La Voix De Sidi Bel Abbes

Monsieur BOUKHEDIMI Sid Ahmed , hôte de la voix de Sidi Bel Abbés / Par Madene Benattou.

La voix de sidi bel abbés, continuant dans sa noble mission, celle du devoir de mémoire, et après avoir accueilli respectivement, Mr Abdelkader Bakhti, Mr Bouras et Mr Taieb Oulhissane, c’est au tour de Mr Sidi Ahmed Boukhedimi .Homme d’une grande finesse et au cv éloquent.
Il nous livre dans ses confessions intimes, un voyage dans le temps qui nous renseigne sur la droiture du personnage. A chaque épisode de sa vie mis en exergue, on ne peut s’empêcher d’imaginer la richesse intellectuelle de l’époque. Le lecteur avéré saura tirer des enseignements de l’expérience de Mr Boukhedimi Sid Ahmed connu, respecté et souvent aimé par celles et ceux qui savent apprécier le mérite de l’homme. Une vraie leçon de vie que nous livre ce grand Monsieur qui à su rester humble malgré les fonctions qu’il a occupé. Ces Messieurs de l’éducation nationale sont de vrais trésors et je reste convaincu qu’ils répondront présents au cas où on ferait appel à eux pour sauver les générations futurs en mettant leur expérience au service du pays.
Ne dit-on pas que l’école est la colonne vertébrale de toute nation qui aspire à la modernité ?

La rédaction .

 

DSC04075-SmallPhoto prise à l’entrée du lycée Abdelkader Azza .

Deux ténors de l’éducation :

Mr Boukhedimi et Mr Sallat Illustre professeur de mathématiques .

Sid’ Ahmed BOUKHEDIMI, originaire de la commune de Sidi Hamadouche, Je suis né dans cette ville, il y‘a soixante dix huit ans (78) .Fils de Tayeb, installé à Sidi Bel Abbés en 1895.
Je suis heureux Père de quatre enfants, dont une psychiatre, un médecin et deux ingénieurs en génie civil. Tous mariés et élèvent dix petits enfants. Donc je peux dire que, je suis comblé de ce coté là.
Mes études, je les ai faites d’abord à  » l’école  INDIGÈNE », aujourd’hui IBN-SINA, dont une grande partie s’est effondrée hélas cette année. J’avouerais que pour moi c’est un pan entier de mes bons souvenirs d’enfance qui s‘effiloche. Puis j’ai franchis les portes de la prestigieuse école Franco-musulmane de Tlemcen. A noter, à titre de rappel, que cette grande école dont il n’existait que deux autres semblables, une à Alger et l’autre à Constantine dispensait un enseignement bilingue, arabe classique et français, en vue de former -des « Mouderres »-, des professeurs et des cadis. Les disciplines qui y étaient prodiguées : Droit musulman, Notions juridiques et religieuses nous préparaient à l’exercice de cette dernière fonction. Mais les Medersiens, avaient compris dans les années 50 que ces uniques débouchés que leur fixait l’administration coloniale étaient discriminatoires et s’étaient mis à passer comme candidats libres -(la voie normale n’étant pas autorisée)- , l’examen du baccalauréat qu’ils obtenaient aisément suite à la formation poussée qu’ils recevaient dans les matières françaises.

 

23193840École Avicenne .

Tlemcen /École Franco-Musulmane .

C’est donc muni du diplôme de fin d’études des Medersas et du baccalauréat sciences expérimentales, que j’affrontais la vie active. Mon vœu d’alors était de devenir pharmacien. Avant de commencer les études de pharmacie, il fallait à l’époque suivre au préalable un stage d’une année chez un pharmacien agrée par le rectorat d’Alger.
A Sidi-Bel-Abbès, seulement deux étaient reconnues comme tels :
MM. Ganancia et Klouche. Le premier refusa poliment de me prendre en charge sous prétexte qu’il avait déjà un étudiant en formation, et le second m’étala une panoplie de problèmes personnels qu’il traversait et qui, selon lui, l’empêcheraient de s’occuper d’un stagiaire. Pour ne pas rester oisif une année entière, je sollicitai auprès de l’Académie d’Oran un poste de maitre d’internat. Il me fut accordé au lycée Laperrine.
Etait-ce l’annonce d’une carrière dans l’éducation nationale ? Je ne le savais pas encore. Cependant je repris du service l’année suivante dans la même fonction mais cette fois au lycée Pasteur d’Oran. La maitrise d’internat ou d’externat à l’époque n’appartenait pas comme aujourd’hui à un corps donné, c’était une fonction passagère qui permettait à celui qui y était affecté de gagner un peu d’argent et surtout de préparer des examens.
A vrai dire je voulais me rapprocher de cette ville où j’envisageais de m’inscrire à l’unique faculté ouverte en ces temps, celle des lettres françaises. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de l’OAS qui me contraigna à retourner dare-dare à Sidi -Bel –Abbés, où je me trouve de nouveau oisif.
Et c’est au cours d’une promenade au Bd de la république (Rappelez – vous, elle était quotidienne) que je rencontre M.AZZA Abdelkader qui me proposa un poste de surveillant général d’internat.
M.AZZA Abdelkader, Quelle Classe ! Quelle Culture ! De sa grande personnalité émanaient le respect et l’admiration. Il était rationnel, méthodique et avec ça très modeste. Et quoique ses initiatives fussent toujours positives, il ne les appliquait jamais sans en consulter ses adjoints.

M.AZZA était un démocrate né.
Mais toutes ces qualités, le FLN qui régnait en maitre absolu, feignait de les apprécier et préparait adroitement son départ. Si Abdelkader était un militant de longue date à L’UDMA de FERHAT Abbes qui d’ailleurs assista à ses obsèques le 20 avril 1967. Cette appartenance à un parti non reconnu suffisait pour le contraindre –en étant poli – à partir.
M. COLLADO, alors censeur, sympathisant de la révolution algérienne, et dont la maison à été plastiquée par l’OAS à nourri quelque peu l’espoir de prendre la relève.
Mais monsieur COLLADO était français et de surcroit communiste. De ce fait il ne pouvait prétendre à cette responsabilité. C’est donc une personne inconnue qui fut directement « parachutée » de Rabat à Sidi Bel-Abbes. Qui de nous ne se souvient pas de son Intervention auprès du personnel, professeurs et administration, qu’il convoqua pour sa première prise de contact :
« Après onze ans d’exil je rejoins mon pays qui a besoin de moi ».
Mais ce proviseur ignorait que le pays qu’il avait rejoint n’était pas le pays qu’il avait quitté ! A la fin de l’année scolaire et au cours du déroulement des épreuves du BEPC (BEM aujourd’hui) ce proviseur passa dans les classes et ordonna aux surveillants de montrer aux candidats les réponses dans l’épreuve d’histoire- géo. Il voulait certainement, par de bons résultats dans son établissement, confirmer son indispensabilité.
Le soir même la nouvelle parvenait aux oreilles de Mr ZERHOUNI, inspecteur d’académie à Oran. La sentence fut immédiate, tranchante comme un couperet : le proviseur radié, le surveillant général d’externat muté et l’épreuve d’histoire – géo refaite au lycée En-Nadjah.
Le métier de surveillant général commençait à me peser parce qu’il ne m’apportait rien de positif. Ni promotionnellement ni intellectuellement. Je me suis mis à chercher autre chose. Le « préfet » d’Oran de l’époque, me proposa avec insistance un poste d’attaché culturel. Le ministère de la santé un poste de directeur d’hôpital avec stage à Rennes et Air France un poste à Paris au moment où l’on pouvait encore opter pour la Nationalité française. Mais la ville de Sidi Bel-Abbés me colle à ce jour à la peau et je refusais de la quitter.
Je pris alors la ferme intention de retourner vers l’éducation nationale. Au lycée de jeunes filles dirigé par Mme YELLES, on me confia une classe de Français et deux classes d’Arabe. Mais les années suivantes, j’optai pour l’enseignement de ma formation : l’Arabe.
Au cours de toutes ces années, j’ai tenté aussi de faire de la politique. Pendant deux ans, j’ai occupé le poste d’adjoint au commissaire du parti. Un poste important et apparemment promettant. C’était la période des comités de gestion et nous sortions dans les campagnes pour en présenter les bienfaits. J’avais honte de moi-même .Honte de débiter des mensonges devant de pauvres paysans affamés et en guenilles et aller ensuite nous gaver de méchouis que ces mêmes paysans nous préparaient.
Par ailleurs le niveau intellectuel alentour était bas et le comportement frisait la bassesse. Cependant le Parti était très puissant. Un simple coup de téléphone émanant de lui pouvait élargir un détenu ou emprisonner une personne. Mes amis les plus intimes se méfiaient de moi et s’arrêtaient de parler quand j’arrivais. Pourtant nous-mêmes n’étions pas à l’abri des coups durs. Je ne vous citerai pas le contenu du télex qui me fut adressé d’Alger lorsqu’un jour je reçus le consul des États- Unis à Oran (ça existait) pour une visite qu’il me dit de courtoisie.
J’étais présent un jour quand, un ministre de haut rang, sous l’instigation de certaines personnes très proches, écrivit sur un bout de papier et sur le toit d’une R16 les mots suivants à l’intention du Mouhafedh en weekend chez lui à Blida.  « Vous êtes suspendu de vos fonctions, Mr tel…………vous succédera dés demain».
Le lendemain ,ce commissaire tempêta quand on lui donna le mot, il vociféra, il mobilisa tous ses amis, adressa à ses chefs hiérarchiques des lettres de protestations et des motions de soutien, mais rien n’y fit.
Ce commissaire finit par se soumettre à l’injonction écrite sur un bout de papier et sur le toit d’une R16. Le nouveau Mouhafedh nous réunit et nous fit un discours dont j’ai retenu ceci « Quand j’étais en terminale la situation sociale était telle que je n’ai pu passer le certificat d’étude ».
Quitter le parti n’était pas chose aisée surtout quand on est commissaire adjoint. Il fallait que j’use de beaucoup de subterfuges et les étaler dans le temps pour en sortir et surtout sans allusion à une démission.
En 1971 j’estimais qu’il était temps de quitter la classe pour mieux m’épanouir dans une pédagogie plus vaste et plus passionnante.
Obtenir la direction d’un collège et le gérer en fonctions de mes expériences scolaires et professionnelles. Aucun établissement à Sidi Bel Abbés n’était vacant ou en voie de le devenir. Je fus affecté à Boukhanefis, établissement ouvert pour la première fois sur un ancien édifice qui servit de prison.Quatre ans après j’obtenais ELKAHINA qui était un collège polytechnique de jeunes filles avant de devenir CEM.

23617794CEM Kahina .

2866391888_1

Cet établissement se distingua par la suite par la première place qu’il occupa dans les résultats au BEM pendant quinze années. A tel point qu’un jour, un directeur exprima ouvertement le doute et demanda en pleine réunion à Mr le directeur de l’éducation que les élèves D’EL KAHINA subissent la prochaine fois les épreuves du BEM dans son établissement. Ce qui fut fait.
Après la parution des résultats ce même directeur vint à mon bureau, pour me féliciter et me présenter des excuses.
Etre DEM n’est pas un emploi ou l’on est bien payé pour une charge de travail très faible. Autrement dit une sinécure.
Etre DEM c’est d’abord une passion, celle d’écouter les professeurs de différentes matières pour s’enrichir de leurs expériences.
Etre DEM c’est écouter les élèves pour appréhender les problèmes matériels qu’ils rencontrent et agir en vue de les assainir.
Etre DEM c’est consulter chaque jour son staff immédiat pour une interactivité positive et démocratique.
Etre DEM c’est donner l’exemple. On ne peut exiger de ses adjoints d’obéir à des règles que l’on foule soi-même aux pieds.
Etre DEM c’est faire un tour dans l’établissement tous les jours avant 8 heures pour s’enquérir de la propreté des lieux.
Etre DEM, c’est rendre visite régulièrement aux professeurs dans leurs classes, et leur faire ressortir pédagogiquement dans un entretien au bureau leurs aptitudes et leurs lacunes.
Etre DEM c’est pouvoir remplacer un professeur malade et dispenser sa matière dans les classes d’examen.
Etre DEM c’est se rendre souvent et sans complexe dans la salle des professeurs et s’entretenir avec eux de choses et d’autres parfois sans relation avec leur métier. Les professeurs apprécieront cette approche et le respect mutuel ne sera que plus affermi.
Etre constamment à la recherche de méthodes et « d’astuces » pour rechausser les résultats de fin d’année scolaire, c’est là aussi la préoccupation du DEM qui doit attribuer les bilans positifs bien plus à ses professeurs et à son staff qu’à lui même.
Après quinze années à EL KAHINA je me suis présenté au concours national des inspecteurs généraux, concours auquel je fus admis. En 1993 j’embarquai pour une autre fonction, celle d’Inspecteur de l’Education et de la Formation, d’abord dans la wilaya de Mascara puis dans celles de Saida et Sidi Bel -Abbés.
Aujourd’hui j’invite les Directeurs nouveaux à lire la brochure de 110 pages en Arabe et en Français qui traite du projet d’établissement et remise au cours de mes conférences, aux inspecteurs primaires et aux DEM. Ils peuvent en faire une copie.

34442114Mairie de Sidi bel abbés , salle de délibérations .

C’est au cours de ma fonction de DEM que je fus un jour convoqué par M. le wali.
« Vous êtes, me dit – il, chargé de gérer les affaires courantes de L’APC jusqu’aux prochaines élections ».
Et, devinant que je n’étais pas très enthousiasmé par une telle décision, il ajouta : « c’est un ordre ».
Grâce à dieu je n’étais pas seul. Quatre autre personnes et pas des moindres étaient appelées pour la même mission.
– MM. Bedjaoui, Médecin spécialiste.
– Bencheikh, Directeur des impôts.
– Kaddar, Ingénieur à la direction de l’urbanisme.
– Belfrid, Ingénieur à la Sonacome.
C’était une équipe soudée, d’un niveau élevé et mue par la volonté d’agir pour le bonheur de cette ville. Je ne m’attarderai pas à vous décrire toutes nos activités qui étaient très denses et que nous nous sommes partagées chacun selon sa fonction antérieure. Ainsi je m’occupais de l’enseignement, des activités sportives et de la culture. Si je dois croire les échos qui nous parvenaient des fonctionnaires eux-mêmes de l’APC, nous nous sommes débrouillés, aussi bien, sinon mieux qu’une Assemblée élue.
Malgré cette lourde tache, j’arrivais tout de même, comme dit Voltaire dans candide « Il faut cultiver son jardin « .Et pour ça il n’y a rien de tel que la lecture et le bricolage. Depuis ma retraite j’ai appris beaucoup de métiers surtout ceux dont on a besoin pour entretenir sa maison : peinture, plomberie, soudure, maçonnerie, et même de l’électronique .Croyez moi, je n’ai jamais fait appel à un réparateur dans ces domaines.
LE MOT DE LA FIN.
IL y’ a une dizaine d’années une personne apparemment de l’éducation nationale que je ne connaissais pas, que je ne connais toujours pas me prit la main, me fit sortir du magasin où je me trouvais et une fois dehors, me dit en Arabe : « Si Boukhedimi nous vous aimons, il nous arrive de parler de vous et nous nous disons : يا ليتنا مثله…
Je me dit que de telles paroles ,si elles sont partagées par tous ceux qui me connaissent ça vaut tout l’or du monde .
Mais le vrai mot de la fin ce sont mes remerciements à LVSBA qui m’a permis de me remémorer des souvenirs tombés presque dans l’oubli…

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=59878

Posté par le Juin 21 2015. inséré dans ACTUALITE, HOTE DU JOURNAL. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

38 Commentaires pour “Monsieur BOUKHEDIMI Sid Ahmed , hôte de la voix de Sidi Bel Abbés / Par Madene Benattou.”

  1. IMED MUSTAPHA

    Un grand monsieur , pourquoi l’école algérienne tourne son dos à ses enseignants ?
    Ses enfants ?

  2. Baghdad

    Merci à la voix de SIDI BEL ABBES d’avoir donner à ces grands messieurs cet espace
    qui nous procure du plaisir à lire ces lignes. Sidi bel abbes recèle de grandes
    personnalités qui sont mises en veilleuses. Un enseignant qui aime ceux qui aiment
    les enfants et l’éducation des enfants.

  3. oulhissane

    Mr Boukhdimi, salam,
    Je voudrais vous remercier en premier lieu pour ces confidences à propos des années de l’indépendance.
    Je n’avais pas encore l’âge pour m’intéresser à cette finesse politique. De plus, des voisins, des camarades de classe et de lycée étaient des marocains, et jamais je n’ai cherché à connaître ce qui les différencierait des autres. Beaucoup ont acquis la nationalité algérienne. Ceux qui nous quittèrent en 75 emportèrent dans leur voyage une partie de nous. Ils étaient des nôtres pendant l’occupation française.
    En second lieu, j’ai toujours pensé que « la politique est un discours », et en ce temps-là la langue arabe, était un outil d’autorité et de promotion.
    Aussi, la pédagogie, seule, était une écoute.
    Et, vous vous êtes écouté.
    Mr Boukhdimi, bonsoir.

  4. Un élève de votre élève

    Parfois quand on nous donne une occasion de faire connaissance avec des personnalités qui ont laissé des empreintes que d`autres personnes essayent de les effacer pour qu`on n`entende plus deux mais il y aura toujours quelqu` un qui les fait apparaître ( un CV riche et un modèle à suivre ). Je respecte les personnalités comme vous. J’aime l’Algérie comme vous l’aviez aimée. Quand je vois que l’Algérie possédait des personnalités comme vous, je me dis pourquoi on nous interdit de les connaitre de si près ( dans des séminaires, des journées … etc ) et de leur demander des solutions des problèmes que nous vivons ( à l’école ). Je suis un élève de votre élève et je n’ai pas eu la chance de vous connaitre de si près mais je suis très heureux de vous connaître à travers la VSBA.

  5. bouatra

    un de vos ami de sidi amar (notre fameux quartier) j’espere que tu ne la pas oublier,c’est sur il est encrer en nous et cette fameuse WILAYA .Longue vie avec tes enfants et chers petits enfants

  6. Kheireddine

    Je vous envois mon grand salut maître.

  7. MILOUA

    MR BOUKHDIMI etait ,est et sera pour nous un modele d’homme qu’aupres de lui on respire un air d’integrité ,d ‘honnetete, de franchise.Le cotoyer est un plaisir à ce jour, il degage une impression de bien etre, de sympathie,.;C’etait pour nous jeunes enseignants autodidactes une source providentiellle pour s’enrichir à ses cotés de son experience, sa pedagogie, sa simplicité.On se sentait beaucoup mieux à ses cotés il donnait une sensation d’esperer et de croire en ce noble metier.Il restera toujours pour nous un modele de collegue dont en prenait exemple de son parcours pour mener le notre à son image.Merci MR BOUKHDIMI d’avoir été ,d’etre et de rester à nos yeux le symbole d’un homme exemplaire

    • Hadj Lakhdar

      Je remercie le camarade, Sid Ahmed, de sa rétrospective, car ça m’a rappelé un peu les moments que nous avons passés ensemble. En effet nous sommes durant toutes de la lutte de libération en internat de 1954 à 1962, à la médersa, que Sid Ahmed appelle école. Cette école a été baptisée Lycée d’enseignement fraco-muslman, et ne sortait plus que des mouserres, mais des bacheliers en math elem, sciences ex, (comme Sid Ahmed), et en philo, et ce sont là les 3 séries qui existaient.
      Sid Ahmed a omis volontairement ou involontairement de parler de ses camarades de classe qui ont embrassé des carrières diverses et variés, comme médecins, ingénieurs, avocats, historiens et j’en passe.
      A part ce grief, que je qualifie d’amical, je trouve qu’il occulté un pan entier de son passage au LEFM de Tlemcen, qui a été non seulement une usine à préparer des supérieurs

  8. Sohbi

    c’est vrai monsieur Miloua c’est un modèle.

  9. M .M

    un grand hôte bravo mr benatttou

  10. Zouaoui BENCHIKH

    Lors d’une modeste contribution, j’avais écrit que M. Boukhdimi avait été « directeur de collège (le vrai Collège), enseignant d’avant l’indépendance et que la nature avait doté d’une immense culture. Vraie bibliothèque ambulante. En le côtoyant, j’apprenais toujours quelque chose. Etre directeur de collège, c’est éduquer des adolescents. Donc, il connaissait sur le bout de sa belle plume toute la problématique de la jeunesse. Ces qualités l’ont destiné à affronter tout naturellement les problèmes liés aux affaires culturelles et sportives de la commune ».
    En disant cela, je n’exagérais pas. D’ailleurs, « LVSBA » le confirme. Je ne continue pas sur ce registre, parce que je ne veux pas le faire rougir.
    Comme M. Boukhdimi que j’avais côtoyé au niveau du CCP (conseil communal provisoire) était un fin pédagogue, les amis du CCP et moi-même avions à outrance utilisé cette qualité, car en plus des tâches qui lui étaient imparties, il se voyait chargé d’autres choses que je lui rappelle, entre autres : l’histoire du film sur la ville, celle du comité des chasseurs (pour nous débarrasser des chiens errants) et surtout celle de la récupération des biens communaux qu’il m’avait contée avec grand humour et que j’ai le plaisir de vous narrer:
    L’APC disposait de beaucoup de biens immeubles dont certains étaient carrément squattés. L’un d’eux, destiné à l’origine à des activités sportives, l’était par une dame. Comme il s’agissait de son secteur, M. Boukhdimi entama la récupération par l’envoi d’une belle lettre qu’un employé communal remit à cette dame.
    Réponse inattendue : « Dites leur que ce sont des Hommes de cinq ans (entendez : les élus) qui m’ont autorisée à occuper les lieux et non pas ces quoatas de six mois.»
    Beaucoup de belles choses à dire sur ce grand Monsieur.
    Dommage que les autorités n’utilisent pas, même à titre de conseillers, ces retraités pétris de compétence et d’expérience.

  11. abdelkader

    C’est une vérité les autorités n’utilisent pas ces retraités à titre de conseillers, idem pour
    l’éducation.

  12. ancien cadre wilaya

    Pourquoi ne pas archiver tous ces documents ? la voix de SIDI BEL ABBES fait un grand
    effort vers ces personnes oubliées. C’est des monuments qui surement partir un jour.
    La génération montante aura besoin un jour de ces archives.

  13. ancien cadre wilaya

    Pourquoi ne pas archiver tous ces documents ? la voix de SIDI BEL ABBES fait un grand
    effort vers ces personnes oubliées. C’est des monuments qui surement vont partir un jour.
    La génération montante aura besoin un jour de ces archives.

  14. k.farida

    un grand salut a vous monsieur boukhdimi j’ai été une des élèves du collège el kahina de sep 1976 à juin 1980 ,je suis trés emue de revoir la cour du collège merciiiiii beaucoup pour cet interview et ces photos, aujourd’hui je suis prof de maths dans un lycée dans la wilaya de blida et je peux dire que c’est grace un peu aux professeurs du collège de l’époque un grand merci a tous

  15. Professeur .

    La voix de Sidi-Bel-Abbès est, tel un phare qui illumine la mémoire de la ville. Deux personnages hauts en couleurs dont j’ai eu le privilège et le plaisir de travailler sous leur coupe .Mr Taieb Oulhissane en tant qu’inspecteur d’Arabe dont la richesse culturelle nous a fait aimer notre langue avec passion et qui nous a ouvert les yeux sur beaucoup de choses .Choses qui continuent de nous servir dans notre travail de tous les jours.
    Mr Boukhedimi quant à lui, en tant que chef d’établissement nous a beaucoup apprit. Ses conseils, sa méthode d’approche, sa rigueur, sa personnalité, sa finesse pour vous démontrer votre vraie valeur.
    Au début de chaque année scolaire, il avait un rituel bien à lui et surtout bien rodé. Son premier geste important pour bien démarrer l’année et mettre les balises qu’il faut pour mettre le train en marche est cette « importante leçon de morale » faite aux élèves.
    Une leçon de morale disparue du paysage après son départ à la retraite…quel dommage.
    Et la deuxième chose importante qu’il faisait, c’était de passer dans chaque classe en plein cours .Il lui suffisait juste de jeter un bref regard sur le tableau pour évaluer un professeur .A partir de là, il invitait l’enseignant ou l’enseignante à son bureau -jamais dans l’agora-et remettait les pendules à l’heure.
    Depuis le départ à la retraite de Mrs Taieb Oulhissane et Boukhedimi Sid Ahmed, je peux dire que l’école est partie en vrille. Nous assistons à une démission totale des parents, absents durant l’année et qui ne se réveillent que vers la fin quand leurs enfants perdent pied. Une administration gérant les affaires courantes.. et beaucoup d’enseignants partisans du moindre effort.
    Merci beaucoup Messieurs de nous avoir donné le meilleur de vous-même, on vous sera éternellement reconnaissants.

  16. Mohammed

    j’allais ajouter une phrase je trouve que PROFSSEUR a bien dit ce qu’il fallait.

  17. fassi

    07 ans au lycee El haoues, je n’ai eu qu’un seul prof de maths Algerien : Maitre sallai en 1972, …trés ému de vous revoir en photo…je suis prof de physique dans college / Montana /USA….soyez fier de vos éléves de l »époque et longue vie In ChAllah
    Fassi Omar /

  18. Benattou

    Monsieur Fassi Omar on est fier de vous , que Dieu vous garde pour votre petite et grande
    famille.

  19. OUERRAD

    Pourquoi l elite BEL ABBESIENNE , ne se manifeste que pour saluer quelqu un ou presenter ses condoleances ?
    JOUMOU3A MAKBOULAH à toutes et tous ,,

  20. Omar Adjouj

    Merci à la voix de Bel Abbés. d »avoir pensé à Monsieur Boukhdimi. c »était et il restera toujours un grand homme parce qu »il est honnête .

  21. Omar Adjouj

    Merci à la voix de Bel Abbes d »avoir pensé à Monsieur Boukhdimi.c »était et il restera toujours un grand homme parce q »il est honnête.

  22. abbes

    bonjour M ben attou merci a vous et a la voix de SBA mais je vous pris d inviter aussi M bouanani ex DEM de djilali el yabes salah abdedaim M allel ex DEM au CEM bretaudau MR meghachou EX prof de francais et beaucoup d autre honnetes gents de SBA

    • Boukhedimi

      Merci ! Merci à vous tous qui m’attribuez des qualités que je ne me soupçonnais pas et qu’à mon humble avis je trouve quelque peu surfaites. Merci professeurs ,collègues, anciens élèves qui avez mis un baume dans mon cœur en réactualisant notre passé.Merci M.. MILOUA .Vous n’avez rien à envier à qui que ce soit.Vos parcours dans l’éducation nationale et dans les services pour le bien de notre ville attestent encore chez tous de vos valeurs éthiques. Merci M. Oulhissane que je n’ai pas eu le plaisir de bien connaitre .
      Merci mon ami Benchikh; rappelle-toi nous ne nous connaissions même pas et ce fut une période de galères mais merveilleuse.
      Encore une fois Merci à Tous.

  23. Boukhedimi

    Merci! Merci à vous tous qui m’attribuez des qualités que je ne me soupçonnais pas et q’à mon humble avis ,je trouve quelque peu surfaite.Merci Professeurs,Collègues,Anciens élèves qui avez mis un baume dans mon cœur en réactualisant notre passé.Merci M.Miloua!
    Vous n’avez rien à envier à qui que ce soit.Vos parcours dans l’éducation nationale et dans les services pour le bien de notre ville attestent chez tous de vos valeurs éthiques.
    Merci M. Oulhissane, vous que je n’ai pas eu le plaisir de bien connaitre .
    Merci

  24. kiwanisclub2000@yahoo.fr

    je remercie beaucoup mr boukhedimi ,tous mes enfants sont des cadres superieurs ,sans oublier Mme ;mostari a l ecole paul bert .

  25. Boukhedimi

    une erreur qui a repris la même réponse ,je m’en excuse .

  26. Hamzaoui

    Monsieur Boukhedimi m’avait « colle » pour travail non rendu( lycée el haouès, 1967 ).
    Mal m’en a pris. Mon père n’avait que peu apprécié ma légèreté. C’était la dernière consigne de toute ma scolarité.
    Je vous saurai toujours gré, monsieur le Professeur.

  27. Bazile

    Monsieur Boukhedimi m’a inculqué des valeurs que j’ai suivi tout au long de ma vie … Ce qui m’a permis à mon tour d’éduquer et de transmettre ses mêmes valeurs à mes 3 enfants !
    Ma fille aînée a fait 8 ans d’études supérieures dont 2 a washington , elle s’est spécialisée dans le nucléaire ! La cadette a réussit un prestigieux concours ou seulement 8 candidats ont été sélectionnés dans tout le pays … Et apres 7 ans d’études continue sur un doctorat ! Quand au 3 eme , il est déjà à bac + 5 , et entame son doctorat !
    Merci à toi , cher professeur , d’avoir été là pour moi … Je n’en avais pas conscience à l’époque , j’ai vraiment regretté toutes ces années ! Et surtout ne plus te voir , mon cher Khouya ! Bien à toi . N

    • Mohamed REZOUG

      Bonjour à tous , et Jumaa moubaraka ,
      Merci à vous d’avoir honoré ce grand homme . J’ai fait 07 ans d’internat au Lycée Laperrine , Djala ; Azza et eu la chance d’avoir été encadré par un homme de cette envergure . Autrefois , notre lycée avait une audience régionale poussée jusqu’à « Geryville » , Saida , Perregaux , Sabra …Mr Boukhedimi avait une aura telle que seul le bruit de ses souliers dans le long couloir menant au refectoire suffissait à instaurer un silence total où l’on pouvait entendre une mouche voler . En plus , je n’ai jamais vu Mr Boukhedimi gilfer quelqu’u ou faire usage d’une quelconque violence – fut-elle verbale ! Mr Boukhedimi , nous vous sommes redevables d’énormément de choses – aussi banale soit-elle que de ne pas sortir avant d’avoir ciré ses chaussures ou avoir ses vêtements repassés ! L’autre jour , lors d’un de mes passages à Sidi Bel-Abbes , je vs ai aperçu , et j’ai noté avec grand plaisir que vs aviez toujours la même allure que celle que je vs ai vue alors que j’étais môme …Que Dieu vs prête longue vie , entouré des vôtres en bonne et parfaite santé …

      • Mme CH

        Salam Mr REZOUG…!!!! Comment allez-vous, ça fait un bail…!!! Que c’est beau…!!! Ce témoignage bien sûr….!!!! Dommage, vous auriez dû l’approcher quand vous l’aviez aperçu et le lui dire en face, il aurait été très content….!!! J’espère que vous ne l’avez pas déjà regretté…(sourires)…!!! Que Dieu lui prête longue vie…et bonne santé….!

        Ah! Cette catégorie de Profs et d’élèves, Lamen 3ach….Illa Men Rahima Rabbi…!!!!

        Toujours un plaisir de vous lire…!!!

  28. Ayadoun Sidahmed

    Merci Monsieur pour votre témoignage sur ce pédagogue respectueux.

  29. Mohamed REZOUG

    Salam Madame CH , El hamdulillah je vais trés bien …merci pour vos commentaires et pour vos duas …je vs souhaite encore davantage à vs , votre famille , tous nos amis de VSBA et notre merveilleux pays .

  30. Bàukhedimi

    Monsieur REZOUG vous êtes aujourd’hui un GRAND homme.Grand dans tous les sens du terme.Cependant plus d’un demi- siècle nous sépare et je n’arrive pas à mettre un visage sur votre nom. Maintenant que nos âges nous unissent ,j’aurais été bien ravi si vous m’aviez accosté comme vous l’a suggéré plus haut Mme CH. Evoquer ensemble quelques faits des années 60 ,ça nous aurait rajeunis quelques instants . Merci Monsieur REZOUG.

  31. SBA

    MrBoukhdimi un respectueux cadré de l’enseignement. Les retrouvailles sont toujours possibles si Mr Rezzoug’se reconnecte au journal. Bonne journée

  32. Ahmed Khiat

    J’ai connu Monsieur Boukhdimi Sid’Ahmed dans les années 60. Il a été toujours poli, posé et sage. J’atteste qu’il fut l’un des meilleurs Directeurs des C.E.M. de Sidi Bel Abbès. En plus, d’une grande modestie, et pour preuve, il a tu qu’il a été, pendant près de 5 ans, Inspecteur Général de l’Administration ( Inspecteur des D.E.M. )
    Mes respects pour lui et pour M. Sallat, le professeur de Mathématiques émérite.

  33. SBA

    On souhaite cheikh khiat’ Une nouvelle contribution. Salem

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