La Voix De Sidi Bel Abbes

Nouveau débat ;L ‘universitaire Mokhtar LAKEHAL  » votre poéte (Mostefa ben brahim ) n’a aucun lien avec Mhadja ou El Gaada »

Les débats continuent sur le forum même si on est obligé de revenir plus loin  C ‘est le cas de l universitaire (Docteur d ‘état a l’ université de Paris  X Nanterre) qui vient de réagir  dans le forum et ce suite a une de nos publications faites sur les Beni Ameurs dans l’état de l’émir Abdelkader publié le 12 juin 2011 et qui elle aussi avait suscité un long débat qui ne s’est pas achevé puisque monsieur LAkehal est d’abord revenu pour  dire  » Votre poète  n’as aucun lien avec Mhajas ou El gaada  » Tout en nous faisant part de sa publication sur naturellement Les Mhajas d ‘El  Gaada.

Voila  intégralement son post « Votre poète n’a aucun lien avec Mhadja ou El Gaada. Je voudrais signaler à tous une publication sur les Mhadja d’El Gaada que j’ai réalisée en 2011, qui existe en version électronique avec accès libre : http://mhadja.elgaada.free.fr. Cette étude très documentée (utilisation de nombreuses archives et documents historiques) remis de l’ordre dans le discours sur les Mhadja, El Gaada et les « chorfa ». Voici la 4e de couverture de cette étude, édition 2013. La bibliothèque nationale d’Alger et les bibliothèques municipales de plusieurs villes de l’ouest possèdent chacune un exemplaire de l’étude (El Gaada, Sig, Mascara, Chorfa, Oran bibliothèque régionale, Mostaganem, Oued Imbert, Zahana, Tafraoui, Bel-Abbès, Oggez, etc.).

Bien cordialement

Mokhtar LAKEHAL  »

L’objet de l’étude
« Il faut être deux pour découvrir la vérité, l’un pour la dire et l’autre pour la comprendre » (Khalil Gibran, Le Prophète). L’identité d’une tribu ne se construit pas à coup de fables, mythes, légendes, exagérations, … Elle se révèle avec des pensées, actes et comportements attestés, au travers desquels les observateurs peuvent noter la manifestation des valeurs identitaires. Si la réputation d’une tribu se construit sur plusieurs générations, une seule suffira pour la ternir dès lors que certains de ses membres persévèrent dans l’erreur de vouloir placer leurs aïeux au rang de « sommités », par un recours systématique aux fables, légendes et impostures. « Il faut chasser le démon du mensonge avec la lumière de la raison », disait Ibn Khaldoun (Discours sur l’Histoire universelle).
L’impression de livres à compte d’auteur depuis 1966 et la prolifération récente d’articles, blogs et sites Internet au contenu fort douteux ont rendu nécessaire cette étude anthropologique pour cerner l’identité de Mhadja d’El Gaada. En effet, la Guerre d’Algérie (1954-1962) a endeuillé plus d’une centaine de familles de Mhadja d’El Gaada, dont certaines redoutent, pour leurs enfants et petits-enfants, les bidouillages des récits dont sont coutumiers les faussaires et toutes les assertions non étayées par des preuves tangibles, qui provoquent de graves altérations de la mémoire collective de Mhadja. Ces faussaires et manipulateurs passent outre l’avertissement d’Allah: « Ne suivez pas la passion plutôt que la justice. Si vous éludez, ou vous dérobez, Dieu est Informé de vos agissements » (Coran, sourate 4. An-Nisaa (les femmes), verset 135).
Animé de probité et armé de rigueur scientifique, le chercheur mhadji a le devoir d’aider Mhadja à reconstituer leur identité débarrassée des fables, mythes, légendes et impostures. Car les nouvelles générations ont besoin d’entendre une parole franche qui explique rationnellement comment certains Mhadja ont honoré la lignée pendant que d’autres la souillaient en collaborant avec l’occupant. A priori dès qu’on évoque leur région, tribu ou famille, les individus trop conditionnés s’attendent aux seuls récits évoquant splendeurs et majestés pour en tirer fierté. C’est bien par ignorance qu’ils oublient qu’on trouve des vers même dans les plus belles pommes. Malheur à leurs parents qui leur ont caché la Vérité (El haq) jusqu’au jour où ils finiront par la découvrir. Savent-ils que seules la Foi et la Raison permettent de comprendre que le Savoir libère l’esprit de tous ces mythes, légendes, fables, occultations, impostures et mensonges qui dénaturent l’authentique identité ? Se rappellent-ils que nul n’a décidé de ses origines et que Dieu ne jugera personne sur cet élément fatal mais sur les intentions exprimées ou occultées, et sur les oeuvres accomplies en faveur d’autrui, de la faune et de la flore ?

Ses trois objectifs
1) Le premier objectif est de faire sortir de l’ignorance ceux qui ne connaissent ni la région ni ses populations, et surtout ceux qui continuent par ignorance à colporter légendes, fables, mythes et clichés sur Mhadja et El Gaada.
2) Le second objectif est de faire sortir de l’erreur ceux qui ont une connaissance déformée d’El Gaada et de Mhadja, à force de répétition de fables et légendes, transmises par ceux qui n’ont aucune rigueur scientifique.
3) Le troisième objectif est de suggérer des pistes de recherches aux jeunes universitaires qui s’intéressent à El Gaada et Mhadja ou aux caractéristiques tribales des Arabes du Maghreb.

L’auteur
Mokhtar Lakehal est né à Aïn Farḍ (Commune d’El Gaada, ancien département d’Oran), le 10 avril 1949. Il vit à Paris depuis le 6 janvier 1974. Il est docteur d’État ès Sciences économiques (Université de Paris X-Nanterre), licencié ès Sciences sociales, professeur de Sciences économiques et sociales. Il a travaillé en entreprise (1968-1979), collaboré à des revues et journaux français et étrangers (1979-2001), créé en 1984 LARMISES (Laboratoire de recherches en Sciences économiques et sociales, 1984-2009) et publié six dictionnaires et une cinquantaine d’études et d’ouvrages d’économie, de sociologie, d’histoire et de politique. Il a enseigné dans de nombreux établissements: l’Institut d’Études Politiques de Paris (Sciences-Po), l’Université de Paris III-Sorbonne-Nouvelle, l’Université de Paris IV-Sorbonne, l’UPEC (Université

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=30911

Posté par le Juil 30 2013. inséré dans ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

21 Commentaires pour “Nouveau débat ;L ‘universitaire Mokhtar LAKEHAL  » votre poéte (Mostefa ben brahim ) n’a aucun lien avec Mhadja ou El Gaada »”

  1. jamel

    bonne découverte de ce cadre chercheur et ce qu’il avance

  2. hamid

    Ou sont les tchacheurs ? Pour confirmer ou infirmer

  3. chaibdraa tani djamel

    le grand poéte MOSTEFA BEN BRAHIM est natif je pense de AIN SEFRA ou,MECHERIA il n’a rien d’el mehadja
    ,

  4. Mohamed

    Un article très intéressant , et des choses qu’on vient de découvrir.
    Voilà un docteur , un chercheur avec un CV bien garni de travaux et de publi.
    Merci VDSBA.

  5. H.BOUASRIA

    Le poete MOSTEFA Allah yarhamo il a laissé des traces qui sont vivantes jusqu’à aujourd’hui ;ça persnnalité est trés chere à l’identification il à laissé tout le nécessaire pour se démontrer il n’a besoin d’aucune personne pour le démontrer .Ces docteurs;ces professeurs nous montrent eux qu’est ce qu’ils ont fait et qu’est ce qu’ils vont laisser eux aussi? Ils veullent ecrire que sur les autres pour se montrer et avoir le prestige celui qui est habillé par les richesses des autres est considéré comme nu. Laissez s’il vous plait Mostafa Benbrahim et Lalla Robba traquille Allah yarhahoum ne cherchez pas d’ou ils sont leur oubli et leur non considération démontrent d’ou ils sont . Ahmed Ouahbi,Elaka toutes leurs chassons sont de la base de la poesie de Mostfa M LAKHAL la prairie est tres riche restez dans vos bois et MOSTFA il est de MHADJA ou DJELFA il n’ est pas de l’endroit de lui donner la considération saha shokom

  6. benali

    le fait de voir un grand universitaire participer dans les débats me fait conclure que la voix de SBAest un journal bien lu et de références sinon comment expliquer son commentaire bravo monsieur pour votre ouvrage

  7. benali

    le fait de voir un grand universitaire participer dans les débats me fait conclure que la voix de SBAest un journal bien lu et de références sinon comment expliquer son commentaire bravo monsieur pour votre ouvrage

  8. gamra de sidi khaled

    un travail de recherche a saluer et franchement nous devons connaitre ces choses du patrimoine

  9. gamra de sidi khaled

    un travail de recherche a saluer et franchement nous devons connaitre ces choses du patrimoine

  10. belabbes

    un travail fort laborieux sur cette région qui est une terre fructueuse d « érudits de nationalistes

  11. Mémoria,

    Un pavé parisien…dans la mare ???

    • benali

      Pourquoi dites vous monsieur un pavé parisien? avez vous certainement lu ce livre?

      • Mémoria,

        Non Si Benali que je crois connaître ! Mais je sais lire entre les lignes du résumé de ce chercheur universitaire lorsque dans l’objet de l’étude,il est mentionné texto: »En effet la guerre d’Algérie a endeuillé plus d’une centaine de familles de Mehadjas d’El Gaâda dont certains redoutent pour leurs enfants et petits enfants les bidouillages des récits dont sont coutumiers les faussaires et leurs assertions non étayées de preuves tangibles qui altèrent gravement la mémoire collective des Mehadjas ».
        Je serais intéressé de connaître l’avis de gens bien plus compétentes que moi pour lever le voile sur toute interprêtation historique.Et je pense en ce moment à notre ami Mr Senni qui à ma connaissance est d’El Gâada si ma mémoire ne me trompe pas.Il est mieux placé que moi !
        Saha ftourkoum !

        • elhadj abdelhamid

          Bonjour, Mémoria
          Il y a des chuchotements qui font plus de bruit qu’un tintamarre. Le post du chercheur algérien Mokhtar Lakehal sonne comme un désaveu du  » barde oranais « .  » Votre ( ! ) poète n’a aucun lien avec Mhadjas  » ( les Nôtres, semble dire le chercheur, …endeuillés par la guerre d’Algérie… ).
          Le Dr Driss Reffas s’est aussi intéressé au revers, si je puis dire, de la médaille du poète Mostefa BenBrahim, un serviteur zélé de la colonisation et du chef du bureau arabe de Sidi Bel-Abbès, le lieutenant Lacretelle qu’il chante ( medh ) dans son poème Meyloud ( vers 63 ).
          Le Dr Reffas oppose à Mostefa BenBrahim le poète et résistant Mohamed Belkheïr qui accompagna Cheïkh Bouamama sur les champs de bataille.
          Au début de l’indépendance le proviseur Azza Abdelkader avait émis le voeu de débaptiser son lycée Laperrine , indulgence raffinée du grand intellectuel , au profit de  » son barde  » Mostefa BenBrahim. Mais son ministre ne céda pas à ce caprice. Il faut dire que le premier ministre de l’Education Nationale, un intellectuel aussi , Abderrahmane Benhamida, était un  » dur  » de La Bataille d’Alger arrêté par les Paras de Massu et condamné à mort.
          Le Bon Dieu faisant toujours bien les choses, le lycée ne s’en trouve que bien mieux nommé aujourd’hui, en souvenir de son illustre proviseur.

          • Mémoria,

            Alors Docteur El Hadj,les nôtres ou les leurs qui ont été endeuillés par la Guerre d’Algérie ?Ou les deux à la fois mais par des couteaux différents ??

            Saha Ftourkoum !

            J’attends toujours le post d’un article de la presse de l’Hexagone sur le meurtre de deux enfants par une militaire française sur la base d’Istres…qui fait scandale en France!
            La VDSBA ne saurait être un site unipolaire seulement !

          • Si- Mérabet

            Mr Elhadj A.
            Je suis assez surprise par la violence de vos propos!C’est inouï .Nous ne sommes pas devant un tribunal ! Je ne comprends même pas que vous vous exprimiez en français après votre abattage.Pour ma part je reste toujours fière de ce grand poète Algérien . Je regrette juste que l’on n’évoque pas suffisamment son oeuvre qui est du patrimoine algérien .Allah yerhmou .

  12. mhajia

    saha ramdankoum.en vraie mhajia de mcid,et cherchant pragmatiquement dans l’origine de jdoudi(mhaja) et cotoyent les vieux nobles de ma tribu;je confirme que mstapha ben brahim n’a catigoriquement rien à voir avec les 40 saints de mhaja,mais c’est bel et bien un grand poete de mhaja,issu du sud du pays et installé à boujebha.dailleurs le nom de notre village qui etait tiliouine donne à méditer…. quoiq’il en soit on est fiére de notre appartennance à cette noble tribu qui a donné les meilleurs ulamas, muphtis,guerriers soutenant l’emir aek dans tous ses combat et sa resistance contre le colonisateur..l’honneur et la bravoure ont de tout temps etaient notre devise. notre tribu est fiére de ses fils filles et ses glorieux chouhadas.je ne manque pas de saluer h bouasria et je lui dira non monsieur c’est un debat riche que nous voulons continuer ..saha ftourkoum ramadane karim.une mhajia

    • H.BOUASRIA

      Selem; j’étais boulversé aprés avoir lu le paragraphe que vous avez écrit sur le poete rabi yarhamou je l’étais ce n’est pas parceque c’est du nouveau pour moi,non je l’étais a cause du personnage qui l’a écrit et le prenom qui le porte. En toute vérité Mme Mhajia je suis infinement fiere de vous et de celui qui vous a eduquer .Primo je vous serrai reconnaissant une femme de cet époque est armée en connaissance de ses appartennances;et elle est fiere de l’etre.Secondo le prenom que vous portez je serrai tres ravi de vous appeller mille par jour paceque le monde a changé et ils ont oublié leur appartennance meme ils ont oublié les prenoms Zeyneb-Aicha-Zohza-Fatima.Revenons à ce que vous m’avez reproché je sais tres bien que ce n’est qu’un débat et j’aimerai bien que ça se repette à chaque fois et ça se propage sur tout le térittoire Mme Mhajia allisez-y dans n’importe quel coin du pays et demandez des renseignements sur Mostfa BenBrahim ou Lalla Roba personne ne vous repondra ce n’est pas leur faute c’est les gents qui tiennent l’information et l’histoire .Demandez-les sur celles de Lalla Soumer-Khina-Dey Houcine ils vous donneront toute leur histoire meme les dates de leur naissance sans rancune sans régionalisme ceux là sont aussi des algériens et ont chacun son histoire .Pour vous enrichir les 40 saints c’est eux qui ont pris place autour de la meme table avec l’Emir Abdelkader pour décréter la geure contre la France la preuve le luetnan de l’Emir est enterré au cimitiere de Mhaja. Ammicalement saha shorkom

  13. gherbi sba'

    Je ne connaissais pas ce chercheur je lui tire chapeau pour les travaux productions que vous nous annoncez Bonne continuation mrLAKEHAL

  14. messafer ft sba

    un chercheur a encourager ;établi en France il a fait ce travail

  15. Salem alikoum, aïd koum mabrouk wa koul sana wa entoum bikhaïr

    L’étude anthropologique que j’ai entreprise n’a pas pour objet de démontrer que le poète en question est ou n’est pas de Mhadja ou d’El Gaada. D’autres que moi l’ont déjà fait. Le passage sur ce poète dont je n’ai à porter aucun jugement, car il est hors de mon champ de recherche, a été extrait du paragraphe ci-dessous, page 4 de l’étude : Les Mhadja d’El Gaada et leur identité (http://mhadja.elgaada.free.fr).

    « Cette étude d’anthropologie culturelle et sociale a connu seize versions successives (lire mise au point, page 146). La première d’une quinzaine de pages a été conçue à la mi-novembre 2010. Mais au fur et à mesure que je recevais des informations ou découvrais des faits historiques, parfois contradictoires, j’entreprenais de nouvelles vérifications et rédigeais une version nouvelle, … jusqu’à cette 16e version (7e éd. publiée) qui atteint 190 pages. Certaines informations ont été retenues après plusieurs vérifications et d’autres rejetées suite à un examen minutieux, parce qu’elles n’ont aucune réalité historique ou fondement scientifique, bien qu’elles circulent dans les familles, sites et blogs. Exemple de fausse information qu’on lit dans certains blogs, sites et articles. « Mostefa Ben Brahim (le caïd et poète) né en 1800 dans un Douair d’Al Mahaja Boujebha, à El Gaada ». Or, cet homme n’est ni de Mhadja ni d’El Gaada. Imposture ? Récupération? Il est arrivé de la ville saharienne d’Aflou avec son père maître d’école coranique qui s’est installé à Boujebha [[4] et [13]]. Sites, blogs et articles sont pleins d’informations sujettes à caution ou carrément fausses, comme ceux qui affirment que le martyr Ahmed Zabana est un Mhadji d’El Gaada. Comme si ce qu’il avait fait ne suffisait pas au temps où seuls quelques Algériens ont osé prendre les armes et défier la puissance coloniale, certains veulent par tous les moyens lui attribuer une filiation charifienne et maraboutique. Moi-même je me retrouve dans un blog consacré à Oran qui déclare que je suis né à Lamur (El Hamri), un quartier populaire d’Oran où je n’ai même pas vécu, alors que je suis né et j’ai vécu à Aïn Farḍ (1949-1957) et ensuite au quartier Victor Hugo (p. 136 § 7). C’est mon frère Si Amar El Mhadji, résistant au colonialisme, qui avait son épicerie au 22, rue Capitaine Rahou, El Hemri, Oran (p. 119) avant d’être arrêté en 59 (p. 41, 100, 101, 102).

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