La Voix De Sidi Bel Abbes

Mobilisation de 66 000 policiers pour la sécurisation des examens de fin d’année

66 000 policiers seront mobilisés pour la  sécurisation des examens de fin d’année et l’escorte des convois  d’acheminement des sujets, dont 14 947 agents pour les épreuves du  baccalauréat, a révélé mercredi à Alger le directeur adjoint de la sécurité  des édifices publics et représentations diplomatiques et consulaires à la  Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le Commissaire  divisionnaire, Khatir Rezk Allah.

Intervenant lors du Forum de la Sûreté nationale à l’Ecole supérieure de  police « Ali Tounsi », M. Khatir Rezk Allah  a indiqué que les « autorités ont  décidé de gagner le pari de la sécurisation des examens notamment du  baccalauréat. De ce fait, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités  locales et de l’Aménagement du territoire, a été chargé de superviser  toutes les mesures de sécurisation des examens nationaux, à travers la  mobilisation de 66 000 policiers, tous corps confondus, dont 52 258 pour la  sécurité du déroulement des épreuves et 14 000 policiers assureront les 4  000 opérations d’escorte de l’acheminement des sujets par les voies  terrestre et aérienne ».

Mettant en avant « le concours important » de la DGSN pour les besoins cette  mission, il a précisé que sur un total de 2518 centres d’examen, 2185 sont  sécurisés par les services de la police outre la mobilisation de 14947  agents pour les épreuves du BAC, 11051 pour les Brevet de l’enseignement  moyen et 26270 pour l’examen du cycle primaire.

Concernant le Baccalauréat, le Commissaire divisionnaire a fait état de  nouvelles mesures communiquées aux walis, après approbation de la  commission nationale composée des divers corps de sécurité et installée par  le ministère de l’Intérieur,des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, en vue de dégager les mécanismes efficaces à même de  sécuriser ces examens.

Ces mesures, dont l’élaboration a duré près d’une année, comprennent des  dispositions sécuritaires rigoureuses au niveau des centres d’impression  des sujets des épreuves. Au niveau de l’Office régional d’impression des sujets à Kouba, un  système de vidéosurveillance a été mis en place et des appareils de  brouillage des téléphones mobiles ont été installés.

Un détecteur de métaux et un scanner ont également été installés à  l’entrée de l’Office, lequel a été aménagé en deux zones, une zone verte  gérée par ses propres services de sécurité et une zone rouge gérée par 40  policiers dont 8 spécialisés dans la vidéo-surveillance sous l’autorité  d’un commissaire principal et dont l’accès est interdit aux non détenteurs  d’un badge.

Le Centre régional des examens et concours de Batna chargé de  l’élaboration des sujets de réserve est soumis aux mêmes dispositions. 19  policiers veillent à leur application. L’intervenant a, par ailleurs, fait état de l’ouverture de 16  centres pour le dépôt anticipé des sujets dans le sud algérien avant leur  distribution à travers les centres d’examen. Ces centres seront placés sous  une surveillance mixte (policier, gendarme et responsable du ministère de  l’Education nationale).

La nouveauté est que les sujets d’examen ne passeront pas la nuit  dans les centres d’examen, a-t-il dit, précisant que les sujets seront  gardés dans 50 salles équipés d’un système de vidéosurveillance et d’un  système de brouillage au niveau des directions sous la supervision d’un policier et d’un gendarme. L’acheminement des sujets fera l’objet d' »une escorte sécuritaire  continue et permanente jusqu’à la remise aux candidats sans aucune faille  possible », a-t-il ajouté.

En répondant aux questions des journalistes, Khatir Rezk Allah a indiqué  que « la connexion d’internet ne sera pas coupé durant les épreuves de  baccalauréat cette année », ajoutant que des cellules de veille et de suivi  qui comprennent des équipes spécialisés dans la lutte de la cybercriminalité » seront au pied d’£uvre sous les autorités de l’organe  national de prévention et de la lutte contre les infractions liées aux  technologies de l’information et de la communication pour suivre les  activités des utilisateurs des réseaux sociaux et contrer toute tentative  de fuite des sujets en un temps record et de poursuivre les contrevenants ».

Au sujet de la possibilité d’installer des caméras de surveillance au  niveau des centres d’examen, le commissaire divisionnaire a révélé que les  walis  ont été instruits pour coopérer avec les sociétés du surveillance  afin d’exploiter leurs équipements et moyens à cet effet.

Concernant la tricherie enregistrée durant l’examen du fin de cycle  primaire, le  responsable a ajouté que « les sujets de l’Arabe et du  Français ont été mis en ligne sur les réseaux sociaux mais il n’y a pas eu  de fuites », relevant que « les investigations se poursuivent ce sujet ».

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Posté par le Mai 31 2017. inséré dans ALGERIE, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

2 Commentaires pour “Mobilisation de 66 000 policiers pour la sécurisation des examens de fin d’année”

  1. sba

    Il y va de la crédibilité de ces grands examens.

  2. Amirouche

    POURQUOI LE BACCALAURÉAT S’APPELLE-T-IL AINSI ?

    Examen par excellence en Algérie et beaucoup d’autres pays au monde, le baccalauréat existe sous sa forme actuelle de puis 1808. Mais le terme, lui, est beaucoup plus ancien, puisqu’il est apparu au XIII siècle au sein de l’université de Paris. A l’époque, il servait à designer le premier degré obtenu à la faculté, en vue du doctorat final. Le mot était directement tiré du latin « bacca » désignant une baie, et « laureare » signifiant « couvert de laurier ». En effet, lorsque les étudiants obtenaient leur diplôme, les docteurs plaçaient sur leur tète des couronnes de laurier avec des baies. Ce dernier a traversé les âges, puisqu’il figure encore aujourd’hui sur le diplôme officiel du baccalauréat. Par ailleurs, le mot bachelier, lui, vient du latin »baccalarius », qui désignait autrefois un jeune homme souhaitant devenir chevalier ( rie à voir avec le bac!)…
    SAHA HRIRETKOUME

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