La Voix De Sidi Bel Abbes

Mr. El Akermi Mohamed revient sur la promotion de la femme dans les assemblées élues.

Notre journal avait innové en lançant des le 19 Septembre passé les premières tables rondes autour des avant projets de lois découlant du programme  de reformes initié  par le chef de l’état et qui ont été l’objet d’une consultation  des personnalités nationales des partis  politiques et des associations. Cela eut lieu dans la bibliothèque *Parole et Écriture* sous la houlette du trio Mr. Nour Med, Maitre Mellali Mostefa et Mlle Bousmaha K. (qui prépare une autre rencontre-débats). La première rencontre a laissée l’assistance nombreuse venue de plusieurs coin de la wilaya sur leur faim. Pour notre part, nous avons été déjà destinataire d’un courrier à savoir une contribution sur les réformes politiques que nous publierons en parties. Elle émane de Mr. El Akermi Mohamed qui est un ancien cadre de la nation en retraite et qui a tenu à apporter « sa petite » contribution à l’intéressant débat initié par « la voix de Sidi Bel Abbés » qui au passage tient a remercier au nom de ses lecteurs(ces) notre ami Mr. El Akermi Mohamed par sa précieuse et intéressante contribution dont  nous vous soumettons la première partie… Cette précieuse contribution a tout de même suscité des multiples réactions qui démontrent de l’intérêt du thème proposé par notre ami, mais aussi des éléments qu’il a fourni à nos lecteurs(ces) dans cette première partie qui sera ainsi suivi par la seconde comme on l’avait annoncé précédemment. Naturellement, il n’y a pas que le débat qui a été initié, ils se comptent par centaines de lecteurs(ces) pour ne pas entrer dans les considérations de chiffres et de statistiques a avoir lu cette première partie suscitée. Et certainement cette deuxième en ligne ce jour permettra de nouveau de relancer le riche et fructueux débat. C’est ce que nous intéresse en premier lieu…Monsieur El Akermi Mohamed que nous remercions au passage pour l’effort accompli a commencé par une introduction incontournable avant d’aborder sa deuxieme partie qui est consacrée à la promotion de la femme dans les assemblées élues. Suivons le :

Par : O. Bechlaghem

« Je continuerais comme je l’avais prévu, à livrer mon point de vue sur les réformes politiques en cours aux lecteurs de la VDSBA. D’ailleurs, les commentaires enregistrés m’encouragent à poursuivre. Je m’étais promis, aussi, de ne pas commenter les commentaires. Néanmoins, celui d’un des lecteurs m’interpelle tout particulièrement, parce qu’il soulève un questionnement que j’ai pourtant pris la peine de préciser dès l’introduction de mon premier texte : Il est vrai que les lois actuelles ne constituent pas tout l’arsenal juridique, pour réaliser un vrai renouveau démocratique. Car en plus de la volonté politique, qui me parait, personnellement, sincère chez un grand nombre de détenteurs du pouvoir, l’apport d’une constitution adaptée est primordial, pour asseoir une culture démocratique et de libertés. C’est à la constitution de définir et d’arrêter les choix lourds sur le régime politique (présidentiel, parlementaire ou autre), d’amener les équilibres nécessaires entres les pouvoirs (responsabilité de l’exécutif par rapport au parlement, place de l’appareil judiciaire, …), se prononcer sur les durées des mandats, etc. Et c’est pourquoi je partage entièrement la remarque faite à ce sujet ; j’espère pouvoir revenir sur cette question, un peu plus tard. Aujourd’hui le débat concerne les premières lois sur les réformes politiques, et j’ai préféré commencer par là.

Poursuivons, alors, ce débat, avec la question portant sur la promotion de la femme dans les assemblées élues. Il est utile de rappeler qu’en 2008, la loi fondamentale du pays, qui est la constitution, a intégré de manière claire la nécessité de la participation de la femme dans la vie publique et politique. Le projet de loi actuellement en discussion au parlement n’est que la traduction de cette disposition constitutionnelle. Sur le principe, l’approche est assez bien acceptée par les algériens, car il est bon que toutes les composantes de la société participent à tous les segments de la gestion du pays. Et il est normal que la loi encadre ce sujet, pour permettre à la femme de jouer pleinement son rôle politique.

C’est en fait la façon d’appliquer cette orientation qui reste discutable, et la question (de la femme) est aujourd’hui abordée avec passion, mais ce n’est pas pour les raisons qu’on peut imaginer. J’évoquerais quelques unes de ces raisons : la première vient de la généralisation de la décision de réserver le tiers des sièges acquis, aux femmes; dans le cas de réussite par une liste de 2 sièges seulement, ce quota devient de 50%. De plus, dans le projet du gouvernement les listes ne remplissant pas cette disposition seront exclues. Si pour l’APN, l’APW et les APC chef-lieux de wilaya, il est toujours possible d’intégrer dans les listes, des femmes parmi les militantes politiques et de la société civile, pour les APC des communes chef-lieux de daira, la disposition apparait comme une tendance exagérée.D’abord, il est connu que beaucoup de villages chef-lieu de daira ne comptent pas plus de 8.000 habitants, et les exemples sur la wilaya de Sidi Bel Abbes ne manquent pas. Ce chiffre est, en soi, significatif des limites du choix de candidates à des élections. Ensuite, il me parait évident que, dans des endroits pareils, trouver des femmes à porter sur les listes électorales constituera un problème, et les faire élire pour diriger des communes est une gageure. C’est parce que la sociologie dans nos campagnes, fait que l’autorité de la femme est plus difficilement admise que dans les grandes villes. Par ailleurs, il est facile de constater que la femme n’est pas toujours enthousiaste à voter pour la femme, ce qui peut faire augmenter le phénomène de l’abstention, déjà posé avec force. Egalement la disposition qui concerne le deuxième d’une liste ayant obtenu deux élus, pose problème : Dans le système de proportionnelle intégrale avec un scrutin de liste, le classement a une importance et une signification qui déterminent le choix de l’électeur. Il ne comprendrait pas que le deuxième élu (en cas de deux élus seulement) perdrait sa place au profit d’une femme, placée derrière. Le classement perdrait du sens au niveau des résultats, alors qu’il a déterminé l’élection. D’ailleurs la constitutionalité de cette disposition reste à vérifier avec les juristes et l’institution en charge de cela. L’autre inconvénient à prendre dans les listes électorales une proportion inadaptée de femmes, risque de gêner le processus, en cours, de constitution d’une élite politique qualifiée. En effet les partis et les listes en compétition sont amenés à solliciter, sans aucun doute, des femmes non militantes et sans formation politique initiale. La mesure s’apparente à une décision administrative. Car on vient à la politique volontairement ; on n’y est pas convoqué. Mais je ne dis pas, ici, que les hommes sont plus qualifiés pour la chose politique; ils y sont, seulement, plus portés. C’est une vérité historique, culturelle,…Sur un autre plan, si ce qui est rapporté par certains députés se vérifie, la commission juridique de l’APN n’a pas fait dans l’intelligence, à travers ses premières propositions d’amendement : en proposant de réduire la proportion de femmes dans chaque liste, du tiers au cinquième, tout en maintenant la disposition (proposée par le gouvernement) en ce qui concerne les listes ayant obtenu deux sièges (1 siège pour la femme sur les 2, quelque soit son classement), la commission est dans l’incohérence totale. En plus que cela ne règle aucun problème de fond (respect du classement dans un scrutin de liste à la proportionnelle ; réalités culturelles et sociétales ; formation, progressive, d’une élite politique parmi les femmes et les hommes ; etc.), ce genre d’arithmétique inventée par la dite commission est tout faux : car comment peut on expliquer la relation entre 1/5 de femmes sur les listes à 1femme élue sur 2 sièges (en cas de 2 sièges gagnés). Ensuite pour les élections  à l’APN, comment calculer le 1/5ièmedans les nombreuses wilayas qui n’ont que 4 sièges de députés ? et si dans une de ces wilayas là, une liste gagne deux sièges, d’où ramènerait-elle la femme ? (puisque, normalement, 1/5ième de 4 ne l’oblige pas avoir des femmes). Et puis d’autres questions se posent. Par ailleurs la chambre des députés (du moins sa commission) ne semble faire des simulations que concernant les législatives, alors que le projet du gouvernement est discutable, surtout, au sujet des locales. Alors, si pour engager les partis politiques et la société dans la promotion de la femme en politique, il est absolument nécessaire de définir des règles en matière de loi, il serait sage de fixer un taux raisonnable, qui tiendrait compte des évolutions de la société algérienne et de celles du monde. On sait que, dans ce domaine, la moyenne dans les démocraties les mieux établies est de 22% dans les chambres de députés (source International Union Parlementary) et que les listes ne respectant pas les quotas ne sont sanctionnées que financièrement. Egalement, le quota défini peut être fixé sur les listes de candidatures et non sur les résultats. La précipitation et la recherche d’une spécificité à l’algérienne, peut mener au contraire de ce qui est souhaité, et nuire aux objectifs sincères de faire participer la femme à la vie publique et politique du pays. Et enfin, l’effort doit être recompensé: les listes dépassant les quotas minimum fixés par la loi peuvent être encouragées, financièrement. »

Mohammed El Akermi

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=8740

Posté par le Oct 19 2011. inséré dans ACT OPINIONS, ACTUALITE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

15 Commentaires pour “Mr. El Akermi Mohamed revient sur la promotion de la femme dans les assemblées élues.”

  1. ke

    jr dirai que les elements fournis par mr akermi sont puises de la realite ce sera tres dificile de voir cette representativite feminine et la ùr akermi convaint.

  2. kaddous cv

    une contribution tres interessante merci mr akermi de mettre votre experience a profit.

  3. zerhouni a belabbes

    je crois qu’au debut de l’application de ce quota on va butter a des handicaps des opportunistes femmes seront pretes a ce rendez vous.mais par la suite une decantation pourrait s’observer mr akermi

  4. Bouchentouf ghalem

    Salem Oua Aleïkoum (commentaire sur la représentativité des femmes)
    L’histoire de la lutte des femmes pour leur accession à la culture et leur rentrée au monde du travail jusque là jalousement réservé à l’homme est récente. Pendant des siècles et des siècles, la femme fut réduite par l’homme avec la bénédiction de toutes les institutions au rôle secondaire de minoritaire, censée lui être dévolu depuis la création du monde et pour toute l’éternité. Tenue sous tutelle par le mâle et soumise comme les mineurs ou les fous aliénés, elle devait assumer des fonctions biens définies de reproductrice, d’éducatrice des petits, ainsi que de travailleuse domestique. Dans des réflexions théologiques lointaines, il était même question de savoir le plus sérieusement du monde si elle était dotée ou non d’une âme (Soubhane Allah !) Naître de la soustraction d’une côte d’un homme primaire expliquerait peut être cette situation inférieure de la femme tout au long de l’histoire où la puissance physique prévalait pour survivre. Dés l’antiquité les voix les plus autorisées se sont accordées pour la dénigrer en lui attribuant un rôle néfaste comme Pythagore au 6° siècle avant Jésus Christ (Paix sur lui) qui soutenait l’idée d’un principe bon qui a crée l’ordre, la lumière et l’homme, d’un principe mauvais qui a crée le chaos, les ténèbres et la femme ! D’autres plus récemment la destinaient carrément à l’enfer, sans doute pourra-t-on prétendre à ces opinions sujettes à caution dans la mesure où elles émanent de l’homme. Il est vrai qu’il a été crée en premier et comme on est jamais bien servi que par soi même, il est parvenu à dominer la femme tardive pour l’asservir à ses caprices « Homme, tu es le maître, la femme est ton esclave : c’est Dieu qui l’a voulu » ainsi parlait déjà St Augustin d’Hippone(Annaba).
    Pour toutes ses raisons où l’on ne voit avant tout la femme comme un être sexué pour assouvir ses désirs, il s’agit de nos jours dans une révolution conceptuelle mondialiste de reconnaître ses compétences, sa valeur ajoutée dans une société où c’est l’homme généralement qui fait la loi. Ce que revendiquent nos sœurs par ce mécontentement vis-à-vis de leur non représentativité politique ou autre : C’est l’Egalité. Pas l’égalité caricaturée d’un lecteur de VSBA pour s’opposer à la gent masculine, mais celle de faire le choix de défendre sa propre cause pour vivre ensemble dans le respect mutuel de nos différences. Sachez cher lecteur qui voit le progrès de la femme et son émancipation comme une dépravation de la société, même si le voile Islamique lui permet de préserver sa pudeur et j’en conviens, il ne la protège pas contre l’impudicité de l’homme. C’est à l’homme de lutter contre sa propre impudicité, celui qui ne sait ni se dominer, ni se reprendre, ni viser la maitrise de soi, s’appelle un tyran ni plus ni moins ! Et des tyrans comme vous qui terrorisent leur foyer au bled sont monnaie courante. Aujourd’hui si l’égalité en générale, professionnelle ou politique en particulier entre hommes et femmes n’est pas aussi achevée qu’une simple justice l’exigerait en Algérie, on peut dire que c’est aussi un peu de votre faute Mesdames n’est-ce-pas ? Je conclus par une célèbre citation de la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges : « La femme a le droit de monter à la guillotine, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » vous avez eu le droit de prendre les armes pour combattre l’injustice à coter de vos frères, faites appel à leur cœur pour qu’il se souvienne que malgré cela « Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient à la femme » Gandhi.
    Bon courage ! Cordialement. Ghalem.

  5. saleha f retraitee mascara

    monsieur bouchentouf ghalem .oh que tout cela est tellement bon a savoir et cequi m’a plue est cette citation que je vais utiliser « la femme a le droit de monter à la guillotine, elle doit avoir également le droit de monter à la tribune » monsieur a belabbes vous pouvez bien citer les femmes heroines il y »en a puis je les connaitre,merci

  6. terkmani t gambetta

    un vrai debat est en train de s’instaurer et les partis sont en panne nijeunes universitaires ni femmes ils se cachent derriere les traditions et le secteur publique ne regorge de femmes qu’attendenit l’administration va s’en occuper occasion inouie

  7. terkmani t gambetta

    le quota creera des problemes les partis dormaient et cela

  8. Un monsieur

    en parlant de quota messieurs c’est juste la femme est partout dans le monde du developpement dans la police , dans l’armee, dans l’administration chauffeur de taxie …… plus que ca elle bouscule l’homme la ou il est mais un seul point ou en est -on avec le service national elle doit comme l’homme accomplir le service national et c’est la le debut d’une veritable democratie …………….et de la elle aura l’egalité avec l’homme

  9. sisbene oran vile

    la contribution est fort interessante je suis d »avis avec si akermi.son experience sert beaucoup dois je le mentionner.le debat devient riche par les reels echanges.bonne journee belabbesiens.

  10. ghosne el bane

    Les femmes sont intelligentes,elles savent ce qu’elles veulent, elles savent commander et quant les hommes sont faibles parfois elles les mènent par le bout du NEZ.

  11. mellali

    Mr Akermi toujours égal à lui même ce quota n est pas une imposition .déjà les petites communes et dairates ne sont pas concernés .ça toucheras surtout l APN et les APW et les villes.
    le problème c est que les femmes c est comme l élite du pays les universitaires .ils et elles ne sont pas enthousiasmés par la politique .du moment qu en Algerie .il n y a pas de partis politique dignes de ce nom .et les élections que du magouille.
    que dire de ces partit que des états majors sans jounouds . toujours les mêmes chassant des illettrés et des gens naïfs pour leur faire véhiculer des bobards pas des projets .des partis sans des AG .ni bureau ni conseilles .on ne les voient que lors des élections .à faire peur aux gent nous ou le déluges .et les listes biens étudier par des services non compétant un chef de daïra qui impose une casquette qui intervient pour poser des sou marins. Un Pays ne se gère pas de la sorte .on est encore loin de la démocratie. Les bonnes critique ne sont pas entendus .mais les flatteries mesquines ça marche dans notre pays et ça fait monter mais ça noie le pays

  12. bennabi sba

    ce que vous dites est issu de la relite c’est du realisme theriquement parlant .mais lisez ce qu »afit belkhadem a l’apn de convicence avec les deputes…il faut pase leurrer .la democratie en prend un bon coup si akermi.

  13. tagrara

    monsieur mellali vous avez raison on est loin de la democratie.

    • L'érudit téméraire

      De quelle démocratie parlez-vous ,il n’y -a jamais eu de démocratie dans ce foutu pays.
      C’est la loi de la jungle anarchie et dictature

  14. maitre belhadi r

    je salue votre initiative et je reconnais que notre vill possede des potentialites journalistiques ou le grand merite de ce journal est de faire de bonnes actions genereuses simples et bon enfant avec une equipe quii donne du tonus aux belabbesiens pour cequiest des reformes saluons la qualite de l’ecrit de si akermi mais pour cequist dess réformes politiques!! disons que La majorité des citoyens s’en moque. Les algériens veulent du concret dans l’urgence et non pas des « replatrages placebo » qui font perdurer un système pourri jusqu’aux racines; ils veulent entre autres choses: une justice performante, des hopitaux accueillants, un pouvoir d’achat de dignité, du travail et de nouvelles perspectives. En somme, le citoyen aspire à la paix sociale et reve d’assister un jour au procés de ces responsables véreux qui ont détourné des milliards sur son dos, dilapidé les biens publics et plongé l’Algérie dans la tourmente de la violence des années 90.
    Le citoyen algérien est revenu du tout, Franc et clair, il boude toutes les tromperies.Plus de marchandages politiques, ni de langue de bois ni encore moins de discours creux aux tournures emphatiques ne satisferaient sa curiosité et sa volonté de regarder ailleurs mais le concret, seulement le concret le fascine: le salut de son pays et son décollage économique et social..monsieur akermi a tout de meme apporte du concret dans son point de vue.on le remercie

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