La Voix De Sidi Bel Abbes

Ne Montre Pas Le Ciel A Celui Qui Ne Le Voit Pas…Par S. A. Abdedaim.

C’est par l’intermédiaire d’un ami et frère contributeur des plus prolifiques et d’une constance dans ses écrits depuis la création de notre journal, que le présent thème sur le lac Sidi Mohamed Benali nous a  été adressé. Ainsi nous se faisons le plaisir de le mettre en ligne en espérant un débat fructueux à l’instar de tous les sujets qui touchent sur le cadre de vie en général. Cette contribution est signée par un autre frère Belabbesien fils de la ville monsieur S. A. Abdedaim, elle demeure toujours d’actualité et il s’agit là d’une réelle préoccupation et réaction citoyenne au-delà des « biens fondées du projet en cours ». Et ce n’est pas lorsque des avis censés sont entendus ici et là que nous les négligeons tout en perdant parfois la mesure des choses. A notre niveau, nous voulons dire dans le journal, nous ne renoncerons pas à nos convictions premières celles de la transparence et des avis multiples.

Par : Kheireddine.B

**********************************************************************************************

Ne Montre Pas Le Ciel A Celui Qui Ne Le Voit Pas       (Adage). Par S.A.Abdedaim

Si je me sers de la rumeur dont je ne serai que le porte-parole fidèle et respectueux, les projections urbanistiques autour du Lac de Sidi M’hammed Ben Ali sont à contre-courant d’une vision moderne de l’écologie telle qu’elle se pratique depuis quelques décennies en ce sens que la nature devrait être privilégiée à toute option environnementale.

En d’autres termes, le divertissement des populations est une exigence accessoire par rapport à celle que nous impose une nature fragile, de plus en plus agressée par une intervention désordonnée de l’homme. Dans une région réputée semi-aride telle que Sidi-Bel-Abbès, la vision d’un plan d’eau est associée au mirage qu’inspirent les dunes dans le Grand Erg Oriental : l’infini est la seule perspective qui siérait au rêve et à l’évasion. Ce qui était considéré comme une grande étendue d’eau dans une nature ouverte, va être réduit à un étang pollué par l’homme et le béton ; la villégiature et les loisirs en seront de même affectés par un afflux démesuré de promeneurs difficiles à contenir lors des périodes estivales. Il y aurait lieu de rappeler que ce « Lac » a été conçu pour une ville qui n’avait pas vingt mille âmes alors même que les projections démographiques les plus pessimistes annoncent une population de cinq cent mille habitants à l’horizon 2050. Que va-t-on alors laisser comme héritage aux générations futures ? Au rythme actuel du développement urbanistique de la ville et avec le tracé de la route à deux voies qui aboutit au lac, c’est le balisage assuré de l’extension de Sidi-Bel-Abbès, le Lac finirait irrémédiablement par être absorbé par la cité avec tous les dégâts  écologiques et environnementaux que cela induirait.

N’ayant pas de relais dans l’Administration, je n’ai pas cessé d’attirer l’attention des « notables de la ville » sur les dégâts qui ne manqueraient pas d’être causés sur le long terme. Il faut croire que notre voix ne porte pas assez haut pour être entendue, ne serait-ce que pour ouvrir un débat et il n’est pas trop tard pour amortir cet élan destructeur et ravageur pour la nature.

Traiter d’un problème de l’urbanisme alors que je n’en sais à peu près rien me fait prendre le risque de me tromper grossièrement. Toutefois, en ce qui concerne le Lac, je ne pense pas être dans l’erreur même si c’est l’intuition qui me dicte le cri du cœur qui se veut une alerte à toutes fins utiles. Ceci m’amène à évoquer le devenir des banlieues parisiennes qui ont été réalisées pendant les « trente glorieuses ». Appelées à être réaménagées totalement, alors qu’elles faisaient la fierté des urbanistes de l’ère « pompidolienne », les sociologues n’ayant pu préalablement mesurer la complexité d’une vie communautaire multiple sur une perspective à long terme.

L’homme, où qu’il soit, doit tenir compte de l’impérative équation d’équilibre entre toutes les forces actives de la nature : végétaux, eau, air, oiseaux, aléas climatiques etc. sans omettre les enchevêtrements sociologiques des populations dans leur complexité. La nature gouverne et imprègne toute chose et toute créature de sa rigoureuse loi, excluant toute liberté, toute possibilité de hasard. Elle exige de s’exprimer à sa guise. Pour la dompter il faut pouvoir la transcender. C’est peut-être de la philosophie el l’on en a tant besoin.

La sagesse qui s’en dégage évitera aux élucubrateurs de fantasmer dans l’absolu. Même si je livre un point de vue sincère, je ne veux en aucun cas cultiver ma singularité : je n’ai fait que dire tout haut ce que les « notables » disent tout bas.Il est fort aisé de constater que je n’ai abordé que l’aspect urbanistique qui entoure le  Lac, l’écosystème et sa particularité de « zone humide » feront l’objet ultérieurement d’un débat plus spécifique avec l’aide de spécialistes en la matière. A ce titre, je rappelle qu’il est établi que tous les écosystèmes-et particulièrement les zones humides- sont des lieux à équilibre fragile. Tout comme il est établi que la rupture de cet équilibre par quelque voie que ce soit provoque des dégâts irréversibles et surtout irréparables. Nous avons un exemple typiquement local : la Mekerra qui fut, jadis, une rivière à eau claire où pullulaient poissons et batraciens et autres algues vertes  offre, malheureusement, aujourd’hui toutes les caractéristiques d’un égout à ciel ouvert. Ne serait-il pas plus sage de juguler cette descente aux enfers et engager une action pour faire de ce lac une zone humide protégée à l’instar de quelques autres sites algériens de même type ?

« Entre la fraîcheur extrême du printemps et la torpeur promise de l’été, laisse-nous savourer la douceur éphémère de vivre ». « Entre la fleur qui s’effeuille, qui décline et les blés en bruissements ardents, respirer le regret de vivre aigre-doucement » in Hosties noires1948. (Léopold Sédar Senghor. Joal 1906-Verson 2001. Agrégé de grammaire en 1935, médaille d’or de la langue française, Prince de la poésie française, Docteur Honoris Causa de 37 Universités à travers le monde, premier Président de la République du Sénégal).

Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !

Suspendez votre cours.

Laisser-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de no jours.

In « Le Lac »  (Alphonse De LAMARTINE,  Macon 1790 –Paris 1869).

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=10022

Posté par le Déc 19 2011. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

54 Commentaires pour “Ne Montre Pas Le Ciel A Celui Qui Ne Le Voit Pas…Par S. A. Abdedaim.”

  1. HADJ DEKAR S DJILLALI

    MONSIEUR CEUX QUI APPLLAUDISSENT LES GRANDS TRAVAUX SONT LES ELUS LE TRAMAWEY LE LAC .EST UNE AUTRE VICTIME DE NOS COMPLICITES. BON ARTICLE TRES SEC RT DIRECT

  2. kaddous cv de sba

    Du beton partout viola cequi est decrete a belabbes.le lac est un itenerair du massacre autorise

  3. kebdani

    En entendant la radio j’ai eu mal en passant j’avais plus.Merci pour ce requisitoire qui fera mal aux avocats de leur chef

  4. benhaddou BOUBAKAR

    je dis seulement la fameuse dite de notre chere ville : belabbes ki nakhla,li yakoul menha yakhla ! a bon entendeur salut.

  5. benhaddou BOUBAKAR

    et meme soit disant jardin public a perdu beaucoup de sa beaute et de nature biocenose,le biotope du lac est en danger permanent.merci mr abdedaim et la redaction.

  6. sehli oua sahari

    Tout à propos, on aurait même été tentés de dire que les chargés des affaires de la cité le font exprès pour narguer ceux qui chérissent la nature, mais quand on se rappelle que des universitaires travaillant sur l’environnement avaient un certain temps cautionné des projets faisant fi de l’environnement, alors les aménagements du lac de sidi m’hamed benali paraissent bien dérisoires.

  7. un ancien d'antan

    Si je peux dire quelque chose sur cette région campagnarde de notre belle cité ,tout simplement un espoir de ne pas voir édifier des sans valeurs ,comme cette autoroute qui ne possède aucune agréabilité pour les automobilistes qui l’empruntent .
    Aussi les travaux ont peut-être commencé sans aucun assainissement pour les eaux usées et comme c’est ancré dans les mentalités, les humains iront faire leurs besoins dans l’eau du lac n’est-ce pas et je conclurai en disant que cette endroit va engendrer UNE BASE à MOISIR et non pas UNE BASE DE LOISIR.

    Pierre DAC a dit dans son livre L’OS A MOELLE :
    _____ » » Quand on ne travaillera plus les lendemains des jours de repos, on aura fait un grand pas dans la civilisation des loisirs.

    • avis d'un ecolo

      qoique je partage le fond de cette operation pour son amenagement je ne suis pas d’accord du tout sur la forme.
      En premier lieu il faut le dire aussi que tous les walis qui sont passés depuis 1975 soit 36 ans ont mis au fond des tiroirs les projets et maquettes proposes aux differents ministres qui ont visité ce lac .Il y a eu beaucoup d’idees mais aucune inscription.Nous avions beaucoup d’espoirs avec l’actuel ministre de l’environnement qui a fait un projet merveilleux au lac tonga sans agresser la nature.Pour le lac de sidimohamed ben ali il avait proposé d’investir par des operations des secteurs concernés en inscrivant et realisant tout ce qui est d’abord des VRD (aep-assainissement-electricité enfin une viabilisation complete) la seconde operation aurait été d’inviter des investiteurs mais seulement avec des structures tres legeres soutenues par un décor paysagiste qui devait se confondre avec la nature et employer le bois et ses derives(bambous-lianes etc)les espaces de loisirs se devaient d’etre ludiques ayant pour theme l’eau et les espaces verts.Quant aux equipements le choix devaient se porter sur tout ce qui devait avoir attrait avec la nature ‘axer en premier lieu sur l’activité champetre c.a.d. barbecues ,cabanes -pizza-kheimas et encourager surtout un petit zoo de betes domestiques (chevres-moutons-poneys-chameaux-cheveaux-volailles)des animaux banals mais que beaucoup de nos enfants citadins n’ont pas eu la chance de caresser enfin faire des visites de classes vertes pour les eleves.
      Si on voit le projet actuel ce qui nous a ete proposé c’est une veritable operation entamée au pied levé soutenu par un montage financier des differents secteurs à l’echelle locale avec toutes les insuffisances qui se greffent le jour au jour alors qu’il aurait fallu impliquer les differents ministeres mais là aussi il faut reconnaitre que ces derniers se preoccupaient surtout de leur propres projets en tournant le dos aux decideurs locaux.Ce qui fait que ce projet est devenu le fil rouge de la wilaya c.a.d. un pole d’excellence mais sans moyens à sa mesure.
      Aussi certaines de ses operations n’ont pas fait l’unanimité telle cette cloture donnant l’impression de cloture d’un domaine privé,alors qu’une cloture en haies et arbres ombrageux auraient ete plus champetre.Le nombre de futurs locaux commerciaux (70) si l’on croit une source proche risque carrement d’envahir ce lieu mais surtout de n’avoir par leur nombre aucun interet ni commercial ni touristique.Quant à la plage artificielle elle est immense sa permeabilité risque de prendre un coup et il faut avoir un systeme en boucle de regeneration de l’eau tres couteux et dont l’entretien est tres delicat.En conclusion pour sauver cet acquit il faudrait tout une administration de gestion qui coordonnerait tous les secteurs à l’image de la zone industrielle du pain donc sur la planche j’espere que tous ces avis resteront à mediter

  8. sehli oua sahari

    Les visionnaires ne courent pas les rues, les seuls qui existent ne font pas pignon sur rue, et d’ailleurs et pour paraphraser E. F. Burke
    L’ âge des chevaliers est passé, celui des sophistes, des économistes et des calculateurs les a supplanté. La réflexion pour la gestion du temps libre de nos concitoyens est devenue synonyme de bons de commandes et de marchés, au lieu d’être une réflexion à but culturel et de loisirs, malheureusement.

  9. Benyahia Lakhal

    Le lac de Sidi Mohamed Ben Ali était, à l’origine, une grande excavation qui servait de terrain de manoeuvres pour les troupes françaises stationnées dans la garnison de Sidi Bel Abbes. Plus tard, les élus locaux ont eu l’idée ingénieuse d’en faire un lac artificiel en l’alimentant avec les eaux abondantes de la Mekerra par l’entremise d’un canal de dérivation à construire. Les eaux de la Mekerra ont, de tout temps, abreuvé le lac qui en a toujours tiré la substance.
    Ah, la Mekerra ! Si généreuse, elle savait tout donner sans rechigner, sans rien demander, sans rien prendre. Peut etre épisodiquement un baigneur imprudent. Les « roumis » avaient compris et assimilé ce verset du Saint Coran qui nous est pourtant exclusivement destiné et qui dit: »…et Nous avons désigné de l’eau tout etre vivant. Ne croiront ils donc pas ? » (sourate « el anbia », verset 30). Ils avaient, par un ingénieux système, réussi à confier à la Mekerra plusieurs missions à la fois: ils avaient dressé en amont des villages que la rivière traverse, sur son cours, une petite digue pour prélever une partie de son débit. Judicieusement tracé, ce petit canal bétonné serpentait à travers la bourgade pour la franchir de part en part et tenait à restituer, en aval, les eaux qui n’avaient pas été utilisées, comme on restitue un trop perçu. Chemin faisant, ce petit canal et son réseau de nervures revivifiaient l’agriculture en assurant l’irrigation de dizaines d’hectares de petits potagers qui participaient à l’autosuffisance alimentaire des gens du village.
    Ce petit canal faisait tourner des minoteries de taille moyenne, des moulins plus modestes, des abattoirs communaux et, à Boukhanéfis, une usine de production de l’électricité (!). Et ce n’est pas tout, puisque les eaux claires de la Mekerra permettaient aux pauvres et braves gens qui « descendaient » au village des douars environnants d’abreuver leurs montures pendant qu’ils faisaient les courses: café, thé, huile, sucre, pétrole, paires d’espadrilles, et, pour les plus éveillés d’entre eux comprimés d’ « aspro » et hénné pour madame et quand la bourse le permettait du pain « francess » chez le boulanger pour changer un peu de la galette quotidienne. Et ils étaient heureux. Et ce n’est pas tout, puisque les légumes étaient lavés dans ces eaux avant d’étre dirigés vers le marché de la ville pour y etre commercialisés. Et le nettoyage et l’appret de la laine au moment de la tonte des moutons. Et ce n’est pas tout, puisque les militaires français, pourtant d’ordinaire si stupides -ne l’est on pas quand on compte dans ses rangs de solides gaillards, maréchaux des logis, qui tiennent à punir le courant d’air pour avoir cassé une vitre ?- ces militaires avaient mis au point un astucieux système pour décrasser leurs camions de retour d’une campagne dans les maquis à la poursuite des valeureux nationalistes armés.
    Tous ces services étaient rendus par la Mekerra sans que personne ne débourse le moindre sou, l’onde (comme disait La Fontaine dans sa fable « le héron ») suivait son cours en dehors de toute intervention de l’homme par ses machines ou ses pompes grosses consommatrices d’énèrgie, mais comme ça, par gravité, comme disent les hydrauliciens. Il fallait seulement prévoir le salaire de deux ou trois agents communaux chargés d’assurer l’entretien du canal.
    Mais voila que quelques petites années après l’indépendance et le lancement de programmes ambitieux de développement et d’amélioration de la qualité de la vie des populations, l’on fit le mauvais choix de réaliser des réseaux d’assainissement en lieu et place des fosses septiques. Les branchements particuliers à l’égout éxécutés, où fallait -il que les grands collecteurs deversent les eaux usées et nauséeuses des ménages ? Eh bien dans la Mekerra, pardi !
    Et au fil des années l’on a senti qu’elle l’ a vécu comme une profonde offense, un ressentiment à nul autre égal. Elle le fit savoir dès 1966 comme un avertissement aux humains pour qu’ils se ressaisissent et arretent de la traiter comme un éxutoire et qu’ils cessent de la souiller: elle sortit de son lit et dévasta tout sur son passage, la plaine complètement inondée ainsi que la moitié basse de la ville de Sidi Bel Abbes. Ce message ne fut pas reçu comme il le devait. Ils continuèrent leur sale besogne et elle se facha en boudant, oui en boudant, c’est à dire en devenant à sec !! Qui l’eut cru ? La Mekerra est à sec depuis le début des années 1980 et ses rives ne retentissent plus des clameurs des enfants qui barbotaient dans ses eaux limpides, l’été durant, en attendant d’aller aux vendanges. Mais pour en ajouter à sa quète de vengeance, trois ou quatre fois par an, elle dévale de sa source en furie, à une vitesse diabolique, noyant et emportant tout sur son passage. Les villages « riverains » sinistrès, les trois-quarts de la ville de Sidi Bel Abbes traumatisés: les crues de la Mekerra sont devenues, au fil du temps, une affaire d’Etat. Bien fait pour notre gueule.
    Depuis trois ou quatre ans, avec la mise en service d’un barrage écréteur entre Tabia et Boukhanéfis, les choses s’améliorent. Mais le sort en était jeté: elle est définitivement brouillée avec les humains et elle confisqua pour toujours les bienfaits dont elle les avaient gratifiés. Alors, imbéciles les humains, ils ont tout saccagé: la prise d’eau, le grand canal, les petites rigoles, les bassins, les minoteries …
    A la faveur d’une crue de la Mekerra, une partie de ses eaux en furie est détournée pour alimenter le lac de Sidi Mohamed Benali. Le surplus emmagasiné se dirige, par gravité, vers le barrage Sarno qui reçoit aussi les eaux de ruissellement du bassin versant de Tessala. Ces eaux sont traitées et reservées à l’alimentation en eau potable des populations de Sidi Brahim, Sidi Hamadouche et d’autres localités encore (je crois savoir la partie Nord-Est de la ville).
    Alors, messieurs les décideurs, laissez la Nature tranquille et de grace n’en ajoutez pas à ce sombre tableau. Nous vous en serions très reconnaissants.

    • elhadj abdelhamid

      Si Benyahia , votre conseil  » laissez la nature tranquille  » devrait être une maxime pour chacun de nous et surtout pour les décideurs .
      Dans notre métier également , il y a un adage aussi avisé :  » lorsque l’on ne sait pas ce qu’il faut faire, il faut savoir ce qu’il ne faut pas faire  »
      Moi , je n’ai pas encore visité le Lac  » nouveau  » mais l’ histoire des  » ponts neufs  » de La Mekerra ( pas le Pont Neuf de Paris, c’est le plus vieux mais il est toujours debout sur la Seine ) m’intrigue autant .
      Voilà , il y a quelques temps , une entreprise, celle des Grands Ouvrages d’Art ( avec un nom comme ça l’on serait tenté de croire que la Tour de Pise ne soit encore debout, même penchée, que grâce au génie de cette société ) mit un bon bout de temps, c’est à dire très longtemps pour construire un pont  » neuf « , celui du manège . Ayant peut-être trop chanté l’été au manège , l’on se trouva dépourvu de ce pont, la première crue de la rivière venue car le grand ouvrage ne résista pas aux premiers flots .
      Le temps a passé et j’ai oublié le pont du manège .Mais voilà encore un autre pont neuf ( toujours Les Grands Ouvrages d’Art ) qui me cause un petit souci régulier car je l’emprunte souvent à la fin de l’avenue Pasteur, à proximité du cimetière chrétien ( c’est peut-être le Pont des Derniers Soupirs comme celui de Venise ).
      Depuis quelques temps , ce pont s’enfonce , s’enfonce…au point de créer une dangereuse crevasse sur la chaussée que tout le monde évite brutalement même si elle est grossièrement colmatée .Aussi , de crainte de me retrouver, un jour, à barboter dans les eaux troubles de La Mekerra à bord de ma voiture,j’ai décidé de boycotter dorénavant ce pont même s’il est vrai que beaucoup affectionnent les eaux troubles .

      • un ami lecteur de voix de sba

        Heureux de voir l’elite belabbesienne s’exprimer merci khiwani

      • avis d'un ecolo

        elhadj abdelhamid
        pour un hadj vous la foutez mal pour nous leurrez nous veritables belabesiens au fond de l’avenue pasteur ce n’est pas un nouveau pont c’est un ancien qui supportait plusieurs wagons du train sur l’ex ligne de saida mais de là a avoir peur de passer avec votre 4 chevaux il faut pas que l(on vous fasse un pont neuf uniquement pour votre coccinelle

        • cite 20 aout 55

          Ce n’est pas le superlatif qui est usute .Ce monsieur s’appele ELHADJ. rectification amicale

        • elhadj abdelhamid

          Le pont du cimetière , en béton , est bien nouveau ; il y reste encore quelques planches de bois visibles (reliquat de coffrage) .L’ancien pont ferroviaire , métallique type Eiffel, a été démonté . L’affaissement est aussi visible, côté trémie, colmaté par un volume de goudron d’aspect toujours frais parce que probablement renouvelé à plusieurs reprises.
          Pour autant, l’avis de spécialistes reste nécessaire car un profane comme moi peut toujours se tromper.

          • elhadj abdelhamid

            Pardon , j’ai oublié une petite chose ; la coccinelle, la  » Wolkswagen « ,  » la voiture du peuple « , était , à l’origine, une voiture amphibie ; aussi, même si je risque de tomber dans la Mekerra , je ne crains rien, en principe . Mais peut-être que les Français ont été plus prévoyants: ils ont mis un cimetière juste à côté.

  10. arbi zazou

    Ces responsables tiennent a faire d’un site naturel une fonction sociale.l’espace est naturel laissez le intact ne cessait on ici a belabbes d’entendre.Mais avec l’opportunisme du cercle des elus la cour qui fait du medh on est aveugle par la petitesse de vue On a vu que du tchimbo ailleurs a msirda Et A BELABBES on veut agrementer un lac avec des masses de beton vive le gachis

  11. bennabi de sba

    Des equipements collectifs des projections urbanistiques deja en chantier.le massacre a ciel ouvert

  12. Hanifi K

    Qu’il est réjouissant de voir de si riches contributions qui nous rappelent avec force et diversité que le bien-être de l’homme dépend de ses relations sociales mais également de son rapport avec l’environnement.
    Benyahia a raison de rappeler que nous parlons d’une réalisation de l’ingénierie militaire française et que cet éco-système que nous avons intégré dans notre vécu (donc notre carte mentale est de nature artificielle)
    Je comprends la nostalgie tenace qui nous fait encore barboter des décennies après alentours,mais je ne suivrai pas notre maître à tous BL dans sa recommendation du status quo.
    La vie est mouvement et adaptation à des réalités qui changent d’une période à l’autre.
    La surpopulation, l’usage irraisonné des engrais, la demande accrue en eau douce, la surexploitation des puits se sont aussi accompagnées de données moins ‘locales’.
    Notre partie du monde, plus que d’autres souffre de stress hydrique mais je peux vous beaucoup de rivières asséchées qui ont le gosier sec de part le monde.
    Dans l’Arctique, le permafrost décongèle, la banquise fond et les ours polaires stressent grave!
    L’effet papillon est réel et c’est pour cela que nous adopter une attitude pro-active et impliquer la citoyenneté plutôt que tout attendre d’un décideur, deux machina, otage de son calendrier et des échéances politiciennes.
    Ce projet peut constituer un test grandeur nature de notre maturité citoyenne en en faisant NOTRE projet et en demandant la transparence la plus absolue sur les études d’impact, l’incidence sur le petit eco-système et plus largement les effets collatéraux en termes d’environnement et d’activité humaine.
    Le bien-être se construit dans la relation à un environnement spirituel, social et environnemental.
    Tout projet de magnitude ne peut faire l’économie de l’intégration de préoccupations environnementales dans les choix de valorisation et de développement.
    Une citoyenneté participative peut se construire en étant informée des incidences pour pouvoir apprécier les impacts sur l’environnement immédiat, donc sur son quotidien.
    Je serai pour ma part ravi de voir des valorisations du site en termes d’agrément et l’implication d’entreprises du cru avec l’expertise voulue.
    A force de faire travailler les chinois, nous finirons par perdre tout savoir-faire et par rire jaune quand la rente sera épuisée.

  13. Hanifi K

    errata: deus ex machina et rappellent

  14. Kouider.

    Il faut partir sur place et stopper les travaux.mettre une banderole: »ne toucher pas à notre lac ».Ce respônsable fait du cinéma, et les sois disant élus applaudissent.

  15. Benyahia Lakhal

    Non, non et non Hanifi K., khouya. Vous me mettez mal à l’aise en me proclamant injustement « notre maitre à tous ». Que je ne vous y reprenne plus, sinon vous aurez affaire à moi ! (humour). Ma contribution se voulait etre un témoignage sur la manière dont les humains avait apprivoisé la nature, à peu de frais, et qui, en retour, les avait gratifié de tant de bienfaits parce qu’ils ont eu l’intelligence de la respecter. Ce qui n’est pas dans l’agenda et les préoccupations des responsables actuels, me semble t il.

  16. souhabi.alicante

    monsieur votre article est revelateur et le journal de la voix fait des progres considerables en dressant des constats accablants.

  17. saim .ensieignant

    Belabbesiens tout dependra des combats que vous menez .attention aux preches solitaires je vois qu’il ya denonciation des elus qui ont cautionne le wali.N’accourez pas pour nous redire votez pour eux

  18. Ecolo 2

    Dans les yeux des gens instruits de ce qui est important, il y a un éclat.
    Dans les yeux des ignorants dans l’eau ils ne voient qu’argent
    Dans un arbre ils voient une forêt à abattre
    Et un terrain à betonner en blessant la nature
    Et en lui infligeant des blessures dont elle ne guérit jamais
    L’homme aura appris à dire: ce n’est pas moi, je ne savais pas/

  19. boulhya

    moi il me semble qu(au lieu de critiquer il est preferable de laisser les gents travailler parce que ce lac dont tout le monde parle maintenant il etait totalement abandonne’ laisser le se realiser’ ensuite on pourra donner nos avis

    • Terkmani de gambetta

      Je n’etais pas la je reviens saluer nos anciens lecteurs et nouveaux .Moi je pense que vous semblez triste Mr boulahya triste nom d’un tortionaire de filaj errih de lire des realites.je viens de lire sur un autre journal electronique applaventriste les eloges le merite avec khamis le senateur illetre de bedeau en premiere loges

  20. Mr meradi belabbes

    Pris dans le tourbillon des luttes intestines les BEL ABBESIENS ont laisse place a une faune de VEREUX RESPONSABLES faire ce qu’ils veulent détruisant toute veilleté de citoyenneté associative.Ancrer la problématique de la citoyenneté n’est pas un gros mot c’est de la gageure meme sans vouloir installer par mes propos des relents de Pessimisme.Je dirai qu’ à la limite votre journal éléctronique est déja un rampart contre la gabegie .j’ai eu a deux reprises de parcourir a temps utile des articles trés révelateurs du mascarde de la non gestion des dysfonctionnements et outrages manifestes qui s’abattent sur ma ville bien chérie.En petite conclusion je dirai que dans la cite de benharrat de djili sadek c’est un sport local ou on prefére les NEUMES parcequ’ils ne notent ni le ton ni le rythme ni la durée ni l’intervalle.Surtout en politique de la ville les neumes restent d »actualité .Au faites qui sont les 9 deputés qui est le maire qui sont ses adjoints.les neumes resteront d’actualité .

  21. Terkmani de gambetta

    beau sujet d’une catastrophe humaine effectuee dans notre ville.

  22. Karim10

    Petit bassin (11ha),tjr attention grand danger !
    Le mieux pour ce « Lac sidi » c’est la végétation et laisser la nature suivre son cours. (Protégé, clôturé, préservé, recommandé, favorisé…..mais tjr avec des arbres).
    BRV, Mr Abdaim Sedik pour cet article.

  23. Bennabi

    j’ai lu cet article sur le lac sidi mohamed benali.la difference on commente plus et avec des arguments.Le sujet n’est pas banalise.

  24. Yahia Louhibi

    Le constat fait sur le lac est accablant pour les décideurs locaux… Mais nous aimerions bien avoir l’avis des spécialistes sur la question, notamment celui des dites associations écologiques et chercheurs universitaires du département des sciences de la nature qui se complaisent dans un silence complice devant ce nouveau massacre écologique.

  25. HAMIDI

    je vous remercie Mr ABDEDDAIM pour ce courageux article.

  26. hamid ourrad

    Le monde ne
    sera pas detruit par ceux qui font le mal,mais par ceux qui la regardent sans rien faire

  27. kebdani

    Tres belle réplique khayi Ourred. Personnelement ce que j’ai admiré est l’interactivité des lecteurs de la voix de belabbes.Peu étre que nos camarades lecteurs sont beaucoup plus attirés par ce qui pénalise touche a leur ville qui a perdue de son lustre d »antan.Mrr abddedaim a su attaquer ou plutot aborder un sujet crucial.Dans sa premiére publication.dans sidibelabbes inform.le gisement en ligne est passé vite englouti par d’autres évidences certaines qui a mes yeux ont banalisé l »effort de ce belabbesien qui au demeurant n’a pas besoin de cette fraternité a éclipses que nous connaissons dans des rares moments d »exception alors qu’elle doit etre perpetuelle.la ville se porterait mieux avec l’unite d »action pas forcement de pensee.merci ammi ABDDEDAIM.

    • kaddous retraité cv sba

      Trés beau article. on convient de le redire.Mais a entendre que le maire actuel de bel abbes va etre mediatisé dans un jeu de questions et de réponses je devine du fouin grace de visions mercantiles.le wali a été AUSSI approché dans la cadre du CALPIREF…la voix de sba ne mange pas ce pain Hamdoullah

  28. ecolo 2

    Je me réjouis de voir de voir que beaucoup de lecteurs sont présents sur les deux sites electroniques.
    C’est bien pour la visibilité et l’émulation.
    SBA city gagnante.

  29. boulhya

    je voudrais vous demander mr terkmani de gambetta et les autres si vous etes aussi derange’ par l’idee’ des travaux qui se font au lac de sidi mh benali et meme mr abdedaim en tant que president d’une commission au sein de l’apc actuelle et avant ce mandat vous vous reunissez souvent avec le wali pourquoi vous n’avez rien fait
    bien au contraire ce lac a ete tout le temps abandonne’ aujourdhui les gents qui ont decide de le prendre en charge chacun de son cote trouve mieux de faire des critiques au lieu d’encourager
    maintenant si vous avez d’autres idees meilleures faites les savoir

  30. ecolo 2

    Monsieur Boulhya svp merci de nous dire qui est qui dans ce site car nous citoyens candides et non informés des enjeux de pouvoir pouvons nous laisser berner et induire en erreur.

  31. mohamed senni

    Monsieur Boulhya,
    Pour votre aimable information, Monsieur Abdeddaïm, auteur de l’article sur le lac n’a jamais fait partie d’une APC. Celui qui y est actuellement est son cousin germain. Cordiales salutations

    • monsieur MEKKI B VDSBA

      l’auteur est a féliciter et je remarque que la rédaction de notre journal a bien réagi.S ‘AGISSANT D’UN ARTICLE DE HAUTE UTILITE ENVIRONNEMENTALE.je suis heureux de lire ces écrits et j’avoue apprendre du nouveau et je puise des efforts supplémentaires nécessaires pour le mission bénévole que j’effectue avec mes amis sans relache pour SIDIBELABBES .Merci une fois au BELABBESIEN HAMID ABDEDAAIM Par mekki benattou

      • A.S.Abdeddaïm

        Cher Monsieur Mekki,
        Essayer de traduire une réalité du terrain qui se présente comme très préjudiciable pour l’environnement de notre région surtout parce qu’elle peut faire école s’accorde mal avec les félicitations dont vous m’honorez. Vous-même, à travers ce que vous écrivez, devez faire bien plus que moi. Etant sûr d’être plus âgé que vous, je me permets un petit conseil : persévérez dans ce que vous faîtes, grossissez vos rangs, vous connaîtrez certainement des moments de résignation mais ne cédez jamais à l’abandon dans l’accomplissement du bien collectif. Meilleures salutations.

  32. Mr ouhibi reda

    je vous remercie monsieur Senni Mohamed pour lever cet équivoque.vu l’interet du sujet et surtout cette confusion.Nous connaissons les deux un est elu dynamique mais trés consentent , vu appartenance au parti du nidham.L’autre , SI HAMID, un citoyen presque rebelle,.plus utile a la ville.,

  33. boulhya

    merci mes amis de l’information je m’exuse d’avoir accuse’ a tors mr abdedaim neanmoins ce que j’ai dis c’est tout simplement ce que je pensais pas pour faire du mal au gents je le repete si ces intervenants aiment leur ville il y a lieu de creer une association et faire appel a tous les benevoles qui souhaitent participeret defendre les acquis dela ville de sidi belabbes

  34. monsieur hadj dekar s djillali

    En parcourant ce beau article sur les colonnes de la voix de belabbes.je suis resté pantois sideré par les colonnes ouvertes par le premier journal de la ville de belabbes au grand maire de tous les temps el mehdi 10pour cents je me suis rappelé d’un proverbe chinois…

  35. MERABI

    Le sujet est trés pertinent .Au moins ici on vous lira mieux monsieur.CET entretien avec le dernier maire de lhistoire dont j ‘ai lu l’annonce est ridicule.Ou il ya en guise sous roche c’est peu etre le but

  36. KERROUCHA SBA

    BRAVO MONSIEUR POUR LA FRANCHISE ET LA QUALITE DU TEXTE

  37. derkaoui djillali

    la realite ne peut se cacher avec le folklore de ce wali qui a trouve des beni oui oui.il a sanctionn le ptit direct de la cnas et demeur complaisant avec un ptit moualim venu de bidou a l »apw le resto du coeur les redez vous des amis les 2jours de semaine viva le repasde la rente.

  38. Ecolo 2

    Monsieur Arbi Zazou je ne serai jamais offensé par un compatriote qui réagit de manière constructive.
    Aucun de nous n’a la science infuse et tout ce que nous voulons c’est de créer une démocratie particiaptive dans laquelle TOUT le monde pourra s’exprimer.
    L’effort de SBA et de ses bénévoles est extraordinaire. Je les en remercie car il y a tooujours plus dans deux têtes que dans une seule.
    L’argument d’autorité, des « arrafa » est fini! Il n’y a qu’à voir l’état du pays.

  39. benhaddou boubakar

    bravo pour ecolo2 et arbi zazou pour leur gratitude entre eux,c’est bien de se dialoguer comme ca,on se cultive entre nous et tant mieux!.je vous ai compris tous les 2,personne n’a voulu offenser l’autre,c’est la fraternite belabbesienne qui prime.

  40. benhaddou boubakar

    j’ai felicite mes freres pour leur dialogue entre eux,quel lien existe pour retarder d’approuver mon commentaire ?

Répondre