La Voix De Sidi Bel Abbes

ô mes maîtres ! Je ne vous oublierai jamais. Par Dr Douar

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Nous ne devons pas oublier, de rendre un grand hommage à tous les enseignants (es), le personnel de l’éducation, à nos maîtres et nos profs… du cycle primaire, moyen au secondaire et universitaire. C’est toute une armée d’intellectuels et de sages qui nous ont éclairés par leur travail, dur et endurent, des sentiers pleins de crevasses et d’épines. Et combien de générations intègres et responsables ont été forgé grâce à cette dureté et cette endurance. Certains ont pu laisser en chacun de nous des souvenirs inoubliables car ils se sont distingués des autres soit par leurs attitudes insolites, leurs méthodes de travail ou par leur rigueur ou leursympathie.
Personnellement, je me rappelle très bien de mes maîtres et je ne pourrai jamais oublier leurs noms.
Mr Lacarne Abbes, un directeur des années 60 à l’école primaire de Sidi Brahim, un mec élancé et chic, aux cheveux noirs couvrant ses oreilles et son front, on dirait qu’il sortait des studios d’Hollywood. La cigarette souffre entre ses lèvres, il ne s’arrêtait pas de mâcher son bout jaune. Son successeur Mr Saïm, c’était lui qui nous annonça, un jour d’été, les résultats du fameux examen du sixième inscrits sur une page du quotidien El Moudjahed. Mr.Fertout, mon maître de français, il était un bonhomme svelte, à regard toujours souriant derrière des lunettes à monture dorée, on le confondait presque avec un européen de l’époque. Mlle Marouf, une jeune débutante dans l’enseignement du français, elle était toujours élégante dans son tailleur gris et sur des souliers aux talons pointus. Mr Niar, c’était mon premier maître d’arabe, sympathique et très pondéré, il avait l’allure d’un égyptien lettré dans son ensemble à demi-manche. Son antipode Mr Benzemra, très sévère, cherchant la moindre faille pour taper par sa règle en bois nos petites mains. Mr Abdelkrim et Mr Nebal, deux vieux qui enseignaient aussi la langue arabe, mais un autre point les rassemblait, c’est qu’ils portaient, tout comme mon père, des turbans jaunes dorés (ammama toutia).
Au CEM de Sidi Hamadouche, le premier directeur de cet établissement inauguré en 1972, c’était Mr Allal, un homme très posé et élégant, il aurait pu être ministre si (…) Mme Ghoul, une jeune dame qui maîtrisait aussi bien l’algèbre que la musique. Elle nous entrainait, chaque samedi, dans les octaves de la gamme du Dorémifasolasido. Mr. Ghoul, en incitant tout le monde à la lecture, il nous empruntait des grands titres de la langue arabe. Mlle Moukaddem continuait à nous transmettre une langue déjà classée d’origine étrangère depuis la nuit du partage du fameux butin. Mr Kellali nous initiait à l’anglophonie que personne n’aura plus tard les facultésà maitriser parfaitement cette langue. Mr Dellal, toujours vêtu d’un survêtement et d’une espadrille de marque, il nous faisait courir trois ou quatre fois le périmètre de la cour avant de nous lancer le ballon du hand. C’était un grand éducateur physique et sportif mais aussi un grand fumeur. ……A toutes et à tous, je dis que vous devez tous se réjouir car les arbustes que vous avez irrigués avec soins par votre sueur, votre temps et votre santé, ont engendré des bronches hautes et des racines profondes, vous avez initié dans la création de nombreux cadres dans tous les secteurs vitaux et dans uniquement ma classe du CEM on compte 7 médecins dont je fais partie, 4 ingénieurs, tant de techniciens en agriculture ,en pétrochimie, en santé… une avocate, un docteur en lettre, et nombreux sont dans le secteur de l’éducation.
Au lycée El Haoues : Mr Mansouri, un théologien connu par ses prêches, il portait souvent une djellaba et une chéchia. Voyant en nous l’avenir, il tente de guider nos esprits vers le bon sens en détournant souvent sa leçon d’arabe en leçon de moral. Mr Mime, l’histoire lui colle parfaitement, un fervent militant du FLN, catapulté, plus tard, de la mairie vers le conseil de la nation. Mlle Zinaï, une preuve que Le bon Dieu aime tout ce qui est beau, elle séduisait le monde aussi bien par son anglais que par sa beauté. Mme Bouzekoura, une autre prof d’anglais discrète. Mr Bouaricha donnait ses cours de sciences naturelles en concurrençant le français Mr Nedelec. Mr Ratni et Ghana deux sportifs qui nous apprenaient que les mouvements du corps finissent par immuniser l’esprit. Mr Zine et Mr Sensaoui, deux redoutables surveillants qu’on avait tort de ne pas les aimer et ne pas accepter que l’absence non justifiée est un délit impardonnable. Sans oublier mes profs d’origine étrangère, les palestiniens, les irakiens, les syriens, les égyptiens et les français.
Devant toutes ces grandes personnes sans distinction aucune, je m’incline par respect, admiration et reconnaissance. A ceux qui nous ont quittés, je dis ALLAH yerhamhoum.

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Posté par le Oct 22 2015. inséré dans ACTUALITE, PENSEE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

17 Commentaires pour “ô mes maîtres ! Je ne vous oublierai jamais. Par Dr Douar”

  1. ABRAHAM

    c’était le bon vieux temps!

  2. lecteur

    en djalaba tu m’a rapelé notre prof d’histoire geo au lycée..c’etait la periode des cheveux long
    des beatles…comme chez nous y’avait du genre brun avec cheveux frisé alors c’est une touffe de guéndoule posé sur sa tête ça donne l’impression d’un arbre
    l’élève était svelte long genre Malien00a coté de lui un autre cheveux coupé mais rond et gros.. alors souvent on s’ennuie tous de son cours alors il s’endort dans son cours il s’appelait said…lorsque le prof de geo le vois sommeillait sous son ami faisant office d’un arbre avec sa tête le prof lui lance
     »dhalalle ya Said , dhallale »
     »prend l’ombre ya said prend l’ombre » lol

  3. ABBES2

    Qu’elle nostalgie DR DOUAR!!
    Vous m’avez rendu 45 ans en arrière.
    M NIAR.j’étais son élève en classe de CM2 en 1971 mais ici à SBA il était un grand fumeur.Il adorait fumé RYME. Il nous enseignait la langue arabe tandis que Mlle LALLOUT FADILA -que je n’ai pas vu depuis- la langue française. On m’a dit q’elle vit actuellement a alger.
    Je crois DR DOUR qu’on est de la meme génération.
    Au lycée el haoues le fameux chikh MANSOURI (rabi yarhmah) le grand savant qu’on a oublié totalement.MME FOURNI , MISS WOOLF,M MEGHACOU……et la liste est longue.
    DR DOUAR.
    Vous m’avez rappelé aussi un ami de classe de sidi brahim que j’ai connu au lycée el haoues et que j’ai perdu de vue depuis 1976 il s’appelait SNP BOUCHUICHA MENAOUAR.
    Merci beaucoup DR. j’ai le plaisir de vous lire.
    Amicalement

  4. OUERRAD

    Sacre DOUAR ! qui peut oublier ses educateurs , ils font partie de nous meme .
    Ils sont comme nos parents , comment les oublier .
    KADA EL MOU3ALIMOU en yakouna rassoulah ,plus que cela il n ya pas .
    En plus , de formateurs ils etaient educateurs et tu le soulignes bien dans ton ecrit .
    Ma generation , la tienne propablement la suivante ont gardes dans leurs tetes et leurs coeurs tout ce beau monde . Mais qu en est il de la suivante ?
    SI , nombreux comme toi et moi avons un grand respect et une grande estime pour cette frange de la societe , une minorite a ete ingrate envers elle .
    Deux cas que je me permet de citer ici juste pour que des gens se posent des questrions.
    Un professeur d arabe est pas des moindres , etait un jour en train de » poireauter dans une salle d attente chez un medecin contol de la casoran , alors que le docteur en question et le chef de » service ont ete ses eleves au lycee.Arrive un camarade de classe de passage dans la ville , voulait saluer ces deux là .Quand il a vu le prof , il saluat le prie par la main et le fit rentrer dare dare en faisant un grand tapage aux deux compaires .
    Vous n avez pas honte de laisser votre MAITRE dehors à son age .
    Quand , à l autre c est un camarade de classe qui devenu medecin , lors d une rencontre entre anciens demandat à l un de nous n ayant pas atteint un certai niveau dans la societe pour des raisons ,,,,,, lui demandat : rappel moi ton nom .
    JOUMOU3AH MOUBARAKAH .

  5. Argos

    Si Douar comme à chaque fois vous avez l’art et la manière de nous rendre humble par vos récits qui ne manquent jamais d’humanisme. Là, vous invoquez tous ces travailleurs de l’esprit qui nous ont légué un patrimoine intellectuel inestimable par lequel nous avons tracé notre chemin dans la vie avec plus ou moins d’infortune. Nous les craignions et nous les admirions tout à la fois. Nous les craignions pour leur sévérité ; nous les admirions parce qu’ils savaient tout et qu’ils étaient juste comme pour ce qui me concerne (et peut être M Ouerrad aussi) M Dimenza notre prof de physique au lycée Aek Azza des années 60-70. Il avait sa propre classe que l’on rejoignait avec joie et bonne humeur car c’était un véritable laboratoire où nous allions découvrir la magie de la chimie quand l’atmosphère se remplissait d’hydrogène sulfuré [H2S] à l’odeur d’œuf pourris où que la lumière jaillissait après l’électrolyse de deux feuilles de plomb plongées dans une solution liquide acide. Avec lui, il n’y avait jamais de temps mort comme la classe d’à coté où régnait un brouhaha indescriptible qui l’exaspérait car notre intérêt faiblissait mais à chaque fois, une question, un mot suffisait à ramener l’attention. La tache était rude car dans la classe il y avait aussi des électrons libres qui se prenaient pour le professeur Tournesol et il n’était pas rare qu’après les cours, il leur faisait du rattrapage à coups de leçons particulières, tant et si bien que presque tous nous avions passé les épreuves du Bac avec succès (1970). Le temps s’est écoulé depuis lors, le coopérant technique comme on disait est parti et parmi ceux qui l’ont côtoyé jadis, aucun élève ne l’a oublié car à chacune de nos rencontres on évoque avec un peu d’amertume le souvenir de ce grand Monsieur si familier que je ne remercierai jamais assez de m’avoir donné tant d’étoiles à cueillir …………. Salutations amicales

  6. ABRAHAM

    l’école d’autre fois………….Le tableau était noir. Les tables étaient des pupitres en bois à deux places. Sur le pupitre, il y avait deux encriers. A la place des chaises, il y avait des bancs. Les pupitres s’ouvraient par le dessus pour ranger les affaires. Quand il faisait froid, le maître et les enfants se réchauffaient avec un poêle à bois. Tous les matins, chaque enfant amenait une bûche. Les classes contenaient en général 40 élèves.
    L’écolier allait a l’école a pieds même s’il habitait très loin.
    Autrefois , les élèves avaient des cartables généralement en cuir , qui étaient souvent utilisés par plusieurs enfants de la même famille. Les écoliers écrivaient sur des cahiers couverts par des protège-cahiers en papier. Ils se servaient des porte-plumes avec de l’encre en général violette. Le buvard permettait de sécher l’encre. Les crayons d’ardoise et les craies carrées étaient utiles pour les ardoises.

  7. ABBES2

    IL y a un point qui a attiré mon attention en faisant une comparaison entre notre génération et celle d’aujourd’hui.
    d’habitude quand on parlait de nos maitres ou professeurs on disait Mr X si c’était un homme Mme ou MlleY si c’était une femme.Mr jaclin , Mr bou abdellah ,Mme fourni. Mlle aouicha ect
    et si c’était un maitre de langue arabe SI lhbib, SI lhadj, SI yahia ect…
    Tandis que maintenant nos élève prononcent directement les noms de leurs enseignent.
    L’adjoint d’éducation pose la question qu’es ce que vous avez maintenant?
    tout le monde répond Histoire. avec qui? tout le monde répond MIMEou ADALA ou BOUNADJA.
    La question est pourquoi on ne dit pas Monsieur x ou Madame Y ?
    es ce que c’est la faute des parents ?Des enseignents ? ou de l’école qui n’a pas su joué son role?
    Les parents? la plus par est cultivé.Nos pauvres parents étaient des analphabètes.
    le mode de vie ? cette génération et mieux habillé aisé propre gaté.
    Que dites vous M DOUAR? et vous Mme CH? M OUERRAD?M AMIROUCHE. éclairez nous M oulhissene c’est votre domaine.vous aussi M CHENITI.
    J’aime bien lire vos avis.n’oubliez pas qu’ ils sont nos enfants.
    AMICALEMENT

    • Mme CH

      Si ABBES2 Salam….!!! Je crois que Mr Douar en rendant hommage à ses Maîtres voulait nous adresser un message fort….!!!! Effectivement , rien ne va plus, y compris la relation entre l’enseignant et l’élève qui a beaucoup changé….!!! Cette relation reflète un peu le changement que notre société a connu à travers le temps….!!!! Un changement qui n’est pas forcément positif, et les preuves sont là….!!!
      Par ailleurs, des forces occultes ont programmé la destruction de l’école algérienne, ce qui veut dire la destruction de plusieurs générations…!!! Les résultats sont là ainsi que les Cobayes…qui ont perdu la langue, l’esprit et l’âme….!!!!

      J’ai fait l’école algérienne, et j’en suis fière. A l’exception d’une belle anglaise et d’un Syrien (en Terminale), tous mes Maîtres, depuis le primaire jusqu’au secondaire étaient algériens….!!! Ouf tant mieux….!!!!!

      A Sidi Bel Abbés, j’ai eu comme première maîtresse Mme Feraoun (on s’adorait, j’étais son bras droit…..lol……J’ai déjà raconté sur ce site, mes retrouvailles avec elle quand j’étais allée la revoir après tant d’années et qu’elle m’avait appelée par mon prénom…….j’ai les larmes aux yeux…!!!). Une fois elle m’avait ramenée chez la Directrice pour choisir mon premier conte, parce que j’avais bien travaillé. Et là, j’avais plusieurs choix, mais j’avais finalement choisi un conte en arabe: « Le renard rusé »…..pourtant il y avait blanche neige, cendrillon et le petit poucet…!!!!

      Ma première enseignante de la langue de Molière était Mme Miloua….Une fois, on avait fait une dictée , puis elle avait demandé à toutes celles qui n’ont pas fait de faute de se présenter à son bureau pour avoir un 10/10….Aïe, j’avais fait une demie faute et malgré cela je m’y suis présentée avec mon cahier, je ne sais pas si elle n’avait rien vu ou si elle avait fait semblant, mais j’ai eu mon 10, c’est vrai aussi que j’étais une très bonne élève, peut être qu’elle m’avait fait confiance….!!! Je regrette, mais je n’avais que 7ans….!!!!!

      Dans le lycée où j’ai fait mes études secondaires (loin de SBA), le tablier bien boutonné était obligatoire et il était interdit de porter le pantalon, ou la mini-jupe, de mettre du maquillage et de lâcher ses cheveux….!!!! Maintenant, on ne fait plus la différence entre une femme mariée ou célibataire, entre une jeune et une vielle femme….entre un certain homme et une certaine femme et entre une certaine femme et un certain homme……!!! Les choses ont perdu leur charme, leur goût, leur valeur, leur signification…etc……quelqu’un me dirait c’est la modernité…..!!! Alors pourquoi ne sommes-nous pas heureux….????

      Permettez-moi, de remercier et de rendre Hommage à mon Grand Maître de toujours, qui m’a donné une très bonne base, m’a beaucoup appris et m’a fait confiance, Mon Père Rabbi Yahafdou….!!! Une fois, il m’avait demandé d’écrire le mot « histoire » 100 fois, car je l’écrivais toujours sans « e » et depuis……!!!!

      Je reprends la dernière phrase de Mr Douar: « Devant toutes ces grandes personnes sans distinction aucune, je m’incline par respect, admiration et reconnaissance. A ceux qui nous ont quittés, je dis ALLAH Yerhamhoum. »….Merci Mr Douar, mais où êtes vous donc passé….????

      Bonne soirée…!

    • Amirouche

      ABBES 2 & DOUAR

      Salam

      Vous ne trouvez pas que Docteur Douar (si c’est lui sur cette photo N/B) ressemble un peu à Abdelhalim Hafed, avec « hadel machta wel regard « Allah Allah 3lihe » …Si j’avais connu el hadj Douar jeune, je lui aurais dit « anta twali tbibe fel moustakbele « (rires)…
      Quant à la relation entre instit et élèves, je peux te dire que je n’ai eu que des enseignants exemplaires.En primaire, monsieur Tekkouk Allah yarhmeh se mettait devant les portes des classes et n’hésitait pas à renvoyer l’écolier si ses ongles n’étaient pas coupés ou si les oreilles étaient sales, il était d’une telle rigueur que par peur de lui tous les enfants de la classe se recourbés sur leurs vieux pupitres pour éviter son regard.Cet enseignant voulait des enfants propres avant l’apprentissage de la lecture, la dictée et les calculs.A la rentrée des classes, monsieur Merbouhe avait ramené des marionnettes et se mettait derrière la partie mobile du tableau pour nous faire rire.Un peu plus grands, depuis son grand bureau, notre instituteur d’arabe monsieur SEKRANE, que je salue, nous racontait un résumé de l’histoire de sidna Youcef après chaque cours.Madame BENTRATE ( que Dieu la guérisse) nous annonçait dès le premier jour qu’elle était judokate, alors que c’était une dame très douce…….Bref, tout se passait dans l’ordre et la discipline.Et oui si ABBES2, aujourd’hui, nos enfants ne savent pas que veut dire « Rendre heureux son vieux père et sa vieille mère est le plus doux des devoirs », je pense que notre époque est révolue, vous connaissez la cause sans aucun doute.
      «Innama al oumamou al akhlaqou ma bakiat, fa in houm dhahabat akhlaqouhoum dhahabou.» (Les valeurs morales font les nations, si celles-ci disparaissent celles-là disparaîtront aussi). Ahmed Chawki
      Merci si ABBES 2 ET Dt Douar
      Fraternellement

      • ABBES2

        Où allons nous M AMIROUCHE? où allons nous Mme CH? Où allons mes chers lecteurs avec toutes ces nouvelles atroces affreuses et effrayantes.
        D’aprés un journal quotidien, une bonde de voyou a escaladé les murs d’un lycée a barika w de BATNA hier puis s’infiltré dans le bloc pédagogique pour agresser une pauvre enseignante en plein cour, puis casser les vitres sur les tetes des élèves.
        Où sont les agents de sécurité ? Où sont les O.P du lycée ?
        Et aprés cet assaut ces voyous sortent leurs couteaux devant tout se qui veut s’approcher d’eux et ils quittent le lycée par la porte de sortie comme si n’était rien passer.
        Et le malheur dans la meme wilaya une autre bonde de voyou est entrée la semaine passée dans la cour d’un autre lycée et avec leur voiture cette fois , les couteaux a la main sans que personne ne les arrete, et aprés quelques tours dans la cour ils ressortent par la grande porte.
        En entendant ces nouvelles je me demande أين جزائر العزّة والكرامة ؟
        Je vous jure que j’ai mal à la tete et c’est la vérité .
        Bonne journée

        • Mme CH

          Salam Si ABBES2….!!! Où allons-nous….??? Question très pertinente…!!! Je ne connais pas le chemin, ni la direction, mais ce sui est sûr, nous allons tout droit vers le fond du précipice….!!!!! Par ailleurs, peut être que Mme la ministresse le sait…!!??? Ou l’ex ministre qui a occupé le poste pendant 20 ans, où ceux qui ont programmé volontairement ou involontairement la destruction de l’école algérienne…….!!!! Remarque quand nos chérubins voient des films de violence sur les chaînes TV, sur internet, sur CD….etc…. voient ce qui se passe dans les pays en guerre concoctées et imposées par la pieuvre du mal : sang, désolation, massacre…etc….,entendent et voient que des lycéens aux USA par exemple, ont été assassinés par des délinquants qui portent des armes à feu comme ils portent des Jeans, constatent qu’il y a une injustice sociale en plus de tous les maux tels que la drogue, l’alcool..etc……..comment voulez-vous qu’ils se comportent…??? Ajouter à tout cela, l’impunité et le non respect des lois divines et même celles des Minus. Même quand ils arrivent à les punir, ils sont envoyés dans une prison 5 étoiles et après quelques mois ils seront libérés ou graciés…..alors la vie n’est elle pas belle….??!!!

          La seule réponse que j’ai, c’est que les Minus Créatus ont échoué. Ils ont semé la pagaille, l’anarchie, le désordre, le déséquilibre, l’acculturation, la famine, la pauvreté, les virus, la sauvagerie et le sang mélangé avec du pétrole……au nom de la civilisation, l’universalisme, la mondialisation, la modernité et tous les mots éblouissants que vous connaissez…!!! Et malgré cela ils persistent et signent…..!!!

          Alors prenez un cachet avec une bonne tisane en attendant…l’aube…..!!!!

          Amicalement…!!!

  8. ABRAHAM

    Le maître portait une blouse. Il était très sévère et ses élèves le vouvoyaient.
    C’était une personne aussi importante que le maire .
    Tous les matins, L’enseignant remplissait les encriers avec sa bouteille d’encre. Comme matériel pédagogique, il utilisait un boulier pour apprendre à compter, les mesurettes pour mesurer des quantités, un projecteur qui affichait sur un grand écran des documents.
    Le maître commençait toujours le travail par la leçon de morale. Il y avait des séances d’ écriture très soignée .
    Pendant la récréation , Les enfants jouait aux billes, à la toupie, aux osselets, à la marelle, à saute- mouton, au bilboquet, et à la ficelle.
    Après un travail bien fait, le maître donnait des bons points (en papier ou en métal ) et des images. A la fin de la semaine, le meilleur élève recevait la croix d ‘honneur qu’il portait toute la semaine. A la fin de l’année, y avait la distribution des prix .

  9. ABRAHAM

    Au lycée, la rentrée était aussi très attendue. Lors des inscriptions, les nouveaux lycéens étaient déjà informés sur le règlement. Jusqu’au début des années 70, le port de bleu jean et d’espadrilles (training) était formellement interdit. Un autre genre de punition attendait les chahuteurs. Les professeurs avaient le droit de distribuer des consignes, obligeant ceux qui ne faisaient pas convenablement leurs devoirs à se présenter les week-ends au lycée. Le jour de la rentrée, tout le monde s’habillait neuf et se mettait en rangs dans la cour pour attendre l’appel au micro du censeur. Ceux qui entraient en classe de sixième (1re année moyenne) allaient découvrir pour la première le laboratoire de sciences naturelles et la salle de gymnastique. Les cours de musique et de dessin étaient aussi des nouveautés pour beaucoup d’élèves. Les professeurs commençaient leur premier cours par l’explication des méthodes de travail. Pour ne pas oublier ses devoirs, l’élève devait tout noter sur le chier de textes. Par ailleurs, le carnet de correspondance servait de lien permanent entre l’enseignant et les parents de l’élève. Absence, retards et notes étaient régulièrement signalés, et le carnet signé par les parents et contrôlé par les professeurs et le surveillant général. Les cancers dont nous faisions partie trichaient souvent en faisant signer le carnet de correspondance par des élèves de terminale à la place des parents.

  10. ABRAHAM

    Moi je n »aimais pas la philosophie et la chimie.

  11. chaib draa tani djamel

    Ce n’était pas que nos maitres , en vérité « NOS PARENTS »

  12. H. Benali

    Quant à Moi , je saluerais mes anciens profs au CEM belkhodja , à savoir , Mr Benkrama (prof de math) , Dr Mellouk Mohamed (prof d’anglais) et Mr Zahir (Prof d’arabe).

    Au Lycée Ennadjah : Mr Eddine EL hannani (Prof d’arabe) , Mr Malaab (Prof d’histoire et géographie) et Mr Zitouni (Prof de Maths).

    Des personnes qui ont marqué leur carrière par leur dévouement et bravoure et qui ont façonné l’histoire de l’enseignement à Sidi Bel Abbès.

  13. Imène

    Azzul tlm !
    Loin des polémiques , de la pollution , de la politique et ses tourments..je voudrais sans la nommer vous parler d’elle ! oh , il ne s’agit pas de la révolution permanente tant adulée par Moustaqui , mais de ma maîtresse d’école primaire , qui a le plus marqué ma petite enfance .. En plus d’être gentille , attentionnée notre maîtresse était trés jolie : cheveux coupés à la garçonne , une blouse blanche sans manches ( brodée aux poches je me souviens ) un pantalon noir..nous l’aimions toutes trés fort – il n’y avait pas de garçons dans notre école -et on ne s’en portait que mieux ( loool ). Notre classe était spacieuse , de beaux rideaux bleus ornaient les fen^tres ( rien à avoir avec la classe du dr .Douar ! ) sur les murs couleur blanc , beige étaient collées des images de fleurs avec leurs noms ( roses , hortensias , primevères…) d’oiseaux , et d’autres animaux ( avec leurs noms ) , et les meilleurs dessins réalisés par les enfants .. au fond de la classe il y’avait un tableau où s’affichait les tables de multplication , il y’avait aussi une armoire où la maitresse gardait nos cahiers de classe , et autres ouvrages et outils pédagogiques .. craies , compas , equerre , brosse. Notre maîtresse prenait le soin de troquer ses chaussures de ville ( qu’elle rangeait en bas de l’armoire ) contre une paire de mocassins ou sabot orthopédique car elle était tout le temps debout , au tableau , ou entre les rangées..
    je m’asseyais à la première table , mes petites jambes pendaient ds le vide , j’aimais bcp la maîtresse me demande d’aller secouer la brosse , ou de surveiller la classe pendant son absence chez la directrice ( ah j’ai oublié de vous dire , on avait une directrice , une inspectrice et presque pas de maîtres !! et on ne s’en portait pas plus mal ! looool..La récré c’était le moment fort dde la journée , trés attendue par les petits ..d’abord pour grignoter un coup ( la classe ça donne faim !! on extirpait chacune son  » goûter  » du cartable , et il m’arrive même qu’on s’échangeait une portion vache qui rit , contre une barre de chocolat , un petit bout de croissant contre un bout de petit pain… ) mais la récré c’est surtout pour se lâcher ! les fifilles jouaient à la marelle , d’autres à la ronde autour d’un arbre de la cour ( en chantant à tue -tête des comptines en darija , ou autres Meunier , tu dors , ton moulin , ton moulin ) ya aussi la corde..yemmmmaaa 3zizen que de souvenirs !!! , je me souviens comme si cela datait d’hier ( formule indélébile de Mouloud Feraoun ) notre école , notre classe c’était un peu notre maison , la maîtresse c’est un peu une mère …emmm , qu’il est doux le temps d’antan …le cem , le lycée c’est une autre histoire..Mes respects les plus profonds à tous mes enseignants ( enseignantes ) tous cycle confondus , en tête ma maîtresse , Melle G .Qui a dit que le maître ( esse ) a failli être un prophète !! ?

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