La Voix De Sidi Bel Abbes

Orangina, une pulpeuse saga née en Algérie, la limonade Zazou née à Sidi Bel Abbés

 orangina-expo-428c322

Si Orangina, une pulpeuse saga est  née en Algérie selon notre source , la limonade Zazou est née à Sidi Bel Abbés et c’est toute une nostalgie que peuvent évoquer nos lecteurs (ices).

Le « génie marketing » de Jean-Claude Beton, décédé lundi 2 décembre, a fait d’Orangina une boisson gazeuse à la renommée internationale. Mais la marque qui est née et a grandi en Algérie a connu des fortunes diverses dans son pays d’origine.
Par FRANCE 24 . On connaît la forme de ses bouteilles, la saveur de sa pulpe et les slogans de ses publicités (« Secouez-moi, secouez-moi ! »), mais moins ses origines algériennes. C’est pourtant à Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud d’Alger, qu’Orangina a vu le jour, avant de devenir une boisson gazeuse mondialement connue grâce au « génie marketing » de Jean-Claude Beton, décédé à l’âge de 88 ans. L’aventure commence en 1936 dans la plaine de la Mitidja, alors située dans l’un des départements français d’Algérie. Léon Beton, son père, propriétaire d’une orangeraie et commerçant prospère d’huiles essentielles, sort la première bouteille d' »Orangina, soda de naranjina », à partir d’une formule élaborée par le docteur Agustin Trigo Mirallès, un pharmacien de Valence, en Espagne. Les ingrédients : concentré d’orange, eau sucrée gazeuse et un soupçon d’huile essentielle. Mais le projet est stoppé par la guerre civile espagnole, puis la Seconde Guerre mondiale. Fraîchement diplômé en agronomie, Jean-Claude Beton ressort l’idée des cartons en 1951. Après avoir créé la société Naranjina Nord-Maghreb, par laquelle il produit et commercialise son soda en Algérie, le jeune entrepreneur offre une identité visuelle à la marque. Désormais, la bouteille arbore les formes d’une orange et la boisson fait l’objet d’une ingénieuse campagne publicitaire conçue par l’affichiste Bernard Villemot.

« Gênés par cette bouteille ronde »
Si, comme le rappelait l’hebdomadaire « Jeune Afrique » en août 2013, « les cafetiers sont d’abord gênés par cette bouteille ronde qui prend de la place dans les réfrigérateurs », elle finit par conquérir les tables des bistrots d’Algérie… puis de la métropole.
Après avoir séduit le Maghreb, Orangina prend en effet ses quartiers en 1961 à Marseille, à l’approche de l’indépendance de l’Algérie. L’ascension est fulgurante et la structure familiale, de plus en plus convoitée, finira par être avalée en 1984 par le groupe Pernod-Ricard. Orangina change de mains à plusieurs reprises à partir de 2001, passant notamment sous la coupe de Cadbury Schweppes, et traverse une période difficile jusqu’à son rachat par le japonais Suntory fin 2009.
Le groupe Orangina Schweppes, qui emploie 2 500 salariés, dont 600 en France, répartis dans quatre sites de production et deux administratifs, a réalisé en 2012 un chiffre d’affaires de 1,2 milliard d’euros. Concernant la seule marque Orangina, les ventes sont principalement partagées entre la zone France-Benelux et le Japon, où elle a été lancée en 2012.

Un retour au pays en 2003
Sur ses terres natales, la boisson a connu en revanche des fortunes diverses. Après le transfert du groupe à Marseille, plusieurs entrepreneurs locaux ont continué à exploiter le label sans agrément de la maison mère. Il aura fallu attendre 2003 pour qu’une usine de production sous licence Orangina soit de nouveau active en Algérie. Le site fut inauguré en grande pompe en présence du ministre algérien de l’Industrie, de l’ambassadeur de France et du fondateur du groupe. « C’était la première fois que Jean-Claude Beton remettait les pieds en Algérie depuis 1967, rapporte un témoin, cité par « L’Expansion ». Lorsqu’il a visité son ancienne usine et vu ses anciens ouvriers, il en a eu les larmes aux yeux. »

 

images

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=54337

Posté par le Sep 8 2014. inséré dans ACTUALITE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

8 Commentaires pour “Orangina, une pulpeuse saga née en Algérie, la limonade Zazou née à Sidi Bel Abbés”

  1. MADANI

    LARBI ZAZOU ALLAH YARHMAH . il a crée une bonne limonade . que nous dégustions avec plaisir bien frai^che .

  2. gherbi sba

    Est ce qu’il ya que la limonade Zazzou a belabbes
    et Malikettes ;abbosoufiane ?

    • Cheikh Fiza

      Je suis d’accord avec vous, Malikettes et Abousofiane existaient aussi mai je m’excuse la Limonade Zazou etait la boisson la plus vendue, meme Hamoud Boualem avait bien aime allah yerhmah.

      Merci

      Cheikh

  3. MOH

    Orangina Algérie crie au complot
    El Watan, 26 décembre 2012

    Un contentieux dont les conséquences sur l’activité de l’entreprise en Algérie sont aujourd’hui désastreuses.

    Le conflit opposant l’entreprise familiale, Orangina Algérie, à la société française, CFPO, au sujet de la propriété de la marque de boisson est en passe de devenir un cas d’école dans le droit commercial algérien. De procès en procès, la bataille juridique que mène depuis une quarantaine d’années Maâmar Djgaguen, propriétaire d’Orangina Algérie, montre à quel point les méandres de la justice peuvent embrouiller un litige, pourtant simple à l’origine, et le rendre dur à dénouer. Un litige dont les conséquences sur l’activité de l’entreprise sont aujourd’hui si désastreuses qu’aucune perspective de développement n’est en vue à court terme.

    A 76 ans, affaibli par le poids des années, mais surtout par les tracas juridico-financiers de ce conflit, Maâmar Djgaguen lègue la gestion de l’entreprise à sa fille qui, comme lui, met le rétablissement de la vérité et le règlement définitif du litige au cœur de ses préoccupations. Pour elle, «dès lors que toutes les voies de recours ont été épuisées, la justice doit, aujourd’hui, trancher une fois pour toutes en notre faveur et nous laisser travailler», d’autant que «nous possédons toutes les données et preuves qui ne laissent aucun doute que la marque Orangina est algérienne», précise-t-elle.

    Le marché algérien des boissons étant actuellement en pleine croissance et rudement concurrentiel, l’investissement devient, dès lors, une nécessité pour tout industriel qui désire s’imposer dans cette filière. «Du point de vue notoriété et qualité, notre produit est largement apprécié par les consommateurs. Il se trouve, cependant, que la capacité de production n’arrive pas à satisfaire toutes les demandes que nous recevons. C’est la raison pour laquelle nous voulons étendre notre production à l’est et à l’ouest du pays, mais ce litige qui traîne depuis des années nous en empêche», explique la fille du patron d’Orangina.

    Ce dernier, approché même par Cevital, Ifri et autres opérateurs du secteur pour un éventuel partenariat, a dû décliner plusieurs propositions, non pas parce qu’elles ne sont pas économiquement intéressantes, mais parce que tous les projets d’investissement de l’entreprise sont mis en veille, en attendant que la Cour suprême prononce une décision irrémédiable et définitive sur cette affaire.
    Le seul grand investissement de 400 millions de dinars que le producteur d’Orangina Algérie a engagé en 2004 concerne l’installation d’une nouvelle unité de production dans la nouvelle zone industrielle sur la route de Beni Tamou.

    L’usine, la seule sur le territoire national qui dispose d’un pasteurisateur pour traitement thermique, produit Orangina en bouteilles en verre pour une capacité de 10 millions de bouteilles par an. Elle peut doubler ou tripler en augmentant le nombre d’équipes. A cela, il faut ajouter la production sous-traitée exclusivement pour la marque dans le complexe de Zaïm qui produit les bouteilles en plastique de 33 cl, 1,5 l et 2 l en PET.

    Un complot ourdi
    Convaincu qu’il s’agit d’un véritable complot qui se trame contre la marque pour lui ôter son «algérianité», Maâmar Djgaguen dit tout de même avoir confiance en la justice algérienne et croit dur comme fer que celle-ci finira par rétablir la vérité. Les documents en sa possession prouvent, en effet, qu’il est le premier à avoir déposé la marque le 26 décembre 1969 à l’Office national de propriété industrielle (ONPI).

    Le renouvellement de l’enregistrement, prévu tous les dix ans, a été également respecté et sa validité court jusqu’en 2019.
    L’autre argument qu’il fait valoir devant la justice est un jugement de 1971 du tribunal d’Alger lui conférant la qualité de «seul propriétaire de la marque Orangina» et sanctionnant son adversaire, Antoine Montserrat, pour avoir exploité illégalement la marque.
    Bien qu’ayant signé avec Maâmar Djgaguen un protocole d’accord le 19 avril 1977, lui reconnaissant la propriété de la marque Orangina et son exploitation en Algérie, la CFPO tente, avec l’ouverture de l’économie algérienne au début des années 2000, de revenir en Algérie par le biais du groupe Sidi El-Kebir qui obtient une autorisation à embouteiller des sodas sous la marque Orangina Algérie.

    Pour démontrer la complicité de hauts responsables de l’administration algérienne dans ce complot, Maâmar Djgaguen nous montre une lettre adressée à l’ambassade de France dans laquelle l’ex-ministre de l’Industrie, El Hachemi Djaâboub prend partie pour la CFPO en informant l’ambassadeur de France à Alger que «les décisions de justice ordonnant de rayer la CFPO des registres du commerce et des marques déposées à l’Inapi ne seront pas exécutées tant qu’elles n’ont pas été transmises à l’Institut». Pour lui, c’est clair, «El-Hachemi Djaâboub travaille pour l’intérêt de l’étranger en favorisant le retour de la CFPO en Algérie. Il ne s’est pas gêné, pour cela, à se compromettre et à prendre partie contre son compatriote».

    Les soucis de l’entreprise ne s’arrêtent pas là puisque «les comploteurs, qui voudraient contourner les décisions de justice, seraient en train de voir comment relancer leur projet en passant par un autre opérateur national connu dans la filière boissons. Les jours à venir nous dévoileront ce qui se trame contre nous», nous dit-on encore.

  4. MOH

    moi j’ai tout bu , de la Zazou ( baida limoun ) bien sur….. , et dans les années 90 ( même aujourd’hui) j’ai apprécié ngaous ( pêche-orange).

  5. Gamra de sidi khaled

    allah yerham Larbi zazou et bsahtek Moh

  6. (Imax)*

    La limonade est une boisson à éviter, ce n est que du sucre et de l eau et زغاريت ( des youyou). Très mauvais pour la santé.

  7. tewfikhayii

    Salam,
    Mais de temps en temps, une bonne KAR3A LIMONADE ZAAZOU KAHLA OU BERDA,surtout avec l’Aid El Kébir qui pointe son nez, Mon Dieu l,extase,et tant pis
    pour la santé – entre nous Imax, ça sert à quoi de mourrir en bonne santé – (clin d’oeil).
    Salam.

Répondre