La Voix De Sidi Bel Abbes

Mr Tayeb Oulhissane « Hôte « de la voix de Sidi-Bel-Abbès /Par Madene Benattou.

Pour son baptême de feu, notre ami Madene Benattou, ancien professeur de langue Arabe, vient de réussir avec brio son premier article entant que contributeur au sein de la voix de Sidi-Bel-Abbès .Il a réussit à réaliser une interview de Mr Tayeb Oulhissane, fin pédagogue et ex inspecteur d’Arabe au cv éloquent.
Une longue carrière colorée qui la conduit dans plusieurs régions du pays, où son empreinte est restée indélébile .Respecté et admiré par les enseignants qui ont eu le plaisir et le privilège de travailler sous sa coupe .Adepte de la méthode de Freinet, qui consiste à donner aux enfants , la maitrise de tous les moyens d’expression,
Mr Oulhissane à retransmit à son tour, l’art de la maitrise de la langue Arabe, grâce à la poésie, le théâtre, la traduction etc…
Tewfik Adda Boudjelal.

Voulez-vous bien vous présenter aux lecteurs de la Vsba ?
Oulhissane Tayeb, né le 19/10/1951  » Ghir hna fi filage  » Sidi Hamadouche (ex Les Trembles).
Mais en fait c’est à Aïn El Berd (ex Oued-Imbert) que j’ai vécu chez mon grand-père maternel et mes oncles.

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Parlez-nous svp de votre parcours scolaire ?
Je me rappelle toujours de ma première année à l’école de garçons d’Aïn El Berd, pour la simple raison que chaque élève avait une petite table à lui, tout seul, une chaise, et des jouets. C’est par cet aspect ludique que l’école avait accueilli mon enfance. Je ne pouvais que me fier à elle. Oui, il faut le dire, le temps scolaire fait partie de l’enfance. Une école fermée est une enfance agressée. Une enfance sans école est une enfance blessée.
Deux faits importants ont laissé leurs empreintes sur mes études primaires :

1/ La personnalité d’un maître d’école qui a marqué toute ma génération par son sérieux et sa bonté. Il était un enfant du bled que nous aimions et respections. Il s’agit du défunt Jean-Marie Oghard, qu’on appelait communément  » Would Oghard ».
Il nous préparait à l’examen de 6ème en nous donnant des cours supplémentaires gratuits. Nous sentions son profond désir de nous voir réussir. C’était le maître qui voulait réussir l’examen de ses élèves. Cela nous motivait. Plus encore, il nous accompagna dans nos études secondaires en suivant nos résultats scolaires de près. Nos parents n’étant pas habitués à voir leurs enfants au lycée, c’était lui qui s’occupait de nos bulletins de notes jusqu’à son départ pour la France en 1967/68. « C’était ce maître qui fût le modèle de l’enseignant que j’ai adopté ».

2/ Le Cinq juillet 1962. À 11 ans j’ai été témoin de ce basculement de l’histoire: l’indépendance du pays. Je voudrais dire, et je l’ai toujours dit, sans cet événement grandiose les enfants algériens n’auraient pas pu poursuivre leurs études secondaires.
Le système scolaire de l’époque était basé sur l’éviction pure et simple des élèves indigènes à la fin de leurs études primaires. Les plus méritants d’entre nous étaient orientés vers des cycles courts (CEG, CET, CEA). Ces établissements se trouvaient en ville, et les villageois ne pouvaient les rejoindre faute de moyens.
Le lycée, cycle long, était l’unique voie qui mène au Baccalauréat et à l’université.
Dans son livre  » le premier homme », Albert Camus nous retrace le parcours du combattant que les élèves démunis devaient suivre pour accéder au lycée.
C’est au lycée Laperrine, rebaptisé  » El Djala », devenu ensuite Lycée Abdelkader AZZA, que j’ai fait mes études secondaires.

Image013.jpg-Lycu00E9e-Azza-Abdelkaderex-Laperrine-Premier-jeudi-apru00E8s-midi-2013-001En seconde, j’ai été orienté vers les lettres. C’était le temps de ces petits classiques littéraires qui nous bousculaient dans nos convictions.
À propos de Don Juan, par exemple, notre enseignante ne trouva pas mieux que de nous poser une question qui reste à ce jour gravée dans mon esprit : pensez-vous que Don Juan est athée?
Il fallait trouver un lien qui relie la séduction effrontée à la religion, l’athéisme étant pour moi une religion dormante qui finira bien un jour par se réveiller sans faire de bruit. C’est bien Casanova qui, dans ses mémoires, avait dit :
– J’ai vécu en libertin, je meurs en chrétien.
C’est au lycée qu’on étudia la langue arabe pour la première fois.
La poésie nous charmait. On récitait des textes de grands poètes. Ils ne cherchaient pas midi à quatorze heures.
Leurs idylles ne cachaient aucun dessous. Leur désert n’est pas aussi étroit que certaines contrées où l’amalgame réduit l’esprit à la mesure d’un bout d’horizon.
C’est pour cette raison que je me donnais pleinement dans l’étude de cette matière.

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Votre parcours professionnel ?
En 1970, j’ai rejoint l’ITE d’Oran, avec cette chance de bénéficier de deux années de formation.
Orienté au début dans le profil de Professeur de l’Enseignement Moyen (nouvellement créé) de français et d’anglais, j’ai demandé à être réorienté comme PEM de lettres arabes et d’histoire et géographie.
Vu le manque qu’il y avait dans ces deux matières, ma demande fut acceptée.  Ce passage d’une langue à une autre n’était pas aussi facile que je me l’imaginais.  Ce n’était pas une simple traduction qui devait s’opérer. On ne traduit pas une culture par une autre. Parfois j’avais des migraines. Et quand je lis certaines traductions de la culture arabe vers le français, je me refuse de prendre le courage de les faire, ou de les assumer. Dans certains cas, elles s’y prêtent à de fausses interprétations, je dirais, à des affrontements. Ce qui n’est pas le cas pour les matières scientifiques.
C’est au CEM AZZA Abdelkader que je fus affecté. J’y suis resté durant 6 belles années.
Me voici enseignant au même endroit où j’étais élève. Alors ? Alors, il faut donner aux élèves ce que je rêvais d’avoir : l’amour, la compréhension, l’enseignement.
Un enseignant qui ne se fait pas aimer par ses élèves, qui ne va pas chercher les raisons de l’échec de l’élève en dehors des notes faibles, des disciplines qu’il étudie, qui ne veille pas à la rectitude de son enseignement, est un enseignant qui maîtrise le contenu de la matière. Il travaille la matière.

Mon premier directeur fut monsieur Lakhdar BOUANANI. Avec lui, j’ai appris deux choses :
1/ L’administration est ingrate et intransigeante. Ce n’est pas avec de beaux sentiments que l’on bâtisse un pays qui sort d’une guerre.
2/ L’animation culturelle et sportive influe pleinement sur la qualité de l’enseignement.
Il y avait dans notre établissement du théâtre, de la musique, une chorale, un labo-photo, un atelier de dessin, des compétitions sportives interclasses, et culturelles qui préparaient les élèves de fin de cycle à réussir leur examen.
J’imitais mon ancien maître d’école. Je donnais des cours supplémentaires gratis.
Je n’ai jamais payé le prix des cours que j’ai reçus durant ma scolarité ou ma formation, je ne voyais pas de raison à revendre ce que j’ai acquis gratuitement. C’est comme si on revendait aux gens l’air qu’ils respirent.
Mon second directeur fut le défunt Saïd SOUAFI, rabbi yerhmeh. Il était d’une gentillesse à l’extrême. Il dirigea le CEM Si Fayçal, actuellement Zelmat Mehadji, à Sidi Hamadouche.
Il me confiait les classes d’examen. Un jour il fit passer une circulaire où il était question de concours interne pour des postes d’inspecteurs.
Quoique je fusse bachelier, je n’ai jamais eu vent de l’existence de ce concours au temps où il ne s’adressait qu’aux titulaires du bac seulement. Monsieur SOUAFI, avec sa modestie, son honnêteté, sa voix calme, son éternel sourire, m’encouragea à m’y présenter.
L’écrit s’est tenu en octobre 1981 dans le réfectoire de l’lTE d’Oran, là où j’ai passé deux ans de formation.
L’oral s’est tenu en avril 1982 dans l’ITE qui abritait le Centre National de Formation des Cadres de l’Education à Alger. Et puis ce fut le silence total qui nous fit oublier cette aventure.
Durant la rentrée de septembre 1982, monsieur SOUAFI se retint de me confier les classes d’examen. Toi, me dit-il, tu vas partir.
Arrive octobre. Rien du côté du concours. Il me répète la même phrase.
Octobre s’en va et novembre pointe du nez; il garde la même conviction. Il était sûr. Moi, pas.
Toi, me dit-il de nouveau, tu vas partir.
Et ce n’est que le 19 novembre 1982 que les résultats furent affichés. Nous étions 07 reçus en tout, dans diverses matières. Notre directeur de l’Éducation, le défunt Moulay Slimane, rabbi yarhmou, nous envoya par courrier ses félicitations.
Une fois au centre de formation, nous découvrîmes qu’il était le seul, dans tout le pays, à avoir présenté ses félicitations aux candidats de sa wilaya qui ont été reçus au concours d’entrée au CNFCE.
Après ce parcours mouvementé, nous eûmes la chance de profiter de deux années de formation, (pour) suivis par des devoirs surveillés, des exposés, des compositions, des conseils de classes, des séances d’initiation, des stages bloqués, des conférences, bref tous les dispositifs scolaire, juridique, coercitif, pour réussir notre formation sur le terrain.
C’était, en fait, les responsables du CNFCE qui tenaient à réussir dans leur mission.
Une fois affecté dans notre circonscription, un examen de confirmation nous attendait avec ses trois volets : montrer à la commission d’examen qu’on sait discuter d’une leçon à laquelle nous avions assistée, qu’on sait gérer les péripéties d’une journée pédagogique, qu’on sait administrer le bureau de l’inspection.

Où avez- vous exercé en tant qu’inspecteur ?
À la fin de la formation en 1984, j’ai choisi Béchar. Il y avait deux raisons à ça :
1/ Ma promotion à l’ITE d’Oran de 1972 était composée de jeunes venus de Béchar. J’ai voulu revoir mes amis.
2/ Une lecture du roman de Pierre Benoît « L’Atlantide » m’inspira aussi ce choix. Notre Sahara étant un monde fantastique, je n’ai pas hésité à aller le découvrir.
De Béchar, s’ajouta Tindouf, devenue wilaya, ensuite Adrar à partir de1985. La circonscription couvrait la Saoura, soit une superficie de 740600 km2 si mes souvenirs sont exacts.
Après 07 ans de travail dans cette région qu’un ami appelait  » l’empire », je remontai vers le nord et plus précisément à Oran en 1991/92.
Quoique moins vaste que La Saoura, son désert était dans sa profondeur. Qui n’aime pas Oran ? En 1995/96, retour au bercail. Des imprévus m’y forcèrent, sinon j’aurais passé quelques années à l’Est du pays, dans les Oasis qui ne manquaient pas de charmes.
À Sidi Bel Abbés, je pris en main la deuxième circonscription jusqu’à janvier 2001 où je fus chargé de toute la wilaya. Cet état demeura jusqu’en 2009. Un nouveau découpage mit à jour trois circonscriptions.
En 2012 je prends ma retraite. Les beaux souvenirs ne manquent pas.
Par ma fonction, je donnais des leçons aux autres, mais j’en recevais aussi, des élèves, des agents, des parents, de tous ceux qui s’impliquent dans l’éducation de nos générations montantes, l’enseignant en premier lieu.
Un jour, un collègue me vit saluer chaleureusement un agent, il ne pût se retenir de s’écrier :
– Quand as-tu pu le rencontrer et le connaître ? Il est veilleur de nuit !

Vous êtes connu pour être l’animateur de l’Okadhia, qu’en est-il au juste ?
J’ai remarqué lors de mes premières visites en classe, que des élèves, sur fond d’événements dramatiques que vivait le pays, écrivaient de très beaux textes, une vraie création artistique, quoiqu’ils ne répondent pas au rigorisme de la poésie arabe. Il fallait faire quelque chose.
L’inspection, du point de vue du règlement, était chargée du contrôle des enseignants, de leur formation, de l’évaluation des programmes, mais pas de l’animation.
Freinet, ce révolté contre les lourds pupitres de l’école française, m’inspira. J’inventai un concept pour légitimer mon action. Ce fut la naissance de l’Okadhia, un espace réservé aux  » activités post disciplinaires », ayant pour but de  » libérer l’expression écrite chez les élèves et encourager leur création artistique ».
Monsieur Chaïb Draa Thani Mohamed, directeur de l’éducation a bien voulu parapher le texte du statut de cette entreprise. Il assistait à la représentation annuelle. Ce qui nous encouragea à confectionner un recueil de poèmes, illustré de dessins que nos enseignants de l’éducation artistique ont bien voulu nous offrir.
Il fallait expliquer ce néologisme qui fit irruption dans la langue courante des parents d’élèves.
Okadh est un lieu où les poètes arabes,-avant l’avènement de l’Islam-, se disputaient la notoriété à coups de poésie. C’est de là qu’est tiré le nom de Okadhia, une « poésiade« ,en français.
Aux personnes en doute d’eux-mêmes, l’Okadhia, par la bouche des enfants, montre les repères: l’Algérie. Si l’Okadhia a tenu le coup pendant 17 ans, c’est parce que nous avions estimé que le meilleur prix que l’élève puisse décrocher est celui de voir sa création prendre de la voix, d’être reconnu, applaudi et encouragé.
Plus tard, à la poésie viendront s’ajouter deux autres ateliers: le théâtre et la traduction.
Une fois mises en route, ce sont les enseignant(e)s qui s’occupèrent de la Okadhia de 1996 à 2012.
C’étaient eux qui tenaient leurs réunions, épluchaient les textes qu’on envoyait à l’inspection, arrêtaient le programme de la fête, le calendrier des répétitions, cotisaient pour organiser une collation en l’honneur des invités, élèves compris.
Ces enseignant(e)s ne demandaient aucune contrepartie, ni faveur, ni promotion.
En ces temps là, le sourire était rare sur les lèvres de nos enfants et il était de notre devoir de le redessiner.
Dans des séminaires nationaux, quand je parlais de l’Okadhia, des collègues refusaient d’y croire. Pour eux, la question est de savoir comment sont payés les enseignant(e)s pour ces  » heures supplémentaires ».
Certes, il y avait un budget pour ce genre d’activités, mais on préférait se tenir à notre engagement. La première représentation se déroula en 1997 sur la scène de la grande salle du CEM Djilali LIABES, ex CEM AZZA Abdelkader, sur les mêmes planches où mes élèves évoluaient 20 ans plutôt. En 1997, on célébrait le 35ème anniversaire de la  » fête de la victoire » (19/03/1962). En 2000, j’ai dû monter sur scène et montrer un peu de mes capacités d’animateur.

Pour les enfants de Gaza, grands et petits chantaient ces paroles :
« Toi, l’ennemi, écoute,
« Regarde comme ma pierre explose…
« Quand ta balle me tue,
« Mon sang écrira mon nom
« Sur les murs de la ville
« Où ma mère est née.
« Je suis un enfant, symbole de la paix,
« La cloche de Jéricho,
« Et la voix d’El Aksa.
L’Okadhia ,passa par d’autres lieux, El Kahina, Ibn Zeidoun, lycée Nadjah, Ras El Ma, Ain El BERD… Des critiques découvrent la faille :
– L’inspecteur ne fait rien. Ce sont les enseignants qui font tout !
– C’est vrai. Je ne fais rien. Ce sont les enseignants qui font tout. J’en suis fier de travailler avec eux. Dans notre circonscription, l’Okadhia était une journée de fête. On fêtait la création artistique chez l’enfant. On la célébrait par un après-midi libre. Je leur disais :
– Quand je découvre un élève poète, c’est comme Sonatrach qui découvre un puits !
Sidi Bel Abbés, a été le terroir de la poésie bédouine qui alliait la beauté du verbe à la justesse de la pensée. L’Okadhia n’a été qu’un rappel de cet héritage.

Et pour Itlalat ?
Il faut signaler qu’avant Itlalat, il y eut « Aklam Wa Tabachir », (plumes et bouts de craie) qui n’a duré que le temps de 05 numéros.
Itlalat (regards) vit le jour en 2004. Monsieur Redouane KHEDDAM, directeur de l’éducation, nous a facilité la tâche. Nous ne manquions de rien pour parfaire notre travail.
Ayant lui-même fait l’animation, il encouragea la parution de ce petit condensé de 02 feuilles A4, pliées en deux, ce qui nous donnait 08 pages A5, retenues par une seule agrafe. L’agrafeuse datait de 1984. C’était la direction de l’éducation qui prenait en charge l’impression de deux rames de papier. Des fois, des directeurs de CEM nous proposaient leur aide. Et c’est ainsi qu’on a moins de 500 exemplaires de ces  » regards », courts et incisifs, qu’on distribuait à raison d’un exemplaire par établissement.
Les sujets traités s’adressaient aux nouvelles recrues qui n’ont pas reçu de formation dans le métier. On leur proposait juste des orientations, des nouvelles du terrain, des expériences, un début qu’elles devraient poursuivre seules. Trois sortes de réactions s’ensuivirent :
– Il y a ceux qui encouragent la lecture de ce  » bout de papier » en le photocopiant et en le mettant à la disposition des enseignants.
– Il y a ceux qui l’étouffent et n’en parlent pas. Ça ne sert à rien de lire puisque la promotion interne se mesure en années.
– Il y a ceux qui viennent à l’inspection solliciter un exemplaire, et se demander pour quelle raison leur établissement ne reçoit pas Itlalat.
De 2004 à 2012, 19 numéros ont été tirés et distribués. Le numéro 20 était prêt mais n’a pu être imprimé. Il ne le sera jamais. Écrire est un acte qui révèle la présence du sujet dans la mémoire vive du métier

Quand on n’a pas de sujet, on évite de croiser sur son chemin la plume à la recherche de la mémoire. Elle fait peur. Dans la mémoire les mots s’effacent. Ceux qui les écrivent manquent.
Un grand déficit.

Vous avez été inspecteur et vous avez travaillé au sud et au nord du pays. Quelle appréciation portez-vous sur le système éducatif dans notre pays?
Notre pays est beau, est vaste, est grand. Jamais je n’oserai porter sur lui un regard critique. C’est comme un tableau de Monet ou Cézanne : y a-t-il quelqu’un qui prendrait un pinceau et viendrait ajouter un coup au foisonnement de la peinture ?
De par ma fonction d’inspecteur j’étais chargé de veiller sur la stricte application de la politique du ministère.
Un de nos formateurs nous mettait en garde :  » Ne sortez jamais de vos prérogatives. »
Un collègue me demandait :  » À quel texte te réfères-tu ? »
Un ministère, c’est d’abord une pile de règlements qui régissent les différentes fonctions.
Si chacun se permettait de faire ce que bon lui semble…
D’ailleurs, ma propre devise était :  » La pédagogie est une écoute, la politique est un discours. »
Les enseignants savent distinguer entre les deux. Quand ils n’écoutent pas…
Si je m’amusais à colorier les politiques du ministère d’une couleur ou d’une autre, je ne serais plus le fonctionnaire au service de sa hiérarchie. La fonction est avant tout un contrat.
Il est vrai que j’aurais toujours des propositions à suggérer, ou des contre-propositions à présenter au sujet de l’enseignement de la matière de ma spécialisation. Je le ferai, mais, dans un cadre officiel, où l’écoute domine toute autre raison de s’ériger en statue.
Il y a d’autres parties dont le rôle est de tenir des discours. Elles ne sont pas dans la spécialisation, elles diront ce qu’elles voudront, mais pas moi.
Néanmoins, je peux témoigner et dire que le ministère poursuit une politique de scolarisation globale, fournit de gros efforts pour la modernisation des structures, des moyens, mais, car il y a toujours un mais, techniquement parlant, c’est la formation de l’acteur humain qui exprime l’identité même du système éducatif. Elle ne peut, en aucun cas, répondre à des demandes qui n’émanent pas de la spécificité de notre secteur, ses besoins et ses objectifs.
C’est d’un dialogue technique qu’on a besoin en urgence. Un dialogue où c’est l’enfant qui est au cœur des discussions. Sinon… C’est un discours, des aléas et des insuccès.

Votre mot de la fin...
Ce sont nos anciens élèves qui sont les premiers à nous juger.
Mes anciens élèves ne me parlent pas du contenu des leçons. Ils réveillent en eux des souvenirs, c’est à dire un moment de leur enfance qu’ils gardent encore vivant. Je suis celui qui déclenche ce retour en arrière, qui ressuscite la joie de l’enfant. Sinon, je suis qui réveille une blessure.
Je dirais aux jeunes enseignants : formez-vous. Seule la formation vous aidera à garder votre entrain, votre santé mentale et physique.
Enseigner est un beau métier quand on sait l’exercer.
Je remercie la voix de Sidi Bel Abbés de m’avoir permis de reprendre, pour un moment, le chemin du métier. Je lui souhaite longue vie et beaucoup de succès.
Wa s salam.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=58801

Posté par le Fév 24 2015. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

76 Commentaires pour “Mr Tayeb Oulhissane « Hôte « de la voix de Sidi-Bel-Abbès /Par Madene Benattou.”

  1. IMED MUSTAPHA

    On ne doit jamais oublié ces éducateurs chevronnés.

  2. Zinedinne

    Monsieur Oulhissane était un vrai pédagogue,il avait ce sens de l’enseignement ,il aimait son métier.

  3. B.Mohamed

    Mr oulhissane pendant toute sa vie a mis en oeuvre des moyens propres à assurer la formation de ses enseignants.

    • oulhissane

      Je disais :
      Si l’élève n’arrive pas à réussir dans ses études, aidez-le à réussir dans la vie.

      • OUERRAD en squatteur

        Un élève du lycée AZZA, qui s absentait souvent, ramena un jour sa grand mère pour être excusé .Le prof lui dit : » chkoun tani hadh tchangla elli jebtha li ?
        L’élève quitta le lycée pour ne plus y retourner, il opta plu tard pour le trabendo.
        Bien des années après au détour d’une rue et par pur hasard, il prit son ancien prof devenu inspecteur au bord de sa Mercedes .Le prof étant tombé en panne au niveau d’oued tlelat dut se résigner à faire du stop, en cours de route, l élève montra tout son savoir faire pour éblouir l’inspecteur qui lui demanda : » que fais tu mon fils pour avoir toute cette fortune ?
        IL LUI REPONDIT ; je fais du trabendo, et cette fortune c’est Grâce a vous cheikhi,,,,,,, c est vous qui m’avez montrez le chemin en traitant ma grand- mère de tchangla ,,,,RABI YARHMEK YA EL OMRANI ….. K?? ? H????

        • oulhissane

          Depuis toujours, c’est la Surveillance Générale qui s’occupe des absences des élèves et leur délivre des billets de reprise de cours.
          La présence des parents est obligatoire pour en être informés de la présence de leurs enfants aux cours.
          Croyez-moi, mr Ourred, les profs ne sont pas habilités à accueillir les parents pour ce genre d’histoires.

          • OUERRAD en squatteur

            HISTOIRE VERIDIQUE ,
            vous vous parlez de l ancienne ecole la notre , dommage le concerne est decede RABI YARHMOU , mais beaucoup de BEL ABBESIENS connaissent l histoire .

  4. Mm D Meriem

    On doit traité ces enseignants(tes) avec civilité,courtoisie,savoir faire.

  5. Hamida

    Nous avons d’excellents enseignants qui ont donné à l’enseignement sa place,ils aimaient ce boulot ingrat . Ce sont les hommes qui font la cité et non ces murailles ni ses navires.

  6. Kacem Mohamed BOUSMAHA

    Bravo mon cher Tayeb, cette fois-ci, tu a bien réussi ton examen d’entréedans le monde de la presse. Ban chouia rak ghayeb ani saha. Salut et je te souhaite beaucoup de courage.

    • Anonyme

      De assidu pour être un messager

      Ils disent que le bonheur d’un homme pour être son passe-temps
      Je dis que si une personne a réussi à transformer son hobby en granuleuse lui-même pour avoir perdu la compétence de l’industrie de bonheur, qui est à mon avis une des compétences très avancé
      Que ce est beau d’avoir la décision du bonheur au travail et à la maison et la mosquée et de la route et dans le cœur des gens et dans les plis de leur esprit compétences …

    • najet

      De assidu pour être un messager

      Ils disent que le bonheur d’un homme pour être son passe-temps
      Je dis que si une personne a réussi à transformer son hobby en granuleuse lui-même pour avoir perdu la compétence de l’industrie de bonheur, qui est à mon avis une des compétences très avancé
      Que ce est beau d’avoir la décision du bonheur au travail et à la maison et la mosquée et de la route et dans le cœur des gens et dans les plis de leur esprit compétences …

    • oulhissane

      Je te dois ce geste d’avoir filé à ton journal un billet sur l’Okadhia.
      Merci.

    • oulhissane

      Je te dois ce geste d’avoir filé à ton journal un billet sur l’Okadhia. Il est passé inaperçu.
      Merci.

  7. OUERRAD

    Ce monsieur que j ai du croise au lycee LAPERRINE puis EL DJALA et enfin AZZA ,devrait profite desa retraite bien meritee pour ecrire sur ce secteur qui bat de l aile .N etant plus tenu de suivre les directives , il lui serait profitable et a nous tous de collaborer par des ecrits sur la presse ou carrement un livre pour dire tout haut le mal qui ronge ce secteur .BON VENT ET RETRAITE PAISIBLE I8NCHALLAH .

  8. Ahmed

    Monsieur Oulhissane Tayeb,
    Le jouisseur périt par sa volupté,le cupide par sa cupidité,L’humble lui périt par sa sagesse .
    Malheureusement on a peur pour le flambeau !!!

    • oulhissane

      Évitons d’emporter le flambeau avec nous. Les générations qui suivront sauront, d’une manière ou d’une autre, le rallumer.

      • Assia Abd

        cher ami c’est avec un grand plaisir que j’ai lu ton interview avec notre frère Madene,je te souhaite une bonne retraite,et plein de bonnes choses

        • oulhissane

          Je me rappelle toujours de notre participation à cette soirée que nous avions organisée en fin de stage, avec une guitare et des paroles touchantes ayant pour titre  » La missive ».
          Tu as été merveilleuse, et on t’a longtemps applaudie, pour ta voix, mais aussi pour ton courage d’avoir bravé les lignes rouges qui confinaient la femme dans l’étroit.
          Je te souhaite le bonheur, la santé, et, crois-moi, je suis très touché par ta marque d’amitié.

  9. Hocine . C

    Merci beaucoup Mr Benattou Madene , Merci cher Professeur pour cette interview trés enrichissante , c’était le temps ou l’enseignement formait une seule et vraie famille . Mr Tayeb Oulhissane , était trés passionné par son métier , grand pédagogue , il mérite tous les respects . Malheureusement , de nos jours, beaucoup de personnes ne voient pas ce métier tel qu’il est réellement . Longue et grande retraite pleine de santé et de bonheur pour Mr T Oulhissane et sa famille . Merci encore une fois Mr Madene B et longue vie à notre chère la VDSBA .

  10. Groupe d'enseignant

    Nous formulons un souhait ,que Mr Oulhissane doit au moins laisser quelque chose pour les générations futures comme par exemple un livre pourquoi pas….Nous rejoignons Mr Ouerrad.

  11. Un ami

    Ce Mr avait du courage, de l’énergie, la fermeté,la volonté de faire beaucoup de choses pour l’éducation malheureusement il est oublié.

  12. Des eleves

    Mr Oulhissane mettait tout son oeuvre pour que le projet D’Eloukadia réussisse.On était content adorait nos profs pour ce qu’ils nous donnaient pendant ces après midi merci aussi à Mme ABFZ que nous avons adoré .

  13. anonyme

    Mr Oulhissane était à la fois courageux et prudent.Toutes ses journées pédagogiques ont charmées l’assistance.Il disait tout le temps l’enseignant doit savoir se comporter comme le veut l’usage social.

    • oulhissane

      Courageux en appliquant le règlement.
      Prudent, quand il sagissait des droits l’élève.
      Posons-nous la question suivante :
       » Pour qui sonnent les cloches des écoles ? »

  14. BENATTOU

    Merci frère Hocine C tu as toujours tes qualités un grand talent.Je suis persuadé de ta sincérirè.

  15. youb -sba22

    Un grand salut à ce monsieur ,
    Mr Oulhissane Tayeb !!!! vous étiez et vous serez toujours le meilleur professeur que j’ai appris de lui beaucoup de choses ,la langue arabe ,la poésie ,l’art dramatique et le théâtre, d’ailleurs c’est vous qui a crée la troupe du théâtre du CEM Abdelkader Azza dans les années 70 avec les : Medjadji Djelloul, Otmane Bachir, Nechneche Moussa, Djaydri Omar (Allah yerhmahe),Benyamina ,Benterbouaa Fouzi,Bouaanani Omar et bien sure moi Ramdane Youb `.
    À chaque fois où je rentres au bled je demandes de ces nouvelles mais aucune information sur lui , aujourd’hui je suis très content d’avoir des nouvelles de ce Monsieur que j’ai eu beaucoup de respect pour lui, merci la voix de sidibelabbès pour cette entrevue .
    Svp , passez lui le bonjour et dites lui qu’un de vos élèves de la troupe théatrale du CEM Azza des années 70 gardera que des bons souvenirs de votre passage dans cet établissement .

  16. Seddik. Sidi Yassine .

    Merci Mr Madene Benattou pour ce travail d’un vrai professionnel , grace à cet entretien , on connait maintenant mieux Mr Tayeb Oulhissane qui est vraiment un homme exceptionnel plein de savoir faire . Bravo et longue vie à nos deux grands professeurs .

  17. Benyahia Lakhal

    Dans sa longue interview – de haute facture, du reste – Mr Tayeb Oulhissane nous apprend que (je le cite) « La première représentation se déroula en 1997 sur la scène de la grande salle du CEM Djilali LIABES, ex CEM AZZA Abdelkader, sur les mêmes planches où mes élèves évoluaient 20 ans plus tôt ». De cette interview, j’ai relevé, notamment, cette formidable maxime quand Mr Tayeb Oulhissane énonce : « Ils réveillent en eux des souvenirs, c’est à dire un moment de leur enfance qu’ils gardent encore vivant. Je suis celui qui déclenche ce retour en arrière, qui ressuscite la joie de l’enfant. Sinon, je suis qui réveille une blessure. » Que c’est tellement vrai tout cela ! Tellement bien déclamé ! Pour ma part, l’évocation de cette scène du CEM ranime en moi des souvenirs d’enfant qui remontent du fond des tripes, car cette magnifique scène a été construite par les enfants que nous étions, en classe de première, en l’an 1966. Le lycée (puisque c’était un seul établissement avant l’avènement de l’enseignement fondamental) devait fournir aux potaches les planches, les madriers et…les clous et nous nos bras et l’expertise de notre professeur de français, féru de littérature et de théâtre. Nous étions tellement excités à l’ouvrage puisqu’une fois terminé, il devait accueillir les répétitions de la pièce que nous avons décidé de monter, sous la houlette et la baguette de Monsieur le professeur Peneff : Coriolan de William Shakespeare. Excusez du peu : Coriolan est une tragédie de William Shakespeare, créée en 1607 et publiée pour la première fois en 1623. Elle s’inspire de la vie de Coriolan, figure légendaire des débuts de la République Romaine. Elle fait partie d’une série d’œuvres dont le sujet est tiré de l’histoire romaine comme Le Viol de Lucrèce, Titus, Antoine et Cléopâtre, Jules César. (Wikipédia). Nous étions encadrés par des jeunes bénévoles et amateurs, membres d’une troupe de théâtre de la ville dont messieurs Bensaid, Issad, Hadri Miloua et j’en oublie. A la veille du départ pour les vacances de printemps, nous avons donné, au lycée, une représentation de la pièce. Le succès fut tellement fulgurant que résonnent encore dans ma tète, un demi siècle plus tard, les vivats et les applaudissements des spectateurs (personnel enseignant, encadrement administratif et élèves). Nous devions, quand même, affronter à la fin de l’année scolaire les épreuves de l’examen probatoire de fin de première, autrement dit la première partie du baccalauréat, un vrai « tgherbil » (comme le dit si bien mon ami Amirouche). Celui là précédé de deux autres épreuves, le brevet élémentaire du premier cycle (à la fin de la troisième) et le brevet élémentaire (à la fin de la seconde). Et passe qui pourra ! Nous avions soif de connaissances académiques, pleins d’énergie, férus d’art et lettres, de théâtre, de musique, de cinéma, de sport. Pas ce nouveau sport national dédié à la triche, à la médiocrité et à la paresse.
    « Quand au hasard des jours, je m’en vais faire un tour » au lycée, je ne manque pas de rendre visite à cette scène et je la trouve plus debout que jamais. Comme une relique du temps passé. Instinctivement, je laisse couler une larme, peut- être même deux, et je laisse échapper un long soupir, comme un râle, pour mesurer le grand fossé qui sépare ce que nous étions de ce que nous somme devenus.

  18. Abdelkader

    Mr Oulhissane le premier inspecteur avec le cartable en bandoulière, mais avec un savoir bien ancré dans la tête.
    Un clin d’œil à mon ami et collègue Benattou.

    • oulhissane

      À cet effet, un camarade de promotion au CNFCE me répétait souvant : enfant, je gardais le troupeau du douar, adulte je garde les enfants du pays.
      Une leçon d’humilité.

  19. abdessamed

    Le virus n’affecte pas que la physiologie, il tue les consciences. Il supprime tout capacité de reconnaissance et de pensée. Mon grand frère tayeb mon guide, toute votre vie était un combat contre ce virus , vous avez peut-être perdu des batailles , mais vous avez gagné la guère contre ce virus qui est la médiocrité . votre musicien .

    • oulhissane

      Les lecteurs de LVSBA doivent savoir que Abdessamad passait de longues heures après le travail à m’initier à l’information.
      Il m’était d’une aide précieuse dans la préparation de l’Okadhia et de Itlalat.
      Merci Professeur.

      • oulhissane

        Les élèves de l’atelier de traduction du CEM Belkhodja travaillaient sur  » le petit chaperon rouge » de Perrault.
        J’ouvris avec elles un court débat et en conclusion j’apprends que:
        La mère incarne le présent, la grand’mère le passé, la fillette l’avenir,le loup le danger.
        La morale:
        Il ne faut pas qu’au présent on sacrifie l’avenir pour honorer le passé. Cette erreur de jugement ouvre au loup les portes de notre futur et on le perdra avec notre passé. Que serait alors la valeur du présent ?

  20. Sidi djilali

    Je me rappel de ces messieurs l’un inspecteur l’autre mon professeur qui me disait souvent ,où vas-tu K et quel destin te pousse?où vas tu petit innocent,et quels rêves poursuis-tu?Toi qui te lances confiant dans ce monde peuplé de chimères,inondé de soleil et de lumière?Que se passe t-il dans ta petite cervelle,toi qui aspires à plein poumons l’air de la liberté et qui,placé devant cet espace infini et complexe, cherches à découvrir tous les mystères. Tu veux vivre ta vie, ta vie dans ce qu’elle a de plus profond, satisfaire tes désirs et te laisser guider par tes instincts. Attention! Ne te laisse pas abuser par l’artifice,fuis les mirages qui conduisent au néant car tu es un homme,un homme qui doit faire des efforts pour un avenir meilleur.Merci Monsieur

    • oulhissane

      Fantastique !
      Je te jure que si j’étais en service, j’en ferais un monologue que des élèves présenteraient sur la scène.
      Je l’intitulerai  » l’enfant et les ombres ».

  21. Mohamed khai

    Merci à LVSBA pour ces entretiens ils sont bénéfiques pour tout le monde surtout nos jeunes qui ne connaissent pas les aînés de cette ville éparpillés dans le monde entier Allah yajma3 chamlahoum .

  22. Mlle souad

    On a eu le privilège de travailler avec Mr Oulhissane et des enseignants encadreurs,on été bien formé ,on suivait à la lettre ses recommandations il était un mordu de l’informatique pour lui l’enseignant qui ne communique pas avec son ordinateur est loin d’être un modèle.Il avait un souhait ne pas voir les enseignants se fatiguer pour un rien.

    • oulhissane

      Rappelez-vous, tout au début de l’utilisation de l’outil informatique dans l’enseignement, il n’y avait que deux disciplines qui en profitaient.
      J’ai refusé cette caricature.

  23. JAMEL

    Merci pour le travail que fait LVSBA c’est un vrai travail de proximité.

  24. Mme DH

    C’est Messieurs méritent les honneurs,on dit souvent à tout seigneur tout honneur.

  25. Un frère

    Félicitations pour cet entretien réussi ,mais où est MR oulhissane? on aimerait bien le voir et lui dire beaucoup de choses.

  26. Un brillant élève

    C’est grâce à ces enseignants de la trompe de ces Messieurs qu’on a réussi notre vie.

  27. Salam

    Monsieur Benyahia Lakhel est toujours égal à lui même son commentaire est très bénéfique. OU sont les anciens élèves du lycée Azza Abdelkader?

  28. Un groupe d'enseignant Télagh

    Mandaté par les enseignants nous souhaitons une bonne retraite à MR OULHISSANE et une longue vie pleine de bonheur et de prospérité.Merci à Monsieur MADENE pour cet entretien et à la voix de SIDI BEL ABBES.

  29. Mr Mohamed B EL BAYADH

    Pendant la correction des épreuves du BEM à EL BAYADH le secrétariat était de SIDI BEL ABBES il y avait messieurs ZIDI , MADENE,HABIB ZAHMANI,OUAFI et deux chefs de salles Monsieur BELFAKROUN et Monsieur OULHISSANE .On a voulu bien connaitre Monsieur OULHISSANE mais le décès de sa mère allah yarhamha l’avait empêché de rester avec nous il est retourné le jour même.Quand même on salut ce Monsieur et on est reconnaissant pour tout le travail fait par les enseignants qui aiment ce métier et qui ont une vraie conscience professionnelle.

    • oulhissane

      C’était le 28 mai 2003. Mr Abbad m’a accompagné à la station des taxis. Il y avait qui partait pour Sidi Bel Abbes, il manquait un seul voyageur et c’était moi. Mr Abbad me devança et paya le chauffeur. Il était 13H.
      Je vous salue, gens d’El Bayadh.

  30. Amirouche

    Je suis pour le report de l’age de retraite des personnes comme Monsieur Oulhissane (que je découvre grâce à Benattou) , ou du moins, tout en profitant de sa retraite, pour un travail à temps partiel , afin de transmettre son savoir faire aux jeunes instituteurs et aussi dans les autres nombreux domaines ….Ou pourquoi pas travailler en tutorat dans des lycées de la wilaya de Sidibelabbès avec des missions bien définies en amont …Bref , c’est mon avis , peut-être je me trompe ! mais les enseignants tels que si Tayeb devraient rester encore pour « faire passer » leurs compétences , y compris au-delà de la retraite ….La société a besoin d’eux , d’autant plus qu’il n’ont que la soixantaine .Toutes ces annotations sont une preuve de l’amour et le respect des amis et élèves portés à leur ancien enseignant …..
    Allez si Tayeb ! une mission à la « la reine des Zibans » , ça vous tente?! nourri et logé bien sûr (rires) vous le méritez bien …
    Faites comme disait Audouard « Les politiciens battent souvent en retraite mais ne la prennent jamais »
    Cordialement

  31. Star

    Quand j’ai lu cette interview; j’ai compris une partie du profil psychologique de ce grand homme qui m’a marqué dans mon enfance et mon adolescence (j’étais son élève au CEM Azza Aek) de 12 ans à 16 ans. Il était unique. Il aimait la langue arabe et il nous l’a fait aimée pourtant nous étions bilingues. En conclusion, j’ai constaté qu’il avait le même comportement que celui de son instituteur ( Jean-Marie Oghard).

  32. oulhissane

    Bonjour, tu doid être levé à cette heure-ci.
    Merci de cette attention que tu portes à ton ancien prof d’arabe j’en suis fier.

  33. b sidi hamadouche

    Ah que de souvenirs !J’ai fait mes premiers pas dans l’enseignement avec ce Monsieur, tous a changé de nos jours que se soit l’enseignement ou l’enseignant ou le cadre de l’enseignement.On était une vraie famille et il était notre grand frère.Trois décennies sont déjà passées ,quand on n’avait pas de moyens y avait plus de résultat et de sérieux, de nos jours tout ce qui prime c’est le dinar.Une grande pensée à l’équipe pédagogique de Sidi hamadouche et bonne retraite à Monsieur OULHISSANE!

  34. Megharbi z

    salut. fière d’avoir un oncle pareil..j’ai été très émue par ton discours.c’est ta nièce
    comme tu l’as dit enseigner est un beau métier quand on sait l’exercer.

    • oulhissane

      En ce temps-là, il était très difficile pour une adolescente de quitter les limites de la mentalité ancestrale et d’aller terminer ses études au lycée technique de jeunes filles d’Oran.
      Ton père- Allah yarmah- a préféré écouter mon conseil.Ce n’était pas facile pour lui de dire « oui ».
      Et c’est ainsi que tu as pu suivre tes études et décrocher ton bac.
      Tu as été une formidable institutrice.
      Oui, il faut savoir entrer dans sa destiné et s’arrêter à ses limites.

      • Boussahela Belabbes

        une initiative venant d’une personne comme vous, ne m’étonne pas car vous savez apprécier les gens à leur juste valeur. Monsieur OULHISSANE Tayeb mérite plus qu’une interview, car c’est un monument de la ville de SBA.
        je ne veux pas laisser passer cette occasion pour exprimer à notre illustre cheikh (que je ne connais que de nom) une longue vie pleine de joie et de bonheur…
        A vous mon frère Benattou, j’en profite de cette occasion  » sans tarder  » pour vous dire ma profonde affection et que dieu vous protège.
        A l’occasion du 08 mars, c’est un énorme bouquet de souhaits et de tendresse que j’envoie à toutes les femmes algériennes.
        Hadj Abbes  » Prof en retraite « 

  35. BENATTOU

    Monsieur HAdj ABBES est un homme gentil respectable,sociable,bienveillant,
    tolérant, qui a de l’imagination créatrice, un modèle qui a de la classe, son
    expérience professionnelle l’a rendu sage et c’est une perte pour l’enseignement.
    Sa devise « faire du bien par n’importe quel moyen ». On aime notre métier qui est ingrat car la plus grande douleur a toujours été et sera toujours de ne pas pouvoir donner son amour au métier qu’on aime parce que c’est l’eau qui donne à la plante le miracle de la fleur, l’être humain est un animal qui aime et c’est pour cela qu’il est beau, beaucoup plus beau que n’importe qui.

    • kerkour abderrahmane

      Oh! Mr le juge benatou
      J’avoue Mr le juge que cet inspecteur m’a aider a ameliorer mes connaissances dans le domaine educative.
      J’avoue Mr le juge que cet inspec m’a eclaire le bon chemin dans ma vie.
      J’avoue Mr le juge , que cet inspec , m’a enseigner les ABC d’apprentissage.
      J’avoue Mr le juge , que cet inspec , m’a encourager a chercher, a planifier, a estimer, et de faire l’enseignement un domainede recherche, un domaine de dons envers les autres.
      J’avoue Mr le juge, que j’ai passer les jours de semaines, les nuits de Ramadhan avec dine hanani et d’autres et Mr l’inspecteur a evoluer les fiches pedagogiques pour nos collegues.
      J’avoue Mr le juge, que j’ai aimer travailer avec cet inspecteur, es que je suis coupaple Mr le juge Benatou ??? avouer par kerkour abderrahmane.

  36. oulhissane

    Vous étiez un prof dynamique, vous aviez la notion du « postdisciplinaire », et vous vous y mettiez pleinement. Vos élèves devraient être fiers de vous.

    • Hakem abderrahmane

      Tous les enseignants devraient se rapprocher de Mr Oulhissane Tayeb pour apprendre à bien transmettre le savoir à nos enfants.Il leur parlera certainement de la méthode Freinet car celle -ci tend à faire des enfants des hommes libres avec un esprit critique…

  37. Star

    Mon très cher professeur, je ne sais pas si vous m’aviez reconnu, mais je sais qu’au fond de vous-même, vous m’avez identifié car vous avez toujours aimé et vénéré ce que vous avez entrepris : Enseigner, Eduquer, Soutenir, Orienter … . C’est une reconnaissance. On ne peut jamais vous oublier, vous nous avez marqués. On a beaucoup appris et pris de vous, vous m’avez appris que :
    Quand la vie est un collier
    Chaque jour est une perle
    Quand la vie est une cage
    Chaque jour est une larme
    Quand la vie est une forêt
    Chaque jour est un arbre
    Quand la vie est un arbre
    Chaque jour est une branche
    Quand la vie est une branche
    Chaque jour est une feuille

    • oulhissane

      Mon cher élève,
      En ce moment, c’est moi qui apprends de vous ces belles choses de la vie, et j’en suis fier.
      Une fois, nous étions plusieurs inspecteurs et professeurs répartis en commissions d’examen dans plusieurs matières.
      Quand le temps de l’Isha s’annonça, tout le monde me chargea de conduire la prière. De mon côté je désignai le plus jeune des profs pour cette mission.
      En fait, c’était aussi un « examen » auquel il faut que les jeunes apprennent à passer sous le regard bienfaiteur des »vieux ».

  38. Anonyme

    La joie de découvrir mon professeur m’a fait oublier mon frère Benattou que j’aime et je respecte beaucoup, la vieille école a bien formé les anciens. Ils peuvent s’exprimer très bien en Français et beaucoup plus en Arabe, Benattou, tu est un grand, parce que tu a pensé à mon professeur. j’attends une deuxième interview avec un autre thème avec mon professeur car on aura beaucoup à apprendre de lui et surtout après sa retraite, Personne n’oubliera ETTAHAR xD

    • oulhissane

      Une fois, de très bonne heure, car il fallait être présent à l’établissement avant 08 heures, sur une route qui s’étalait sur 220 km, le chauffeur qui me conduisait eut cette reflexion :  » ya cheikh, si vous concédez 10/100 de l’intransigeance requise par votre contrôle, celui qui viendra après vous concèdera plus. »
      Aujourd’hui, on assimile ces agents aux  » corps communs » comme si on parlait d’éducation dans toutes les administrations.
      La vieille école, comme vous dites, écoutait les humbles, ils sont, comme l’a si bien dit E. Claparède,  » les éducateurs naturels ». Pour lui, » la capacité à procréer est intrinsèquement une capacité d’éduquer ».

  39. le marin

    j’ai connu mon ami, mon  » frère, dis-moi comment faire pour nous aimer sur terre »,, en 1966. nous nous somme séparés en 1974; lui,a choisi la terre moi j’ai choisi la mer.
    en 2007,je me suis presenté au cem où ma fille poursuivait ses études en 4eme année moyenne pour régler un problème de discipline avec son prof de maths .
    je fus bien accueilli par le directeur de l’établissement qui me conseilla de rédiger un rapport sur le prof .
    je suis sorti avec l’idée de suivre le conseil de ce monsieur.une fois dehors ,quelle a été ma surprise de trouver devant moi mon ami mon frère !
    je le mis au courant du problème .
    il m’a répondu:
    – qui-est ce qui enseigne ta fille les maths ?
    -son prof de maths.
    -tu va prendre ta fille , et vous allez – vous deux-présenter vos excuses au prof de maths.
    j’ai préféré exécuter l’ordre de mon ami que de suivre le conseil du directeur
    tous rentra dans l’ordre.cette année- la. ma fille a eu son bem.
    j’ai tenu à porter ce témoignage pour remercier la voix de sidi bel abbes qui m’a offert l’occasion de mieux connaitre mon ami à travers les commentaires.

    • oulhissane

      Au marin qui a mis pied sur terre,
      Aux lecteurs de LVSBA qui ont posté des commentaires auxquels j’ai été sensible et je suis reconnaissant,
      À ceux qui, dans leur parcours scolaire, ont rencontré Stéphane Mallarmé, avant de partir,
      je dédie ce texte inoubliable: partir
      La chair est triste, hélas ! et j’ai lu tous les livres.
      Fuir ! là-bas fuir! Je sens que des oiseaux sont ivres
      D’être parmi l’écume inconnue et les cieux !
      Rien, ni les vieux jardins reflétés par les yeux
      Ne retiendra ce coeur qui dans la mer se trempe
      Ô nuits ! ni la clarté déserte de ma lampe
      Sur le vide papier que la blancheur défend
      Et ni la jeune femme allaitant son enfant.
      Je partirai ! Steamer balançant ta mâture,
      Lève l’ancre pour une exotique nature !
      Un Ennui, désolé par les cruels espoirs,
      Croit encore à l’adieu suprême des mouchoirs !
      Et, peut-être, les mâts, invitant les orages,
      Sont-ils de ceux qu’un vent penche sur les naufrages
      Perdus, sans mâts, sans mâts, ni fertiles îlots …
      Mais, ô mon coeur, entends le chant des matelots !

  40. Un lecteur assidu

    @Monsieur Oulhissane. Tout un plaisir de vous suivre à travers cet entretien rendu possible grâce à si Benattou. Mais la un voeu, ne vous éloignéz pas du forum ou l’intercativite est précieuse pour la totalité de ceux qui suivent ce journal ou vous nous pouvez distiller de nouvelles expériences pédagogiques et autres sur vos poesiades qu’un ancien inspecteur de sport avait si bien couvert dans le quotidien Él.Watan

    • oulhissane

      Oui, je me rappelle bien de mon collègue M. Saïd. Il est vrai qu’il couvrit dans son journal la Okadhia. Je me rappelle aussi de son article  » le compteur de Djeha », même qu’il fut publié par un mardi.
      Votre remarque est judicieuse, elle vient me confirmer ce que j’ai ressenti d’avance, à savoir qu’il faut
      laisser la place à d’autres, pour publier leur parcours.
      Il est écrit dans mon dernier com  » avant de partir, je dédie ce poème : partir », et j’ai cité ceux à qui j’ai dédié cette très belle création poétique.
      Le titre de ce poème est « brise marine », il nous fait revivre la situation de l’intellectuel confronté à lui-même, en manque d’inspiration devant sa feuille blanche, en mal de vivre dans sa chair triste, enfermé dans un désert culturel sans livres et sans lecture, courant derrière les produits de sa nutrition, recherchant dans les pharmacies les boites de lait pour nourrissons selon l’âge.
      À quoi pense-t-il ce pauvre homme au plus près de la déchéance ? À être parmi les « harragas » du 19 · siècle qui partaient pour d’autres horizons…? Aux embarcations qui coulent au large des côtés italiennes ?
      Moi, j’ai cherché à laisser l’espace de la voix de sidi bel abbes à d’autres, à partir…
      Mon ami, je réponds à ton com pour te dire que j’admirais ton courage, toi et notre ami B. Abdellah, de braver les dangers de la route dans les années 90, de venir faire votre travail, dans la protection d’Allah. Cette fois-ci, je pars!
      Allah yahfadhkom bi hifdhihi.

  41. sidi yacine

    Mr Kerkour rien ne te résiste tu as toujours aimé ton métier,rien ne t’arrête tu as toujours aimé ton métier,rien ne t’ébranle tu as toujours aimé ton métier,rien ne te perturbe tu as toujours aimé ton métier ,Le mot de la fin tu as toujours aimé ton métier, ton amour pour le métier d’enseignant est le commencement et la fin de tout, le temps passe et tu chatouilles les idées et les habitudes mais tu aimes toujours ton métier.

  42. Star

    Je vais essayer de revenir un peu en arrière dans le temps. Je retourne aux années de 1970 pour faire rappeler à tous ceux qui ont été enseignés par ce grand éducateur, un séjour passé dans la commune de Hssassena ( Ain Témouchent) dans le cadre du volontariat de la révolution agraire plus exactement en Décembre de 1974. C’est grâce à ce grand monsieur que nous avions pu découvrir le petit monde rural qui nous entourait, découvrir aussi ces secrets et la simplicité de ses habitants, alors que nous étions encore collégiens accompagnés par une personne qui aimait en premier son pays et croyait en lui et surtout ses élèves qui les préparait pour relever le défi.
    Y a-t-il un professeur qui prenait sous sa responsabilité ses élèves, pendant les vacances d’hiver, les formait et surtout les préparait sur des bases solides pour la vie active? Ce grand homme aimait et aime l’Algérie il nous l’a fait aimer. Nous ne vous oublierons jamais très cher professeur.

    • ami de star

      Cher star, le volontariat est un concept qu’il faut redéfinir à nos jours. C’étais notre façon innocent d’exprimer notre algérie en nous tant bafoué par les rêves dogmatiques.

      • oulhissane

        Volontariat

        Je m’excuse auprès des lecteurs de revenir une deuxième fois. Je voudrais apporter une information qui me concerne personnellement :
        Lors de ce volontariat, il y avait surtout des étudiants d’université. J’étais le seul PEM et avec moi mes 4 élèves.
        Parmi ces étudiants, il y avait un de Lakhdaria qui m’a promis de m’envoyer un livre de psychopédagogie. Effectivement je reçus le livre.
        Pour vous donner un exemple de son contenu je citerai » la taxonomie de Blum ». Et ce n’est qu’en 1990 que notre ministère daigna en parler à nos enseignants. Ce qui fit dire à un formateur, et à juste titre » il a fallu 45 ans a Blum pour arriver chez nous ! Marhaba bih
        fi bledna ! »
        Le visage de cet étudiant demeure gravé dans ma mémoire. Il ne vieiiira jamais. L’amour pour l’Algérie aussi.

        • oulhissane

          Correction:
          BLOOM, et non pas Blum

          Extrait de Wikipédia :

          Benjamin Bloom (Lansford (Pennsylvanie) (en), 21 février 1913 -Chicago, 13 septembre 1999) est un psychologue américain spécialisé en pédagogie. Il était également professeur, chercheur, éditeur littéraire et examinateur en éducation. Il est surtout connu pour ses importantes contributions au classement des objectifs pédagogiques et pour sa taxonomie de Bloom, utile pour évaluer la progression de l’apprentissage[1].

  43. Star

    Je sais que tu es un grand, alors je vais changer de cap, et permets moi de te raconter cette fable: Un sanglier aiguisait ses défences au pied d’un arbre. Un renard lui demanda pourquoi il les affûtait ainsi, alors que ni chasseur ni danger ne menaçaient. « Ce n’est pas en pure perte », repondit le sanglier : « En cas de danger, je n’aurai pas le temps de les aiguiser, mais je les trouverai alors prêtes à l’emploi ». Je sais que tu as dégagé la morale de cette fable.

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