La Voix De Sidi Bel Abbes

Monsieur Bouras Mokhtar hôte de la voix de Sidi-Bel-Abbès / Par Madene Benattou

La rubrique « Hôte du journal » de la voix de Sidi-Bel-Abbès, a le plaisir d’accueillir le professeur retraité, Mr. BOURAS Mokhtar  .Enseignant modèle, qui se préoccupait de l’éducation de l’élève. Éducateur sensible, honnête, juste, cordiale. Il a réalisé beaucoup de choses tout au long de sa vie avec certes, d’inévitables déceptions mais aussi d’indéniables motifs de réconfort.
Après avoir dignement rempli sa mission première, le voilà reconverti dans un monde coloré de vert, qui fait de lui un éternel jeune. 

Je suis né, le  29 Décembre 1940  à Sidi-Bel-Abbès. J’ai fait mes études jusqu’à la première partie du Baccalauréat puis j’ai continué dans l’univers autodidacte. Jai fait mes premières armes dans l’enseignement à l’école mixte de Tessalah, du 14/12/1962 au 30/06/69, c’est-à-dire durant sept fabuleuses années.
De 1969 au 30/06/1971 (2ans) ,à l’école de filles Émir Abdelkader (Marceau) . Année scolaire 1971- 1972 stage de PEM (Oran).
De septembre 1972 à Juillet 1997 (25ans) au CEM Ibn Zeidoun (SBA). Ce qui fait au total, 35 longues années, de loyaux services au profit de l’enfance et de l’adolescence –« que d’abnégation…. ».
Professeur d’application (formation des élèves professeurs stagiaires pendant 14 années.)
Après une retraite bien méritée, je me suis reconverti en agriculteur, une passion que j’ai toujours eue dans mon cœur. Actuellement, je gère une exploitation de 7 hectares à M’cid dans la daïra de Sfisef. Ma spécialité : les cultures maraichères, l’arboriculture (oliviers) et l’élevage ovin.
Cette nouvelle activité, ne m’a jamais éloigné de mon métier d’origine l’enseignement. A cet effet, je dirais : un éducateur doit avoir une conscience professionnelle, des qualités pédagogiques générales, culture générale suffisamment étendue, possession d’une culture professionnelle spéciale, ainsi que toutes celles qui se développent par l’exercice même de la profession. Je dirais tout simplement « qu’il faut savoir beaucoup pour enseigner peu ! ».
Le sens de la mission de l’éducateur doit être la conscience professionnelle, le sens de la responsabilité qu’il assume vis-à-vis des apprenants.  Il n’est pas indispensable qu’il en aperçoive, tout d’abord toute la Complexité, toutes les difficultés, tous les risques, mais il faut qu’il Conçoive la noblesse et la grandeur. Lourde charge que celle d’une conscience ! Toute sa peine, tous ses soucis, seront concentrés sur la jeunesse. IL s’attachera à son métier pour les satisfactions qu’ils lui donneront, l’amour qu’il peut avoir pour son pays, la sympathie qui le porte vers les classes pauvres et déshérités de la nation, un sens de la justice et des réparations qui leur sont dues, tous ces mobiles contribueront à rehausser à ses yeux la dignité de sa fonction.
L’enseignant est un modèle d’éducation : qualités physiques (Comportement appréciable), qualités intellectuelles et morales…Tout enseignant est un don perpétuel de soi-même, et un don choisi par lequel on communique à autrui uniquement ce qu’on a de meilleur et de plus noble.IL suppose donner une capacité de critique avisée de
soi-même, lesquels vont de pair. Les vertus professionnelles, le don pédagogique, la volonté de bien remplir sa tâche, avec dévouement, préparation réfléchie des cours, des exercices et des devoirs. Organisation générale du travail scolaire, j’insiste sur l’extrême importance de l’exactitude et de la régularité, qualités primordiales dans toutes les
professions .Les enseignants doivent prendre conscience qu’ils sont toujours responsables d’un éventuel échec. IL est à remarquer plusieurs insuffisances : rôle des parents d’élèves, formation des enseignants-
(certains ne sont pas aptes pour enseigner)-, des responsables inconscients.
On n’a pas le droit de sacrifier des générations. Les candidats au BAC et au BEM ne préparent pas sérieusement leurs examens. Je leur dis de faire des efforts considérables s’ils veulent réussir. Le niveau scolaire a baissé considérablement, c’est Inquiétant pour ne pas dire alarmant, il faut réagir car l’école est la colonne vertébrale de toutes nations qui aspirent à la modernité.

marceau

École primaire Marceau .

ite

I.T.E ORAN .

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Posté par le Mar 19 2015. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

47 Commentaires pour “Monsieur Bouras Mokhtar hôte de la voix de Sidi-Bel-Abbès / Par Madene Benattou”

  1. Mohammed

    Une génération exemplaire.

  2. IMED MUSTAPHA

    C’était l’ami de mon père un enseignant modèle qui se préoccupait beaucoup de ses
    élèves et qu’il aimait beaucoup. un enseignant exemplaire.

  3. Lamine

    Bonsoir , je suis ravi de lire la petite interview de monsieur Bouras Mokhtar , j’ai été élève chez lui durant l’année scolaire 70-71 (juste le dernier trimestre de l’année),on était un petit groupe d élèves qui venait de l’école de garçons étudier au sein de sa classe de filles à l’école marceau.

    J ai énormément appris le Français avec monsieur Bouras surtout les résumés de texte qu’on faisait en fin de semaine à l’époque c’était le samedi matin.

    Merci beaucoup monsieur Bouras Mokhtar.

    • Anonyme

      c’est vraiment un grand plaisir de parler de monsieur Bouras,ont a beaucoup appris avec lui je vais vous dire ce qu’on faisait en classe 4 b1 on corrigeait le journal c’était l’enseignant bouras qui n’acceptez pas les fautes,merci beaucoup monsieur grasse a vous je maîtrise convenablement la langue française,et j’occupe une bonne place,comme colonel a l’état major , et je souhaite que maintenant concernant l enseignement d’ aujourd’hui sera recyclé pas notre grand monsieur bouras,je vous oublierais jamais

  4. badia

    Monsieur Bouras Mokhtar , enseignant exemplaire et qui a toujours aime l agriculture.
    Je vous souhaite une tres bonne retraite, paisible parmi les votres, en vous disant de passer mon grand bonjour a votre famille, votre ainee surtout
    Cordialement

  5. Hocine .C

    Merci Benattou .Cette nouvelle rubrique « Hote du journal » est très intéressante et pleine d’enseignement , elle nous permet de connaitre mieux nos anciens éducateurs qui ont rempli honorablement leur mission. Malheureusement , de nos jours , il est de plus en plus difficile de trouver des enseignants comme Mr Bouras M qui se préoccupe avant tout de l’éducation de l’élève . L’enseignement , c’était vraiment mieux avant. Bonne et longue retraite inchallah à Mr Bouras . Je garde beaucoup de bons souvenirs de cette vieille et inoubliable école de Marceau avec mes deux ex enseignants Mr Lahmar et Mr Laaradji (Allah yerhemhoum) . Mr Bouras , a certainement beaucoup de souvenirs de ces grands noms de l’éducation et de cette belle époque . Merci la VDSBA.

  6. Hocine .C

    lire : qui se préoccupent .

  7. oulhissane

    Mr Bouras, tel qu’il se présente, tel qu’on l’a connu, est une leçon de pédagogie pour ceux qui en manquent. Ce qui le marquait le plus, c’était cet optimisme, ce sourire qui ne le quittait jamais. Deux qualités de l’enseignant qui prépare ses élèves à la vie.
    De ses propos se dégage la formation pédagogique que les enseignants d’antan recevaient avant de tenir un bout de craie et de  » faire parler » le tableau.
    La vieille École Normale d’Instituteurs en témoigne : transformée en lycée, elle répond au besoin pressant de scolarisation des élèves que de formation de l’encadrement pédagogique.
    Mr Bouras est l’image de l’enseignant qui parle de sa matière aux élèves et non de ses élèves à la matière. La qualité de l’enseignement en dépend.
    La formation dans le métier est l’identité professionnelle de l’enseignant. On ne peut en vouloir à celui qui ne l’a pas reçue.
    Mr Bouras, bon courage !

  8. Un ancien

    Mr. Oulhissane. L’hôte de cette fois ci est un autre modèle à suivre mais ma question est la suivante pour amorcer un débat Que manque t’il à ceux qui rejoignent le métier sans vocation juste pour la possession d’un emploi et je n’en leur veux pas. ?

  9. ami

    @ Un ancien salam,
    je me permets de remarquer que la réponse se trouve dans la question que vous posez!
    Avant le métier d’enseignant était un choix,une passion pour passer une » rissala »( un
    message et transmettre des connaissances,des savoirs(faire,être,devenir etc…..)mais
    aussi développer les capacités de ses élèves et éveiller leur curiosité dans divers
    domaines..Enfin Apprendre à ses élèves à APPRENDRE…
    Maintenant c’est devenu une wadifa (un emploi) et comme notre ami Un ancien le dit
    si justement,on ne peut pas en vouloir aux jeunes qui intègrent le monde de
    l’enseignement. Les données sont autres et le chômage les guette et d’ailleurs
    beaucoup de diplômés cherchent n’importe quel emploi après plusieurs années
    d’attente …..Et quand ils réussissent à trouver cet emploi ,ils ne vont pas se poser
    des questions de compétence ,de conscience etc….
    Bravo si Benattou de nous parler de monsieur Bouras ,un brave qui a marqué des générations par son sérieux et son humanisme avec ses collègues et ses élèves!
    ……..

  10. Ayadoun Sidahmed

    J’ai eu l’honneur aujourd’hui (vendredi) de prendre un café avec Mr Bouras et son fils Faouzi qui est mon ami ainsi notre ami Oured Abbas. Je n’est pas eu le privilège d’être élève de Mr Bouras, mai il a des qualités d’éducateur au vrai sens du mot, on apprend toujours avec lui, moi personnellement j’essaye de faire de mon mieux de ne pas parler le français devant lui parce que il a l’amour de son métier. Merci pour la VDSB d’avoir pensé à Mr Bouras à qui je souhaite longue vie

  11. B Mohamed

    Mr bouras je suis un de vos élève , c’est pour vous ce poème
    Le Laboureur et ses Enfants

    Travaillez, prenez de la peine :
    C’est le fonds qui manque le moins.
    Un riche Laboureur, sentant sa mort prochaine,
    Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.
    Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage
    Que nous ont laissé nos parents.
    Un trésor est caché dedans.
    Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage
    Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.
    Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût.
    Creusez, fouiller, bêchez ; ne laissez nulle place
    Où la main ne passe et repasse.
    Le père mort, les fils vous retournent le champ
    Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an
    Il en rapporta davantage.
    D’argent, point de caché. Mais le père fut sage
    De leur montrer avant sa mort
    que le travail est un trésor

  12. Ancien Stagiaire

    D’abord je remercie encore Benattou de bien choisir parmi les humbles de l’éducation nationale, une personnalité telle que Monsieur Bouras Mokhtar ou Monsieur Oulhissane Tayeb et la suite ne manquera pas, Monsieur Bouras Mokhtar bien connu des spécialistes de l’éducation en Algérie est sorti en retraite en juillet 1997. Avec lui Sidi Bel Abbes perdait le doyen de ses penseurs de ses praticiens dans le domaine de l’éducation. Quant au monde de l’enseignement il est désormais privé de l’homme qui était le mieu à même d’expliquer la situation de l’éducation à Sidi Bel Abbes, d’une façon générale les problèmes dans ce domaine. Actif dans le monde de l’éducation pendant 35 ans, Mokhtar y joua un rôle de premier plan pendant les 10 dernières années (c’est à ce moment là où je l’ai connu comme formateur,j’étais son stagiaire, et je suis encore en service) c’est à lui et à certains professeurs et inspecteurs comme Monsieur Oulhissane, Monsieur Djaroud, Monsieur Adel, Monsieur Tekkouk( Allah yerhmah), que Sidi Bel Abbes doit la naissance et le dévelopment de la recherche pédagogique.

  13. Ibn Zeidoun

    Mr Bouras est un grand Monsieur,calme,amoureux de son travail c’est un exemple à suivre.
    Merci à la voix de Sidi-Bel-Abbes pour cet entretien.

  14. M .M

    Ce choix est judicieux ;cet enseignant a su marquer des centaines de potaches par son savoir faire sa pédagogie due a ses compétences Sa vocation de professeur comme celle d ‘instituteur fut transmetteuse et pragmatique .

  15. MILOUA

    Bouras Mokhtar ! il avait 20 ans nous avions 18 ans en 1962 lorsque notre jeune pays nous a confié la lourde tache de prendre en charge les premiers eleves post independance et dejà Mokhtar malgre son jeune age etait considere comme le doyen de ces autodidactes malgre nous.Il fallait vivre ces instants pour avoir une idee de ce qui se presentait sur le terrain pour les enseignants (plutot les pionniers ) de la nouvelle ecole algerienne.
    Comme possibilite aucune formation, aucun outil de travail ,aucune programmation il fallait aller à la chasse des documents, du materiel pedagogique, des cartes etc.
    Nous tenions nos reunions pedagogiques entre nous à l’ecole apres les heures de classe, dans nos maisons et meme aux cafes à la recherche d’une orientation ,d’une methodes ou de ficelles pedagogique,une formation sur le tas motivéé par une fibre patriotique celle de relever le defi car considerés par la France que nous ne pouvions pas assurer sans eux
    Mais l »esprit de solida

  16. MILOUA

    il fallait donc voir cette solidarite entre les premiers enseignants pionniers a l’image de Mokhtar tout document decouvert etait a tour de role mis a la disposition des collegues 48 h etaient reservees pour recopier ce document à la main pour le remettre aux suivants et ceci sans photocopieuse ou le systeme de maintenant copier et coller et parfois à la lumiere des bougies A defaut d’imprimeuse notre formation a l’ecole moderne avec MR Bakhti nous a appris a defaut d’imprimeuse au stencyl on a inventé et cree cet outil de tirage qui s’appelle le limographe ainsi nous pouvions tirer les sujets d’examens et meme editer le journal scolaire avec les eleves ,je crois que le monde scolaire dans lequel nous avions vecu etait un monde merveilleux car on faisait des miracles en investissant sur l’enfant notre raison de vivre nous avions semé et aujourd’hui notre moisson est cette generation de cadres qui a un plaisir maintenant de traverser la rue pour venir à notre rencontre en nous interpelons « Cheikh » merci pour….
    ceci est dedie a des milliers d’enseignants qui ont releve le flambeau les premiers jours de l’independance aujourd’hui beaucoup ont disparu et certains vivent dans l’ombre mais l’histoire retiendra leur magnifique mission d’avoir relever le defi

    • ghosne

      Salem, Ce commentaire m’a ému connaissant les conditions avec lesquelles travaillaient les PIONNIERS , voilà j’ai une grande pensée pour ceux qui ont disparu les inspecteurs , les conseilleurs pédagogiques et les enseignants…..,pour ceux qui sont encore en vie et qui se suffisent à eux mêmes ils sont connus dans un sens et méconnus dans un autre certains ont travaillé très dur et pour une famille entière personnellement je les respecte et je leur dis qu’ils sont dans la MEMOIRE de la ville et personne ne viendra nous dire le contraire. On m’a raconté il n’y a pas longtemps un groupe d’enseignants dans la même école en dehors de la ville n’ayant aucun moyen de locomotion (même pas un vélo) pour se rendre chez eux après les classes alors qu’il pleuvait à torrent ils avaient pris la decision de monter dans une Calèche tout le long du trajet c’était les rires aux larmes et chacun était déposé à l’endroit où il devait descendre, ce fut un temps où tout avais un SENS et les enseignants étaient très mal payé et les élèves avaient un bon niveau scolaire et de très bons diplomes……

  17. oulhissane

    à  » un ancien »,

    Pour répondre à votre demande, je dirais, comme l’a déjà remarqué « ami », que votre question est en elle-même, non seulement une réponse, mais la solution qui s’impose à la situation actuelle de l’enseignement dans notre pays, à savoir :
    1- la vocation: un pédagogue disait qu’aucun institut ne peut la transmettre par conférence, ni l’inoculer par vaccin, et qu’aucune formation ne peut l’égaler. Elle est un don de Dieu.
    Qui ne l’a pas, ne peut prétendre l’avoir par la présentation d’un diplôme. Pour l’école américaine, un diplôme  » atteste du temps que son détenteur a passé dans une université. »
    2- la formation à la profession. Avec la fermeture des ITE, l’enseignement fut appréhendé en tant que postes budgétaires à pourvoir. Sous la pression de la démographie scolaire, il répond à la logique de l’emploi.
    3- Le discours politique, d’où qu’il vienne, ne peut être à lui seul, la réalité toute entière, car s’il l’était réellement, ses tenants ne tomberont pas dans l’opposition. Et ceci est valable pour tous les pays.
    4- On ne peut en vouloir aux jeunes enseignant (e)s qui affrontent le métier sans avoir bénéficié d’une préparation. À cet effet je ferais deux remarques :
    A) Les parents pensent généralement aux conséquences négatives d’une telle approche de recrutement sur le niveau scolaire des élèves.
    Il m’a été donné de constater sur le terrain les effets négatifs sur la santé des enseignant(e)s.
    B) En 1998, j’ai pris en charge 16 enseignantes recrutées directement sur concours, pour 06 jours/année de formation.
    Ces jeunes enseignantes, intéressées par le côté humain du métier, m’ont proposé de leur donner des  » cours supplémentaires » qu’elles payeraient elles-mêmes.
    J’ai refusé catégoriquement. Aucun texte du règlement ne préconise ce genre de formation.
    Et voilà que Wikipedia me fit découvrir que le philosophe Emmanuel KANT  » commença à enseigner à l’université de Königsberg avec le titre de Privatdozent (enseignant payé par ses élèves). »
    Voyez la perspicacité de nos enseignantes ! ( 1755-1998)
    Je découvris à mon tour que notre système souffre, quelque part, d’un assèchement causé par une vision de l’enseignement qui souffre d’un raisonnement qui n’est critique, ni pratique.
    Juste des diplômes qui attestent du temps passé dans une université.

    • ami

      @ l’ami et frère Si Tayeb,salam
      Effectivement la vocation est un don de Dieu que l’on doit parfaire par la formation
      spécialisée qui reste le talon d’Achille de notre système éducatif. J’ai remarqué que
      les I.T.E ont été fermés,les écoles normales vidées de leur substance pédagogique,
      les écoles polytechniques presque dissoutes ,L’E.N.A forme la quantité au détriment
      de la qualité etc…..Résultat: on a réussi à casser la fine fleur de l’élite Algérienne.La
      Sonatrach par exemple a été gérée par des cadres Algériens de très haut niveau
      et formés en Algérie (l’I.A.P) Donc pour faire bref le Know how(Savoir-faire….)Algérien
      a été dilué totalement dans les méandres d’un système faussement planifié..pour
      déformer le visage d’un pays riche et où la science et la maîtrise de la technologie
      -par ses enfants- font peur aux laboratoires sophistiqués des concepteurs de la globalisation et de la mondialisation .Bonne journée Si Tayeb,Fraternellement!

      • oulhissane

        ami, bonjour…

        Votre post me rappelle une histoire de poker que j’ai lue il y a très longtemps de ça.
        Dans ce jeu, « full » veut dire présenter 5 cartes ; 3 de même valeur, et 2 de même valeur.
        On raconte que le roi Farouk d’Égypte faisait une partie de poker. À un moment, il s’écria : « full » et il dévoila 4 cartes au lieu de 5 : 3 de même valeur et un »roi ».
        Un joueur lui fit la remarque :
        – Altesse, il vous manque un roi.
        Son Altesse répondit :
        – C’est moi !
        Fraternellement.

        • ami

          @ Si tayeb salam
          subtile, l’ histoire du poker égyptien mon frère!!!!! mais cela n ‘a pas empêché
          Nasser de détrôner le roi Farouk par une quinte flush royale(et….à pique !!)que
          même la déesse la plus célèbre de l’antiquité Cléopâtre ne put prévoir ,malgré
          ses dons exceptionnels de séduction de César (avec qui elle a eu un enfant)
          et de Marc Antoine (avec qui elle a eu des jumeaux )……..comme tu vois cher frère
          même avec trois princes c’est-à-dire.un….. BRELAN PRINCIER et deux EMPEREURS = l’équivalent d’un FULL(pour utiliser le jargon du poker) ne lui a pas permis de sauver l’Égypte des griffes de l’empire Romain …..qui en fit de Oum Eddounia une petite province Romaine !!!
          Fraternellement ,Bonne journée!

  18. Hassan

    Ce n’est pas n’importe qui qui peut être enseignant. Il faut être doué d’un désir d’enseigner et en plus avoir suivi une formation pédagogique. Je suis bien placé pour le savoir. En effet juste aprés avoir obtenu ma première partie du Bac en 1962, mon père me » trouva » une place comme instituteur dans notre village.En ce temps la l’école manquait cruellement d’instituteur et d’instructeur. On acceptait toute personne qui avait un tant soit peu de connaissances pour enseigner. On recruter beaucoup d’anciens Talebs(Enseignants du coran) pour enseigner l’arabe. Ils n’avaient aucune notion de math, physique ou chimie! J’ai commencé comme instituteur. J’avais deux classes d’éléves : Une de 8hà 10h et l’autre de 10h à 12h. C’était le cours préparatoire et le cours moyen. Le soir c’est la même chose. Chaque classe comptait 45 éléves!
    Je n’avais aucune connaissance pédagogique. Je ne savais même pas par ou commencer. J’ai  »enseigné  » pendant trois mois. Je n’ai jamais été payé. Comme je n’avais aucun sou et ne gagné rien je vivais grâce à mes parents. Un jour n’en pouvant plus je me suis enfui du village et j’ai rejoint l’armée nationale Populaire. La au moins j’étais nourri , et blanchi et surtout je voulais pouvoir défendre mon pays en cas de nécessité. Je voulais me se spécialisé dans la défense anti aérienne mais le destin a décidé autrement:J’ai continué mes études et puis plus tard j’ai pu former des ingénieurs dans un domaine stratégique pour la sécurité de notre pays.
    Je rend hommage à nos enseignants et enseignantes, et je les remercie pour leur abnégation et leur courage pour prendre la responsabilité de former les hommes et les femmes qui honoreront leur Patrie demain :
     » Nahnou el oula
    Nahnou el oula
    Koumna bi bina hadha el mala
    Ila el 3oula
    ila el 3oula
    Bi el ichtihad ou el 3amal ».
    C’est un poème que nous avons appris en 6 ème.

  19. Koiuder

    Nous remercions la voix de sidi bel abbes pour avoir donner à ces messieurs anciens
    enseignants de la trompe de Mr Miloua Mr Oulhissane,Mr Bekhti et beaucoup d’autres qui vivent retranchés entre 4 murs cette occasion pour démontrer que l’école algérienne n’a
    pas cesser de donner des hommes et des femmes à la hauteur .Mr Bouras que j’ai connu à
    l’école normal est un de ces hommes qui aime avant tout son pays son métier ses élèves.
    Nous souhaitons une bonne retraite à ces messieurs ces cheiks et que Dieu les garde
    pour nous tous.

  20. MILOUA

    sur mon facebook je viens de lire un commentaire significatif où un internaute disait « UN ENSEIGNANT DISPARU C.EST UNE BIBLIOTHEQUE QUI BRULE  » a mediter pour la jeune generation

  21. Mohand

    Rien ne brûle s’il a construit plusieurs bibliothèques. On perd l’homme mais le fruit de ses labeur est éternel.

  22. mohamedDD

    forum dans ce genre (témoignages, mémoires,…) est à encourager, tout à été dit sauf que j’en suis témoin de cette « époque » où fraternité, amitié, sincérité, probité, honnêteté n’étaient pas de vains mots, la Parole avait son poids d’or, des Bouras, Miloua, Oulhissane, Sekkal, Tekkouk, Affane, honorables mil excuses étaient heureusement nombreux par la grâce d’Allah et ne faisaient que leurs travail mais avec amour, panache, abnégation, professionnalisme et devoir.. le travail ibada??? Ces enseignants ont fait grève!! pour des bananes…. je crois pas?? Il en existe mais trop rare comme pour l’amitié, la parole, la sagesse …… mais je suis optimiste, ce pays des martyrs (bien avant 1954) recèle encore de la bonne graine foi en Allah

  23. benattou

    Pour Messieurs Miloua et OULHISSANE et Hassan.
    Un homme les cheveux grisonnants,le pas pressé,s’engage dans l’entrée d’un immense
    établissement, il trouve la porte grande ouverte,il pénètre à l’intérieur.La cour était remplie de monde; des hommes debout discutent et fument des femmes voilées
    assises le long des murs et des enfants courant et se poursuivant. C’est l’école,
    le jour de la rentrée.Une véritable bataille va s’engager pour l’admission en classe de
    toute une génération que la guerre de libération a maintenu dans la rue depuis de
    longues années.Voyant une porte close portant l’inscription « Concierge ».L’homme
    s’avance et donne deux à trois petits coups.Un pas traînant ,une serrure qui grince,la
    porte s’ouvre et une jeune femme se présente, l’air soucieux,le front barré de rides.
    Monsieur vous désirez?Vous êtes bien la concierge ,Madame?Oui Monsieur! Je suis le
    directeur,je viens prendre possession de mon poste.Transformée,le visage illuminé par
    un sourire,la concierge se tourne alors vers le mur,allonge le bras,prend une clé qui y
    était suspendue et sort aussitôt.Le pas alerte,rapide,elle se dirige vers une porte en face
    de sa loge,l’ouvre et laisse le chef d’établissement entrer dans un bureau éclairé par
    deux larges fenêtres.Une petite minute d’inspection,puis se tournant vers elle,il lui
    demande:S’il vous plait Madame,savez vous si des enseignants se sont présentés ce
    matin?Oui Monsieur trois jeunes gens et deux jeunes filles sont déjà arrivés.Ils m’ont
    dit qu’ils étaient des instituteurs nommés à cette école.Ils sont dans une classe.Voulez
    vous,je vous prie me montrer le chemin.Et l’un suivant l’autre,le directeur et la concierge
    sortent du bureau,traversent la cour entre une double haie de spectateurs curieux.Les
    femmes s’étaient levées,les hommes avaient cessé de marcher et de parler,et les
    enfants de courir.Tous étaient figés,dans l’attente d’un événement nouveau .
    Aussitôt,dans la salle de classe,le chef d’établissement souriant,la main tendue,
    s’approche de ses collaborateurs pour les saluer. Âpres les présentations d’usage,
    une fois l’atmosphère détendue,il prend la parole s’adressant à son auditoire:
    En tant que cadres,vous allez non seulement assister,mais aussi aider à la naissance
    de l’école algérienne.Vous aurez l’honneur de participer à la grande bataille de la
    rentrée,car tout est à faire.Je suis à la fois fier et heureux de vous voir avec moi et je
    compte sur votre concours pour l’accomplissement de cette noble mission.Je vais vous
    indiquer comment nous allons procéder.Nous allons installer cinq bureaux dans la cour
    et je remettrai un cahier à chacun de vous.Vous inscrivez,sur présentation du livret
    de famille,tous les jeunes scolarisables,c’est à dire dont l’age s’échelonne entre 6 et
    14 ans bon courage.L’école algérienne,qui vient de voir le jour,avance lentement
    avec des fortunes diverses,tantôt encourageantes,tantôt déprimantes du fait du manque
    d’instructeurs .C’était le 15 Octobre 1962 à 8 heures et merci à Monsieur Oussedik.

  24. MILOUA

    a Benattou
    a la lecture de ce passage un frisson me traverse les poils s’herissent celà me rappelle notre entree à l’ecole Pasteur en compagnie de Lacarne abbes ,Djahed Mohamed Feu Benaissa le pere de notre acteur de cinema.Seulement nous avions herite d’une ecole saccagee par l’OAS qui a failli etre brulee si ce n’etait le courage de son directeur MR Ousset qui d’ailleurs a ete reconduit à la direction en reconnaissance de son exploit celui d’etre monter sur le toit de l’ecole pour empecher les incendiaires de commettre leur forfait.
    Il est vrai que les conditions de travail etaient penibles mais la motivation du debut de l’ECOLE ALGERIENNE doublait nos efforts

    • Bertrand Lefeuvre-Ousset

      Le directeur de cette école Pasteur à Sidid-Bel-Abes était mon grand père Marcel Ousset.
      Enseignant devenu directeur.
      Homme d’une grande pédagogie et courageux.
      Bel hommage à lui.

  25. M .M

    L’on remarque aisément que la grande aventure de reconstruction nationale reste a écrire.Ceux sont la de précieux témoignages.

  26. Hakem abderrahmane

    Merci à tous ceux qui nous ont transmis le savoir!

  27. kouider .K

    Merci à tous , on apprend avec ces bons commentaires . Merci Mr Benattou , merci aussi à Mr « ami » pour son commentaire . C’est le trés haut niveau .

  28. HORR Abdelkader

    Salam Alaykom

    Je suis content de lire cet entretien et surtout vous nous mettez en ligne un de mes enseignants qui m’a le plus marqué au CEM IBN ZEIDOUN, je remercie notre ami Benattou pour ce travail et souhaite voir d’autres cadres de l’enseignement où d’autres horizons.

  29. Kouider

    Je n ai pas compris le sens de cette histoire de POKER Mr Oulhissane . Merci .

    • oulhissane

      Si Kouider, mass el kheir,

      Notre frère « ami » l’a très bien expliquée. Il ne m’a rien laissé à rajouter.

      • Nore

        Ousted Oulhissane :Que c’est bénéfique de lire les pédagogues mais pourquoi sont ils ils en retrait tous ces vieux de la vielle? tous presque terrés !Que se passe t’il ? daddouche, reffas, bouanani, boukhdimi ,boularbag ,rahal,etc ont certainement des leçons a inculquer non?

        • oulhissane

          Nore, sabah el kheir…

          Pour répondre à la question, je dirais :
          Ces messieurs, et beaucoup d’autres, n’ont jamais aspiré, n’ont jamais pensé à « bouffer » l’oxygène des autres.
          À un moment où des fonctions supérieures étaient à leur portée, ils ont choisi, de leur propre arbitre, d’être des enseignants.
          S’ils vivent aujourd’hui en retrait, c’est qu’ils assument pleinement leur choix.
          Une rencontre avec un ancien élève est pour eux « eddenia ou ma fiha » !
          Un soufi disait : si les rois goûtaient à notre quiétude, ils nous enviraient.

  30. Nore

    un grand monsieur ;sa fidélité est une preuve ,dire que fut la vocation et l’amour d’un noble métier épousé par des milliers d’algériens de cette historique époque.Allah yehafdah

  31. PEM

    Merci Monsieur Madene d »avoir pensé à Monsieur Bouras c »était un enseignant et formateur exemplaire et n »hésitez pas à parler d »autres professeurs comme mme Miloua Safia, Mr Frifra et sa femme.Je leur souhaite santé,bonheur et sérénité

    • ghosne

      @PEM , salem ces brillants enseignants il ne faut pas oublier de citer les NOMBREUSES enseignantes du PRIMAIRE qui ont donné tout ce qu’elles ont pu jusqu’à la fin de leur carrière Mme BENHAMED , Mme KHELIL maitresse d’application et pilier connu et reconnu pour son travail sérieux et son dévouement pour l’enseignement respectée à l’échelle nationale et à sidi bel abbès que Dieu leur donne santé et de beaux jours inchallah.

  32. Hamadene aicha

    Salem. Mes homages mon collegue.c’est un plaisir de lire cet interview.aussi enseignante que vous je termine bientot mes39 de service dans le meme corps.et je suis toujours apte a donner et former. En tant que professeur formateur.j ai toujours cette bonne conscience de mon noble métier.bonne continuation dans votre nouveau métier.

  33. T Mohamed

    Souviens toi d’Oran, de son soleil, de ses belles plages,de son ciel bleu, de ses boulevards, de ses beaux collèges, de cette belle corniche. Mais l’ITE n’est plu
    dommage ….. Bonne retraite à toi et tous les amis(es).

  34. ouriachi z

    C BIEN Mais SVP .Pensez a d’autres grands et grandes personnalités qui sont dans les oubliettes.

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