand mères qui après avoir passé une bonne nuit au chaud sous un bourabah elles viennent le ranger sachant que ce n’était pas facile vue son poids mais la génération d’aujourd’hui préfère tout ce qui est léger même synthétique et mauvais , merci Docteur pour ce rappel

  7. Mme CH

    Merci Mr Douar, avec vos articles, vous participez à faire connaître le patrimoine artisanal et culturel de la région qui a tendance à disparaître…!!! Ça serait un grand bonheur de revoir ce métier passionnant renaître et procurer des postes de travail, ainsi que d’autres métiers artisanaux qui faisaient jadis, la fierté de notre nation. Un vrai patrimoine culturel à sauvegarder et à faire renaître de ses cendres, car cette foutue modernisation a « tué » tout ce qui est beau et qui a de la valeur…!!!!

    Par ailleurs les rares métiers qui subsistent ne doivent leur survie que grâce à un apprentissage direct et une transmission de savoir de père en fils… !!!

    J’ai tenu à avoir deux Bourabehs dans mon trousseau : le blanc ‘El Mharbel et le Hchaïchi (en couleur)… !!! Il est vrai que je ne les ai jamais utilisés jusqu’à ce jour, mais ils sont là, pour me rappeler mes ancêtres…!!!

    Allez, c’est le moment de la prière…Allah Yata9abel Mina wa Minkoum…!!!

  8. hamid

    Le docteur est silencieux ou est il?

  9. Hamza

    Salam quel époque je croyais qu il faisais partis de la famille tellement je passais et repassais pour voir s il la fini ou pas il y avais BOUAYAD qui fabriquer des tonneaux a coté je m arrêter pour regarder un peu il met le feu des fois sur le bord de la route il y avais de la place et moins de voitures quelques que KAROS qui passer SAHAFTOURKOUM Hamza

  10. chaib draa tani djamel

    Le derniers de ces tisserands « EDERAZINES » c’est AMMI MEGHRAOUI à coté du OUALI SIDI MOHAMED -GRABA il est toujous sur place

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