La Voix De Sidi Bel Abbes

Mourad Salim Houssine : « Deux lettres…,deux destins… »

Le 19 juin 1956 furent guillotinés les deux premiers martyrs, Ahmed Zabana et AbdelkaderFerradji, de toute une série de suppliciés au nom de la Révolution Algérienne.

La dernière lettre de Zabana  fût remise à sa mère après l’exécution.

Déjà le Quotidien d’Oran du 30 octobre 2007 avait publié un article quelques mois après la mort de Lucie Aubrac, grande figure de la Résistance française contre l’occupation nazie, les crimes de la colonisation et du racisme…Notre confrère du Q.O. évoquait aussi l’exécution du jeune lycéen Guy Môquet fusillé par les Allemands en 1941,… « Sans doute aurait-il reconnu comme frère de combat Ahmed  Zabana  militant de l’Indépendance Algérienne… ? »

Notre confrère du Quotidien d’Oran concluait :

« « Saluer la mémoire de Guy Môquet est nécessaire ,à condition de ne pas l’inscrire dans une histoire exclusivement nationale mais dans celle du combat sans cesse renouvelé de l’humanité toute entière  contre l’injustice, dans sa tension vers un avenir de dignité, d’égalité et de fraternité… » »

Nous publions la dernière lettre d’Ahmed  Zabana écrite en français à sa mère. Devoir de mémoire oblige !

Mes chers parents, ma chère mère, Je vous écris sans savoir si cette lettre sera la dernière et cela, Dieu seul le sait. Si je subis un malheur quel qu’il soit, ne désespérez pas de la miséricorde de Dieu car la mort pour la cause de Dieu est une vie qui n’a pas de fin, et la mort pour la patrie n’est qu’un devoir. Vous avez accompli votre devoir puisque vous avez sacrifié l’être le plus cher pour vous. Ne me pleurez pas et soyez fiers de moi.

Enfin, recevez les salutations d’un fils et d’un frère qui vous a toujours aimés et que vous avez toujours aimé. Ce sont peut-être là les plus belles salutations que vous recevez de ma part, à toi ma mère et à toi mon père ainsi qu’à Nora, El Houari, Halima, El Habib, Fatma, Kheïra, Salah, Dinya et à toi, mon cher frère Abdelkader ainsi qu’à tous ceux qui partageront votre peine.

Allah est Le Plus Grand et Il est seul à être équitable.

Votre fils et frère qui vous aime de tout son cœur. Hmida (Surnom affectueux d’Ahmed Zabana.) .

A la Commémoration du Cinquantenaire de l’Indépendance et de la fin de la guerre d’Algérie,nous nous faisons aussi un devoir de complémentarité citoyenn à accompagner les efforts que font les deux états algérien et français pour un apaisement des relations et passions générées par un conflit atroce qui a causé des centaines de milliers de victimes des deux côtés et a impliqué plusieurs communautés dans leurs corps et âmes. Les traumatismes sont encore vivaces et beaucoup d’innocents ont été meurtris à jamais tant du côté Algérien ou français. C’est pour cela qu’il est demandé aux lecteurs de comprendre qu’il y a toujours des premiers pas à faire pour ré-accepter l’autre dans sa souffrance…sans pour autant renier ou transgresser les principes immuables pour lesquels sont morts nos chouhadas !

Aussi nous publions la lettre d’un pied noir sous le titre « Pied noir, mon ami » et qui n’engage que son auteur et non sa communauté ; cela dans le cadre du trait d’union de la VDSBA qui peut en faire un scoop à l’occasion du martyrologue d’Ahmed  Zabana. Nous signalons que cette lettre n’émane pas de son rédacteur mais d’une de ses amies…pour exprimer le désarroi  de certains à la fin de leur existence…

PIED NOIR MON AMI
Un ami m’a transmis ce message dont je vous fais profiter. Je remercie son auteur car même s’il ne suffit pas a mettre un terme a notre deuil, il arrive comme « un soulagement ». Il exprime avec talent toute l’amertume ressentie par beaucoup de pieds noirs  face à certains  silences sur les souffrances des FranÇais d’Algèrie. A quelques encablures de mes 70 ans, à un âge ou les souvenirs se déclinent plus aisément  que les projets et après avoir épuisé mes capacités de silence je ressens le besoin d’éclairer un malentendu. En 35 ans de vie professionnelle, j’ai travaillé avec vous, milité avec vous, partagé quelques  succès et quelques épreuves, communié aux mêmes valeurs, au même humanisme j’ ai bu à la coupe de ce bonheur de vivre en France, de s’ étonner de ses richesses, de se  pénétrer des mêmes émotions, au point que j’ avais fini par oublier que j’étais né sur une  autre rive, de parents venus d’ ailleurs et de grands-parents à l’accent impossible d’ une ile  de la Méditerranée. Je m’étais cru Franáais comme vous et j’avais cru achever ce travail de deuil commun à  tous les exilés du monde. Et puis, depuis quelques mois, des maisons d’édition ont fait  pleuvoir témoignages et réflexions sur la guerre d’Algérie. Les chaànes de télévision et les  radios ont commenté les ouvrages et refait l’Histoire de 134 ans de présence franáaise en Algérie. Avec une étonnante convergence de vues, la plupart ont révélé, sur cette période, une vision  singulièrement sinistre. j’ai revu l’histoire de ma patrie, l’Algérie Française, travestie ou  défigurée en quelques propositions caricaturales :

  • La présence de la France en Algérie fut de tout temps illégitime
  • Les Français d’Algérie ont exploité les Arabes et ont volé leurs terres
  • Les soldats français ont torturé des patriotes qui libéraient leur pays

Certains Français ont eu raison d’aider les fellaghas à combattre l ‘armée française et  peuvent s’enorgueillir aujourd’hui d’avoir contribué à la libération de l’Algérie. » Alors, j’ai compris que personne ne pouvait comprendre un pays et un peuple s’il n’avait d’  abord appris à l’aimer… et vous n’avez jamais aimé « notre Algérie » ! Alors, j’ai compris pourquoi vous changiez de conversation quand j’affirmais mon origine  « pied noir » ; j’ai compris que l’exode arménien ou l’exode juif vous avait touchés mais que notre exil vous avait laissés indifférents. j’ai compris pourquoi les maquisards qui se  battaient pour libérer la France envahie étaient des héros, mais pourquoi des officiers qui  refusaient d’abandonner ce morceau de France et les Arabes entrainés à nos côtés, étaient  traités de putschistes.J’ai compris pourquoi des mots comme « colon » avaient été vidés de leur noblesse et  pourquoi, dans votre esprit et dans votre langage, la colonisation avait laissé place au  colonialisme. Même des Français de France comme vous, tués au combat, n’ont pas eu droit, dans la  mémoire collective, à la même évocation que les Poilus ou les Résistants, parce qu’ils furent  engagés dans une « sale guerre » ! Sans doute, même si leur sacrifice fut aussi noble et digne  de mémoire, est-il plus facile de célébrer des héros vainqueurs que des soldats morts  pour rien Dans un manichéisme grotesque, tout ce qui avait contribué à défendre la France était  héroique ; tout ce qui avait contribué à conserver et à défendre notre pays pour continuer à y  vivre, était criminel.. Vérité en deáà de la Méditerranée ; erreur au delà ! » Vous si prolixes pour dénoncer les tortures et les exactions de l’armée française au cours  des dix dernières années, vous êtes devenus amnésiques sur les massacres et les tortures  infligés par les fellaghas à nos compatriotes européens et musulmans au point de vouloir  faire défiler des troupes algériennes le 14 juillet 2012. Vous ne trouvez rien à
dire sur l’œuvre franáaise en Algérie pendant 130 ans. Pas un livre, pas une émission de  télévision ou de radio, rien ! Les fictions même s’affligent des mêmes clichés de Français arrogants et de Musulmans  opprimés. Ce qui est singulier dans le débat sur l’Algérie et sur la guerre qui a marqué la fin de la  période française, c’est que ceux qui en parlent, en parlent en étrangers comme d’une terre  étrangère. Disséquer le cadavre de l’Algérie leur est un exercice clinique que journalistes,  commentateurs et professeurs d’université réalisent avec la froide indifférence de l’étranger Personne ne pense qu’un million de femmes et d’hommes n’ont connu et aimé que cette  terre oÇ ils sont nés. Personne n’ose rappeler qu’ils ont été arrachés à leur véritable patrie et  dé Portés en exil sur une terre souvent inconnue et souvent hostile … Quand certains
intellectuels français se prévalent d’avoir aidé le FLN, personne ne les accuse d’avoir armé  les bras des égorgeurs de Français.
Cette terre vous brule la mémoire et le cœur … ou plutàt la mauvaise conscience. Certains d’entre nous sont retournés en pèlerinage là-bas et tous ont été chaleureusement  accueillis et honorés. Cela est-il possible pour des gens qui ont fait suer le burnous ? Je n’ai pas choisi de naître Franáais sur une terre que mes maàtres franáais m’ont appris à  aimer comme un morceau de la France. Mais, même si  » mon Algérie » n’est plus, il est trop  tard, aujourd’hui, pour que cette terre me devienne étrangère et ne soit plus la terre de mes  parents, ma patrie.
J’attends de vous amis franáais, que vous respectiez mon Histoire même si vous refusez qu’elle soit aussi votre Histoire. Je n’attends de vous aucune complaisance mais le respect d’une Histoire dans la lumière de  son époque et de ses valeurs, dans la vérité de ses réalisations matérielles, intellectuelles et  humaines, dans la subtilité de ses relations sociales, dans la richesse et la diversité de son  œuvre et de ses cultures. J’attends que vous respectiez la mémoire de tous ceux que j’ai laissé là-bas et dont la vie fut faite de travail, d’abnégation et parfois même d’héroisme. J’attends que vous traitiez avec une égale dignité et une égale exigence d’objectivité et de  rigueur, un égal souci de vérité et de justice, l’Histoire de la France d’en dejà et d’au delà de la Méditerranée. Alors, il me sera peut-être permis de mourir dans ce coin de France en m’y sentant aussi  chez moi.. enfin ! « .
Que Dieu nous accueille comme nous le méritons vraiment.

Un pied-noir

Stèle du Héros Ahmed Zabana inaugurée le 19 juin 2012 à Zahana


URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=14414

Posté par le Juil 6 2012. inséré dans ACTUALITE, HISTOIRE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

61 Commentaires pour “Mourad Salim Houssine : « Deux lettres…,deux destins… »”

  1. hamida

    est ce que les stéles sont hallal ou haram et combien ça a couté cette stéle regardez l’exemple de la stéle qui a été inauguré a la tahtaha(graba) et la statuette de l’emir abdelkader au petit-vichy ou sont elles la premiére retirée et demolie par l’apc de l’ex: F.I S et la 2éme demolie lors des evenements d’octobre 1988 et tout ça c’est du gachis et chaque stéle aura son tour comme exemple les steles de mouamar kaddafi (LYBIE), celle de sadam hussein(IRAK) et ces jours -ci celle de hafed el assad (SYRIE)etc…

  2. R. TARI

    Je remercie Mourad Salim Houssine pour ces deux lettres qui m’ont beaucoup touchée. La sincérité qui en émane ne peut laisser indifférent, c’est pourquoi, je porte à sa connaissance et à celle des Bel-Abbésiens qui voudront bien me lire, ce poème que j’ai écrit en pensant à Sidi-Bel-Abbès, intitulé, « Si je reviens un jour ».
    S’il m’était donné un jour de revenir
    Dans ce pays lointain où je naquis un jour,
    Je regarderais bien tous les lieux alentours
    De crainte de repartir sans espoir de retour.
    Je reverrais ma rue, près du chemin de fer
    Et cette vieille maison où je naquis naguère,
    Cette terrasse magique où je montais souvent
    Pour regarder le ciel lorsque j’étais enfant.
    J’aimais rêver du monde et de tous ses secrets
    Que je découvrirais, que je partagerais,
    Avant de revenir dans ma ville pour toujous,
    Dans ses murs accueillants pour vivre un grand amour.
    Un poète m’a dit que les murs ont une âme,
    Un poète a écrit que partir est un drame,
    Quand le silence s’installe, il faut se recueillir
    Et prier pour tous ceux qui n’ont pu revenir.
    Des amis sont restés, d’autres ont disparu,
    Et le temps est passé et l’on a tous vécu,
    Chacun à sa façon a gardé dans le coeur
    Un peu de cette terre, un peu de ce bonheur.
    Qu’il est loin ce pays, qu’elle est loin cette enfance !
    Comme la vie est courte et quand parfois je pense
    A mes jeunes années, je revivrais encore
    Sur cette terre d’Afrique, sous ce soleil d’or.
    Mais je m’appliquerais à bien me souvenir
    Des rues, des murs, des gens et aussi des sourires,
    Des chansons que mon père nous chantait quelques fois,
    Des contes et légendes qu’on récitait tout bas.
    Et j’apprendrais la langue de cette terre berbère,
    J’essaierais de comprendre encore mieux tous mes frères
    Qui ne sont pas partis, que nous avons quittés,
    En franchissant un jour la Méditerranée.
    Régine TARI

    • Marie-Ange avenue Fallières

      bonjour Régine, je suis encore émue de la lecture de ton poème, je vais en faire un copier coller et le mettre sur mon bureau, tellement il représente ce que j’aurais moi-même et bien d’autres, voulu écrire parce qu’il coule dans nos veines qui irrigue notre coeur.
      bonne journée à tous.

  3. M.S.Houssine

    Tous mes remerciements à Mr Briksi Salim pour sa disponibilité !

    Il y a lieu de signaler une coquille/oubli après la lettre de Zabana à sa mère.Il fallait lire «  »…A la Commémoration du Cinquantenaire de l’Indépendance et de la fin de la guerre d’Algérie,nous nous faisons aussi un devoir de complémentarité citoyenne… » »
    Mes excuses aux lecteurs!

  4. Smiley

    50 ans après, Happy Planet Index qui mesure le bonheur de vivre dans un pays avec des critères autres qu’économiques vient à l’issue d’une enquête de délivrer à l’Algérie, le premier rang Africain et le 28ème dans le monde. Ah le bonheur ignoré de vivre en Algérie!
    une croissance de l’espérance de vie supérieure à celle des russes, une pollution faible et l’importance de la cohésion familiale expliquent ce résultat étonnant.
    Peut-être que le côté ‘critiqueur’ aide aussi à se maintenir heureux.
    Bon anniversaire à l’Algérie Libre et Indépendante!

  5. elhadj abdelhamid

    Bonjour, C’est bien M.S.Houssine qui a dit, en substance : comprendre la douleur de l’autre mesure mieux la sienne.
    Le débat Algérie-France coloniale n’a jamais été tabou chez nous même au plus fort de la période de l’Unique.
    En 1972, sur A2, un débat avait réuni un haut responsable du FLN et un ancien capitaine de l’armée française.
    Le capitaine :
    – On ne peut pas passer notre vie à nous jeter nos cadavres les uns aux autres.
    Le responsable FLN:
    – Aucun Algérien, officiel ou autre, n’avait souhaité le départ des Pieds-Noirs.

    • Mémoria,

      Mourad Salim Houssine est l’auteur de deux citations:

      -« Comprendre la douleur des autres aide à atténuer la sienne! »

      -« L’Histoire est derrière nous,la souffrance est avec nous et le Salut est devant nous ! »

      Mes respects !

  6. El-katib el-andaloussi

    Mr Smiley si vous le permettez ,un questionne turlupine et qu j’ai du mal a comprendre .
    Vous dites:-Ah! Le bonheur ignore de vivre en Algerie .
    cordialement.

  7. Claude.B

    Bonjour Monsieur Mourad Salim Houssine ,
    Deux lettres poignantes ,deux destins ,deux souffrances et tant d’autres !
    Et si ces lettres ,et tous ces témoignages qui ne manqueront pas de fleurir durant et après la commémoration du 50ème anniversaire de l’indépendance de l’Algérie étaient de nature à rapprocher définitivement les deux rives ? N’est ce pas justement une occasion à ne surtout pas manquer ?
    Je vous remercie d’oeuvrer pour que la paix s’installe un jour et pour toujours entre la France et l’Algérie .
    Cordialement .

  8. El-katib el-andaloussi

    Pardon je voulais insinuer ,une question me turlupine et que j’ai du mal a saisir .
    Ne m’en veuillez point pour cette interrogation établie sur ce bonheur ignore .
    Se non e vero,e bene trovato ,(si cela n’est pas vrai ,c’est bien trouve .cordialement

  9. Un parmi d'autres

    Lorsque j’écoute la chanson de Serge Lama ,je me revois plus de 50 ans en arrière gambergeant et jouant dans notre ex belle ville de sidi bel-Abbes ou nous vivions sans nous soucier de quoi que ce soit et cette Algerie comme le dit Serge Lama :(C’est un beau pays)

    Dans ce port nous étions des milliers de garçons
    Nous n’avions pas le cœur à chanter des chansons
    L’aurore était légère, il faisait presque beau
    C’était la première fois que je prenais le bateau

    L’Algérie
    Ecrasée par l’azur
    C’était une aventure
    Dont on ne voulait pas
    L’Algérie
    Du désert à Blida
    C’est là qu’on est parti jouer les p’tits soldats
    Aux balcons séchaient draps et serviettes
    Comme en Italie
    On prenait de vieux trains à banquettes
    On était mal assis
    L’Algérie
    Même avec un fusil
    C’était un beau pays
    L’Algérie

    Ce n’était pas un port à faire du mélo
    Et pourtant je vous jure que j’avais le cœur gros
    Quand ils ont vu le quai s’éloigner, s’éloigner
    Y en a qui n’ont pas pu s’empêcher de pleurer

    L’Algérie
    Ecrasée par l’azur
    C’était une aventure
    Dont on ne voulait pas
    L’Algérie
    Du désert à Blida
    C’est là qu’on est parti jouer les p’tits soldats
    Nos fiancées nous écrivaient des lettres
    Avec des mots menteurs
    Le soir on grillait des cigarettes
    Afin d’avoir moins peur
    L’Algérie
    Même avec un fusil
    C’était un beau pays
    L’Algérie

    Un port ce n’est qu’un port, mais dans mes souvenirs
    Certains soirs malgré moi je me vois revenir
    Sur le pont délavé de ce bateau prison
    Quand Alger m’a souri au bout de l’horizon

    L’Algérie
    Ecrasée par l’azur
    C’était une aventure
    Dont je ne voulais pas
    L’Algérie
    Du désert à Blida
    C’est là que j’étais parti jouer les p’tits soldats
    Un beau jour je raconterai l’histoire
    A mes petits enfants
    Du voyage où notre seule gloire
    C’était d’avoir vingt ans
    L’Algérie
    Avec ou sans fusil
    Ca reste un beau pays
    L’Algérie

    • R. TARI

      Quelle superbe chanson, un parmi d’autres ! C’est toujours avec émotion que je l’écoute ou que je lis ces paroles de Serge Lama, qui décrit si bien ce que beaucoup d’entre nous ont ressenti dans notre si beau pays.

  10. ghembaza moulay

    j’ai lku et relu ne n’ai pas saisi le pourquoi de ce titre avec un nom apparemment celui de son auteur;et puis vous noius dites scoop et martyrologue zabana. une clarification svp!

  11. Mémoria,

    La meilleure façon Si Moulay d’atténuer et régler les conflits est d’exposer les douleurs des deux côtés et des deux belligérants à la fois.Ceux qui souffrent comprennent vite la souffrance des autres…Ceux qui sont out du conflit cultivent plus facilement la culture de la haine et du mépris de l’autre.Le martyr Ahmed Zabana a souffert jusqu’à accepter dignement l’échafaud.Inscrit aujourd’hui comme des centaines de milliers d’autres au martyrologue (liste des victimes) de la Patrie..Quant au nom associé aux deux lettres,M.S.Houssine ,je pense que c’est un petit problème de mise en page même si ce dernier est effectivement auteur de l’article avec ses références et pièces-jointes.

    Djoumouaâ makboula !

    • ghembaza moulay

      Memoria vous me répondez pas je ne trouve pas dans vos props une réponse un titre est élément important.;je suis un peu étonné et je ne le cache pas, les noms des auteurs sont au début ai je vu,et surtout on nous dit scoop ; j’ai bien cherché ; pouviez vous me le situer , je serai bien édifié et je m »excuse de vous le redire.

  12. merabbi

    BONJOUR (ESSALAMOU ALAIKOUM).
    Une question qui m’ a toujours hanté l’esprit .
    Est-ce vrai que le chahid BOUMELIK(Rahimahou ALLAH) a été guillautiné avant Zabana rahimahou ALLAH ?
    De grâce éclairez- moi.

    • Nasri

      Salam si Merabb
      Le chahid boumelik abdelkader est né le 24/11/1926 à M’hamid sidi bel abbes, guillotiné le 4 Décembre 1956 à la prison d’Oran.
      Quant au chahid Ahmed Zabana est né l en 1926 au douar Ksar prés de Zahana , guillotiné le 19 juin 1956 à la prison de Barberousse à Alger ALLAH YERHAM CHOUHADA.
      AMICALEMENT.

      • gherbi sba

        monsieur kadiri m avait consacré un papier ; vous pouvez le relire sur la voix et celui ci a paru dans le quotidien d’oran ; et a ma connaissance,notre frére kadiri avait été a l’origine avec un groupe de jeunes et des anciens militants a organiser un grand Memorial , avec des témoins compagnons du chahid.

  13. Bouchentouf

    Salem M.S HOUSSINE
    Merci pour l’émouvante lettre de ce jeune résistant de la première heure et la non moins émouvante de ce pied noir « nostralgérique », curieuse destinée n’est ce pas ? Pour la France, cette guerre d’Algérie aura été le troisième grand traumatisme, après la défaite de Sedan en 1870 et l’effondrement de 1940. Pas seulement pour le million de rapatriés dont l’Algérie était la patrie, à défaut d’y avoir construit une nation. Mais aussi pour les deux millions d’appelés qui eurent vingt ans dans les Aurès et pour l’ensemble d’un pays qui vécut là, entre massacres et tortures, le dernier épisode d’une histoire coloniale où la République avait perdu ses fondements de liberté, d’égalité et de fraternité. Pour l’Algérie, le traumatisme fut tout aussi profond, même s’il était celui d’une émancipation et d’une libération. Le poids de la violence du nationalisme algérien contre la France et les Français bien sûr, mais aussi contre une partie des Algériens, dissidents ou harkis, le poids des mythes et des non-dits, la suprématie alors conquise, au sein du FLN, par ceux qui imposaient une conception militaire de l’Histoire et de l’action, tout cela a façonné, pour longtemps, la culture politique de l’Algérie et les drames qu’elle a engendrés jusque récemment. C’est dire aussi l’ampleur du traumatisme que le colonialisme avec cette guerre de huit ans a provoqué des deux côtés de la Méditerranée et dont l’article publié ci-dessus donne le ton avec ces deux témoignages émouvants. Il est vrai qu’entre la France et son ancienne colonie, bien avant même ces « événements » de 1954, c’est une histoire de violence, de sang et de mort qui s’est écrite pendant cent trente deux ans. On oublie volontiers les longues années d’une conquête féroce qui coûta à l’Algérie, entre 1830 et 1860, le tiers de sa population. On oublie la brutalité de cette colonisation où le moindre soulèvement se soldait, comme en 1945 dans le Constantinois, par une implacable répression et des milliers de victimes. Et si aucun de ceux qui l’ont vécue ainsi que leurs descendants, n’a oublié les drames des « événements d’Algérie », beaucoup jusque récemment n’avaient pas fait le deuil de cette sanglante séparation, murés dans d’indicibles souvenirs, enfermés dans des mythes rassurants, prisonniers enfin de fantasmes entretenus par les responsables des deux pays pour servir leur cause.
    C’est cette histoire que les Français et les Algériens, entendent désormais assumer. C’est le deuil de cette rupture que les uns et les autres, prudemment encore mais réellement, commencent à faire. Tout doit les y encourager : le travail essentiel des historiens et de la mémoire, mais aussi la lucidité et le courage des responsables. Français et Algériens ont un trop long passé commun, fût-il dramatique, pour ne pas savoir inventer un avenir commun. Longtemps après la décolonisation, la France n’a pas de mémoire nationale concernant la déchirure Algérienne. Les pieds-noirs, les appelés, les militaires de carrière, chacun avait sa propre histoire [sic la lettre du pied noir]. L’acceptation en 1999 de la dénomination du mot « guerre d’Algérie » par son parlement, a été le premier pas d’un vrai travail de deuil qui permettra de ramasser les bribes éparses, de nationaliser ce conflit qui a bouleversé leur société. Les médias et les politiciens de tout bord ont largement débattu sur le sujet, où il en ressort que la mémoire ne peut se bâtir que sur des blessures et la commémoration du cinquantenaire anniversaire de notre indépendance nous confronte à ce long passé Algéro-Français, lié et délié, noué et éloigné, inséparable et séparé si plein d’à-présent et pour lequel les pieds noirs inventèrent ce mot qu’ils portent au cœur, la « nostalgérie » et les Algériens la « notralgérie ». Il y a donc nécessité à écrire une histoire juste, commune à celle des deux peuples afin d’engager une véritable réconciliation, comme l’aspire tant de gens épris de paix des deux cotés de la méditerranée. Il aura fallu attendre un demi-siècle pour que la France et l’Algérie daignent enfin préparer un rapprochement de cette histoire commune, entamé par Mr Sarkosy en dénonçant un système colonial totalement injuste et tout récemment comme l’indique un autre article du journal, par Mr Hollande qui a bien entendu l’ appel des Algériens pour une lecture objective de l’histoire, loin des guerres de mémoire et des enjeux conjoncturels, indiquant, à ce propos, que Français et Algériens partagent une même responsabilité, celle de dire la vérité.
    Je regrette que la réunion demandée par nos amis pieds noirs de Nîmes, n’as pas eu lieu dans ce moment opportun du cinquantième anniversaire de notre indépendance, c’est bien dommage d’avoir raté cette occasion symbolique dans ce mur d’incompréhension qui nous sépare encore ! Cordialement

    • Un parmi d'autres

      Mr Bouchentouf .G slm alykm et merci pour ce récit que j’ai assimile a un coup de gueule surtout a sa conclusion sur la rencontre entre bel-abbesiens des 2 communautés que j’attendais avec impatiente sauf que du cote des nôtres il n’en a rien été de concret sachant qu’un bonne communauté de bel-abbesiens réside dans le Gard et surtout a Nîmes et j’ai même lu quelques uns qui se disaient de Nîmes ,d’autres du Vaucluse limitrophe du Gard et pas très loin de Nîmes,d’autres de l’Herault et de Montpellier ,alors je me pose la question suivante pour ne pas faire le pas pour une rencontre qui pourrait été constructive pour les 2 communautés bel-abbesien nes puisqu’aux dernières nouvelles les pieds noirs de sidi bel-Abbes étaient prêt a venir a cette rencontre fraternelle .
      La réponse a mon humble avis si aucune réponse n’a été prononcée la frustration avait gagne nos pseudo bel-abbesien de la région .Ceci dit nous ne pourrions nous déplacer pour assister a cette rencontre et ainsi voir notre ami Christian Vezon.
      Toutes mes amitiees Ghalem

  14. MIMOUN

    Parmi les dizaines algériens qui ont été guillotinés le premier est le chahid ahmed zabana ensuite d’autres puis abdelkader boumlik avant meme le chahid Larbi Benmheddi .Rahimahoum Allah j’aimerais bien avoir la liste des chahids guillotinés et pour conclure je dirais qu’une stèle ne vaut rien par rapport à la perte d’un etre humain si cher qui a sacrifié sa vie pour notre indépendance j’aimerai bien voir aussi une stèle pour le chahid Boumlik à la place carnot et non à hai boumlik

  15. MIMOUN

    La question d’appaisement ou de rapprochement des deux peuples relèvent de nos responsables mais il est souhaitable que les associations des pieds noirs en france bousculent leurs responsables pour faire le premier geste afin de demander le pardon au génocyde et aux massacres qui ont lieu depuis la colonisation.IL est inpensable que les responsables français demandent actuellement aux responsables turcs la reconnaissance du génocyde perpétré à l’encontre du peuple Arménien et que ces memes responsables ne reconnaissent pas ou ignorent totalement les tueries barbares et les massacres à l’encontre des Algériens.La france doit reconnaitre ses torts vis à vis de l’ Algérie.IL y a 50 ans que la guerre a cessé et on continu de voir toujours la haine qui fait diviser les peuples que l’amitié qui fait rapprocher les deux rives.IL est important que les responsables francais reviennent à la raison plutot que de continuer sur leurs torts .Le raprochement devrait se faire mutuellement par les deux parties et ne pas laisser endurer cette situation à laquelle personne ne profite.La douleur du peuple algérien est incomparable avec celle des pieds noirs qui ont senti la douleur uniquement au moment ou ils ont quitté notre pays mais leur douleur était aussi différente que celle des parents des soldats français qui ont été tués pour avoir protéger les colons et qui ont mis leurs pieds pour la première fois en Algérie colonisée.Comme l’a dit si bien monsieur houssine pour comprendre la douleur de l’autre il suffit de mesurer la sienne.je ne vois pas ou est la différence entre les deux guerres mondiales et la guerre d’ Algérie seulement les allemands ont demandé le pardon au monde entier ce que la France refuse jusqu’à l’heure actuelle. Ceux sont les colonisateurs qui demandent le pardon et non pas les colonisés.ce geste dure depuis 50 ans et continuera de durer aux générations futures.

  16. Mourad Salim Houssine

    Je remercie Si Mimoun pour sa hauteur de vue et je ne m’immiscerais dans la recherche historique qu’à la limite de cette psychologie de l’Histoire qui est absente des cursus universitaires en Algérie,et qui reste un cheval de bataille en…Israël.C’est vrai que les séminaires mixtes sur l’histoire de la guerre d’Algérie foisonnent depuis plusieurs mois et le journal El Watan garde la palme pour le support de cette sensibilisation…Mais il y a lieu d’évaluer,estimer ,limiter et situer les responsabilités réelles du génocide algérien avec ces questionnements:
    -L’armée française avec tous ses corps affiliés n’est-elle pas le le plus grand tueur d’algériens en tant qu’institution de la République française ?
    -L’OAS et ses milices n’ont pratiquement commencé à trucider les algériens qu’à partir de sa création en 1961 et de façon très spectaculaire qui finira par une guerre civile larvée en 1962,surtout à Oran,où la médiatisation se focalisera suite aux témoignages des rapatriés,même si le Gouvernement de Villepin fixera(après enquête(s) du MAE français le chiffre de moins de 400 disparus français sur tout le territoire algérien pour la journée du 5 juillet 1962…Sur la base de ce constat,doit-on imputer la responsabilité de l’ethnocide français en Algérie à la communauté pied noire qui ne s’est impliquée directement dans les affrontements qu’après le cessez-le-feu?
    Je pense que ce serait faire un mauvais procès à toute la communauté pied noire qui a plusieurs générations dans notre pays et pourquoi pas le leur?!
    Je pense que ce serait faire un mauvais procès à une communauté qui a été dévoyée par les gourous de l’OAS qui les a perdu et abandonné en violant les accords Mostéphaï /Susini signés à Alger/ZAA.

    L’amalgame conceptuel,linguistique et politicien entretenu pour déstabiliser les opinions publiques reste confiné dans ces mots: colonialisme,République française,colons,…Le principal accusé de génocide en Algérie est rarement formulé en tant que tel: ARMEE FRANCAISE. Cette institution que la République Française de …Paris a instrumentalisée bien avant 1954 et responsable directe du million de victimes sur le sol algérien.Les massacres,exécutions extrajudiciaires,corvées de bois,responsabilité collective des populations des douars lors des opérations,les victimes/disparues des D.O.P.,l’amnistie totale pour les « cartons » tirés par les appelés en cours d’opérations,ont fait que le bilan est effroyable à la sortie de guerre en 1962.Aucune commune mesure avec le bilan spectaculaire et urbain des expéditions de l’OAS qui va pousser la population pied noire par la terreur à prendre la valise ou le cercueil.Hallucinés ,les ados de l’OAS abandonnés par leurs « stratèges » vont commettre des crimes de qualité en plein boulevard sur des vieux,femmes de ménages,éboueurs,porte-faix algériens,…qui seront à leur tour hallucinés.Les tirs des snipers du 5 juillet 62 déclencheront l’hystérie collective avec tous ses dérapages.Des deux côtés mourront des innocents…Triste réalité qui ne retiendra que le côté spectaculaire , mnésique et traumatique de ces journées(Sebkha) qui firent le millier de victimes de part et d’autre à Oran…Sept années dans les djebels,douars,forêts,puits,charniers et catacombes des casernes de l’armée de la République française ,loin des yeux et media,feront le million de victimes que certains historiens remettent en question… terme si cher à Henri Alleg.
    Ne nous trompons pas de cible!
    Les victimes de l’OAS qui ne représente aucunement la communauté pied noire en Algérie sont-elles supérieures en nombre que celle du terrorisme des années 1990 ? Et il y a eu amnistie….

    La seule institution à faire repentance est l’armée française sous/couvert de ses république et état français en tant qu’auteur de génocide rural et crimes contre l’humanité en milieu urbain(Bataille d’Alger,…Montagne des lions/Oran).
    Encore faudrait-il que les familles des victimes et disparus acceptent la réparation morale de l’état français de Paris !

    Fraternellement !
    —————————————————-

    Lire sur Site LDH de Toulon:
    « L’Histoire face à la mémoire:Oran 5 juillet 1962 par Fouad Soufi »publié le 20 février 2007.
    « Devoir de mémoire…sans sépulture… » par Houssine Mourad Salim,publié le 20 août 2007.

    • Mme CH

      Mr Mourad Salim Houssine ou M tout court Salam !!!!!!!
      Pour épargner certaines bonnes âmes de se fatiguer les doigts sur le clavier pour tenter de me diaboliser et me qualifier de tous les adjectifs qualificatifs, je les devance en leur disant, pour leur faire plaisir bien sûr, que je suis peut être haineuse, intolérante, extrémiste, venimeuse……….. Mais pas une vendue…….
      Pour que Justice soit rendue dans un tribunal, il faut un juge, un procureur, un avocat et des membres du jury……!!!!
      Mais dans votre commentaire, je vois que vous êtes entrain de jouer les 4 rôles en même temps, et pourquoi, pour blanchir les colons et mettre tout sur le dos de l’armée française, eh bien! grand frère, je dirais que vous êtes très astucieux, mais, moi je dis qu’il n’y a aucune différence, un envahisseur reste un envahisseur qu’il se ramène dans une soucoupe, un bateau,un avion ou sur le dos d’un chameau….. Militaire ou civil, il n’y a aucune différence, puisqu’ils se sont installés sur une terre qui n’est pas la leur……. une terre qui avait déjà ses propriétaires…….
      Donc, l’armée Française à été chassée par la porte et certains veulent infiltrer les ex-colons par la fenêtre, en voulant à tout prix minimiser les crimes qu’ils aient commis; pas tous, ça on le sait, mais cela ne doit en aucun faire abstention de leur engagement pour une Algérie française…..
      Le bouquet c’est quand vous dites: « Je pense que ce serait faire un mauvais procès à toute la communauté pied noire qui a plusieurs générations dans notre pays et pourquoi pas le leur?! » Et puis quoi encore ??? vous accordez aux ex-colons le droit d’hériter d’un sol qu’ils ont pris par la force, par la même occasion reconnaissez le droit à la colonisation Française de l’Algérie….. mais le monde tourne à l’envers ou quoi !!!!!!! je n’accepterai jamais de partager ma maison et mes biens avec un voleur S/couvert que sa femme ou sa compagne ait accouché pendant le rapt dans ma maison, sa place est en prison, et encore, ça ne suffirait jamais vu les crimes et les atrocités qui ont été commises
      Mr MHS, rapprochement et réconciliation ne veulent pas dire que l’Algérie est le pays des PN, on essayera de pardonner et de vivre comme si de rien n’était, mais de là, à me faire avaler que les ex-colons ont les mêmes droits que moi en Algérie (par fait accompli) alors là, je deviens toute rouge…?????
      Et SVP grand frère, ne comparez pas deux évènements incomparables, càd une colonisation de 132 ans et la décennie noire qui est d’ailleurs le chez d’oeuvre des éradicateurs donc de Hizb França qui a vu que les choses allaient lui échapper à cause de la victoire du FIS, donc Basta…
      la seule institution à faire repentance est le président Français et son parlement comme ils l’ont fait pour les Harkis… et le seul psy habilité à soigner les traumatismes reste Mr MHS, mais mettons nous d’abord d’accord sur les méthodes du traitement et de la prise en charge…..
      « Wa Hada La Youfsidou Lil Weddi 9adia »…
      Mes Respects grand frère !!!!

      • Mme CH

        Mr Mourad Salim Houssine Resalam !!!! permettez-moi grand frère, de vous raconter une histoire.
        La physique des noyaux atomiques est gouvernée par les trois interactions fondamentales du modèle standard de la physique des particules : l’interaction forte, l’interaction faible et l’l’interaction électromagnétique. Chaque noyau atomique est défini par le nombre de protons et de neutrons qu’il contient, ainsi que par son énergie totale, l’ensemble définissant les différents « arrangements » des particules selon lesquels l’énergie totale du système peut être distribuée. Plus il y a d’arrangements possibles et plus le système est stable : l’état présentant le plus grand nombre d’arrangements possibles est appelé état fondamental ; c’est celui vers lequel tendent tous les autres états de ce système.Toute transition d’un état du système vers un autre requiert une énergie d’activation, fournie, dans le cas des noyaux atomiques, par les fluctuations du vide quantique. Lorsque de telles fluctuations suffisent à faire basculer un noyau atomique d’un état donné vers un état d’énergie inférieure, ce noyau est dit instable; on a affaire à un radionucléide.Les isotopes instables, appelé radioisotopes, connaissent une désintégration radioactive qui leur permet de se rapprocher d’un état de plus grande stabilité.
        Néanmoins, on peut avoir aussi, l’interaction d’un positon avec un antiproton qui donne un atome d’antihydrogène, qui est un atome d’antimatière. Il existe à priori un « antiatome » pour chaque atome ; la production d’antimatière demeure néanmoins une expérience particulièrement coûteuse en énergie………….Il existe également tout une variété d’atomes « conventionnels » mais néanmoins absents du milieu naturel et donc produits artificiellement. Ces éléments synthétiques sont, à deux exceptions près, des transuraniens, qui sont de plus en plus instables à mesure que leur numéro atomique augmente.
        pour conclure, je dois dire aussi qu’il y a des orbitons qui se prennent pour des électrons qui se prennent à leur tour pour un nuage d’astéroïde et le vrai danger vient de ses orbitons, car sans eux les électrons ne sont rien…
        Avec mon profond respect !!!!!!!!

    • R. TARI

      Merci Monsieur Mourad Salim HOUSSINE.

  17. Tifleless

    Les Chinois ont inventé la poudre et le feu d’artifice.
    Les Algériens ont inventé le chèque en blanc.
    Des millions de dollars partent en bouquets et ces feux-follets, une fois retombés, laisseront les mêmes interrogations. Et maintenant, que faut-il faire?
    Le Maroc, en la personne de son Premier Ministre rend un hommage aréopagique à Ben Bella au Maroc car il est connu que tous les morts deviennent des sages à honorer et Bouteflika s’offre des publi-reportages dans tous les organes de presse prestigieux pour rappeler que l’Algérie vit encore…au souffle de son Président!
    Des classes moyennes s’installent dans le décor urbain et rurbain et rêvent logement et vacances à l’Etranger avant d’envisager le cycle des Omra, pélerinages plus tard.
    Ils n’ont pas de temps pour le débat, futilité à leurs yeux car le temps c’est de l’argent et cela ils l’ont compris.

  18. Mémoria,

    Le temps,c’est de l’argent ,mais l’argent a aussi son temps….Si Tifleless !

    L’euphorie n’a que trop duré jusqu’à friser la mégalomanie avec l’admiration aveugle des masses repues par l’opulence tombée des nues du pétrole capricieux et Judas…
    Les retombées et le choc ne se feront pas attendre et seront traumatisantes pour ceux qui croyaient à la pérennité des rois fainéants …

    • sans reproche

      Ah le pétrole, ya khouya Mémoria; cet excrément du diable !!

      • Exilé

        excrétion de la zoubia du diable !! de l’or pour les norvegiens,ecossais,americain,russe …. ect…. l’homme blanc adore l’odeur de l’or noir. alors « rabi yaati elkhobz ali maandou senin »

      • Mémoria,

        Salam Sans reproche,

        Vous constaterez qu’il n’est pas facile d’être médiateur quand on reçoit des « nuages atomiques » à chaque pas si cher(s) à C. Vezon….J’espère que je n’aurais pas un « accident » nucléaire sur la route nationale…pour n’avoir pas voulu rebrousser chemin avec ces pas en arrière qui nous font régresser.Pourtant je ne « carbure » pas au pétrole…puisque n’ayant aucune confiance en lui…!!! Si B.L. vous êtes témoin ainsi que Christian!!!

  19. Tifleless

    Ya si Mémoria au delà de l’argent je pointe à la vraie dérive sociétale qui a érigé le culte de la réussite matérielle en fin pour soi.
    L’incapacité irréductible, irréfragable à réduire les interactions humaines au verdict du compte en banque et aux valeurs matérielles signalent une dérilection plus grave au sein de notre société.
    L’inculture chronique résulte de ces décideurs incultes ou quasiment analphabêtes qui ont investi l’appareil d’état pour le suborner à des intérêts matériels et à la quête de la réussite sociale qui s’affichent dans l’habitat, la voiture et le mauvais goût et tous les signes extérieurs de ‘nous sommes le PAYS ».
    Ces millions de faux bourgeois ‘gentilhommes’ ont génocidé le chantier de la culture et de l’éducation faisant de notre beau pays une société de parvenus et de ses enfants des boulimiques de la consommation irraisonnée.
    Ils y sont parvenus mais en nous laissant dans quel état?
    50 après, quand quel ETAT j’erre.. faut-il classer le dossier Algérie?

  20. Mémoria,

    Le dossier Algérie est resté ouvert…depuis les Accords d’Evian !
    D’un accord commun entre les deux belligérants pour arrêter une des guerres les plus atroces du vingtième siècle(Guerre génocidaire…,),les français et algériens n’ont jamais pu se mettre d’accord pour la…paix !
    Tous les deux ont aimé combattre ensemble en uniforme que seul le couvre-chef différenciait avec le soulagement du devoir accompli contre Otto ;ils se sont affrontés durement toujours en uniforme avec l’euphorie de la mission accomplie au nom d’une Algérie tantôt française, tantôt algérienne.Ils n’arrivent pas ,cinquante ans après, à se désempêtrer de leurs uniformes délavés et étendards rouillés par les cauchemars et par le Temps qui passe…
    L’Algérie nation millénaire et panachée n’arrive pas à se structurer en société et s’intégrer au Monde d’aujourd’hui.Les convulsions des régressions fréquentes n’en finissent pas d’halluciner promotions de parvenus dans des orgies gargantuesques sous l’applaudimètre de la plèbe prête à dupliquer le modèle…
    Culture dites-vous ! Il n’y a pas de culture sans mémoire !
    Mémoire confisquée,certainement !
    Mémoire partagée…par l’uniforme seulement !

    Cordialement !

  21. merabbi

    Merci monsieur Nasri pour les précisions et bonne continuationet désolé pour le dérangement

    Gloire aux CHOUHADA(S)et CHAHIDATES.

  22. Tifleless

    Jusqu’où s’arrêtera le délire de vouloir incarner la seule lecture des évènements historiques et de s’accorder le monopole de la rente victimaire ad vitaem eternam?
    MHM devient donc dans certains esprits névrotiques l’agent 004 avec un agenda caché qui veut organiser une alya des PN et organiser une autre spoliation.
    Les bateaux seraient déjà réservés pour re-rapatrier les rapatriés et la flotille s’annoncerait vers Sidi Fredj.
    Quel esprit sain envisagerait l’idée de compter parmi les traites et les supplétifs tous ceux qui parlent raison et de prendre à partie ceux qui ne veulent plus se réfugier dans une rhétorique mitée qui fait les généraux plus vite qu’une yaourtière ne ferait des pots de Yoghurt?
    Celui qui se veut libre ne peut être ni maître ni adepte mais c’est un noble aventurier qui marche sur le tranchant su sabre.

    • Mémoria,

      Merci et avec le ….sourire …

      • gherbi sba

        Vous nous avez rien dit sur les avancées de votre bon projet de la reconciliation, ou en etes vous,?,

          • Mémoria,

            Il n’y a pas de bon projet monsieur Gherbi;il n’y a que des projets collectifs….avec des forces de proposition suite à l’expression des besoins réels de la base… !
            En ce qui nous concerne,si les besoins communautaires des deux rives existent(le diagnostic du territoire le prouve),il s’agit de bien identifier les catégories ciblées.Nous en sommes à ce stade….Notre projet de comité reste citoyen et non institutionnel.Les deux états ont leurs budgets , moyens et personnels.C’est la lune de miel entre les états français et algérien au niveau affaires et échanges entre Medef et institutions nationales !
            Quant à notre mini projet,il reste citoyen ! Une goutte d’eau dans un océan …de compréhension !

            A chaque chose sa dimension;n’affabulons pas !

            Mes respects Si Gherbi !

  23. Tifleless

    La France est le premier fournisseur du marché Algérien et si levier il y a à exiger une repentance des crimes de guerre, ce serait celui qu’il faut activer.
    Plus d’un millier de sociétés françaises activent en Algérie, cet Eldorado des affaires qui enrichit la partie française et celle Algérienne qui se gargarise de patriotisme et sécurise ses avoirs en Europe.
    Derrière tout entrepreneur local se trouve un Képi.
    Allez Madame, votre jeu est dévoilé!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  24. Mme CH

    Mr Tifleless Salam!!! permettez moi de vous demander de lire mes autres commentaires fraîchement postés et vous verrez que nous sommes sur la même longueur d’onde concernant le levier et un képi
    Cordialement !!!!!

  25. smain

    je ne distingue aucune longueur d ‘onde Vious essayez de l’embobiner le povre monsieur Tifeless qui n’a pas déclaré encore faillite.

  26. R. TARI

    Il est une illusion qui ne ressemble à aucune autre. Elle se manifeste souvent dans une sorte de gentillesse fraternelle à laquelle il est difficile parfois de résister. Les adeptes du poker menteur, entrainés à ce jeu, imposent alors leurs règles et les innocents au coeur pur, espérant re(tisser) des liens d’amitié, ne peuvent que succomber à leur appel. Mais hélas, ils vont un jour s’apercevoir, qu’ils sont tombés de charybde en scylla et, déçus, « jureront mais un peu tard qu’on ne les y prendra plus ».

    • Mémoria,

      La méthode demande patience et persévérance .Rien ne sert de se précipiter et de faire capoter ….
      Claude B. que j’estime pour sa présence a oublié que je lui avais proposé de rejoindre au début un binôme pour ce projet de Réconciliation…J’ai bonne mémoire parce qu’elle ne m’avait même répondu….Mais comme vous dites « Chacun veut ses règles du jeu… ».Je ne tiens rancune à personne mais je suis un stoïcien…convaincu.Je préfère sauvegarder les acquis grâce à cette VDSBA qui n’a jamais réuni autant de lecteurs de qualité des deux rives en cette fin juin/juillet…Ce n’est pas venu comme çà du néant…Alors ne rouvrons pas les blessures ! De grâce !

      • hamidi

        je vous propose monsieur carrément un article que vous élaborez et qui demeurera stable je nesais pas excatement comment mais cela permettre d’ancrer votre appel

      • Claude .B

        Monsieur ,je n’ai pas du tout oublié votre proposition , cependant ,n’ayant pas pour habitude de m’engager sans être certaine de pouvoir honorer mes engagements ,en raison de contraintes professionnelles , j’ai préféré reporter ma réponse ,en me donnant un temps de rélexion ,car je ne fais rien à la légère ,ou à moitié ,j’ignorais qu’il y avait une date limite !!!
        Loin de moi l’idée de changer des règles du jeu ,que je ne connaissais pas ,au demeurant .
        Cordialement .

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