La Voix De Sidi Bel Abbes

Nostalgie quand tu nous tiens ! ( Ya hasrah ) Ah l’ancien temps…! Lecteurs Bel Abbésiens a vos plumes! Un prix sera décerné par le journal.

Certes ce que nous vous livrons ce soir est une revue de presse d’un article récemment publié dans le quotidien d’oran.Et comme parmi nous nous avons des lecteurs hyper nostalgiques de leur wilaya de sidi bel abbes Nous leur proposons cela :Il y a quelques jours, je lisais la lettre envoyée par une lectrice à un journal qui vient de célébrer ses dix ans d’existence. Cette lectrice a fait part de sa nostalgie des anciens temps, de ceux des années soixante dix, surtout, des années qui resteront dans les mémoires de ceux qui les ont vécues, car à mes yeux, elles sont les meilleures de celles des cinquante années de l’Algérie indépendante. A ce moment-là, l’Algérie avait traversé ses dix huit ans de liberté, et pour ceux qui y ont vécu, c’était de belles années malgré tout, malgré les contraintes, mais comparées à celles que nous vivons actuellement et que vivent les générations actuelles, il y a un monde, et vraiment un monde. Chers lecteurs, je vais retourner à la nostalgie. J’ai vu sur Wikipédia que nostalgie en tant que sentiment s’explique ainsi : « La nostalgie est un sentiment de regret des temps passés ou de lieux disparus ou devenus lointains, auxquels on associe a posteriori des sensations agréables. Ce manque est souvent provoqué par la perte ou le rappel d’un de ces éléments passés, les deux éléments les plus fréquents étant l’éloignement spatial et le vieillissement qui représente un éloignement temporel. On a pu diagnostiquer dans la nostalgie sous toutes ses formes le regret de l’enfance ».

Notre lectrice nostalgique a parlé d’endroits qui existent toujours et que fréquentent maintenant des jeunes d’autres générations. Elle a cité Sciences-po, la Salle des actes, le Névé, le thé siroté sur les terrasses de cafés, et elle a aussi parlé de disque de Cheikh Imam que les étudiants écoutaient. Ha ! Le temps du disque, quel temps ! Et Cheikh Imam qui connait maintenant à part ceux de cette génération, hormis quelques uns qui ont vu leurs pères leur faire connaitre et chanter les textes simples de ce grand chanteur et de son parolier Ahmed Fouad Nejm, son compagnon de toujours. Il y a ceux qui l’ont vu lors de ses nombreux concerts en Algérie, ayant accompagné leurs parents à El Mouggar ou ailleurs dans les salles qui ont vibré avec Imam, Marcel Khalifa, Darwich et les autres. Et le disque ? Il n’existe presque plus, sauf chez les nostalgiques qui ont eu les moyens de le conserver et de conserver leurs tourne-disques, lesquels à défaut, ils pourront les voir chez les antiquaires ou sur des photos anciennes. Notre lectrice, elle n’est pas la seule, regrette les temps d’Algérie Actualités, des idéaux de transformer le monde comme ont voulu le faire le Che et d’autres révolutionnaires à travers les continents des damnés de la terre, elle nous parle des lectures des articles des grands titres de la presse internationale, mais se pose la question si les jeunes d’aujourd’hui lisent. Sur ce plan, elle est affirmative : les gens ne lisent pas, actuellement, ils ne parlent et ne pensent qu’aux biens matériels. Voici les nostalgiques ! Ils regrettent tout. Chaque temps a ses nostalgiques. Les gens qui ont vécu avant l’indépendance, regrettent le temps de la simplicité, du temps où il n’y avait pas grand-chose, du temps ou les cœurs acceptaient tout, mais savaient faire la différence entre le bien et le mal.   A VOS PLUMES UN PRIX SERA DECERNE PAR LE JOURNAL

En parlant de tout et de rien, les nostalgiques regrettent tout ! Ils vous diront que dans leur temps, les choses ne se passaient pas ainsi.A l’indépendance, les algériens étaient fiers d’être frères comme ils l’ont été durant les années les plus dures, et ils regrettent ces temps. Ceux des années soixante et soixante dix ne regrettent rien, ils dégustent la liberté, l’indépendance, l’édification du pays. Les gens travaillaient tous, et en ce temps là, c’est le travail qui venait vers le travailleur, et tout le monde travaillait, les uns la terre, les autres éparpillés un peu partout, du secteur de l’industrie, qui était florissante dans le temps, à l’administration.Et au fil des ans, les nostalgiques ont commencé à regretter le temps ou nos villes et villages baignaient dans la quiétude, étaient propres avec des rues bien alignées, des commerces bien réglementés, un urbanisme exemplaire, des gens bien éduqués et j’en passe.Les choses ont commencé à se dégrader, le bruit devenait assourdissant, les gens ne se respectaient plus entre eux, la poussière régnait partout, les commerces ont perdus de leur charme et de leur principe, l’urbanisme a pris la poudre d’escampette, on construisait n’importe où et n’importe comment, les valeurs et les repères ont disparus. Dans les années quatre vingt, tout a été chamboulé et les nostalgiques sont devenus plus nombreux à dire ce qu’ils ont sur leurs cœurs.

 

On n’entendait plus que des « ah, de notre temps, les choses n’étaient pas comme ça », etc. …Les crises ont commencé à se succéder et les années ne se ressemblaient point. La nostalgie s’est accentuée davantage, laissant les gens rêveurs des temps consommés, des années de bien-être, des années de prospérité. Les regrets de ces années où il faisait bon vivre s’amoncèlent et se figent avec l’espoir de voir les choses s’améliorer pour les autres parce que l’on pense, avec le temps, et malgré tout, qu’il faut avouer avoir vécu. Pablo Neruda, ce poète et homme d’Etat chilien en a écrit un ouvrage qu’il a intitulé « j’avoue que j’ai vécu » et c’est cela la nostalgie en tant que sentiment.Et ces algériens des années qui ont suivi la crise, ces jeunes d’aujourd’hui qui ont grandi dans la peur, dans le bruit du crépitement des armes automatiques, dans les mauvaises nouvelles, quelle nostalgie auront-ils, dirions-nous.Je dirais que nombre d’entre eux ont fui le pays, d’autres attendent ou fondent l’espoir eux aussi de partir vers d’autres horizons afin d’être nostalgiques de quelque chose, de quelque part. Là, mes amis, mes chers lecteurs, sachons que tout un chacun regrette quelque chose, a la nostalgie pour quelque chose. L’être humain, par essence, retient toujours les bons et les mauvais souvenirs, retient les bonnes et mauvaises choses, et il sera toujours nostalgique par rapport à quelque chose. Ah, nostalgie quand tu nous tiens !

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Posté par le Mai 6 2013. inséré dans ACTUALITE, EVENEMENTS. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

60 Commentaires pour “Nostalgie quand tu nous tiens ! ( Ya hasrah ) Ah l’ancien temps…! Lecteurs Bel Abbésiens a vos plumes! Un prix sera décerné par le journal.”

  1. hayet

    ce sera hamid oured qui décrochera le prix souvenez vous!

  2. jamel

    pourqoui pas badisie?il est de cayassone ou moi je vais essayer

  3. BENHADDOU B

    ah je veut dire beaucoup de choses mais j’arrive pas à m’exprimer maintenant!!!je dirais que mon ami MOHAMMED G saura comment evoquer quelques evenements nostalgiques! sinon mr Bouchentouf G ou un parmi d’autres

    • Bouchentouf

      Salem Si Boubakar puisque tu m’as amicalement sollicité, je te dédie ce récit personnel nostalgique d’une période que j’ai eu la chance de vivre jeunot comme d’autres qui ont certainement vécus des moments aussi palpitants sinon plus….
      Ceux parmi nous qui ont dépassé la soixantaine sont portés à louer le temps de leur jeunesse et à blâmer celui des jeunes casaniers d’aujourd’hui, tristes, fainéants, irrespectueux des vieux que nous sommes devenus, hé quoi ? On a tendance à embellir le passé et à ne se rappeler que les bons souvenirs mais cette impression est fausse dans l’Algérie des années soixante dix où le confort était inexistant comparé de nos jours où l’eau est courante même si parfois il y a des coupures l’été, l’électricité illumine tous les foyers même ceux des douars les plus isolés, la voiture est devenue banale au point de créer des embouteillages dans les grandes villes, sans oublier la salle de bain et les commodités domestiques mais voilà quand le jeunesse s’en va à pas de loup ainsi, on s’accroche comme on le peut à la nostalgie du « bon vieux temps » et de ses quelques souvenirs encore vivaces quand le mémoire ne flanche pas pour certains d’entre nous. Je dirais simplement qu’il n’y a pas d’âge d’or et qu’aucune époque n’est vraiment parfaite et qu’importe le flacon du vainqueur pourvu que l’on ait l’ivresse de partager un moment inoubliable de notre vie….
      A l’occasion de ce défi amical bien sûr et dans l’espoir qu’il sera relevé par d’autres auditeurs dont j’apprécie l’écriture qui se reconnaîtront, quand à moi il y a un souvenir qui me hante encore lorsqu’en 1971 pour la première fois je prenais l’avion afin de rejoindre la France, la métropole de mon enfance celle de mes manuels d’école avec des paysages verdoyant où broutaient des vaches en toute liberté, sans gardiens, ni bergers, partout des bois, des prairies, des torrents, des rivières et des fleuves que je connaissais par cœur. Non, ce n’était pas un insipide voyage comme autrefois quand tout petit avec ma mère, je prenais le train puis la route à pied pour rejoindre le douar de mon oncle maternel et passer des vacances laborieuses à garder ses moutons. Cette fois ci, le jour de mon départ j’avais connu l’une des plus grandes joies de ma vie en essayant d’imaginer tout ce qu’il était nécessaire de savoir pour devenir officier de marine, un métier auquel j’aspirais après avoir réussie l’épreuve du Bac synonyme d’avenir radieux à une époque où il était encore permis pour un jeune de rêver. Tout en sachant que je devais travailler d’arrache-pied en intégrant la prestigieuse École Navale pour un long apprentissage de deux ans et demi, il me revient surtout de ce merveilleux pays que je découvrais réellement, le paysage d’une Bretagne découpée par la mer qui fuit dans les méandres rocheux de ses côtes, mais aussi toute une impression de saveur salée d’une mer omniprésente, d’odeur de crêpes de villages rustiques où flottaient l’âme des marin-pécheurs.
      Cela faisait un an déjà que je fréquentais cette grande école de tradition royale, lovée à l’abri du vent et implantée à Lanvéoc sur la presqu’île de Crozon, au fond de la rade de Brest. L’année avait été bien remplie par tout ce que devait apprendre un officier de marine: la navigation, la voile, la machine, l’armement, les signaux de timonerie, le morse, le service du bord, la géographie, l’histoire, l’hydrographie, l’anglais, et je ne sais combien de choses encore. Sans évoquer l’ambiance cordiale de ses élèves dont ceux du cours spécial destiné aux étrangers dont je faisais partie avec cinq autres Algériens et surnommés les « bronzés » en argot de l’école, je me souviens surtout des sorties en mer mouvementées où dans un océan déchainé qui vomissait ses abysses, le bruit de ses flots illimités tapaient durement sur la coque. Très tôt ce matin là d’un mois de février, le ciel était diaphane et la mer monotone dans la baie, un leurre qui n’a pas trompé le premier maître (adjudant) Briand notre instructeur gouailleur, au moment où les dragueurs de mines « Lobelia » et « l’Églantine » s’apprêtaient à appareiller vers le large avec toute l’escouade, en vieux loup de mer, il avait prédit que ça aller secouer fort en mer d’Iroise ! Déjà en montant à bord de ces glorieux dragueurs côtiers, une odeur pourrie de fond de cale et un peu de mazout brulé me soulevait le cœur, il faut reconnaitre qu’en vrai campagnard, je n’avais pas le pied marin et la moindre vaguelette rendait mon exaltation muette.
      L’équipage de bord était formé d’une dizaine d’hommes accompagnés d’un chien leur mascotte nommé « Popeye » et commandé par un jeune enseigne de vaisseau (lieutenant) arborant fièrement ses galons dorés, la tête enfoncée dans une large casquette qui lui donnait l’air d’un héros de bandes dessinées sans la barbe. Soudain, de la coupée retentit une voix nette presque sèche.
      – Tout le monde est à bord commandant !
      – Bien ! Poste d’appareillage… Larguez les amarres ! Ordonna le frêle commandant.
      Le bosco, un vieux second maitre (sergent-chef) en bon manœuvrier, releva la coupée et aboya des ordres aux membres de l’équipage parés à la manœuvre excités par le chien malicieux frétillant dans les cordages.
      – Machine arrière 1, barre à gauche toute
      – Barre est gauche toute, répondit en écho le barreur
      – Bien ! Machine arrière 2, barre à zéro
      Les ordres laconiques repris en cœur se suivaient et « Lobelia » se détachait peu à peu du quai jusqu’au milieu de la baie du Poulmic, tête au vent qu’elle humait pour une aventure agitée où déjà le sol me manquait sous les pieds.
      – Machine avant 1, barre à droite 10
      – La Barre est à droite 10
      – Bien ! Machine avant 2
      « L’Églantine » suivait en file le cap dans le sillage, avec la même litanie d’ordres et les mêmes consignes de manœuvre. Les deux bateaux n’avaient pas encore désertés la baie, qu’un épais brouillard s’était levé rendant la navigation hésitante et le radar utile. Après avoir viré de bord à la bouée Pen Ar Vir (tête de virée en breton), les lumières glauques de la ville de Brest apparurent, puis, une fois dépassé le phare du petit Minou à tribord avec son feu clignotant rouge indiquant un danger, le commandant passa les consignes au premier maitre Briand, lui laissant dorénavant la responsabilité du bateau.
      – Je prends ! Répondit ce dernier en plongeant de suite la tête dans le radar et en jetant un regard sur la carte afin de vérifier la route. Le commandant prit place sur un fauteuil derrière la baie vitrée et s’enferma dans un lourd silence qui haussa encore son autorité.
      Par ces latitudes, le mois de février est un mois de tempête qui n’allait pas nous épargné toute la journée. Il faisait à peine jour, avec un ciel bas, une bise froide, une houle plus forte encore cingla l’étrave à la sortie de la rade et déjà les premières envies de vomir se faisaient sentir. A partir de ce moment là, j’allais vivre quelques heures d’angoisse à bord où chacun des élèves présents avait une fonction à tour de rôle: navigateur, barreur, guetteur, mécanicien, timonier… Et comme si ce jour là elle voulait se montrer à sa fidèle réputation, la mer d’Iroise si redoutée des naufragés au large de Brest nous envoya une rafale de pluie qui soudain nous sauta dessus par les portes ouvertes sur les ailerons. Le bateau piqua du nez et roula dans la houle, une nausée me mordit l’estomac et monta jusqu’à la gorge, j’avais bien essayé de retrouver mon souffle en m’accrochant à la barre, mais en vain, je courus vers le pavois et vomis par dessus la balustrade le café encore chaud du matin. Une première alerte qui en inaugurait d’autres, sous le regard désabusé de l’équipage et le sourire moqueur de Dahane (un Mauritanien) mon doublon de quart sur la passerelle, le visage terne. Tous les marins connaissaient ce bout de mer avec ses écueils qui la ceinturent, les brumes qui l’engloutissent et les redoutables courants qui l’enserrent tel le Fromveur au large d’Ouessant avec le phare de St Matthieu en sentinelle. Suivirent quatre heures de navigation intense dans une mer démontée où tout y passa : Point sur la carte, cordonnée, relevé d’azimut, veille radio, alignement…. Tout…. et maitre Briand en leitmotiv qui répétait inlassablement : Attention un cargo qui se rapproche… Attention un filet de pêche droit devant bâbord 35 … Monsieur Dahane contact radio sémaphore, répondez… etc.… une atmosphère studieuse où je n’étais pas le seul à être malade car j’imaginais dans l’autre relève qui attendait son quart, les Lagrâa, El Korek (Libanais), Tebbal, cramponnés aux dessus des seaux ou des lavabos, verdâtres inondés de sueur se tordant les boyaux. 11h00 déjà et un léger soleil est venu égayer la journée, de temps en temps un coin bleu marine s’ouvrait à l’horizon, les goélands épouvantés volaient en criant autour de la passerelle. Ouf, un peu de répit ! 12h00… changement de quart. Le clairon a sonné le déjeuner, les dix minutes réglementaires écoulés, l’annonce par haut parleur vint : déjeuner de l’équipage… déjeuner de l’équipage… La première bordée était enfin libre et après les passations réglementaires, nous rejoignîmes le bas du carrée où quelques hommes s’entassaient, dans le vacarme des plateaux et d’odeur de friture qui déjà me soulevait le cœur. J’abandonnais furtivement la lutte l’estomac serré pour me réfugier définitivement à la plage arrière plus stable où bien emmitouflé dans mon parka de mer, je contemplais le paysage au dessus de l’étendue striée de l’océan. Mes malaises s’atténuaient et de nouveau je pensais au bonheur en compagnie de « Popeye » le chien du bord, ravie de partager avec moi l’envolée majestueuse d’un groupe de sterne, ces oiseaux migrateurs qui passaient sur la mer en grands froufrous d’ailes, en longue rumeur de marée montante et de cris d’appels. Ah ! vivement la fin de l’exercice et la terre ferme que je ressente l’extase du débarquement sur la jetée du quai, aussitôt subjugué par ce havre de paix qu’était l’Ecole Navale, protégée par un parc marin de lande émaillée de bruyère où atterrissent des escadrons d’oiseaux marins, se réfugier enfin au foyer pour goûter l’inévitable pain aux raisins et boire un jus d’ananas rafraichissant, affalé dans un fauteuil, face à la baie soudain calme, tout en plaisantant avec mes camardes de virée sur nos déboires du jour en attendant de prendre une bonne douche et de dormir du doux sommeil de l’enfance. Cordialement.

      • BENHADDOU B

        salam mr Bouchentouf G ; alors lâ c’est vraiment un recit qui en dit long! vouis vous rapelez toute cette journèe en mer c’est splendide! je dirais mème merveilleux que vous pouvez le mettre avec vos precedents commentaires dans un receuil qui restera comme un cahier souvenir! merci pour votre recit cher cousin! je vais prendre un thè fumant de peur d’attraper le « mal de mer » en rememorant votre journèe en mer! mes amitiès

        • elhadj abdelhamid

          Bonsoir
          L’odyssée marine de notre ami Ghalem, contée avec passion et …nostalgie semble ressuscitée des brumes du passé. La narration, en 3D, est si  » physique  » que l’on a l’impression de humer la vague  » saline » et de ressentir le tangage du bateau et le mal de mer de notre  » bronzé « .
          Le débarquement en Normandie de  » l’officier  » Ghalem aurait pu se faire « à bord  » du Sidi Bel-Abbès malheureusement coulé au large d’Oran en 1943 par un sous-marin allemand même si un autre Sidi Bel-Abbès, plus petit, a survécu jusqu’en 1963.
          Je ne m’explique pas cette fascination très partagée des jeunes Algériens de la terre ferme pour la Marine.Peut-être à cause de Tarek Ibn Zayed de Gibraltar ou de Barberousse l’Algérois qui régnait sur la méditerranée. Comme Ghalem, en 1973, jeunes bacheliers avec mon camarade Rachid , le frère de Houssine Mourad, nous avions été séduits par une une annonce qui proposait une carrière de médecin de la Marine Nationale. On se voyait déjà étudiants dans le superbe uniforme du futur  » Officier Gentleman  » Richard Gère. Mais nous avions été déçus d’apprendre que la formation médicale se déroulait dans le  » cursus civil  » normal de la Fac. Aussi, avions-nous rangé notre rêve marin et nos voiles hissées un peu vite.

          • tewfikhayii

            Salam,
            Moi, je le surnommerai le Cousteau abbassi, n’est ce pas si Bouchentouf, je te passe le bonjour de ton cousin Mustapha du Québec.
            Salam.

            • Bouchentouf

              @ Tewfikhayii
              Salem
              c’est trop d’honneur de me comparer au Cdt Cousteau qui était autrement plus passionné par la mer que moi, mais je reçois 5/5 le bonjour de mon cousin Mustapha un gentil garçon que je n’ai pas revu il y a fort longtemps surtout depuis qu’il s’est installé au Canada et s’il veut me contacter mon adresse mail se trouve sur le site de l’association les « quat’za » Cordialement

              • Sba22

                Salut Bouchentouf ,
                Moi je te nommerais l’ambassadeur belabbesien de la marine et c’est un plaisir de te lire.je suis très content de t’avoir rencontrer par l’intermédiaire de nessma et dès que je prends la route vers New York city je vais parler de toi à mon frère Benatmane .

  4. BADISSIE

    essaye mon frère jamel , vous pouvez , moi je vais préparer un commentaire mais j’ai beaucoup de moment nostalgique je vais choisir , parler de cayassone des années 70 , je reconnais l’instituteur mr sekkal qui est le beau père de monsieur Znaidi mohamed hote du vdsba.

  5. jamel

    moi j’ai débuté et je vais participer et je ne vous cache pas je vais m(aider un peu. mais avec beaucoup d’habitués Messiers oured belamri memoria cheniti ghalem mohamed g faraoun péas.el hoor mesafer sans oublier danielele b albaraccin je ne sais pas…une bonne idée

    • Danielle B

      Bonjour Mr JAMEL
      La photo qui débute cet article et qui représente la rue Prudon m’a profondément remuée car elle représente toute mon enfance et adolescence j’y ai vécu jusqu’en 1958
      je ne sais pas quoi vous dire exactement car mes souvenirs ne font pas partie de l’époque dont les intervenants veulent discuter, pour moi ils s’arrêtent à 1962 alors que les vôtres démarrent à cette date-là
      ce que je peux affirmer c’est que pour moi SBA restera toujours la plus belle ville du monde, j’y suis née ceci explique peut-être cela
      cordialement et bonne journée

  6. gherbi sba

    je ne peux rester insensible et non nostalgique la ville ou on nait ou on grandi on a des souvenirs je ne peux oublier ma houma mes amis mon enfance nos instituteurs notre maitre coranique notre taleb mes voisins mes parents bien sur toute une ambiance..mes trsites souvenirs aussi mes chers amis pari fel ghorba..les temps étaient difficiles mis l’amour ou l’amitié était grand entre nous.Chacun vivait simple se contentait de ce que donnait Dieu.le tout puissant

  7. jamel

    Madame Danielle B bonjour belabbésien je suis heureux que le site nous fait regrouper pour discuter et échanger des souvenirs.Cette rue que vous avez citée reste trés active animée et n’a pas trop changé selon des adultes qui l’ont connue a par les grands cafés rebibo et le brésil qui sont devenue des banques.Moi je souhaite que vous participez en en parlant davantage de votre enfance dans cette belle rue Vous avez je suppose des souvenirs.je vous remercie e votre gentilesse.comme j’ai su que le journal vous a honorée cela est encore admirable.

    • Danielle B

      bonjour mr JAMEL
      pour ce qui est de mes souvenirs dans cette rue comme dans tout le reste de la ville et le centre en particulier j’ai beaucoup beaucoup de choses à dire mais les souvenirs se bousculent dans ma tête et lorsqu’ils auront retrouvé un peu de calme j’en parlerai c’est promis
      oui effectivement le journal m’a fait l’honneur par l’entremise de Mr BOUCHENTOUF que je remercie pour avoir eu l’amabilité de me le faire parvenir (un magnifique tableau représentant un bédouin avec son chameau et qui est trés trés beau) j’apprécie beaucoup ce geste d’amitié et je remercie encore la rédaction de ce journal d’avoir pensé à moi
      bonne journée monsieur
      cordialement

  8. gamra de sidi khaled

    Albaraccin sera le vainqueur si il va participer dans ce a vos plumes il est agé et se souvient ai je souvient lu dans la v de sba

  9. Albarracin

    A gamra de sidi khaled!!
    Trés touché par votre tirade, d’être mon supporter j’ose espérer que toutes les interventions seront considérées comme les perles qui garnissent un collier, chacune dans son originalité ,sans quoi le collier n’aurait pas la même valeur….Alors à vos claviers oui, pour le plaisir d’écrire des pages de souvenirs , tendres, exotiques, amusants! Des souvenirs « comme la bas  » hauts en couleurs ou limpides comme des larmes.!
    Bien cordialement

  10. Mémoria,

    Chaque génération a la nostalgie de son enfance passée dans son quartier de proximité après avoir intégré l’environnement physique de sa maison natale et de ses alentours…Et puis vient une autre nostalgie de la fin de l’enfance et de l’adolescence où l’initié et apprenant en même temps a découvert sa ville à travers l’enceinte scolaire(tous degrés confondus),en l’occurrence Sidi-Bel-Abbès,composante humaine et envergure régionale…
    Mais la nostalgie est une maladie qui devient aïgue avec l’âge et les réminiscences de la mémoire qui n’a su gérer le présent et certaines de ses situations,de cette mémoire qui n’a su aimer des personnes disparues qui nous culpabiliseront toute la vie.La nostalgie c’est aussi essayer de rattraper le passé en le sortant de l’oubli.La nostalgie c’est parfois essayer de récupérer l’être aimé qu’on a négligé de par le passé avec cette appréhension de retrouver quelqu’un d’autre qu’on ne reconnait plus…
    La nostalgie ne peut être confinée à une période(1962,avant,après…) puisque l’être aimé et chéri,sublimé et adoré ,reste la même ville:Sidi-Bel-Abbès !

    On ne peut exclure…les nostalgériques de Sidi-Bel-Abbès fussent-ils passagers,émigrés,expatriés,rapatriés,résidents sur le territoire national !
    Personne ne peut se targuer d’être dépositaire du monopole de la Nostalgie de notre Sidi-Bel-Abbès !

    Bonne journée !

    • Ben

      Que racontez-vous Mr Mémoria ?
      vous déterminez la nostalgie comme étant une maladie .Quel remède peut guérir les symptômes de cette patologie puisque pour vous ce n’est qu’une maladie.
      Pour moi ces symptômes ne sont que la pensée.
      Et puis sachez bien que la pensée d’un homme est avant tout sa nostalgie .

      • Mémoria,

        @Ben

        J’ai exprimé un état d’âme cher ami,quelque chose de très subjectif loin de l’objectivité de l’analyste.En ce sens,qualifier la nostalgie comme une maladie n’est pas pour moi péjoratif comme on a aussi qualifié et chanté ….la maladie d’amour ..de sept à soixante dix sept ans……!
        C’est que s’il y avait remède à cette nostalgie,j’aurais préconisé peut être cette panacée …du retour d’âge où une génération cherche à revivre …une génération passée avec tous les effets secondaires que cela risque de provoquer sur le sujet en « réanimation »….D’autres auraient peut être appelé cela une « régression féconde » au risque mélanger les pinceaux de pas mal de « peintres » en sciences sociales…!

        Bonnes soirée !

  11. abbes

    je vois cet article comme pour pouvoir dire défoulez vous parlez nous de cette nostalgie qui vous colle je salue les intervenants

  12. Ben

    BONJOUR TRES CHERS NOSTALGIQUES.
    Pour parler de la nostalgie le seul moyen est de recourir à sa pensée et ne croyez_vous pas que les plus grand nostalgiques et amoureux de leur ville sont ceux qui ont quitté le petit paris qui les a très bien bercé.
    Ah! les quatres horloges,le café Rebibo,le café Grandona ,le grand café de France ,Gilbert le tailleur Roméo le photographe,Bata ,André, la librairie Meneau ,
    le docteur Tastevin, le dr Belet ,le Dr Viscédo l e Dr ayach,le Dr Belkhodja,et je n’oublie pas bien entendu Notre DrAek Hassani quii a beaucoup oeuvré pour notre belle ville en tant que Maire pas comme ceux qui l’ont ruiné.
    ET JE N’oublie pas le grand poumon de la ville NOTRE BEAU JARDIN PUBLIC enfin celui qu’on a fréquenté enfant et adolescent ,la piscine avec sa friterie ou l’on se payait notre grand cornet de chips fait sur place .
    ENFIN c’est un temps révolu que certains d’entre-nous regrettent énormément et pour cause.
    De ma campagne bien oxigénée entouré de vigne et qui ressemble à la vallée de la mekerraje ne peux m’empêcher de faire défiler certzaines image de mon passé avec lequel nous avions vécu dans l’insouciance .
    Quand à nos écoles communales très beaux vestiges par lesquelles sont passés des enfants que nous étions et qui sont devenus personnes intellectuellements ,professionnellement et socialement à la hauteur de leur espérance c’est à dire la réussite dans la vie active.
    Disons que le passé est bien passé et à le remuer ,trouve-t-on autre chose que l’amertume OUI .Alors que doit-on faire sinon vivre avec.

  13. Lecteur de vsba

    pourquoi nostalgie, pourquoi pas le futur?

    • Mémoria,

      C’est en intégrant (Déconstruction/Reconstruction chez Derrida ou restructuration en psychanalyse) le passé,en l’assumant,qu’on peut gérer le présent et construire le futur qui sera le présent de nos enfants,de tous les enfants du Mondialisme et de cette « Mondialité » chère au regretté écrivain antillais disparu Edouard Glissant…

      Cordialement !

    • Danielle B

      bonjour mr Lecteur de VDSBA
      pourquoi nostalgie????
      parce qu’il n’y peut pas y avoir de futur si on occulte son passé,, le passé devrait je dis bien devrait nous éviter de renouveller les mêmes erreurs, passé, présent et futur font un tout et sont indissociables les uns des autres, et puis il n’y a pas de mal à se remémorer sa jeunesse, ça évite de prendre un petit coup de vieux (rires)
      ceci dit je n’aimerai pas connaitre le futur il pourrait m’apprendre des choses terribles que je préfère ignorer, alors vivons pleinement le présent, demain est un autre jour
      bonne journée
      cordialement

  14. CHOT LAHCENE

    oui j’ai la nostagie ,de mon enfance ,avec le légionnaires ,boulahia ,qui torturait à tour de bras ,les controles violents des soldats ,de nos maisons ,bousculant tout le monde femmes enfaants veillards …oui j’ai la nostagie des piquets de barbeles qui entouraient nos quartiers ….oui j’ai la nostalgie de ses rafles ,en plein nuit ,et des chiens féroces qui sortent leurs crocs dehors ..oui j’ai la nostalgie des balles siflantes ou dessus de ma tetes tirés par les gentils légionnaires ..oui j’ai la nostalgie d’avoir marché pieds nus ,les vetements rapièces de tous cotés …oui j’ai la nostalgie de la faim qui me tenailler le ventre ,en se nourissant d’un peu de pain sec ,et un semblant de thé pendant toutes une journée …oui j’ai la nostalgie ,la peur au ventre ,attandant ,le controle ,et les rafles ,….oui j’ai la nostalgie du coup de pied dans mon ventre moi l’enfant innocent ….oui j’ai la nostalgie des baionnettes des fusils qui accompagnés nos vies quotidiennes ….ALLAH EST GRAND

    • Lecteur de vsba

      cette réponse est on ne peut plus clair, dès qu’on évoque le terme de nostalgie sans situer les périodes on prête à confusion, je ne pense pas qu’on puisse faire l’apologie de quoi ce soit, la mémoire est encore vive, ceux qui ont marché pieds nus, ceux qui ont porté des haillons, ne pourront jamais au grand jamais être nostalgique d’une période douloureuse de notre histoire, le passé est encore présent, vivons notre présent en tenant compte du passé sans en jamais être nostalgique, faisons l’effort pour un meilleur futur pour nos enfants, mais de grâce pas du passé des expulsions, de la colonisation, des enfumages, des exécutions sommaires et de la torture.

  15. abassi en france

    moi,je me souviens d’un article de mon maitre MR MILOUA qui en relatant le spectacle de MR LACARNE la fameuse HALKA il nous a transporté sur la vie de ce lieu magnifique et reveur qu’etait LA TAHTAHA il nous a fait vivre ses bruits ,ses senteurs,ses reperes ,ses contes;sa poesie,et son folklore il a pris comme idole le MEDDAH le conteur qui vous transporte de son cercle au milieu de la place jusqu’à des mondes merveilleux de l’epopee de DJEHA .ANTAR ET SALAH EDDINE il est vraie que l’imagination de notre adolescence completait le decor au fil de l’histoire. Alors MILOUA à ta plume.

  16. Albarracin

    Nostalgie quant tu nous visites!
    Il est bien évident que nous ne pourrons tomber d’accord sur la signification d’un mot qui décrit un même phénoméne de la pensée liée à la mémoire en les rapportants à des concepts diférrents! En des périodes différentes….
    On peut ressentir une certaine nostalgie de son enfance, se souvenir de petites épisodes qui pour certains seraient innavouables par honte d’un statut social
    d’enfant de parents pauvres et pour d’autres les mêmes causes et circonstances devenir et demeurer une source de petites expériences qui ont fait naitre en eux une propension à comprendre des gestes qui se voulaient avant tout être une manifestation de compassion….
    Exemple en 1947 Ecole Voltaire, l’instituteur mr (Martinez ?) nous informe que nous irons ( tel aprés midi) au cirque AMAR! Prix de la place X francs__Il souhaite que ceux qui le peuvent, demandent à leurs parents d’offrir une place aux enfants qui ne pouraient s’acquitter d’une entrée!
    C’est ainsi qu’un petit camarade du nom de (Boulanger) apporta une enveloppe à mon nom!
    L’ instituteur exigea en contre partie de ce geste de devoir donner la main à l’enfant donateur Tant à l’aller qu’au retour du spectacle!
    Nous n’étions pas à nos âges à méditer le concept des luttes de classes! mais dans la recherche de petites joies….
    Alors Nostalgie oui pour un temps où l’esprit de révolte ne torturait pas encore nos esprits. où Il y avait encore place pour l’innocence…

    • Lecteur de vsba

      Oui c’est vrai c’était à l’époque des deux collèges, juste après le 08 mai 1945, où un certain Camus ‘ considéré comme humaniste) prônait déjà la vie commune pour deux entités séparées, ( musulmans d’un côté, européens de l’autre). A ce que je sache toute personne ayant persécuté les juifs est jusqu’à ce jour poursuivi jugé et condamné. On est brave on peut pardonner mais on ne peut oublier, vous vous avez de la chance d’avoir été au cirque Amar à cette époque, beaucoup d’enfants algériens n’avaient pas cette chance et d’ailleurs ne la cherchaient même pas.
      Commémorons nos morts tombés un certain 08 mai 1945, qui tombe par hasard demain.

  17. gamra de sidi khaled

    vous pouvez monsieur Abaraccin dire encore je lisais vos anciens commentaires et puis vous etes retourné au bercail non?

  18. Albarracin

    Oui mr gamra….Je suis retourné au bercail comme vous dites….Mais ce n’est pas la nostalgie qui nous envahit, mais une grande détresse…C’est pouquoi le mot nostalgie ne me parait pas approprié! retrouver le jardin public dans l’état que vous connaissez…La piscine ou un seul individu semblait pouvoir en
    disposer…. En revanche, j’ai retrouvé le site d’un quincailler qui fait angle proche de la rue du cimetière ! Ce n’était pas le m^me commerçant, mais la disposition du local me semblait inchangé, comme la gentillesse du gérant!
    Pour tout dire, dans ce magasin j’étais entrer en 1951, sans un sous en poche (j’avais onze ans) J’avais était initié en france l’année précédente à la fête des mères, et je commandais un petit passe café……..
    Le marchand me remit l’objet et me demanda seulement mon nom….
    Lors de mon passage a SBA en 1997; je me devais d’acheter un double mètre pour m’assuer de l’emplacement d’une tombe….cette fois je pus payer cache et apprécier encore la gentillesse du marchand ….
    Des amis me firent retrouver le gout de la galentica, en d’autres temps elle se vendait par petite voiture à bras , un brasero sous les plaques de metal!!!
    SBA était une sorte de grand village…. En 1992; elle me semblait être une métropole asiatique; grouillante, démesurement énervée par des petits commerces à la sauvette….Mais l’amitie et la gentillesse des habitants demeurent pour moi le meilleur message que tout est encore possible pour que la nostalgie ne soit pas le sentiment de référence!
    Mais un devoir de refonder le monde à ce que nous croyons , et vers quel futur l’Algérie s’engage….

    • BENHADDOU B

      bonsoir mr Albarracin ,je crois que vous serez un serieux concurent a decrocher le prix! allez encore de recits!je vous supporte moi aussi ainsi que les autres amis qui nous gratifieront de bons recits nostalgiques! amitiès

  19. TARI Régine

    Nostalgie des Noëls d’autrefois…

    C’était ma mère qui préparait
    La bûche tendre qui ressemblait
    A celles odorantes qui brûlaient
    Longuement dans la cheminée
    Près de laquelle j’aimais rêver…

    C’était mon père qui installait
    Un sapin immense où je plaçais
    Des flocons blancs qui ressemblaient
    A ceux si rares qui tapissaient
    La terrasse rouge où je passais
    Des heures entières à rêvasser…

    C’était mon frère qui s’amusait
    Avec ma sœur à décorer
    Ce sapin fier qui s’élançait
    Jusqu’au plafond pour protéger
    La crèche en bois et paille collée
    Que notre père avait créée…

    C’était une douceur infinie qui m’habitait en cette nuit
    C’était ce sentiment intense qu’à l’abri de notre maison
    Mon père, ma mère et nous, enfants, nous vivions là de beaux moments.

    Poème écrit le 13/12/2009

  20. chaibdraa tani djamel

    A mr BEN le seul pour le reméde de la nostalgie pour moi c’est d’avoir un local ou tout les vieux et jeunes amis belabbesiens peuvent se rencontrer et tu verras que ce sera une bonne guérison inchallah

  21. belamri abdelkader

    Pour ne pas etre en reste de mes amis lecteurs de la vsba ,qui ont choisi de revisiter leurs passés,j’ai décidé de me faire d’abord plaisir et faire partager si possible quelques sensations communes vécues, ayant marqué notre enfance d’une empreinte indélibile.Ne dit-on pas souvent,dans la tourmente du présent ,que le jour qui s’en va est meilleur que celui qui arrive?. Les souvenirs poussiereux se présentent en vrac et sont difficiles à ordonner mais apportent globalement leur sensation de plaisir.Notre temps passe et nous fait davantage aimer notre passé; que dire de ces jeunes qui n’aspirent que d’avenir en se désinteressant du temps présent qui constituera un passé vide.Nier son passé,c’est s’abstenir de vivre et vivre c’est aussi contribuer à son passé futur.La nostalgie a ceci de positif,c’est qu’elle se rapporte généralement au vécu de notre enfance avec tout ce qu’il a d’innocennce,d’insouciance et de bonheur.L’homme veut son enfance,veut la revoir dit Albert Cohen.
    Pour commencer,une étape importante qui sort du lot est celle liée à notre premiere année scolaire ( 1959 ),à l’ancienne école gambetta,qui nous coupait de notre liberté de gamin qui ne cherchait qu’à jouer dans l’insouciance totale,avant que la nouvelle école,encore en chantier , ne soit achevée ;
    cette derniere nous servait d’assouvir notre curiosité devant cet édifice nouveau pour nous au grand dam du gardien de l’époque qu’on appelait el bahbah à cause de sa voix cassée qui nous chassait et pourchassait dans les ruelles aux alentours pour nous dissuader aussi de convoiter les coquillages de sable qui nous servaient de fabriquer des sucettes maisons et bon marché.Les parties de courses pousuites et de cache cache étaient notre quotidien et nous permettaient sans le savoir de pratiquer une activité sportive ludique.
    Vint ensuite la necessité de se défaire de son environnement immediat et habituel pour sortir du quartier et aller rejoindre, au centre ville, le lyçée el djala (aek Azza) en 1964 pour découvrir d’autres camarades et nouer d’autres amitiés avec un autre esprit,cette fois de conquerant tant au niveau scolaire que d’un espace nouveau qui façonnait nos habitudes et redéfinissait notre vision de l’avenir.Les promenades interminables le long du boulevard de la soummam du petit vichy au jardin public en compagnie de quelques amis lyçéens entrecoupées d’une halte au café de la soummam pour souffler et siroter une martinazzi bien glacée .Quelquefois ,nous devions changer de programme et aller visiter les affiches de cinéma qui avaient l’allure de toiles de peinture tellement elles fascinaient les regards et laissaient deviner les contours du film.Les lyçéens allaient en groupe selon les affinités mais se connaissaient tous et se respectaient meme devant la convoitise.Il n’y avait pratiquement pas de temps mort et les heures creuses servaient aussi à des parties de foot de haute facture sans heurts ni animosité.D’ailleurs la plupart d’entre nous jouaient dans les petites catégories de l’usmba.Quand Midi sonne ,les eleves se précipitaient vers Moul el Waada qui fabriquer un » HAMI » digne d’un grand chef et celui qui n’avait pas les moyens pouvaient toujours compter sur quelques amis » foturnés » et surtout généreux.
    Tellement le passé est chargé de souvenirs , continuer à les raconter prendrait des pages;d’ailleurs,certains souvenirs ont fait l’objet de commentaires sur les differents sujets proposés par la voix de sba,tels : virée au hammam,évocation djemil abbes,les nostalgiques du lyçée azza ,une plongée dans la mekerra,lac sidi med benali etc….

  22. belamri abdelkader

    Moul el waada qui fabriquait…..

  23. trid

    no comment monsieur belamri

  24. hami

    belamri tu vas casser la baraque

  25. BENHADDOU B

    pour moi tous les intervenants meritent des encouragements car ils nous font vivre des moments agreables!

  26. sekkal s

    TARI REGINE Votre poéme est superbe Espérons que vous gagniez sans influencer le sévére jury

  27. peas 2

    les petits commentaires doivent aussi gagner la sympathie des lecteurs mai devant ces fleuves et torrents ce sera apre et difficile de venir jouer la partie au secours peas. un

  28. BENHADDOU B

    Je sais bien qui va gagner c’est la V D S B A elle est nostalgique non ???

  29. Péas

    Bonsoir si Belamri je crois que la nostalgie t’a fait faire -à peu prés- le même geste que Kateb Yacine . Pour éditer son livre ‘Nedjma’ (première mouture !) il s’était fait éconduire poliment par l’éditeur qui lui reprochait tout (l’introduction etc..) Alors , notre jeune écrivain revins dans le café Nedjma de Constantine et réarrangea son livre en le …..disposant d’une manière désordonnée …Ebloui par la relecture du roman l’éditeur accepta son impression et…..Nedjma devint un best -seller et un roman incontournable dans les programmes scolaires et universitaires…Dernièrement ,en 2009,le roman de Kateb Y. a été l’une des quatre oeuvres au programme du concours de l’Ecole Nationale Supérieure de Lyon… Amicalement !

  30. Péas

    A corriger svp ‘revint’ 4 eme ligne .merci

  31. mokhtar

    peas tu goules toi aussi allez dans le bateau dis nous toi aussi ta nostalgie

  32. Albarracin

    A l’attention de mr: BOUCHENTOUF GH

    J’accuse réception en bon état et avec beaucoup de plaisir!
    Merci à la VSBA!!!!
    Moment de recueillement en ce 8 Mai….
    Salutations

  33. HAMID OURRAD

    Ah la nostalgie…..on est beaucoup nostalgique surtout de notre enfance..c’est d’abord une façon de regarder dans son .RETRO …pour voir le chemin parcouru,c’est aussi surement une recherche de nos racines,c’est aussi une façon de s’accrocher à la vie…
    Certain disent que la nostalgie est un poison,moi je dirais que la pensée d’un homme est avant tous sa NOSTALGIE.
    Ma nostalgie à moi…….. au fait vous vous souvenez de cette arroseuse municipale……..,quand la chaleur caniculaire de l’été rendait la vie tres pénible….nous jeunes gamins nous guettions impatiement son passage pour profiter au mieux dans son sillage du jet bienfaiteur aspergeant nos torses dénudés(n’est ce pas M meguerbi toi qui était le LEADER de cette opération)
    Ma nostalgie a moi…c’est la piscine municipale du jardin public dans les années 64 à l’entrée après avoir payé,un panier métalique nous était remis ,on se déshabillait dans un vestaire commun nos vetements étaient déposés dans le panier que l’on remettait au préposé en échange d’un numéro .,l’état genéral du baigneur était vérifié,pas question de rentrer à la piscine sans se doucher au préalabre,c’etait obligatoire..
    Ma nostalgie à moi..c’est les cinéma Vox,Empire,le Versaille,Palmarum,l halambra,le colisé,il y avait encore des belles dames qui guidaent les spectateurs à bon port vers les places désirés ,à » l’orchestre »,ou au « balcon,et à l’entracte ces mèmè dames servaient des eskimos. et des chocolats
    Devant l’écran,il y avait comme au théatre,un rideau rouge,et des images fixe de publicité en couleurs vives qui présentaient des articles et des boutiques..
    Ma nostalgie à moi…….c’est les jeux qu’on inventés, et surtout le jeu de la toupie,car tout au long de l’année chaque jeu avait sa place.dans un calendrier bien établi
    Nous achetions les toupies chez M Sounna le libraire du quartier ELGRABA.Elle avait la forme d’une petite poire la partie pointue se terminant par un clou de 2cm environ,nous prenions ensuite un bout de ficelle dont un bout était attaché à une piece de monnaie troué,c’est ce que nous appelions »la liance »,je me rappele lorsqu’un joueur ratait son coup,la toupie tombait sur le dot ou sur le coté,ses camarades de jeux s’écriaient »Caroutcha »,le joueur malchanceux devait donc poser sa toupie à l’intérieur d’un cercle,et les autres joueurs s’ingéniaient alors de le faire sortir du cercle,ou ésseyer de casser la toupie posé au sol à l’aide du clou tres pointu dont les toupies étaient tous munies.
    Ma nostalgie à moi…cétait cette solidarité,cette force de caractere qui nous animait,
    Lorsque nous étions enfants,on allait tout seul chercher le pain,le lait dans un broc en aluminum à peine fermé,on buvait même de l’eau directement des rivieres ….on se faisaient des petites voitures'(des caisses de savons ou de lévure))avec des patins à roulettes et des planches en bois et on se laissait aller dans des déscentes de la rue Ali ben ali Taleb),sans s’apercevoiir trop tard qu’on a oubliés de mettre des freins…et bonjours les dégâts….
    On quittaient seul le matin,la maison pour aller à pied à l’oued mekkera et on revenait souvent au moment ou les lampadaires de la rue s’allumaient.
    Imaginez donc;pas de téléphones portable,perssone ne pouvait nous joindre dela journée.
    On buvait souvent à quatre oyu cinq dans la même bouteille et il n’y a eu jamais de problèmes à cause de ça…..
    On jouait à des jeux dangereux et souvent on se faisait mal,on grinpait dans les arbres,on enjambait les murs des voisins parfois,il y avait des chutes avec des coupures et des os cassés,mais personne n’était blamés,c’était l’apprentisage de le vie.
    Parfois on se battait entre nous,on avait des bleus,mais on apprenait à passer par.
    dessus.
    On avait pas de plaiystation ou xbox ou même les 99 caneaux de télevision,les ordinateurs..ect…
    Mais nous avions des amis et si nous voulions les voir,tout ce qu’on avait. à faire,c’était sortir et se rendre chez eux,tapper et entrer pour pouvoir leur parler imaginez ça,sans même demander permission à nos parents,comment faisont-nous tout ça sans gardien dans ce monde cruel.
    On inventait des jeux avec n’importe quoi,on mangeait toute sorte de choses,mais contrairement à ce qu’on nous disait rarement quequ’un était infecté par un virus.
    Nos actions était les notres,nous en supportions personnellement les conséquences,personne pour nous cacher,l’idée de se faire protéger par nos parents si nous commétions une infraction était impensable,d’ailleur nos parents était du coté de la loi…N’est ce pas éffrayantt?

    • belamri abdelkader

      Hamid Ourred,bonjour!
      J’apprecie sincerement ton récit sur ta nostalgie qui me fait revivre les memes souvenirs,mais je souligne quand meme ton inspiration de la replique de Mr Hollande dans son face à face avec Mr Sarkosy lors du débat de l’élection présidentielle française( Moi president……) Amicalement et à demain inchaallah.

  34. Hamid

    Sans commentaire le jovial OURRED H est champion…Aquand la cérémonie!

  35. Albarracin

    Bravo Hamid!
    Oui vous avez bien décrit une génération d’enfants qui avec rien était en mesure de ne jamais épuiser l’imaginaire qui alimente à la fois le jeu et la créativité!
    Ayant fait entre mes 9 ans d’âges et mes 13 ans des allers retours entre l’Est de la france et Sidi BA , je peux témoigner, que les petits français de france, étaient à des années lumières d’imaginer jouer autrement qu’avec des jeux de magasins…. En algérie, nous étions friands d’images que certains glissaient entre les pages d’un livre et contre quelques pignolles (noyau d’abricots) qui étaient notre monnaie d’enfants nous pouvions tenter d’ouvrir les bonnes pages qui recelaient une image! Ces m^mes pignolles disposaient en petit tas de 4 noyaux se devaient d’être mis à bas et nous pouvions avec ce jeu d’ adresse perdre un noyau ou en gagner 4…tout ceci pour signifier que les pays nantis , n’avaient pas ces réflexes de développer ces pratitiques, qui ne sont pas consuméristes ! MAIS ces pratiques d’enfants en Algérie et sans doute dans tout le magreb ne sont pas étrangères au comportement des autochtones de chercher les moyens « de vivre par des activités diverses MAIS A SON COMPTE » Ce n’est aucunement un défaut, mais une sorte de tradition comportementale qui expliquerait la difficulté d’entrer dans des activités trop encadrées…… Le jeux, On pourrait dire « dis moi à quoi tu joues et je te dirais ce que tu deviendras professionellement. »… Un peu long , mais bon ….Excusez !

  36. Lecteur assidu

    Eh cher ami belabbésien mr ALBARACCIN vous etes trop fair play ceci et un concours vous encourager un concurent RIRES

  37. HAMID OURRAD

    Bonsoir si BE
    LAMRI a vrai dire j’ai pas compris ce que tu voulais dire….
    sois plus explicite …merci khayi

  38. CHOT LAHCENE

    nostalgie quand tu nous tiens ….je me revois dans ce bus qui nous amenait vers Alger la capitale ….nous les jeunes artistes peintres de SBA…la salle ibn khaldoun étaient pleine à craquer ,nos tableaux acrochés aux murs brillaient des milles feu de l’indépendance ….les cameras ,de tele ,les actualités algériennes ,et les journalistes étaient présent rien que pour nous ,les enfants ,de cette Algérie libre ,la première exposition de peinture nationale après l’indépendance ,c’était les élèves du lyceé El djala ….du grand professeur Maitre CARLOS LOPEZ ALBERTO….un brouhaha fait frémir l’assistance ,on annoncait la venue du président de la jeune république algérienne …Les visages palpitaient de joie ,le grand guide de la révolution algérienne faisait son apparition ,il était beau Mr BENBELLA ,une lumière radieuse illuminait son visage ,un sourire plein de bonhomie ,vous communiquait une joie intérieur ,tous le gouvernement formait la suite du président …..

  39. tewfikhayii

    salam,
    Message pour les administrateurs de la VDSBA. montrez moi comment faire pour mettre des photos sur le site car j’ai une foultitude de photos anciennes de sidi bel abbès avec des commentaires à moi, assez loquaces, et aussi quelques surprises. Je compte sur vous car moi je suis HÈNKE LADOUA (NUL SUR TOUTE LA LIGNE INTRADUISABLE EN ARABE, MAIS LES ANCIENS COMPRENDRONT) en informatique. Merci.

  40. bonjour tout le monde
    Je ne suis pas sexagénaire et n’ayant pas vécu l’époque coloniale comme plusieurs de mes amis qui nous ont épaté par leur nostalgies, je suis né à la même année du cessez-le feu, donc ma nostalgie me colle aux années 70, aux débuts de l’Algérie indépendante, de Bel abbés sans aucun pieds noirs, la preuve… le dernier instituteur français Mr Cerdan est parti avant que j’aie franchi, pour ma première fois, le portail de mon école, l’école de Sidi Brahim ex Prudon. Mes vacances, je les passais en partie chez mon oncle à Sidi Bel Abbes exactement à la cité police, et de là c’est un villageois ébahi par un été belabesien d’antan qui vous décrit l’image d’une cité dissimulée dans sa pensée. Je me souviens quand j’accompagnait ma grand mère pour faire ses courses du matin ,au marché du centre ville ou à la pintania (Prix unique) ,nous traversions d’abord la rue de la Macta agrémentée par des merveilleux jardins puis la fameuse place Carnot flanquée d’un coté par le prestigieux palais de justice et de l’autre coté par le théâtre municipal orné par une sculpture de statuettes s’envolant par dessus de l’édifice tout en donnant l’impression de vouloir… disparaitre un jour et au centre le kiosque dit de musique entouré par des bancs en bois et des espaces fleurissants , et croyez-moi, en pensant maintenant à ce parcours j’ai l’impression que j’ai vu jadis une ville qui est loin d’être Bel abbés d’aujourd’hui, peu de gens qui baladaient, des rues propres ,des trottoirs dégagés seulement quelques voitures stationnés, peu de vitrines ou de cafés, même le climat était agréable pas très chaud et non pollué, j’ai une nostalgie à cette ville que tout le monde adore y vivre. A la printania je me souviens des gâteaux qu’on étalait juste à la vitrine de l’entrée… Je sens encore la saveur des mille-feuilles. Je ne peux pas oublier cette balance qui se dressait tout droit à coté du marché que les passants se donnaient le plaisir de se peser contre une pièce de 20 centimes, un peu plus loin la verdure fleurissante du petit vichy entourait les 3 bassins où nageaient avec quiétude des poissons sous un jet d’eau permanent. Apres une sieste apaisante non oncle me proposait d’aller voir les singes au jardin publique, Ah c’était la première fois que je voyais des singes, la femelle s’appelait Rzigua, elle me parut très moche dont j’ai su promptement l’origine de l’appellation détestable  » Dayer ki Chadi » ressemble à un singe qu’on colle à une personne moche…Hacha Lilah.
    Douar.

    • belamri abdelkader

      Décidément ,chaque texte sur la nostalgie complete l’autre et avec autant de romantisme et de sincérité.Mr Douar H B nous a poetiquement raconté un pan de ce passé de notre ville chérie qui a connu depuis,toutes les vissitudes de l’exode sauvage et l’industrialisation dont l’appel d’air en matiere démographique a completement défiguré le paysage social et urbanistique.DOMMAGE!

  41. citoyen

    La chronique de Mr Kadiri Med concernant le 08 mai 1945 et son rétrospective historique vient à point nommé, et nous l’en remercions, pour réconforter ceux qui ont souffert le calvaire, durant les années de la colonisation, notre jeunesse qu’elle soit puérile, engagée, ‘jemenfoutiste’, a besoin de savoir, c’est pour cela que le devoir de mémoire doit être perpétué, pas seulement officiellement mais également dans les forums citoyens, tous les peuples qui ont subi des invasions ou la colonisation l’ont été parce qu’ils avaient baissé la garde, négligé le devoir de mémoire:

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