La Voix De Sidi Bel Abbes

Meynier au colloque sur le 1er Novembre à Akbou: «Je ne suis pas d’accord avec l’idée de la repentance»

Le 1er Novembre 1954 a été la thématique d’un colloque scientifique d’envergure internationale organisé, hier à Akbou, par l’association Med-Action pour la jeunesse et la citoyenneté.

Ce colloque s’est tenu à l’hôtel Majestic sous le thème «Pourquoi le 1er Novembre 1954 ?», en présence d’un parterre de citoyens fortement représentés par la population locale.

La journée a été marquée par les communications des historiens français Gilbert Meynier et Gilles Manceron, intitulées respectivement «Pourquoi le 1er Novembre ?» et «Le FLN ou la construction d’un anticolonialisme moderne», la communication «La domanialisation de la propriété foncière en Algérie : la spoliation couverte de l’habit de la légalité» du conseiller juridique Tahar Khalfoune, ainsi que par l’intervention de l’ancien officier de l’ALN, Rachid Adjaoud. A noter que la journaliste Samira Bendris Oulebsir est la modératrice de ce colloque.

Intervenant en premier, Rachid Ajaoud plaide pour une histoire «d’apaisement», appelant à la levée des tabous. Notamment ceux ayant trait à la mort du colonel Amirouche et celle de Abderrahmane Mira et l’affaire des harkis, invitant les Français «à nous aider dans cette tâche, car vous êtes les seuls à pouvoir le faire».

L’ancien secrétaire de la Wilaya III n’a pas manqué de tirer sur les Messalistes déclarant qu’ils «étaient les premiers à nous attaquer».Dans son intervention, Gilbert Meynier est revenu sur le contexte colonial qui a concouru à l’émergence des courants nationalistes, sans entrer dans les détails.

Manuel d’histoire commun

Pourtant invité par d’insistantes questions du public à s’exprimer sur des questions projetant le débat dans l’actualité, à l’instar des circonstances de la mort des révolutionnaires Abane Ramdane et Amirouche, ou encore ce qui est appelé «le clan d’Oujda», le conférencier s’est montré réticent, comme pour éviter la polémique. Tout en évoquant «des difficultés pour l’accès aux archives des deux côtés (algérien et français, ndlr)», Gilbert Meynier décrit l’apparition du FLN comme conséquence de ce qu’il appelle «les blocages coloniaux».

«Le système colonial, de par sa nature violente, ses pratiques de dépossession, de dépersonnalisation, son racisme et sa politique scolaire ségrégationniste, a allumé la mèche», développe l’orateur. Et d’ajouter : «L’allumage de la mèche était une réponse à l’échec du réformisme ; la lutte armée était la seule voie envisageable.» Interrogé par un citoyen sur ce qu’il pense de la repentance, l’historien répond qu’il est «contre».

«Je ne suis pas d’accord avec l’idée de repentance, car elle est de connotation religieuse. En plus, avec la montée comme challenger politique redoutable de Marine Le Pen en France, il faut oublier cette idée», a-t-il suggéré. Toutefois, Gibert Meynier, qui impute toute la responsabilité au «système colonial», plaide pour un «manuel historique commun» entre l’Algérie et la France.
Spoliation

Intervenant l’après-midi, l’historien Gilles Manceron est revenu sur l’occultation volontaire ou involontaire des résistances anticoloniales ayant précédé le mouvement indépendantiste moderne incarné par les différents courants nationalistes, dont le FLN. «En réalité, des rebellions armées n’ont pas cessé de se produire dans diverses régions. Il faut restituer leur place et souligner leur importance. Mais, aussi, leurs particularités par rapport à la nouvelle étape du Mouvement national qui a commencé à partir de la fin des années 1930», soutient le conférencier.

Gilles Manceron invite, dans ce sens, à se rappeler les résistances, «peu étudiées par l’historiographie» ayant eu lieu entre 1851 et 1854, à Sétif, Béjaïa et la vallée de la Soummam, qui ont prolongé la lutte de l’Emir Abdelkader et tracé le chemin pour les luttes futures, jusqu’à la naissance de la lutte moderne.

Dans un long et riche exposé, le conseiller juridique Tahar Khalfoune décrit la nature de l’appropriation de l’espace en Algérie anté-coloniale, avant de dévoiler, en termes juridiques, les mécanismes de «spoliation» des terres après la conquête du pays par les Français. Il s’agit, selon le conférencier, d’un passage «d’un système de variété à la dualité des statuts». C’est de cette façon que les colons ont mis la main sur toutes les terres fertiles, tandis que les autochtones se contentaient de montagnes, des terres arides, ou carrément prenaient le chemin de l’exil.

A noter qu’à l’issue de ce colloque, une convention de partenariat a été signée entre l’association Med-Action et l’association Amitié France-Algérie et qu’une revue Mémoire est éditée par l’association Med-Action. Elle renferme les communications des intervenants aux colloques, des témoignages, des entretiens, dont deux avec Ali Haroun et le fils de Jean Amrouche, Pierre Amrouche. Un écrit inédit de Mohamed Boudiaf, écrit à Turquant le 22 octobre 1961, y figure également en exclusivité. 

M. H.-Khodja

Partagé par Mémoria.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=62731

Posté par le Nov 3 2015. inséré dans ACT OPINIONS, CE QUE DIT LA PRESSE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

42 Commentaires pour “Meynier au colloque sur le 1er Novembre à Akbou: «Je ne suis pas d’accord avec l’idée de la repentance»”

  1. zlaoui

    Bon apres 60 ans il faut lever certaon tabous que tout le monde sait..quel rapport avaient les algeriens face au dèbarqjement alliè americano anglais?ont il participè au processus de dècolonisation? Quel rapport affectif entretenait les anglais sous domination catholique sur la reine ? Les americains partageaient ce meme sentiment Vis a vis des catholique de rome donc vis a vis de colons europeens catholique?..on doit sans complexe ouvrir le dossier du dèbarquement et demander a m.ambassde des etats unis de laisser nos historiens faire le trie..si les americains avaient dèbarquè on doit savoir sur quel status liberateur simole passagers vers benghazi et l.egypte ou colonisateurs remplassant le depart des europeens? Juste pour savoir si oui ou non ils avaient de l.influence dans la politique interne depuis 62.
    S.ils avaient de m.influence pourquoi tirer que sur la france? Il faut m.inviter et laisser lã parler pour trouver vite la solution au problème politique algerien..
    Lorsque le problème est bien posè et les inconues clairement dèfinie le problème est a moitiè rèsolu..
    Notre histoirz reste complexe du fait du nombre considerables des inconnus..meme les djinns zt iblis et ces enfants les anges sont de la partie khalouta..MDR

  2. Mme CH

    «Je ne suis pas d’accord avec l’idée de repentance, car elle est de connotation religieuse. En plus, avec la montée comme challenger politique redoutable de Marine Le Pen en France, il faut oublier cette idée»…!!!

    Dans un article publié dans El Watan, le 2 décembre 2011, Mr Gilbert Meynier a dit « Il est grand temps pour les historiens et les universitaires des deux rives d’ouvrir ces chantiers mémoriels »
    A des questions posées par Aziz Mouats , il avait répondu

    Entre la France et l’Algérie, le contentieux s’éternise. Comment dépasser ces douloureux évènements que la France coloniale a fait subir au peuple algérien ?

    « Cela passera nécessairement par la reconnaissance de la responsabilité de l’Etat français dans les massacres et autres traumatismes des Algériens. Mais je n’aime pas utiliser le terme de repentance, car il a une connotation catholique, et le terme d’excuses me paraîtrait dérisoire. Cette reconnaissance, selon le droit international, donne droit à des réparations de la part de l’Etat français. »…!!!! Voilà qui est plus clair et net, et on comprend mieux maintenant pourquoi la France ne veut pas parler de repentance, elle a peur qu’un jour le droit international soit appliqué…!!!!

    A la veille du 50e anniversaire de l’indépendance, comment l’historien et ami de l’Algérie imagine-t-il l’avenir entre nos deux pays ?

    Pour moi, il serait normal que les historiens des deux rives parviennent à concevoir un manuel d’histoire franco-algérien. Le travail devrait être confié à une association d’historiens qui soient capables de travailler à distance de tous les pouvoirs, de toutes les pressions et de toutes les institutions. Ils doivent impérativement être indépendants et pouvoir se réunir en comité de rédaction d’une plateforme qui servira de trame de départ. Je rappelle que le manuel franco-allemand a mis quinze ans à se mettre en place. Il faudrait impérativement se libérer des carcans, tant au Nord qu’au Sud.

    Est-ce qu’on peut imaginer la naissance de cette instance, qu’on pourrait appeler comité mixte, sans un geste de la France ?

    Il faudrait que le geste soit à la fois celui de l’Etat français et de l’Etat algérien pour garantir cette indépendance.

    La même question a été posée le 19 septembre dernier à l’ambassadeur de France, qui a répondu : « Le 50e anniversaire, c’est l’affaire des seuls Algériens… »

    « Avec cette droite au pouvoir, on ne pourra rien faire, mais j’ai bien peur qu’avec Hollande, ça ne soit guère mieux !Il est impératif que la France fasse une déclaration solennelle qui prenne acte du fait colonial et de ses conséquences sur le peuple algérien, notamment les massacres, les crimes coloniaux, les dépossessions qui sont le fait des décisions de la puissance publique française, c’est-à-dire de l’Etat français. »

    Y a-t-il une chance pour que cette déclaration intervienne alors que la France sera en campagne pour la présidentielle ?

    « Le minimum serait d’assortir cette déclaration de reconnaissance d’une proposition d’indemnisation pour les victimes ou leur descendance. Cependant, je ne pense pas que pour 2012, il y ait le moindre espoir de voir l’Etat français aller dans ce sens. Car pour avancer, il faut avoir des hommes ayant le sens profond et séculaire de l’Etat. Malheureusement, ces hommes font défaut en France actuellement. »

    Que dire de la responsabilité de l’Etat algérien ?

    Je pense qu’en Algérie, ce dossier est traité un peu à la petite semaine. On agite quelques relais, le temps de faire mousser les relations, et tout rentre dans l’ordre. Je me souviens que le lendemain du vote de la loi scélérate du 23 février 2005 faisant l’apologie du colonialisme, ce sont les intellectuels français qui ont réagi les premiers. Dès le mois de mars, nous avons constitué un comité et fait une déclaration sans détour quant au rejet du système colonial. L’Algérie n’a réagi qu’en juillet, lors de la fête de l’Indépendance. Depuis quatre ou cinq ans, il n’y a guère eu que des demandes tactiquement conjoncturelles de « repentance ». Ceci dit, l’alinéa le plus scandaleux de l’article 4 de cette loi (« les aspects positifs de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord ») a été salutairement abrogé en février 2006.

    De nos jours, en France, le nombre de Franco-Algériens est bien plus élevé que durant la colonisation…??

    « C’est un véritable retournement de l’histoire. Il en est de même de l’apprentissage du français en Algérie, que la France coloniale n’avait pas développé, se souciant plutôt de laisser les Algériens dans leur ignorance. Paradoxalement, c’est l’Algérie indépendante qui aura donné au français ses lettres de noblesse auprès des jeunes Algériens, puisqu’il est enseigné dès l’école primaire. »…!!! Et comment , puisque FaFa a laissé ses pions bien au chaud…!!!

    L’indemnisation des Algériens coûterait une fortune au Trésor français. Où trouvera-t-il l’argent ?

    « Ils n’ont qu’à puiser dans les paradis fiscaux ou dans les déclarations fiscales de Johnny Hallyday. D’autant que c’est le copain du président Sarkozy. Qui serait bien inspiré de mettre en application la fameuse taxe Tobin sur les transactions financières. Ce prix Nobel d’économie avait calculé qu’une taxe de 0,5% sur les transferts de capitaux durant deux exercices budgétaires pourraient effacer toute la dette du Tiers-Monde. »….Papapapapaapapapapa…!!!

    Merci Professeur émérite, malgré la nuance des couleurs…!!!!

  3. zlaoui

    Personnelement je ne crois pas que la france a.colonisè quoi que ce soit
    Elle n.etait que instrument comme d.ailleur les senegalais et marocains..
    L.algerie comme la france comme l.amrique etaient en face d.une machine
    Coloniale puisante et surtout embissieuse…celui qui se met dans sa voix elle
    Le broyais français comme algerien ..
    Maintenant il faut cesser des eux cotè français comme algzrien de rècuperer
    Lhistoir a des fins politique et mercantiles..pourquoi donner un ancien moujahid
    Une licence d.importaripn de voiture alors qu.il falait laisser a chacun de demande
    Des rèpafaripn ou indèmnisation y.a beaoup dz moujahidine la majoritè ont refusè
    Toute forme d.indemnisation pour ne pas perdre le jihade pour DIEU..il le veulaient
    Etre indemniser dans la vie future au près de DIEU..chacun a ces conviction et ces
    Croyance meme feu boumedienne le disait pour tout le monde celui qui veut l.argent
    Qu.il le dit celui qui veut continudr son jihade les portes sont toujours ouvertes
    Salutation

    • Mme CH

      « Torturée par l’armée française en Algérie,  » Lila  » recherche l’homme qui l’a sauvée »
      par Florence Beaugé, Le Monde, 19 juin 2000

       » J’étais allongée nue, toujours nue. Ils pouvaient venir une, deux ou trois fois par jour. Dès que j’entendais le bruit de leurs bottes dans le couloir, je me mettais à trembler. Ensuite, le temps devenait interminable. Les minutes me paraissaient des heures, et les heures des jours. Le plus dur, c’est de tenir les premiers jours, de s’habituer à la douleur. Après, on se détache mentalement, un peu comme si le corps se mettait à flotter.  »

      Quarante ans plus tard, elle en parle avec la voix blanche. Elle n’a jamais eu la force d’évoquer avec sa famille ces trois mois qui l’ont marquée à vie, physiquement et psychologiquement. Elle avait vingt ans. C’était en 1957, à Alger. Capturée par l’armée française le 28 septembre, après être tombée dans une embuscade avec son commando, elle avait été transférée, grièvement blessée, à l’état-major de la 10e division parachutiste de Massu, au Paradou Hydra.  » Massu était brutal, infect. Bigeard n’était pas mieux, mais, le pire, c’était Graziani. Lui était innommable, c’était un pervers qui prenait plaisir à torturer. Ce n’était pas des êtres humains. J’ai souvent hurlé à Bigeard : “Vous n’êtes pas un homme si vous ne m’achevez pas !” Et lui me répondait en ricanant : “Pas encore, pas encore !” Pendant ces trois mois, je n’ai eu qu’un but : me suicider, mais, la pire des souffrances, c’est de vouloir à tout prix se supprimer et de ne pas en trouver les moyens.  » Elle a tenu bon, de septembre à décembre 1957. Sa famille payait cher le prix de ses actes de  » terrorisme « .  » Ils ont arrêté mes parents et presque tous mes frères et soeurs. Maman a subi le supplice de la baignoire pendant trois semaines de suite. Un jour, ils ont amené devant elle le plus jeune de ses neuf enfants, mon petit frère de trois ans, et ils l’ont pendu…  » L’enfant, ranimé in extremis, s’en est sorti. La mère, aujourd’hui une vieille dame charmante et douce, n’avait pas parlé.

      Sa fille aurait fini par mourir, dans un flot d’urine, de sang et d’excréments, si un événement imprévu n’était intervenu.  » Un soir où je me balançais la tête de droite à gauche, comme d’habitude, pour tenter de calmer mes souffrances, quelqu’un s’est approché de mon lit. Il était grand et devait avoir environ quarante-cinq ans. Il a soulevé ma couverture, et s’est écrié d’une voix horrifiée : “Mais, mon petit, on vous a torturée ! Qui a fait cela ? Qui ?” Je n’ai rien répondu. D’habitude, on ne me vouvoyait pas. J’étais sûre que cette phrase cachait un piège.  » Ce n’était pas un piège. L’inconnu la fera transporter dans un hôpital d’Alger, soigner, puis transférer en prison. Ainsi, elle échappera aux griffes de Massu, Bigeard et Graziani. Louisette Ighilahriz,  » Lila  » de son nom de guerre, retrouvera la liberté cinq ans plus tard, avec l’indépendance de l’Algérie. Depuis, elle recherche désespérément son sauveur. Ce souhait est même devenu une idée fixe, une obsession.  » J’ai tout essayé, envoyé des messages partout, avec de moins en moins d’espoir de le retrouver vivant. S’il l’est encore, il doit avoir à peu près quatre-vingt-cinq ans. Je ne veux qu’une chose : lui dire merci. « ….

  4. Ayadoun Sidahmed

    Salem je vais être bref en disant bien au delà de la thématique de ce colloque scientifique l »HISTOIRE en général ou plutôt les historiens ont toujours du pain sur la planche pour peu que les archives et les autres moyens matériels soient a leur portée pour savoir plus sur les différentes étapes de notre chére révolution Nos fidèles amis lecteurs pourront encore donner plus sur ce sujet BONNE SOIREE

  5. Mémoria

    TSA Tout sur L’Algérie.

    VISITE DE HOLLANDE EN ALGÉRIE:

    Bouteflika appelé à relancer le dossier de la repentance.

    15:15 dimanche 14 juin 2015 | Par Hadjer Guenanfa @HadjerGuenanfa | Entretiens:

    «  » » Mohamed El Korso est Historien et ancien président de la Fondation du 8 mai 1945. Dans cet entretien, il revient sur sa lettre ouverte intitulée Bismi Qassamen (au nom de Qassamen, l’hymne national) qui sera publiée à l’occasion de la visite du Président français, François Hollande.

    -Pourquoi avez-vous lancé cette pétition intitulée « Bismi qassamen » ?

    En fait, ce n’est pas vraiment une pétition mais une lettre ouverte adressée à Monsieur le président de la République (Abdelaziz Bouteflika) en sa qualité de premier magistrat. L’Algérie a été colonisée par le feu et par le fer. Elle a connu des génocides notamment par le gaz avant que ce genre de crimes ne soit pratiqué en Allemagne nazie. Elle a connu des ethnocides par la dépersonnalisation et l’analphabétisme, armes de guerre insidieuse.

    Par ces différentes politiques savamment élaborées par les Jules Ferry et consorts, la France a réduit le peuple algérien à l’esclavagisme. Nos aïeux étaient taillables et corvéables à merci. Il suffit de relire des historiens comme André Nouschi et autres historiens objectifs pour voir quel était le sort réservé à notre peuple, réduit à manger de l’herbe pour survivre. Combien sont-ils morts sous le harnais, avant que d’autres ne tombent, comme dans un jeu de quilles, lors de « corvées de bois ». Cette pratique dénoncée d’ailleurs par bien des militaires français qui ont refusé de tirer sur l’Arabe comme on tire sur un moineau.

    Cette lettre ouverte répond donc à une demande qui émane de la logique historique. Celle-ci nous impose de réfléchir sur nous-mêmes. Et en réfléchissant sur nous-mêmes, nous sommes amenés à questionner l’autre, l’occupant, sur le pourquoi de l’occupation et sur les techniques inhumaines de son armée coloniale dont les effets dévastateurs ont traversé le temps. Nous sommes interpellés par notre mémoire ancestrale. C’est cette réflexion que véhicule la lettre ouverte adressée à Monsieur le président de la République. Ne pas le faire c’est trahir. C’est accepter l’humiliation déguisée en « reconnaissance ».

    -Pourquoi cette lettre ouverte aujourd’hui puisqu’il ne s’agit pas de la première visite du Président Hollande ?

    Dans les relations d’État à État, les visites sont naturelles. Mais il y a une attitude immorale qui consiste à déposer une gerbe de fleurs au pied d’une stèle accompagnée d’un murmure puis on déclare haut et fort : « Voilà, on s’est excusé ». C’est immoral, parce que tout simplement c’est du dédain. C’est comme jeter un os à un animal !

    -Que demandez-vous concrètement à travers cette lettre ouverte ?

    Nous demandons à ce que notre Président fasse entendre à son homologue la voix de l’Histoire de l’Algérie anticoloniale, celle des martyrs, celle de ceux qui ont subi la torture, celles qui ont subi l’innommable, la voix des handicapés fauchés pendant la guerre par la mitraille coloniale, puis après 1962 par les mines antipersonnel. Nous demandons que la France prenne ses responsabilités de manière claire, franche et précise concernant les crimes commis en Algérie durant 132 années. Si des officiers supérieurs français en charge de l’Atlas blidéen et d’autres régions ont démissionné ou ont fait « acte d’insoumission » envers leur propre armée, c’est que la guerre livrée à l’Algérie, n’était ni juste, ni justifiée. Il suffit donc que le Président Hollande le reconnaisse pour la grandeur et pour l’honneur de la France elle-même.

    -Est-ce que l’Algérie a vraiment besoin de cette reconnaissance ?

    Est-ce que la France avait besoin du pardon de l’Allemagne ? Il faut voir les choses autrement, se projeter dans l’avenir. Les relations algéro-françaises ont toujours été otages de la couleur politique de l’Elysée. Si l’on y ajoute, l’humeur de tel ou tel responsable politique français et la sensibilité à fleur de peau de tel ou tel autre responsable algérien, on mesure alors le haut degré de leur instabilité. La lune de miel hollandienne est à la merci des turbulences qui agitent le paysage politique français. Il faut aller vers des relations stables et durables. Pour y arriver, il n’y a qu’un seul et unique chemin : celui de la reconnaissance politique par la France de ses crimes. C’est ce qui fait la force du couple franco-allemand. C’est ce qui fera la force des relations algéro-françaises de demain. Encore faudrait-il que l’Algérie fasse valoir son droit à la reconnaissance et que la France s’engage définitivement dans la voie de la décolonisation de sa pensée politique. Il faut cesser de voir l’Algérie comme un rempart contre le terrorisme et se détourner de ce qui a fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui.

    -Qui dit reconnaissance, dit aussi indemnisation. C’est ce que vous demandez ?

    Oui, il faut une indemnisation. Mais quelle que soit la valeur de cette indemnisation le sang de nos martyrs n’a pas de valeur ! Il restera sacré. C’est là une question de principe. Retenons le principe, le reste suivra.

    -Pourquoi la loi sur la criminalisation du colonialisme a été mise dans le tiroir ?

    Cela obéit à une logique qui nous échappe. Disons qu’en haut lieu, on n’a pas voulu troubler les relations franco-algériennes. Pourtant la France n’a pas hésité à jeter un pavé dans la marre algérienne avec la loi de 2005. C’est parce que le champ était libre, que les nostalgiques et toute la classe politique française, y compris le parti de Hollande, ont voté cette loi humiliante pour la France des Droits de l’Homme et du Citoyen. Le temps est venu de relever la tête et de faire entendre la voix de l’Histoire et du futur avec un grand F, si nous ne voulons pas que d’autres lois 2005 bis soient votées en France.

    -Comment trouvez-vous la gestion de ce dossier par le Président à qui vous faites appel ?

    Je commencerai par dire qu’il a eu des mots extrêmement forts pour qualifier le colonialisme. Le président Bouteflika a parlé de fours crématoires, de génocides dans ses discours concernant le 8 mai 1945 et de cécité mentale concernant la loi de 2005. Le discours politique doit être crédible. C’est ce qui fait la force d’un pays et de ses gouvernants. Je veux dire que toute cette logique devrait être traduite sur le terrain. Il faudrait que les paroles soient suivies par des actes,

    -Ce n’est pas le cas ?

    A-t-on demandé la restitution des archives ? Non. A-t-on demandé la restitution du canon Baba Merzouk ? Non. A-t-on demandé à la France de reconnaître ses crimes ? Non. » » » » » »
    Fin de l’interview.

  6. mohamedDD

    je suis malheureusement pessimiste sur le sujet, il ne faut pas se leurrer mais défendre ce Dossier demande des hommes probes, jaloux de …. on l’a raté peut être par le passé (ou ould frança !!! bloquaient le dit dossier ici même en Algérie?? ), ce colloque aurait été plus judicieux en invitant les représentants élus algériens et français et des journalistes des deux bords et +, si 5 décennies n’ont pas suffit à régler un tant soit peu le contencieux sinon attendre des décennies encore ….inch’Allah
    bonne nuit

  7. OUERRAD

    à AKBOU , rien de nouveau !
    Sauf peut etre , ce que dit GILLES MANCERON, ceci est plus clair et net ,,,, il faut aller chercher plus loin jusqu en 1930 voir jusqu à l EMIR ABDELKADER .
    HA EL HADRA ! l algerie ce n est le 1 ier novembre .
    Quant au manuel commun avec quels elements ?fafa continue de retenir nos archives et les notres n ont pas le courage de le lui arracher de force s il le faut .Pourquoi simple , EL KHMIRAH va sortir de ces archives .
    Rachid AJOUAD supplie les français pou l aider , ou sont nos historiens ?
    Le passage de ma soeur Mme CH que je salue est plus que significatif ,,,,,,c est un veritable retournement ,,,,,,,,,,,puisque fafa a laisse ses pions bien au chaud .
    A LIRE ENTRE LES LIGNES ,,,, et merci

    • Mme CH

      Mr Meynier, nous ne sommes pas d’accord que vous ne soyez pas d’accord pour la repentance….!!!! La repentance veut dire « changer d’avis » ce qui entraînera un « changement de comportement », alors si FaFa ne veut pas se repentir, cela veut dire que son comportement envers la nation algérienne n’a pas et ne va pas changer….et on le voit bien actuellement, puisqu’elle considère toujours l’Algérie comme sa propriété privée….!!! Mais bon, c’est grâce à la connivence qu’elle a réussi ses coups bas….!!!

      Donc, si vous n’êtes pas « religieux », c’est votre problème, mais cela ne doit vous empêcher d’être juste et honnête….!!!! Vous dites que la repentance » est de connotation catholique, et le terme d’excuses « me paraîtrait dérisoire », alors qu’est ce que vous proposez …!!??? Le match nul, pourtant il y a eu échec et mat…..même si les fous gardent encore les Tours grâce à l’aide des chevaliers et des pions de HF…!!!

      Qu’est ce que vous proposez après tout ce qu’on a lu comme documents sur les crimes, les viols, les vols, les enfumades, la torture, la guillotine etc….???

      Vous dites que cette reconnaissance, selon le droit international, donne droit à des réparations de la part de l’Etat français., et alors, où est le problème puisque vous répondez: ils n’ont qu’à puiser dans les paradis fiscaux ou dans les déclarations fiscales de Johnny Hallyday. D’autant que c’est le copain du président Sarkozy. Qui serait bien inspiré de mettre en application la fameuse taxe Tobin sur les transactions financières. Ce prix Nobel d’économie avait calculé qu’une taxe de 0,5% sur les transferts de capitaux durant deux exercices budgétaires pourraient effacer toute la dette du Tiers-Monde….!!! La vie n’est elle pas belle…!!!

      Toutefois, on vous remercie pour vos récits qui sont plus objectifs que d’autres nostalgériques même s’ils sont historiens….!!!!

  8. zlaoui

    Malgrè peut etre l.ouverture des archives la tache de reconstituer
    Le puzle est difficile..deja d.apres le wickipedia la SOCIETE ANONYME est crèe
    En 1192 a toulouse en france.. l.anonymat etait totale ce qui va compliquer la
    Tache aux hystorien car tout devient ..monsonge..
    Chez les coraniste on appelle cela ..taskhir..et le verset le plus populaire
    C.est celui des djinns et satanisme
    Soubhana eladhi sakhara lana hada wa kouna lahou moukranine..MDR
    Dans ce monde de cable et d.onde les gens rèagissent a distance
    Sauf engoulou ellah yastour ke ne sais pas si c.est moi qui ècris ou si je suis lisur
    Un cable terrestre ou cosmique..je prie Dieu qu.Il prend le cable en main sinon
    Klana boubie..a defaut des hourie et le jus de raisins.en enfer un plat de figue de barbarie et une bierre brulante..
    Bonne soiree fi bite et cousine fouiller y.a des cable et dews telecomande partout

    • lecteur

      mon cher ZLAOUI bonjour
      Je vois en lisant vos commentaire que vous voulez chaque fois donné un verset comme preuve.C’est très très bien.Mais avant de faire ça il faut s’assurer que le verset est juste.si non c’est pas la peine.
      Hier je vous ai corrigé un et aujourd’hui le deuxième. Corriger c’est bien, mais faire l’erreurs en récitant les paroles de dieu c’est pas bien.Ou bien on est certain de ce que nous disons ou bien c’est pas la peine.Sans rancune mon frère ZLAOUI eddine ennasiha.
      le verset « Sobhana ladhi sakhara la hada wa ma kounna lahou mou9rinine wa inna(إنّا ) ila rabina la mou9aliboune. سبحان الذي سخّر لنا هذا وما كنا له مُقْرِنين وإنا إلى ربّنا لمنقلبون
      A mes amis lecteurs ce vercet on doit le réciter chaque fois qu’on qu’on monte dans une voiture ou car ou….
      AMICALEMENT

      • zlaoui

        @lecteur
        je le fais un peu exprès car la pédagogie le nécessite..un vrai pédagogue doit donner
        un cours imparfait pour laisser ces élèves l’occasion de participer et aussi se donner de l’importance et se faire confiance si un élève corrige son proff il se sent Tarzan..
        d’autre part ça permet au proff de détecter les plus apte dans son propre domaine..
        si tu corriges c’est bien c’est l’entre-aide  » wa ta3awanou 3ala el birri wa takwa wala ta3awanou 3ala il ithmi wal 3oudwane. »..bien que aussi tu n’as pas donné le titre de la sourate et le numéro du verset d’après certain c’est une lacune il faudra toujours donner les références exacte des citations..mais ici je l’a trouve bien car ça encourage les gens a chercher ce verset dans le coran donc le fouiller en totalité ça permet aux autre de lire le coran en cherchant une aiguille..
        le verset on le site pas lorsque on prend un âne ou cheval ou un mulet ou une voiture mais le réciter pour rester en éveille et ne pas être comme une dabba un animal au service d’un vaux rien..c’est pourquoi les djinns disent  » »nous retournerons a Dieu » car Dieu va étaler tout ce qu’ils sont entrain de faire en cachette.. »ça ne veut pas dire qu’une fois avoir le Soultane que tu l’utilise a ta guise comme tu LE voudras il faut avoir la crainte de Dieu
        AMICALEMENT

        • lecteur

          Excusez moi M ZLAOUI.
          Le prof doit -comme tu dit- faire des fautes exprès pour examiner le niveau de ses élèves je suis d’accord mais pas en récitant le coran.
          IL peut faire ça en poésie peut être en grammaire je suis avec toi orthographe proverbe etc….mais en récitant ou écrivant le coran personne ne te donne raison mon AMI ZLAOUI.
          C’est vrais je n’ais pas donné le titre de la sourate ni le numéro du verset mais l’important est que je suis sure du verset.Il est de sourate EZZOUKHROUF N°13 et 14.Mais quelque fois -mon ami- on renforce nos paroles par des versets ou hadiths ou même des poèmes sans se rappeler des numéros ou titres ou RAWI.Mais l’important d’après moi c’est ce qu’on dit est juste.
          En ce qui concerne l’autre point tu a dit qu’on ne site pas le verset lorsque on prend un ….ou cheval ou ….. ou une voiture mais le réciter pour rester en éveille et ne pas être comme une …..
          Je ne sais quel est ton intention en me disant ça (allaho a3lam bi nawaya) mais je vais te rappeler que notre prophète MOHAMED(SAWS) nous a appris a dire des DOAA دعاء dans notre vie .Il y a des doaa qu’on doit dire en sortant et d’autre en entrant a la maison, avant de manger et après, en rentrant et en sortant de la mosquée.Et cela veut dire que la vie du musulman est pleine de dhikr.
          Et parmi ces DOAA il y a le doaa en montant dans un véhicule.
          Ecoute bien mon ami ZLAOUI. D’après ALI IBN RABIA رضي الله عنه il a dit: J’étais présent quant on a emmené a ALI رضي الله عنه une DABBA .Quand il a mit son pied pour monter il a dit au nom de dieu 3 fois quand il s’ait installé sur son dos il a dit EL HAMDOU LILLEH puis il a dit سبحان الذي سخّر لنا هذا وما كنا له مقرنين وانا الى ربنا لمنقلبون
          Le hadith est long….Quant on lui a demander pourquoi a tu fait ça ? il a répondu J’ai vu le prophète (SAWS) faire ce que j’ai fais.رواه الترمذي وقال حديث حسن صحيح
          Grand merci a la voix de SBA de m’avoir donner cette occasion.
          AMICALEMENT mon cher ZLAOUI

          • zlaoui

            c’est bien tant qu’il ya les fauteurs il ya demande du Savoir et tant qu’il ya les correcteurs il y a de l’Espoir..
            El moumine est reconnue par ses reconnaissance  »echoukres » une grande qualité de base, tu a remercié le site de la voidesidibelabbes c’est un bon signe
            je te donne un bon dou3a
             »Dieu ne fait pas de mon dos un siège pour tes adversaire » » MDR

            • lecteur

              Bonjour M ZLAOUI
              Et oui je remercie beaucoup la voix de SBA parce qu’elle est mon journal préféré.Mais il faut que tu sache mon ami ZLAOUI que ce remerciement était parce que j’ai eu l’occasion de chercher pas pour faire de ton dos un siège comme tu viens de le dire dans ton doaa.HACHA.
              Mon cher ZLAOUI c’est un plaisir pour moi de commenter avec toi et tout les amis de la voix de SBA.
              JOUMOU3A MOUBARAKA

              • zlaoui

                bonjour lecteur
                le dou3a etait surtout pour ceux qui redoute que satan utilisent les dos pour monter dessus et faire la guerre a Dieu..au lieu de faire la guerre a dos de chameaux de chevaux ou d’ane Satan le fait sur le dos de certain..
                ainsi il lit le coran differmment
                 »wal hamira wal baghila litarkabouha wa zinatoune »
                ‘Imagine Satan accrocher sur le dos de quelqu’un est entrain de le fouetter  »allez hue hue hue »..et l’être humain fait le trot et sa langue pendante de sa bouche..le plus vile créature chez Dieu c’est lorsque l’individu banou adame se transforme en un âne pour Satan..voila donc le sens de dou3a
                Que Dieu ne nous protége d’être l’âne de Satan..
                on va dire ce vendredi
                vaux mieux etre chaytane el inssi que hmare ane des chaytane des djinn..
                joumou3a moubaraka

  9. Mme CH

    Voyons un peu ce que Mr Gilbert Meynier a dit sur certains sujets…!!! Concernant :

    Les HARKIS: il a dit que  » Les harkîs n’ont été ni plus ni moins que des mercenaires » (El Watan, 10/03/2005, par Nadjia Bouzeghrane): « Pour l’historien que j’essaie d’être, les harkîs n’ont été ni plus ni moins que des mercenaires, recrutés comme tels par l’armée française, à partir des directives originelles du général Parlange dans l’Aurès. Ce recrutement a joué sur le terreau des divisions algéro-algériennes, divisions que le colonisateur s’est toujours ingénié à cultiver et exploiter…. »

    L’OAS: en réponse à une question: Les partisans de l’OAS sont-ils des « exilés politiques » ? L’OAS était-elle une organisation politique ?

    « Certains se sont exilés d’eux-mêmes pour, en partant de l’étranger, l’Espagne notamment, reconquérir une mythique Algérie française. Ultérieurement, l’amnistie a largement réglé les cas de ses membres condamnés et détenus. L’OAS a été un rassemblement politiquement composite de nostalgiques d’un ordre fascisant, de révoltés créoles (créoles au sens anglo-saxon de populations d’origine allogène résidant en site colonial) dont l’avancée historique sacrifiait la prépondérance sociale et le devenir en Algérie indépendante. Plus largement, on peut dire que l’OAS fut le dernier carré de l’ultime investissement dans le colonial du nationalisme français : modérément colonialiste jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, le nationalisme français, avec Diên Biên Phu, puis la guerre de 1954-62, eut le colonialisme pour ultime avatar et dernier refuge. A l’inverse, De Gaulle avait dit qu’il voulait « épouser son siècle » et arracher la France aux mythes du « boulet algérien. » Sous les scansions baroques du national, De Gaulle, inconsciemment, se mettait à l’heure raisonnée de la mondialisation à venir. »

    Le révisionnisme: Alors que des pans entiers de l’histoire de la colonisation française en Algérie et de la guerre d’indépendance ne sont pas encore écrits, le révisionnisme que vous dénoncez est-il en œuvre ?

    « Je pense, en effet, qu’il y a une volonté de révision médiatique dans un sens de nostalgie coloniale chez certains historiens fonctionnant eux-mêmes sur la nostalgie, et dans nombre de milieux français – militaires, rapatriés, extrême-droite. Mais c’est aussi une marchandise qui peut se vendre pour attirer des électeurs ou, simplement, acquérir une notoriété médiatique. A l’automne 2003, l’émission « Mots croisés », sur France 2, a laissé l’antenne pendant deux heures à Benamou et à des comparses, alors que le seul historien présent sur le plateau, Fouad Soufi, a eu en tout et pour tout, quarante secondes pour s’exprimer. J’ajoute que la nostalgérie se vend encore assez bien au marché de l’histoire vulgaire. J’ai vu, avec chagrin, même des jeunes Algériens, ignorants de leur histoire, y succomber. Ce qui prouve qu’on leur a mal enseigné l’histoire. Il y a donc une urgence, historienne et civique : pour prouver leurs bonnes intentions… » …………….!!!???

    Ah! ignorance quand tu nous tiens…..!!!! A qui la faute…??? Et à qui profite ce crime…???

  10. Mme CH

    Discours du président de la République, Jacques Chirac, le 16 juillet 1995

    Il est, dans la vie d’une nation, des moments qui blessent la mémoire et l’idée que l’on se fait de son pays. Ces moments, il est difficile de les évoquer, […] parce que ces heures noires souillent à jamais notre histoire, et sont une injure à notre passé et à nos traditions. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français. Il y a cinquante-trois ans, le 16 juillet 1942, 450 policiers et gendarmes français, sous l’autorité de leurs chefs, répondaient aux exigences des nazis. Ce jour-là, dans la capitale et en région parisienne, près de 10 000 hommes, femmes et enfants juifs furent arrêtés à leur domicile, au petit matin, et rassemblés dans les commissariats de police. […] La France, patrie des Lumières et des droits de l’homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Manquant à sa parole, elle livrait ses protégés à leurs bourreaux. Conduites au Vélodrome d’Hiver, les victimes devaient attendre plusieurs jours, dans les conditions terribles que l’on sait, d’être dirigées sur l’un des camps de transit – Pithiviers ou Beaune-la-Rolande – ouverts par les autorités de Vichy. L’horreur, pourtant, ne faisait que commencer. Suivront d’autres rafles, d’autres arrestations. À Paris et en province. Soixante-quatorze trains partiront vers Auschwitz. 76 000 déportés juifs de France n’en reviendront pas. Nous conservons à leur égard une dette imprescriptible. […] Transmettre la mémoire du peuple juif, des souffrances et des camps. Témoigner encore et encore. Reconnaître les fautes du passé, et les fautes commises par l’État. Ne rien occulter des heures sombres de notre histoire, c’est tout simplement défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité.

    Ha Rjel, Machi Ga3dine Kifna Naklou Fi Ba3dana, Wa FaFa et les autres Dayrin Fine Rayhoum…!!! Les Bourreaux sont devenus des victimes et les vrais victimes sont devenues Rien…!!!

    Yakhi Hala Yakhi…!!!

    • Imène

      Azzul !
      Déchirant votre mea culpa Mr le Président !! ça me ( nous ) transperce les entrailles , vous ne pouvez pas imaginer ..C’est tout à votre honneur en tout cas de reconnaître les fautes du passé ! Mais alors grand dadais , vous qui avez été à la tête de la république fr plus d’une dizaine d’années..pourquoi vous n’avez pipé mot sur les millions de victimes Algériennes ( dont la quasi totalité sont des civils , femmes , enfants ) que votre grande armée – alors occupante de mon ( notre ) pays – a assassiné massivement , froidement , cruellement… A ce jour , vous n’avez exprimé un mot , pas un traitre mot , un regret , une pensée pieuse pour tous ces Hommes que votre soldatsque a tués , pendus , enfumés dans les grottes , balancés dans les eaux de la seine , affamés , violés , ou torturés jusqu’à mort s’en suive ..
      Allez , mr Jacques , dîtes le nous : Combien en avez vous  » zigouillé  » vous même ( ou vos hommes ) lorsque vous étiez en service militaire en Algérie ?? vous connaissant anosognosique , je vais vous rafraîchir la mémoire : c’était vers 1956 -57 , étant enarque et fils de ..vous pouviez éviter le bourbier Algérien , mais vous vous êtes porté volontaire , car vous étiez ( êtes ) un farouche partisan de l’Algérie Française , et vous voulez accomplir votre devoir de  » bon  » soldat ! vous avez même qualifié la période passée en Algérie comme étant  » la plus passionnante de votre vie  » intéressant , racontez !!
      Aujourd’hui , au couchant de votre vie , vous êtes un homme usé , fragile ( et une épouse un poil tyrannique ils disent….) votre conscience ne vous reproche donc rien ?? votre mémoire n’est -elle pas blessée à l’idée que vous vous faîtes de votre pays , patrie des lumières et des droits de l’homme ? Les millions de morts Algériens , non plus ne reviendront pas..n’avez pas vous une dette imprescriptible à leur égard ? c’est à votre honneur mr. le président de transmettre la mémoire du peuple Algérien et ses souffrances sous l’ occupation , c’est à votre honneur aussi de ne rien occulter des heures sombres de votre histoire : rendez nous nos archives et F….la paix !!! transmettez .. cordialement Mr . le président . une Algérienne parmi d’autres .

      • Mme CH

        Texte de Henri Irénée Marrou , publié comme Libre opinion dans Le Monde du 5 avril 1956.

        « Je ne suis ni journaliste professionnel ni homme politique ; je témoigne ici en simple citoyen que sa conscience tourmente et qui constate n’être pas le seul à éprouver cette lourde gêne, cette inquiétude, cette angoisse. […]
        Il n’est pas nécessaire d’aller chercher bien loin des raisons de s’indigner ; laissons le passé et les occasions perdues ; le présent suffit bien à notre angoisse. Je ne prononcerai que trois mots, assez chargés de sens : camps de concentration, torture et répression collective. Je ne veux scandaliser personne et ne prononcerai pas à la légère les noms sacrés de Dachau et Buchenwald ; il me suffira, hélas ! d’en prononcer un autre, déjà bien lourd à porter : nous, Français, avions déjà sur la conscience le camp de Gurs, et nous savons, n’ayant pas d’excuse, de quelles abominations, de quelles souffrances, au surplus toujours politiquement inutiles, s’accompagnent le recrutement de « suspects » et leur abandon aux démences concentrationnaires.

        Passant à la torture, je ne puis évidemment parler de « Gestapo » ; partout en Algérie, la chose n’est niée par personne, ont été installés de véritables laboratoires de torture, avec baignoire électrique et tout ce qu’il faut, et cela est une honte pour le pays de la Révolution française et de l’affaire Dreyfus : je ne puis sans frémir penser au jour où je fus chargé de représenter le gouvernement de la République à une exposition organisée au musée Galliera, par l’Unesco, en l’honneur de la Déclaration des droits de l’homme ; il y avait là tout un panneau consacré à l’abolition, et non, ô hypocrisie, au renouveau de la torture judiciaire.

        Et que dire enfin de la répression collective, car de quelque nom qu’on la décore – ratissage, démonstration aérienne …(…) l’opération consiste toujours à frapper indistinctement innocents et coupables, combattants et désarmés. On ne « venge » pas un assassinat par de tels crimes, car ce sont là des crimes. […]
        Oui, la grandeur française est en péril. Je m’adresse à tous ceux qui, comme moi, professeur, sont des éducateurs, qui, comme moi, ont des enfants et des petits-enfants : il faut que nous puissions leur parler, sans être couverts d’humiliation, d’Oradour et des procès de Nuremberg. […]…. »

        A la suite de la publication de ce texte, Henri Marrou a eu droit à des perquisitions de la DST à son domicile et à l’ironie du ministre de l’Intérieur, Bourgès-Maunoury, sur les « chers professeurs ».

    • zlaoui

      @narimane
      Pourquoi passer le miskine zlaoui devant une psychologue toulouzaine
      Et ne pas remettre ce discours a anyser son personnage ou son compositeur?
      Je n.ai pas fait d.etude de psyxhologie mais le president a èviter de parler de
      Crime et maltraitance et humiliation des français par les nazis mais l.avait jeter
      Sur le peuple juif tout en faisant des français des humiliés mais des humiliateurs.
      Voila une bonne technique d.une pierre 2 coups…au lieu de jeter la pierre sur les
      Français humilié chez eux et battu en 24 heures sans mener une seule bataille
      Cette pierre humilantes la jette sur le peuple juifs..voila pourquoi pourquoi on inciste
      Sur un seul sens …ce qu.ont fait les français sur les algeriens et on cache ce qu.avait
      Les moujahidines ont fait sur l.armé colonial..vous croyez que les algeriens leurs
      Offrait un tajine olive une bierre et une ambrassade?..jespere que narimane fasse
      Un tableau psychologique du president si c.est lui l.auteur ou un autre car ça colle
      Pas sur une personne qui se fait vite attfapé par les emploie fictif..une personne
      Qui compose une pierre 2 coup est tres futée…MDR

  11. zlaoui

    d’apres wickipedia Gilbert Meynier est né en france et son parcours en algerie n’était pas bien détaillé il d’après le wicki de penchant de gauche socialiste…s’il s’abreuve des écrits et des dires des nouveaux il ne va pas être un bon historien..le meilleur historien c’est celui qui livre sa biographie lorsqu’il était sur le terrain..mais se baser sur les article de journaux et lorsque on voix maintenant comment les journaliste ou correspondant des anciens retraités de l’enseignement secondaire qui  »imagine » des scène et la publie je me demande comment sera écrite notre histoire actuelle dans 1000 ans?? MDR
    Ce qui est important pour nous et urgent ce n’est pas de faire du récit de la révolution mais «  »lire notre quotidien sur la base de l’histoire contemporaine et ancienne »
    si vous revenez en arrière l’occupation etait militaire et aussi administrative..l’administration coloniale n’a jamais été bien analysé de 1830 jusqu »a 1962..car en algerie après 62 on repris le même organigramme donc ce que faisait l’administration coloniale va peut être le faire l’administration algérienne..
    on doit en principe voir en détail cette ancienne administration coloniale sa composante humaine ces méthodes de travail son rapport avec les colons les pieds noirs l’armée coloniale la gendarmerie la police les grades champêtres etc…
    pour justement bien gérer notre administration et la faire éviter de tomber dans les déboires des méthodes coloniales
    la lecture de l’histoire ce n’est pas pour faire du récit romanesque et tirée des scénarios de film mais au contraire analyser les failles des états pour les nouveaux États ne tourne et ne vire pas de ses prérogatives qui lui ont été assignées au départ même si les fonctionnaires partent en retraite la  »chose doit rester constante sur plusieurs décennie voir même plusieurs siècles..
    pour les harkis c’est un mot qui est utilisé a tord et a travers..est ce que ce mot existait avant 54?? Si oui dans quelle région?? on n’a négligé l’étude de ce mot car comment un juge va juger une personne sur la base d’une plainte de harkisme??une étude approfondie du harkisme en algerie permet au juge de bien voir la question et donner a chacun son droit

    • Mme CH

      «Histoire de l’Algérie contemporaine: la conquête et les débuts de la colonisation (1827-1871)» de Charles-André Julien (Yassin Temlali,12/06/2008)

      « Le livre de Charles-André Julien pourrait tout aussi bien s’intituler «Histoire du racisme colonial». Il éclaire les origines lointaines de l’idéologie de la «colonisation bienfaitrice», celle-là même qui sous-tend la loi du 23 février 2005. Les rédacteurs de cette loi n’ont fait que reprendre, de façon anachronique, les arguments de leurs pères spirituels : les «colonistes» des années 1820 et 1830.
      Le premier chapitre analyse le climat mondial dans lequel le débarquement français à Alger, en juillet 1830, a été préparé et exécuté. S’appuyant sur une riche documentation – allant des délibérations du Parlement français aux échanges épistolaires entre les officiers en campagne et leurs familles -, l’auteur y restitue les débats énergiques entre «colonistes» et «anti-colonistes» sur «l’opportunité de la conquête» et met en évidence les intérêts politiques et les ambitions de carrières qui se sont affrontés à l’occasion de ces débats.

      Les chapitres suivants se présentent sous la forme d’allers-retours entre les événements qui ont marqué la conquête (installation des premiers colons, expropriations, multiplication des révoltes, etc.) et les échos – souvent déformés – qu’elle a eus en France. La description circonstanciée des confrontations entre les partisans de l’«occupation restreinte» et les défenseurs de l’«occupation totale» permet de retracer la patiente construction du projet de «colonisation de peuplement» qui distinguera le destin de l’Algérie de celui de ses voisins maghrébins. Un chapitre entier est consacré à «L’armée d’Afrique» ; il reconstitue son parcours spécifique, s’étale sur ses légendaires indiscipline et brutalité ainsi que sur la place qu’occupaient en son sein les «corps indigènes», Spahis et autres Zouaves.
      Une revue des débats français (parlementaires, etc.) avant et après la prise d’Alger révèle une quasi-unanimité nationale sur la «supériorité» de la civilisation française» et la «mission civilisatrice de la France en Afrique». La justification de la colonisation par la nécessaire expansion de la culture et de la science occidentales n’était pas l’apanage des conservateurs, monarchistes et autres partisans de l’Empire. Des libéraux comme Tocqueville et des humanistes comme Lamartine, avec des arguments différents, y ont largement contribué. Même les progressistes saint-simoniens ont compté dans leurs rangs d’ardents «colonistes»: ils ont fourni à la conquête plusieurs de ses chefs terribles, dont le général Lamoricière pour qui la colonisation était «un puissant moyen d’importation d’idées». Les principes égalitaires du socialisme saint-simonien ne pouvaient s’appliquer aux exotiques «Barbaresques», appelés ainsi comme pour justifier leur soumission au joug colonial.

      L’oeuvre de Charles-André Julien nous enseigne d’autres vérités oubliées: les «anti-colonistes» se sont opposés à l’occupation avec des arguments strictement pratiques, souvent économiques (le «climat malsain» du pays, la difficulté d’y mobiliser une main-d’oeuvre bon marché vu l’interdiction de la traite des Noirs…). Quant aux politiciens et intellectuels qui ont condamné la violence avec laquelle se menait l’invasion, ils ont soigneusement évité de condamner la colonisation elle-même comme une inacceptable entreprise de déshumanisation. Le rapport d’une commission d’enquête qui a séjourné en Algérie en l’automne 1833 concluait étrangement, après avoir établi un constat accablant des spoliations subies par les «autochtones» : «Par divers motifs d’utilité, de convenance et de nécessité qui se sont exprimés, la Régence d’Alger doit être définitivement occupée par la France.»

      La filiation entre les «colonistes» de la première moitié du 19e siècle et les nostalgiques de la colonisation aujourd’hui n’est pas l’unique lien entre le passé de la France et son histoire contemporaine. Il en est un autre, qui s’établit, naturellement, entre les officiers de l’«Armée d’Afrique» et leurs sinistres héritiers qui, dans leur lutte contre les révolutionnaires algériens dès 1954, ont érigé la torture en «art de la question». La politique d’extermination du général Clausel est indéniablement le sanglant antécédent de la brutalité des parachutistes du général Bigeard.

      Comme les appelés des années 1950, beaucoup d’officiers de «l’armée d’Afrique» ont laissé des témoignages vivants sur les cruautés commises par les troupes coloniales qui allaient de l’incendie des récoltes aux enfumades, en passant par les viols collectifs. Certains ont dénoncé ces cruautés comme une inadmissible dégradation de l’honneur militaire (le plus célèbre est Hérisson, auteur d’un livre judicieusement intitulé «Chasse à l’homme»). Beaucoup d’autres (le général Saint-Arnaud, etc.) les ont justifiées par la «mentalité spécifique des indigènes, qui ne comprennent que le langage du sabre», ou, comme le feraient les tortionnaires des années 1950, par les besoins d’une «guerre non classique» contre les rebelles. Ce n’est pas le général Aussarès qui a inventé les interrogatoires musclés et les assassinats par lesquels, souvent, ils se soldaient : plus d’un siècle avant lui, le général Yousouf, sinistre mercenaire, s’y était brillamment illustré. »

      « Les manifestations nationalistes du 8 mai, et surtout leur sanglante répression, marquée par les massacres de Sétif et de Guelma, ont considérablement élargi le fossé qui sépare la masse des Algériens musulmans de la minorité européenne. Ce divorce, Charles-Robert Ageron en prend la mesure quotidiennement. Notamment le jour où, dans un bus où il circule en uniforme, il se fait vertement rappeler à l’ordre par des pieds-noirs qui lui reprochent d’avoir proposé sa place à une jeune musulmane.. »…..!!! Les caméléons ont toujours été haineux et racistes…!!!

  12. Mme CH

    « La guerre révolutionnaire et la tragédie des harkis » (par Pierre Vidal-Naquet, secrétaire du comité Maurice Audin. Le Monde, 11-12 novembre 1962)

    « Protection, engagement, contrôle, c’est par ce « triptyque » que le colonel Argoud résumait l’enseignement de la « guerre révolutionnaire », dont il fut lui-même un des grands maîtres , et qui resta la doctrine officielle de l’armée française en Algérie, même après le départ des plus bruyants des colonels d’Alger. Dans une note du 4 mars 1960, le général Crépin, qui était à la veille de succéder au général Challe, écrivait : « Le triptyque […], base de toute l’action de pacification, demeure toujours valable. » S’il n’est guère utile de revenir sur ce que fut en réalité la protection, il n’est pas mauvais de préciser une fois de plus le sens exact des mots « engagement » et « contrôle ». Dans une guerre dont l’enjeu était la conquête de la population musulmane, population dont il était chaque jour plus évident qu’elle souhaitait, dans sa grande majorité, son indépendance, il fallait que des musulmans servent d’auxiliaires aux pacificateurs, d’abord parce qu’on les « compromettait » ainsi à nos côtés en provoquant un engagement irréversible, ensuite parce qu’ils semblaient à même mieux que personne de contrôler et de détruire, par tous les moyens, l’appareil politique de la rébellion, l’Organisation politico-administrative (OPA) du FLN. Les « bleus de chauffe » à Alger, la « force auxiliaire de police » à Paris, les « harkis » dans le bled, furent ainsi engagés aux côtés de l’armée. Certains ont pu agir par conviction ; les autres en revanche ont été recrutés par persuasion, par contrainte ou par force. Tantôt la vie sauve était promise à des rebelles faits prisonniers ; parfois jouait l’attrait qu’exerçait dans un pays misérable une solde relativement élevée ; dans certains cas, enfin, furent utilisées les rivalités de tribus et de clans. En fin de compte, les harkis et assimilés furent nombreux, plus de cent mille, et l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle, pourtant personnellement peu favorable aux techniques de la guerre révolutionnaire, ne diminua pas leur nombre. Il n’est aucun gouvernement français qui ne se soit publiquement réjoui de la mise en jeu d’une telle masse d’Algériens musulmans. Qu’ils aient ou non torturé, les harkis, par leur seule présence, inspiraient la terreur. Ceux qui ont pu voir Octobre à Paris se souviendront toujours du visage des témoins algériens quand ils prononcent ce nom détesté . Que cette terreur ait été un instrument de guerre qui seul pouvait à son tour maintenir les harkis dans l’obéissance à leurs chefs, il n’est pas permis d’en douter. Dans un rapport officiel rédigé à la fin de mai 1961, un lieutenant chef de harka exposait que ses hommes « avaient été dès le début habitués à avoir toute liberté d’action après les accrochages » ; il expliquait aussi qu’au lendemain de l’interruption des opérations offensives (20 mai 1961), il ne put empêcher ses harkis de gagner le djebel qu’en les autorisant à exécuter six prisonniers . Une haine générale s’est ainsi accumulée contre les harkis, dont il eût été naïf de ne pas prévoir l’explosion et que les accords d’Évian, malgré l’amnistie qu’ils comportaient, pouvaient d’autant moins endiguer que, dans le bled, l’OPA, qui seule aurait pu assurer une transition relativement calme entre l’ancien et le nouveau régime, avait été précisément détruite, les cadres du peuple algérien exterminés, et que l’OAS régnait dans les grandes villes. »……!!!

    Maintenant, l’OAS règne dans certaines villes françaises à travers les stèles, les musées, les colloques, des Corneilles noires nostalgériques …etc…!
    Qui à parlé d’amitié…???

  13. zlaoui

    La lecture de l.histoire contenporaine algerienne doit se faire sur la base sur ce qui se passe actuelement.
    Qui nous dit que notre systeme ne debouche pas sur un systeme colonial algero algerien?
    Le but justement de la lecture de l.histoire x.est au moins essayer de voir qui a provoquè la chute du systeme conial au bout seulement de 100 ans?
    Lorsque par exemple a bel abbes on entre dans un tribunal on constate une presence importante de policier a l.interieur un phenomène specifique a bel abbes pourquoi?
    Avant le systeme colonial etait un appareil composè par plusieur corps. Peut etre que la chute rapide de ce systeme etait due a un desiquilibre entre ces corps carecterisè au moins par deux le corps productif et le corp non productif..si on parle de la colonistion on doit au moins faire le tris parler de chaque corps separement pour voir les veritable enjeux qui tolerait le FLN qui negociait avec l.ALN et qui haissait les deux et ne voudrait reconnaitre aucun d.eux..
    tout les historiens parlaient de l.usage de la division entre arabe musulman en presenetant l.apareil coloniale comme un corps sans division alors qu.il etait minè par des divisions interne qui ont affaibli le corps face a l.aln et les musulmans algeriens..
    Maintenant il faut s.eloigner du systeme colonial et ne pas le recopier sinon l.etat va aussi subir le meme sort….en analysant le syteme productif colonial face a l.administration coloniale..le Pape n.arrive plus a equilibrer entre ces deux corps..le corps administratif dima yaklah il le devore im narrive plus a controler ses appetie il se developpe a l.infinit et va dèvorer tout .le Pape lui meme et son empire..lol

  14. mohamedDD

    regardez et écouter, on est tombé dans le « colonial » économique= impérialisme=nouvel ordre mondial=le pouvoir absolu pour un petit groupe sous les ordres de iblis, notre arme ISLAMMMMMMMMMM

    • Mme CH

      On ne cesse pas d’apprendre ce que FaFa la coloniale a fait pendant 132 ans d’horreur et elle ne veut pas encore nous lâcher….!!! Alors, Mr Meynier si avec tout ça, et vous nous demandez d’oublier l’idée de la repentance (la Epsilon des choses) c’est qu’il y a quelque chose qui cloche….!!!!

      « Révélations sur une « prison sans barreaux » entre Béchar et Tindouf » (par S. Raouf, Le Quotidien d’Oran, 24 janvier 2008)

      Nicolas Sarkozy et une partie de la classe politique française ont beau plaider l’avenir franco-algérien, le passé n’en finit pas de se rappeler au souvenir. Périodiquement, la guerre, longtemps « sans nom », révèle un pan inconnu ou, à tout le moins inédit, des « événements d’Afrique du Nord ».
      Dernière page inédite en date, un voyage poignant dans le bagne militaire de Tinfouchi au fin fond du Sud-Ouest algérien. Spécialiste des questions militaires du conflit algérien, le professeur Jean-Charles Jauffret en livre le « dossier secret » dans la dernière livraison de Guerre d’Algérie magazine.
      Professeur à l’Institut d’études politiques d’Aix-en-Provence, Jean-Charles Jauffret dirige au CNRS un programme de recherches intitulé « Mémoires des combattants français de la guerre d’Algérie ». Signataire de plusieurs ouvrages, il a publié en 2005 « Ces officiers qui ont dit non à la torture », un livre coédité en Algérie sans son introduction. Une coupe synonyme aux yeux de l’auteur de censure. Rappel de contexte et récit circonstancié à l’appui, l’historien apporte une nouvelle pièce à conviction sur l’arsenal répressif de la guerre d’Algérie. A l’image des exécutions sommaires, des enlèvements et de la gestion « politique » de la chaîne de la torture, Tinfouchi fait partie des secrets les mieux gardés de la séquence algérienne.
      La chape de plomb et les manœuvres dilatoires des gouvernements de la IVème et Vème République ont maintenu un voile épais sur un « enfer » qui n’osait pas dire son nom. Le lieu perce le secret militaire un an jour pour jour après le retour au pouvoir du général de Gaulle.

      Le 13 mai 1959, Raymond Guyot, un sénateur communiste de la Seine – ancienne circonscription regroupant Paris et ses banlieues immédiates -, s’empare de la parole et interpelle le ministre des Armées, Pierre Guillaumat. Sa question orale résonne douloureusement sous les lambris du Palais du Luxembourg.
      ….il révèle l’existence, en plein désert, d’un bagne militaire. La sémantiquement correcte des armées le désigne sous le vocable de « compagnie disciplinaire d’Afrique du Nord ». Le site a fait l’objet à chaud (1959) d’un dossier dans La Défense, le mensuel du Secours populaire français.
      Depuis, victime d’un silence pesant, Tinfouchi s’est inscrit sur la liste des « plus grands oublis de cette guerre d’Algérie qui n’en finit plus d’étonner par ses déviances en marge de la légalité républicaine », explique le professeur Jauffret.
      L’historien auquel on doit, entre autres, un éclairage exhaustif sur le contenu des archives militaires s’est livré à une patiente recherche sur le bagne. A défaut d’archives militaires et institutionnelles disponibles, il a interrogé des «pensionnaires» du camp et consulté des fonds privés (courriers, photos). Cette matière lui a permis de restituer « la réalité d’une prison sans barreaux », opérationnelle entre juin 1958 et juin 1962.

      Installé à mi-chemin entre Béchar et Tindouf, le bagne a abrité des « soldats du refus », ces militaires de gauche qui ont refusé de prendre les armes en Algérie, et des cas disciplinaires. Enclavé dans un des endroits les plus désertiques de la planète, il était exposé aux pires fluctuations climatiques. « Une telle amplitude thermique et l’isolement total au coeur des sables brûlants garantissent contre toute tentative d’évasion ».
      Dans une missive adressée à ses proches, Lucien Fontenel, un appelé encarté communiste, rappelle une histoire à faire dormir debout. Un jour, les militaires en charge des lieux invitent des « pensionnaires » à prendre connaissance, lors d’une sortie, du sort cruel promis aux évadés. Une manière de les mettre en garde contre toute tentative similaire. Selon le récit macabre de Lucien Fontenel, ils découvrent les corps de cinq à six camarades « morts de soif et grillés par le soleil » ou encore « déchiquetés par les hyènes et les chacals ».
      Toute la cruauté de Tinfouchi et sa nature de bagne impitoyable sont dans ce détail du récit de Lucien Fontenel : pendant plusieurs jours, le commandement de la « compagnie disciplinaire d’Afrique du Nord » n’a fait aucune recherche, ni aucune chasse aux fuyards. En bon connaisseur des lieux, il n’avait pas le moindre doute sur l’implacable « verdict du désert ».
      Preuve du secret qui entoure son existence, Tinfouchi brille par son silence dans la paperasse officielle. « Un seul document administratif y fait référence, précise le professeur Jauffret, son JMO ou Journal des marches et opérations, à présent incommunicable » aux archives militaires. Détail qui ne trompe pas, les éléments d’informations contenues dans le JMO brillent par leur rareté. L’historien a retrouvé la trace d’une lettre datée du 10 novembre 1959 et signée du ministre des Armées, Pierre Guillaumat.

      Destiné au général Maurice Challe, commandant en chef des forces armées français en Algérie, le courrier ministériel assigne un rôle à Tinfouchi. « Il vous est loisible de diriger vers la compagnie spéciale d’Afrique du Nord, aussitôt intervenu l’avis du Conseil de discipline, ceux que l’intérêt supérieur de la discipline générale commande d’écarter rapidement de leur corps ».
      « Dans ce bagne au milieu du néant, rappelle Jean-Charles Jauffret, la Vème République a connu ses lettres de cachet et l’embastillement arbitraire pour cinq politiques français », allusion aux soldats du refus de la guerre d’Algérie. « Saura-t-on un jour ce qu’il est advenu des disciplinaires algériens ? Dans ce Sahara des débuts de la Vème République hors de toute indiscrétion et en toute impunité, à côté des sites consacrés à l’exploitation pétrolière, aux essais nucléaires et aux armes et engins spéciaux garants de la souveraineté nationale, en référence aux sites de Tindouf et de Tinfouchi reliés par piste routière, il est à présent possible d’ajouter un pôle disciplinaire, oublié lors des Accords d’Evian et envoyé aux oubliettes de l’Histoire ».

  15. zlaoui

    Intervenant en premier, Rachid Ajaoud plaide pour une histoire «d’apaisement», appelant à la levée des tabous. Notamment ceux ayant trait à la mort du colonel Amirouche et celle de Abderrahmane Mira et l’affaire des harkis, invitant les Français «à nous aider dans cette tâche, car vous êtes les seuls à pouvoir le faire»….
    ce qui urgent pour l’algerie ce n’est pas la focalisation sur certain détail de l’histoire comme la mort de amirouche ou autre car même si on le saura ça changera quoi a la donne en algerie de 2015 jusqu’aux 2025..ce qui importants de voir c’est d’analyser les archives de la police et de la gendarmerie coloniale de 1830 jusqu’au 1962 pour voir comment le crime organisé avaient pour habitude de travailler. le crime dans cette période allait dévorer tout le monde colon comme européen comme juif comme musulman comme pieds noir. Fauta voir aussi comme ces crimes organisés organisés en réseaux ont évolué pendants la chute de l’empire de Rome sous le double coup de la première et seconde guerre mondial. C’est normal pendant que le boulanger est devant le four le semoulier et ailleurs sous l’arbre a somnoler, rêver et espérer.
    Le réseaux fait la guerre ou emporte la fin de la guerre??A Serenguetti par exemple les charognards sont toujours derrière les lions jamais derrière les buffles.
    on peut a travers une vidéo comprendre ce qui se passe et ce qui va se passer
    les 3 lions représente les trois Empereur qui dominait le monde arabe juif et chrétiens il se partageait le butin  »les ressources naturels »..que représentent les hyennes??l’administration coloniale ou autres chose??.vers la fin tout ce qu’avaient ramassé l’empereur et tombé entre leurs dents..c’est normal les hyennes ne veulent pas aller loin en tuant les lions car qui va leurs chasser les proies,,,???,,
    Mettant maintenant un LionCarné qui tentent de protéger Serenguetti et limiter la surexploitation ou le carnage??…que vont faire les lions et que vont faire les hyènes qui composent son administrations? les lions vont tuer Le Lioncarnés?? Qui va liquider le LionCarnés?? Ou sont représentés les réseaux criminel entre les 3 lions et le groupe des hyènes??Ou était le FLN dans tout cela?? MDR
    la video est ici

    https://www.youtube.com/watch?v=2z9csk8Jqto

    • Mme CH

      « Le calvaire de Lucien Fontenel » (témoignage de Claude Despretz,
      publié dans L’Humanité, le 17 nov. 2000).

      Le 30 décembre 1958, Lucien Fontenel adressa au général de Gaulle une lettre lui annonçant son refus de combattre le peuple algérien. Dans les heures qui suivirent, il fut transféré de la prison du 5e régiment de dragons de Périgueux dans une autre cellule, non chauffée, d’une autre prison régimentaire de Bordeaux. Il y passa deux mois sans aucune couverture jusqu’à la mi février. Pendant ce séjour, Lucien était constamment relancé pour qu’il revienne sur son refus, mais il resta ferme sur sa décision. S’il vit encore, le général Lecoq, alors commandant de la 5e région militaire de Bordeaux, pourrait témoigner de ce harcèlement quotidien. Le 24 février 1959, Lucien fut conduit à la prison de la Légion étrangère à Marseille, et quelques heures après emmené de force sur le bateau Ville-d’Alger à destination d’Oran. De là, il fut transféré au 26e régiment de dragons à Kenasda, à une vingtaine de kilomètres de Colomb-Béchar.

      Il vécut quelques jours de  » bonnes manières  » : on lui proposa d’être soit serveur au mess des officiers, soit aide-soignant, soit responsable fourrier. Vu son refus, il y eut un changement brutal, on alla jusqu’à le menacer de mort. Qu’en sait le colonel commandant alors du 26e régiment de dragons ? Lucien fut jeté dans l’obscurité totale d’un cachot…………
      Il connut un adoucissement grâce à un capitaine, du nom de Chauzenou, qui lui faisait parvenir clandestinement, la nuit, par un soldat, les colis que lui envoyait son épouse. Au printemps 1959, extrait de son cachot en même temps que le patriote du FLN, on leur dit qu’ils allaient être traduits tous les deux devant le tribunal militaire d’Alger. Mais, à peine embarqués dans l’avion, ils apprirent que ce n’était pas à Alger qu’ils allaient, mais au fort Fouchet de Timfouchi.

      Ils y furent reçus par une bordée d’injures et un copieux matraquage. Ensuite,  » boule à zéro  » et, dès la coupe de cheveux terminée, la  » pelote « . Harnaché d’un sac à dos rempli de cailloux et de sable, Lucien a dû courir jusqu’à épuisement en plein soleil,  » dopé  » à coups de cravache par un  » chef « . Ensuite,  » réception  » au  » bureau d’accueil  » où Lucien, à la demande d’un militaire, confirma son soutien au droit à l’indépendance du peuple algérien : immédiatement, volée de coups de poings et de cravache jusqu’à ce qu’il tombe inanimé. Il reprit connaissance parmi d’autres  » disciplinaires  » dans le blockhaus de la section noire. Le sergent-chef Desplanche pourrait certainement nous en dire davantage sur ce cérémonial d’accueil. Il pourrait aussi nous dire qui, un peu plus tard, a fait  » bénéficier  » Lucien d’une nouvelle volée de coups de poings et de cravache jusqu’à ce qu’il tombe inanimé sur le capot de la jeep du capitaine Guyon, commandant du bagne.

      Dès son arrivée, Lucien eut droit aussi au  » tombeau « . Cela consistait à dormir, sans couverture, dans une fosse profonde de 50 centimètres creusée par lui-même. Il devint alors le disciplinaire matricule 6548. Comme tous les autres disciplinaires, il devait se soumettre à une discipline très particulière stipulant, entre autres : tout déplacement doit se faire au pas de gymnastique ; tous les jeux sont interdits ; pour parler à un gradé, le disciplinaire doit lui en demander la permission en le saluant ; aucun commandement au disciplinaire ne se fait par la voix, mais par le sifflet, etc. À Timfouchi, les  » cinq  » du refus de la guerre d’Algérie côtoyèrent de jeunes patriotes algériens qui, au lieu de devenir des  » malgré nous « , avaient rejoint le FLN, et aussi des soldats qui s’étaient rebellés contre des gradés ou étaient entrés en conflit avec des autorités officielles. Ainsi, l’ancien ministre Pierre Messmer pourrait peut-être nous dire pourquoi Pierre Stien a eu droit à un séjour à Timfouchi. Quand on sait l’importance du courrier pour des prisonniers, il faut savoir aussi que celui-ci était censuré. À l’arrivée, le courrier pouvait même être détruit devant le disciplinaire sans qu’il puisse en prendre la moindre connaissance. L’adjudant Pierre Hebeyrotte doit savoir de quoi il s’agit. (Claude Despretz, « soldat du refus de la guerre »)

      Hada Nasta3raf Bih, Machi comme les colons et les corneilles noires…..Jaw Yajrou ensuite ils se demandent pourquoi ils ne sont pas restés puisqu’ils sont nés en Algérie…????!!!! Nés oui mais « illicitement » puisque c’est sur un sol spolié…..!!!

      • Imène

        Bonsoir !
        Lucien F. aurait pu être un bon soldat ! gravir les échelons de la hiérarchie ..y être décoré par des médailles et autres distinctions ..il aurait pu s’éviter tout les tracas , tout le calvaire que lui ont fait subir ces cannibales de l’armée FR ! Mais il a choisi la voie des justes , il a payé pour son courage , pour ses convictions anti colonialistes ..Cet HOMME est un frère , un vrai , quelque soit son origine , sa religion , sa philosophie .. tous les sodats du refus de la guerre sont des frères de combat pour la liberté , des héros à qui nous rendons un vibrant hommage et nous inclinons devant leur mémoire .
        Merci Mme CH pour ces contributions , pour ces morceaux choisis d’ouvrages qu’on aura tout loisir de lire ( ou consulter les passages qui nous interessent ) vraiment yaatik essaha !!!!!

        • Mme CH

          Salam et Merci Khtou Imène, j’espère que vous allez bien ainsi que Mam…!!! Et ces travaux interminables….????

          Hé bien chère Cygnus, je vais te présenter ainsi qu’aux lecteurs de la VDSBA, un article concernant un « Tabou » qui commence à être levé, celui « du viol des femmes pendant la guerre d’Algérie « ……pour mettre l’accent sur la barbarie de ceux qui sont venus nous Syphilisser euuuuhhhh Pardon nous « civiliser »……!!!! Quelle horreur, quelle bassesse….!!!!

          De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans. Il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. Mais, loin d’avoir constitué de simples « dépassements », les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962. (par Florence Beaugé, le Monde, 11 octobre 2001).

          Les anciens appelés interrogés par « Le Monde » témoignent du caractère massif de l’humiliation des femmes entre 1954 et 1962. Selon l’un d’eux, les détenues subissaient ce sort « en moyenne neuf fois sur dix ». Un homme né en 1960 du viol d’une Algérienne par des soldats français demande aujourd’hui réparation. De toutes les exactions commises par l’armée française pendant la guerre d’Algérie, le viol est la plus cachée, la plus obstinément tue depuis quarante ans, par les auteurs autant que par les victimes. Certains commencent pourtant à lever ce tabou, confirmant peu à peu ce que l’écrivain Mouloud Feraoun dénonçait autrefois dans son journal comme étant une pratique courante, du moins en Kabylie. Il apparaît que, loin d’avoir constitué de simples « dépassements », les viols sur les femmes ont eu un caractère massif en Algérie entre 1954 et 1962, dans les villes mais surtout dans les campagnes, et plus encore vers la fin de la guerre, en particulier au cours de « l’opération Challe », menée en 1959 et 1960 sur le territoire algérien pour venir à bout de l’Armée de libération nationale (ALN). L’ouverture de la totalité des archives et la lecture de tous les « journaux de marche » des soldats ne donneraient sans doute qu’une très petite idée de l’ampleur du phénomène, parce qu’il n’y eut jamais d’ordres explicites de viol, et encore moins d’ordres écrits. En outre, rares sont les hommes qui se seront vantés, dans leurs carnets personnels, de tels comportements.
          Tous les appelés interrogés le disent : « Tout dépendait du chef. » Si l’officier, ou le sous-officier, affichait des positions morales sans équivoque, il n’y avait ni viol ni torture, quel que soit le sexe des détenus, et quand une « bavure » se produisait la sanction était exemplaire. D’une compagnie à l’autre, on passait donc du « tout au rien ». « Donner l’ordre, comme cela a été fait, de toucher le sexe des femmes pour vérifier leur identité, c’était déjà ouvrir la porte au viol », souligne l’historienne Claire Mauss-Copeaux, pour qui deux facteurs au moins expliquent que ce phénomène ait pris de l’ampleur. D’une part, l’ambiance d’extrême racisme à l’encontre de la population musulmane. D’autre part, le type de guerre que menait l’armée française, confrontée à une guérilla qui l’obligeait à se disperser et à laisser une grande marge de manœuvre aux « petits chefs », lesquels, isolés sur le terrain, pouvaient s’attribuer droit de vie et de mort sur la population.

          « PIRE QUE DES CHIENS »
          « Dans mon commando, les viols étaient tout à fait courants. Avant les descentes dans les mechtas (maisons en torchis), l’officier nous disait : « Violez, mais faites cela discrètement » », raconte Benoît Rey, appelé comme infirmier dans le Nord constantinois à partir de septembre1959, et qui a relaté son expérience dans un livre, Les Egorgeurs. « Cela faisait partie de nos « avantages » et était considéré en quelque sorte comme un dû. On ne se posait aucune question morale sur ce sujet. La mentalité qui régnait, c’est que, d’abord, il s’agissait de femmes et, ensuite, de femmes arabes, alors vous imaginez… » Sur la centaine d’hommes de son commando, « parmi lesquels des harkis redoutables », précise-t-il, une vingtaine profitait régulièrement des occasions offertes par les opérations de contrôle ou de ratissage. A l’exception de deux ou trois, les autres se taisaient, même si ces violences les mettaient mal à l’aise. La peur d’être accusé de soutenir le Front de libération nationale (FLN) en s’opposant à ces pratiques était si vive que le mutisme était la règle.
          « Les prisonniers qu’on torturait dans ma compagnie, c’étaient presque toujours des femmes, raconte de son côté l’ancien sergent Jean Vuillez, appelé en octobre 1960 dans le secteur de Constantine. Les hommes, eux, étaient partis au maquis, ou bien avaient été envoyés dans un camp de regroupement entouré de barbelés électrifiés à El Milia. Vous n’imaginez pas les traitements qui étaient réservés aux femmes. Trois adjudants les « interrogeaient » régulièrement dans leurs chambres. En mars 1961, j’en ai vu quatre agoniser dans une cave pendant huit jours, torturées quotidiennement à l’eau salée et à coups de pioche dans les seins. Les cadavres nus de trois d’entre elles ont ensuite été balancés sur un talus, au bord de la route de Collo. »

          A suivre….!!!!

          • Mme CH

            La suite chère Cygnus….!!! Et certains osent parler de déchirure et de je ne sais plus quoi…..quelle honte….!!!!

            « Les prisonniers qu’on torturait dans ma compagnie, c’étaient presque toujours des femmes, raconte de son côté l’ancien sergent Jean Vuillez, appelé en octobre 1960 dans le secteur de Constantine. Les hommes, eux, étaient partis au maquis, ou bien avaient été envoyés dans un camp de regroupement entouré de barbelés électrifiés à El Milia. Vous n’imaginez pas les traitements qui étaient réservés aux femmes. Trois adjudants les « interrogeaient » régulièrement dans leurs chambres. En mars 1961, j’en ai vu quatre agoniser dans une cave pendant huit jours, torturées quotidiennement à l’eau salée et à coups de pioche dans les seins. Les cadavres nus de trois d’entre elles ont ensuite été balancés sur un talus, au bord de la route de Collo. »
            Affecté comme appelé en 1961 à la villa Sesini (nommée aussi par erreur Susini), Henri Pouillot révèle avoir assisté à une centaine de viols en l’espace de dix mois, dans ce qui était le plus célèbre des centres d’interrogatoire et de torture de l’armée française à Alger. De ses souvenirs, il vient de faire un livre douloureux mais au ton juste, La Villa Susini (Ed. Tirésias). « Les femmes étaient violées en moyenne neuf fois sur dix, en fonction de leur âge et de leur physique, raconte-t-il. On s’arrangeait, lors des rafles dans Alger, pour en capturer une ou deux uniquement pour les besoins de la troupe. Elles pouvaient rester un, deux, ou trois jours, parfois plus. » Pour Henri Pouillot, il y avait deux catégories de viols : « Ceux qui étaient destinés à faire parler, et les viols « de confort », de défoulement, les plus nombreux, qui avaient lieu en général dans les chambrées, pour des raisons de commodité. » Il se souvient que la quinzaine d’hommes affectés à la villa Sesini avait « une liberté totale » dans ce domaine. « Il n’y avait aucun interdit. Les viols étaient une torture comme une autre, c’était juste un complément qu’offraient les femmes, à la différence des hommes. »

            « UN ANÉANTISSEMENT »

            Mesuraient-ils alors la gravité de leurs actes ? La plupart n’ont pas de réponse très tranchée. « On savait que ce que nous faisions n’était pas bien, mais nous n’avions pas conscience que nous détruisions psychologiquement ces femmes pour la vie, résume l’un d’eux. Il faut bien vous remettre dans le contexte de l’époque : nous avions dans les vingt ans. Les Algériens étaient considérés comme des sous-hommes, et les femmes tombaient dans la catégorie encore en dessous, pire que des chiens… Outre le racisme ambiant, il y avait l’isolement, l’ennui à devenir fou, les beuveries et l’effet de groupe. » Certains ne se sont jamais remis d’avoir commis ou laissé faire ce qu’ils qualifient avec le recul de « summum de l’horreur ». La psychologue Marie-Odile Godard en a écouté quatorze pour faire une thèse de doctorat sur les traumatismes psychiques de guerre. « Ils m’ont parlé des viols comme quelque chose de systématique dans les mechtas, et c’est souvent à l’occasion de telles scènes d’extrême violence que leur équilibre psychique a basculé », raconte-t-elle.

            L’avocate Gisèle Halimi, l’une des premières à avoir dénoncé, pendant la guerre d’Algérie, les multiples viols en cours – en particulier dans un livre écrit avec Simone de Beauvoir, Djamila Boupacha -, estime elle aussi que neuf femmes sur dix étaient violées quand elles étaient interrogées par l’armée française. Dans les campagnes, dit-elle, les viols avaient pour objectif principal « le défoulement de la soldatesque ». Mais, lors des interrogatoires au siège des compagnies, c’est surtout l’anéantissement de la personne qui était visé. L’avocate rejoint ainsi l’idée exprimée par l’historienne Raphaëlle Branche, dans son livre La Torture et l’armée (Gallimard), à savoir que la torture avait moins pour objet de faire parler que de faire entendre qui avait le pouvoir. « Ça commençait par des insultes et des obscénités : « Salope, putain, ça te fait jouir d’aller dans le maquis avec tes moudjahidins ? », rapporte-t-elle. Et puis ça continuait par la gégène, et la baignoire, et là, quand la femme était ruisselante, hagarde, anéantie, on la violait avec un objet, une bouteille par exemple, tandis que se poursuivait le torrent d’injures. Après ce premier stade d’excitation et de défoulement, les tortionnaires passaient au second : le viol partouze, chacun son tour. »

            Contrairement à l’idée répandue, les viols ne se sont presque jamais limités aux objets, ce qui achève de détruire l’argument selon lequel les sévices sexuels visaient à faire parler les suspectes. Gisèle Halimi révèle aujourd’hui que, neuf fois sur dix, les femmes qu’elle a interrogées avaient subi successivement tous les types de viols, jusqu’aux plus « classiques », mais que leur honte était telle qu’elles l’avaient suppliée de cacher la vérité : « Avouer une pénétration avec une bouteille, c’était déjà pour elles un anéantissement, mais reconnaître qu’il y avait eu ensuite un ou plusieurs hommes, cela revenait à dire qu’elles étaient bonnes pour la poubelle. »
            Saura-t-on un jour combien de viols ont eu lieu ? Combien de suicides ces drames ont provoqués ? Combien d’autres victimes, souvent encore des enfants, ont subi des agressions sexuelles (fellations, masturbations, etc.) devant leurs proches pour augmenter encore le traumatisme des uns et des autres ? Il faudra aussi se pencher sur la question des « Français par le crime », comme se définit Mohamed Garne, né d’un viol collectif de sa mère, Khéira, par des soldats français, alors qu’elle était âgée de quinze ans. Il reste de nombreuses pistes à explorer, et tout d’abord à écouter la parole qui se libère d’un côté comme de l’autre de la Méditerranée. « Il faudrait aussi travailler sur l’imaginaire des anciens d’Algérie, souffle l’historien Benjamin Stora. Ils ont écrit plus de trois cents romans, où presque tous « se lâchent » et relatent des scènes de viols terrifiantes. C’est alors qu’on prend la mesure de ce qu’a dû être l’horreur. »

            SHAME ON YOU…..!!!

            Salam Khaytical et bisous à Mam…..!

            • Imène

              Azzul Mme CH , m’sse el kheir tlm ..
              Rien qu’à parcourir ces lignes , je devine ce qua dû être l’horreur ..le summum de l’horreur ! c’est terrifiant , pauvres femmes ..à la lecture de ces témoignages passages , kassaman bi Elleh , j’ai le coeur qui palpite et des nausées !
              J’ai bcp entendu parler de ces exactions atroces que subissaient quasi régulièrement les femmes par les cannibales de l’armée de l’occupation , celles qui ont survécu à  » ça  » ne s’en sont jamais remises de la souillure , de la honte ..
              En fait ces PORCS ( vivaient parmi les arabes , connaissaient la mentalité ) savaient que le viol est un acte hautement blamâble , haram ..que  » toucher  » à la femme ( épouse , soeur , fille , mère ) d’un autre – d’un musulman de surcroît –
              c’est porter atteinte à l’honneur de toute la famille , de toute la tribu..et à travers cet acte immonde les criminels veulent surtout porter atteinte aux hommes, aux combattants , aux moudjahidines dans les maquis , les détruire moralement..le viol de ce fait devient un acte de guerre.. ( on m’a raconté que bcp d’entre eux sont devenus fous , désobeissants aux ordres ils sont revenus dans leurs mechtas pour en découdre avec le (les soldats ) ou le harki incriminés , et bien sûr  » liquider  » la femme souillée quand elle n’est pas morte sous la torture ..l’honneur ainsi  » lavé « 

              • Imène

                mauvaise manipulation , le posting est parti !
                L’honneur lavé , il ( ils ) reprend le chemin du maquis..Pauvres femmes ! de tout temps , elles ont été – à côté des enfants – les premières victimes des guerres et conflits armés , durant la décennie noire , les femmes enlevées ( systématiquement violées , avilies , engrossées ) ont été considérées comme des esclaves sexuelles , des  » butin de guerre , les sabayas .. » Partout où la pieuvre du mal frappe , c’est la femme – le noyau central de la société – qui est attaquée ds son intégrité physique ou morale s/c de la modernité , l’émancipation , l »égalité des sexes, la liberté ( pour ne pas dire libertinage ! )….vous avez bien raison : le processus de « syphilissation  » est toujours – et plus que jamais – d’actu ! Mesurons -nous la portée et la gravité de ce projet de société savamment concocté pour nous ??? Salem khaytical. salem vdsbn , vdsb1

                • Mme CH

                  Azzul Khtou Imène….!!!! Hé oui, il est clair sauf pour les benêts et les gringalets, que le processus de syphilissation est toujours – et plus que jamais – d’actu…..!!! Mesurons -nous la portée et la gravité de ce projet de société savamment concocté pour nous…surtout pour le « noyau central » qu’est la femme…..Ida salohet saloha El Moujtame3 Koulouh Wa Ida Fassoudet, Fassada El………etc….Eux, ils le savent, puisqu’on connaît le résultat dans les Pays des Trois Nord, mais ils ne seront pas satisfait tant que la femme des Trois Sud ne vire pas à 360°, d’ailleurs, il y a des associations financées par l’UE , ses sponsors et ses sbires…..pour émanciper et Siphilisser la femme rurale…..Tu as compris……??
                  Hélas, la réponse est non, car une très bonne partie des Minus Créatus ont été contaminés par plusieurs Virus qu’ils soient rouges ou bleus…..!!!! Ils ont tellement été subjugués par leurs mots et maux qu’ils ont même épousé leurs thèses et leur principes, même s’ils voient que nous nous dirigeons tout droit au fond du gouffre….!!!! Ah! Complexe et Ignorance quand ils nous tiennent….!!! « La faiblesse et l’ignorance rendent les hommes paresseux et ignares, sans intérêt. » (Christine de Suède) et « Il y a trois sortes d’ignorance : ne rien savoir, savoir ce qu’on sait, et savoir autre chose que ce qu’on doit savoir. » (C.P.Duclos)

                  Le libertinage dis-tu…?? Boffffff, ce n’est rien , c’est un élément du modernisme, de l’universalisme, de la civilisation et de toute la Blablation qu’ils ne cessent de nous faire ingurgiter à longueur de journée…etc…..!!! Mais ce projet a été concocté pour tous les Zommes de la planète car, les concocteurs ont un plan diabolique….!!!

                  Tiens ton Napoléon…(rires) a dit: « Une société sans religion est comme un vaisseau sans boussole », et voilà ce qui arrive lorsqu’on perd la boussole…tout en effectuant un virement de bord….!!!

                  Merci Dear Cygnus,c’est toujours un plaisir de te lire, même si tu ne m’as pas encore payée les frais du Balagh…!!! Mais bon, je fermerai l’œil si tu ne t’éloignes pas trop….!!!

                  Salami

                  • Imène

                     » Mon  » Napoléon ??? mdrrrrr …si joséphine pouvait t’entendre , elle se retournerait dans sa tombe !! c’est une grande séductrice , une faiseuse de troubles , mais Napoléon en trés amoureux …Pôvre de moi !! loooooool
                    Ton commentaire sur les Harkis ( toute catégories confondues ) est trés trés interessant ! un tabou est levé avec les chiffres , ceux restés au bled après 62 les recrutements , les motivations , le rôle de l’Onac…Fafa à t -elle jamais quittée l’Algérie ??? explosif !!
                    Mme CH : Que sont devenus les camps de concentration de Bossuet et de Bouchebka ??? Salem oukhti , tlm !

  16. Amirouche

    Sallam,

     » Répondant aux désirs des militants du parti et certainement à celui de tous les Algériens épris de vérité, la commémoration du 20e anniversaire du 1er novembre 1954 sera pour moi l’occasion de reprendre l’histoire de cette époque, des contacts, des discussions, des démarches, de l’organisation, en un mot des circonstances réelles dans lesquelles est née l’insurrection algérienne. Bon nombre de personnes étrangères à ces événements ont écrit et continuent de le faire en déformant par intérêt ou par ignorance les faits attribuant à des gens des rôles qu’ils n’ont pas joués, idéalisant certaines situations, et passant d’autres sous silence, refaisant l’histoire après coup. Le résultat le plus clair de ces manipulations est d’entrainer une méconnaissance d’un passé pourtant récent chez les millions de jeunes Algériens qui n’ont pas vécu cette période et qui sont pourtant avides d’en savoir les moindres détails. Mon propos va donc s’attacher à reconstituer le déroulement des événements de l’année 1954 en m’efforçant de rétablir la vérité historique et de relever les erreurs les plus fréquemment commises. Je suis personnellement convaincu que cette histoire reste à écrire ; ce qui sera dit ci-après ne peut être que le survol rapide d’un bouillonnement révolutionnaire impétueux qui a su transformer une crise grave du mouvement national en un processus de lutte armée dont l’aboutissement fut la libération de l’Algérie d’une colonisation séculaire. Pour bien comprendre les événements de l’année 1954, il est indispensable de faire un retour en arrière pour bien situer les raisons profondes de l’élan révolutionnaire qui à été à la base de la préparation rapide et du succès du déclenchement de la guerre de libération nationale. Je ne crois pas qu’il suffit comme le font certains, de mettre en valeur le rôle de quelques « chefs historiques » et de ramener l’histoire à des individus pour saisir ce qui c’est passé. Les hommes du 1er novembre, s’ils eurent un mérite, ce fut précisement celui d’être parvenus à exprimer et à mettre en oeuvre ce qu’une grande masse d’Algériens pensaient et souhaitaient. Eux-mêmes furent le produit de circonstances, de luttes politiques et il est dangereux de pratiquer le culte des héros (même s’ils sont morts) car c’est là le meilleur moyen de nier le rôle du peuple… Il paraît très intéressant de suivre pas à pas l’évolution du nationalisme algérien et, en particulier du parti qui en fut le plus représentatif, le P.P.A. Mais cela dépasserait largement le cadre de cet écrit. Aussi, je me contenterai de dire quelques mots des événements qui, à mon sens, ont joué un rôle dans la maturation du processus insurrectionnel…  »
    MOHAMED BOUDIAF/ EL DJARIDA N° 15 NOV-DEC 1974

    Gloire à nos martyrs, Allah yarheme el chouhada

  17. Mme CH

    « La politique des camps d’internement » (par Benjamin Stora, L’Histoire N° 140 janvier 1991).

    Au début de l’année 1959, dans le grand salon blanc de l’Hôtel Matignon, les principaux responsables du « maintien de l’ordre en métropole » tiennent un « mini-conseil de guerre ». Objectif : comment modifier les règles de procédure pour interner plus facilement les « suspects » algériens immigrés en France ?
    Le directeur de la Sûreté plaide pour l’internement par décision administrative, sans passer par les cours de justice. Un inconvénient : les camps d’internement sont déjà trop pleins. Faut-il en ouvrir d’autres ? « “Il m’est impossible de financer plus de cinq camps”, s’obstina Giscard d’Estaing [à l’époque ministre des Finances]. Je ne sais plus qui proposa alors de faire travailler les détenus. “Cela remettra de l’ordre”, s’extasia Vié [le directeur des Renseignements généraux]. “Une bien légère amélioration financière”, grommela Giscard (Constantin Melnik, Mille jours à Matignon, Grasset, 1988).
    Grâce à l’obstination du garde des Sceaux, Edmond Michelet, la proposition de faire travailler les détenus ne fut pas retenue. Mais elle révèle l’état d’esprit qui régnait à l’époque, le zèle de certains fonctionnaires, la dynamique d’une répression pratiquée à grande échelle (44 282 Algériens ont été arrêtés en France pendant la durée du conflit) — toutes choses risquant d’entraîner progressivement le gouvernement à sortir l’état de droit.
    Tout au long de la guerre d’Algérie, l’arsenal juridique se perfectionne, de nouvelles mesures rendent possible une lutte plus impitoyable contre les suspects.
    Entre le 1er novembre 1954 et l’automne 1955, les services de police traitent les initiatives nationalistes algériennes en France (distributions de tracts, vente de journaux interdits, dans les usines grèves de solidarité avec les fellagha d’Algérie) comme autant de crimes de droit commun. Dans une seconde étape, de novembre 1955 à juillet 1957, le quadrillage de l’immigration et l’organisation des premiers transferts en Algérie se mettent en place. La violence des « règlements de comptes » entre le Front de libération nationale (FLN) et le Mouvement nationaliste algérien (MNA), autorise les gouvernements de la IVe République à prendre des mesures plus « radicales ».
    Au cours de ces années 1956-1957, la police ne cesse de prôner l’assignation à résidence des militants nationalistes algériens en métropole. Des camps d’assignation existaient bien en Algérie, en vertu de la loi du 16 mars 1956 (les fameux « pouvoirs spéciaux », mais pas en France. Cette mesure devait être élargie à la métropole, « c’est-à-dire qu’à tout moment, en tout lieu, elle puisse être mise à exécution sans condition préalable » (note interne des Renseignements généraux, « L’Action répressive en métropole », mars 1961).

    C’est un dossier dont on parle peu….!!!! Tiens, il existe au moins deux camps de concentration ou internement à SBA: l’un à Daya « Bossuet » et l’autre à Bouchebka…!!! Avis, à nos manchots et Aras bleus qui ont la mémoire sélective, ou si vous préférez qui sont atteints d’amnésie partielle, ils ne se rappellent que des bonnes choses (si on peut les qualifier de bonnes bien sûr)….!!! Pufffffffffffff…!!!

  18. Mme CH

    Notre révolution a été aussi marquée par deux H…..sans C..!!!!

    Le premier « H »: Le Haïk, en plus d’être un habit qui symbolise nos traditions et nos valeurs, était un acte d’opposition contre la politique coloniale de déculturation. Il permettait de rappeler chaque jour, l’attachement du peuple algérien à son identité et à sa détermination à résister pour arracher sa liberté….. !!! De ce fait, le Haïk a une symbolique plus forte que celle du patrimoine culturel, puisqu’il a marqué l’histoire….par son accomplissement de missions héroïques dans le combat libérateur du peuple algérien…..
    Les Colombes blanches dissimulaient sous leur voile, les armes, les bombes, les faux papiers, la nourriture,….etc…!!

    « Le plus retentissant des exploits de ce haïk légendaire fût la démonstration de courage proverbiale de femmes-colombes qui formaient des boucliers humains pour braver et humilier les régiments d’élites de l’armée française en déroute à la Casbah, à Belouizdad (ex-Belcourt) et dans tous les quartiers d’Alger lors des glorieuses manifestations de décembre 1960. Nous avions vu de nos propres yeux une d’entre elle, qui n’avait d’armes que le drapeau national en main, s’affaler sous la mitraille criminelle de la soldatesque française enveloppée d’un superbe haïk, mais hélas rougi dans sa blancheur de paix par le sang pur de la martyre…. » (ajoute âmmi Hacen; Liberté-11.12.2011.)
    De ce fait, le Haïk qui fait partie intégrante de notre entité identitaire, culturelle et historique doit garder sa place dans le patrimoine civilisationnel de l’humanité…!!!

    Le deuxième « H »: Les Harkis….Hé bien El Kharja Jdida, dans un entretien donné par Pierre Daum -(l’autreur du livre: Le dernier Tabou : les « harkis » restés en Algérie après l’indépendance , édition Solin Actes Sud, coll. Archives du colonialisme, avril 2015, 544 pages)- à Adlène Meddi, publié dans El Watan le 27 mars 2015,……… »La majorité des harkis n’a pas quitté l’Algérie » (on l’a toujours su si Pierre Daum)

    Le mot « harki » n’aura désormais plus la même résonance en France et en Algérie, où il est resté otage des discours politiciens et de l’histoire officielle.

    Votre enquête bouleverse beaucoup d’idées reçues, à commencer par le « massacre massif » de harkis, pierre angulaire de l’argumentaire victimaire de certains groupes mémoriaux en France et de l’extrême droite. Que s’est-il vraiment passé pour les « supplétifs musulmans » après 1962 en Algérie ?

    En France, depuis 50 ans, les nostalgiques de l’Algérie française instrumentalisent de façon éhontée les souffrances (réelles) que de nombreux harkis ont vécues au moment de l’indépendance. En exagérant le nombre de morts (le chiffre de 150 000 est très souvent repris alors qu’il ne repose sur aucun fondement historique) et en parlant de « massacre », voire de « génocide » des harkis, ces nostalgiques tentent, sous couvert d’un pseudo-humanisme, de justifier le combat des ultras de l’Algérie française, notamment de l’OAS.
    Derrière leurs discours dénonçant le « massacre des harkis », il faut en fait entendre : « Nous n’aurions jamais dû lâcher l’Algérie, regardez ce que ces pauvres harkis ont subi ! » Ce discours a été plutôt efficace puisqu’aujourd’hui, la plupart des Français pensent qu’en 1962, les harkis ont soit réussi à s’enfuir en France, soit ont été « massacrés ».
    Et qu’aucun harki, en tout cas, n’est resté vivre en Algérie. Ce qui est complètement faux. Mon enquête révèle qu’en réalité, la grande majorité des harkis est restée dans son pays sans y être assassinée.
    La plupart d’entre eux sont retournés dans leurs villages et ont retrouvé la vie de paysans très pauvres qu’ils avaient avant la guerre. Beaucoup n’ont pas été véritablement inquiétés. D’autres sont passés par des tribunaux populaires, devant lesquels beaucoup ont réussi à s’en sortir, expliquant n’avoir « rien fait de mal », ou avoir été « forcés par les Français ».
    D’autres, reconnus coupables de violences à l’égard de la population civile, ont été soumis pendant quelques semaines à des travaux forcés. Certains ont passé plusieurs années en prison avant d’être libérés.
    En général, seuls les plus coupables (de tortures, viols, exactions en tout genre) ont été exécutés. Mais cela n’empêcha pas, en cette période de chaos de l’été/automne 1962, qu’aient lieu de nombreux crimes aveugles, des vengeances sordides et des exécutions sommaires, sans rapport parfois avec la guerre. Il s’agissait alors de vieilles querelles de terre, d’héritage ou de femmes.

    L’ALN/FLN a eu plusieurs politiques envers les harkis durant la période de la guerre, puis de l’indépendance…??

    Lorsqu’on étudie les mémoires des anciens moudjahidine ainsi que les quelques documents et écrits accessibles (tous les chercheurs, algériens et étrangers, aimeraient que le gouvernement algérien rende enfin accessibles toutes les archives de l’ALN/FLN), on comprend que tout au long du conflit, les deux camps se sont livrés à une véritable lutte psychologique afin de gagner à eux les masses paysannes indécises. Pour l’armée française, recruter un harki, c’était avant tout une façon (illusoire) de rallier la population algérienne.
    A l’inverse, les cadres de l’ALN/FLN, conscients de la stratégie ennemie, ont toujours tenu un discours vis-à-vis des harkis du type : « Vous vous êtes trompés, vous êtes manipulés par l’oppresseur colonial, si vous nous rejoignez, on vous pardonnera vos erreurs. » De fait, un certain nombre de harkis ont quitté l’armée française et ont rejoint les rangs de l’ALN. Et inversement.
    Ce genre de va-et-vient a été constant pendant toute la durée de la guerre. A l’indépendance, l’ALN n’a donné aucune consigne à suivre vis-à-vis des harkis.
    Chaque officier –voire chaque djoundi– a agi selon sa conscience. Certains se sont montrés cléments –« La guerre est finie, on tourne la page, on ne va pas continuer à se tuer entre nous »–, d’autres, au contraire, ont cherché la vengeance.

    A suivre….!!!!

  19. Mme CH

    La suite de la recette des choux à la crème….très délicieux….!!!

    Quel est le nombre exact d’Algériens engagés avec la France durant la guerre d’indépendance ? Combien sont-ils encore en vie en Algérie et comment avez-vous quantifié leur présence ?

    Les chiffres précis restent très difficiles à établir à cause de lacunes dans les archives de l’armée française et aussi parce que tous les Algériens qui ont travaillé en secret pour l’armée française n’apparaissent pas dans les listes. Mais les historiens sont d’accord sur les estimations suivantes : entre 1954 et 1962, au moins 250 000 Algériens (des hommes âgés entre 16 et 50 ans environ) se sont retrouvés supplétifs de l’armée française à un moment ou à un autre de la guerre.
    A ces hommes, il convient d’ajouter les Algériens véritablement engagés dans l’armée française (50 000 hommes, des militaires de carrière), ainsi que ceux qui ont répondu à l’appel du service militaire (120 000 jeunes appelés). Cela fait donc environ 420 000 Algériens qui ont porté l’uniforme de l’armée française pendant la guerre.
    Enfin, on estime à 30 000 hommes les civils ostensiblement pro-français : caïds, aghas, bachaghas, gardes-champêtres, gendarmes, policiers, membres du corps préfectoral, conseillers municipaux, etc. Au total, on peut évaluer à 450 000 le nombre d’Algériens (hommes adultes) qui se sont trouvés du côté de la France pendant la guerre de Libération………..Sur les 450 000, seuls 30 000 au maximum sont partis en France. Il en est donc resté 420 000. Le nombre total de harkis (toutes catégories confondues) assassinés reste la grande inconnue des bilans de cette guerre.
    Donc, arithmétiquement, le nombre de harkis (toutes catégories confondues) restés en Algérie s’élève à plusieurs centaines de milliers. Quant au nombre de harkis encore en vie aujourd’hui en Algérie, il est évidemment plus réduit puisqu’en un demi-siècle, beaucoup sont morts de vieillesse. Pour évaluer le nombre des vivants aujourd’hui, j’ai utilisé deux méthodes.
    La première est très empirique. Pendant mes deux années et demie d’enquête, je me suis rendu dans une soixantaine de villages répartis dans toute l’Algérie. A chaque fois, je ne disposais que d’un seul contact d’ancien harki. Je pensais d’ailleurs n’en trouver qu’un seul dans chaque village.
    Or, à chaque fois, à la fin de l’entretien, je demandais à mon interlocuteur s’il connaissait d’autres harkis restés dans son village. A chaque fois, la réponse était : « Mais oui, j’en connais plein ! »
    Et mon témoin était alors disposé à m’en présenter cinq, huit, dix, voire quinze dans certains cas. La seconde méthode est plus scientifique. Il existe à Alger un service de l’ambassade de France destiné aux anciens combattants de l’armée française.
    Ce service s’appelle l’ONAC (Office national des anciens combattants) et ses bureaux sont situés dans le quartier du Télemly. Pendant très longtemps, ce service ne s’occupait que des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, de la guerre d’Indochine ainsi que des militaires (engagés et appelés) de la guerre d’Algérie.
    Depuis 2010, la loi française a changé et les anciens supplétifs ont eu aussi le droit de demander la carte de combattant avec la retraite qui l’accompagne (668 euros par an). Les demandes ont alors explosé et les gens du quartier ont soudain vu des queues de vieux messieurs se former tous les matins devant les bureaux de l’ONAC. Jusqu’en 2010, l’ONAC avait délivré 16 500 cartes de combattant à des Algériens domiciliés en Algérie. Deux ans plus tard, l’Office enregistrait en Algérie 29 300 bénéficiaires de la retraite du combattant…..Puis 34 200 bénéficiaires au 31 décembre 2012 et 47 300 au 31 décembre 2013. Actuellement, 500 nouvelles demandes sont déposées chaque mois et aujourd’hui, on devrait avoir atteint les 60 000 bénéficiaires. Et encore, ce chiffre ne représente pas tous les harkis encore en vie, puisque beaucoup d’entre eux n’ont pas déposé de demande auprès de l’ONAC……Ya Khirek Ya Rabbi..!! Et vous me dites pourquoi FaFa est encore Algérie…???

    Les motivations pour rejoindre l’armée française à l’époque semblent plus complexes qu’une simple adhésion à la France coloniale ou la « trahison » pure et simple…???

    Le recrutement des supplétifs s’est fait exclusivement parmi les masses paysannes écrasées par la misère. Une misère provoquée par 130 années d’oppression coloniale, accentuée par la guerre, les massacres de populations par l’armée française (bombardements, napalm) et les déplacements massifs –2,5 millions de paysans algériens ont été arrachés de leurs terres et internés dans des camps de regroupement où régnaient la famine, les maladies et la mort.
    C’est essentiellement pour assurer la survie de leurs familles que des jeunes sont « allés travailler » (c’est l’expression utilisée par tous mes témoins) pour l’armée française.

    A vous de faire les conclusions qui s’imposent….!!!!

  20. zlaoui

    si on ne tire pas de leçons en fouinant dans l’histoire a quoi bon de faire des milliers de pages d’histoires??
    Le but de la lecture de l’histoire c’est de ne pas donner l’occasion a l’histoire de se refaire. On ne veut pas chasser un colonisateurs pour le replacer par remplacer par un autre pire que lui autant laisser le premier colons..
    le coran parle dans certain verset de ‘3ousba » et prévient que l’état ne devient un état entre les mains des riches  »dawlatoune bayna aydi el aghniya »
    faut peut etre revenir sue la dissipation du mot 3ousba et ghani un riche..
    3ousba ça veut dire peut être un mot tiré d’un groupe agissant sous la plateforme de 3assabiaya c’est a dire imposé son mot a dire sur la majorité c’est l’extensivement..
    les riches en europe sont divisés en plusieurs fractions les bourgeois et les notables.
    On dit chez nous CHAB3A JDIDA c’est un pauvre fils de pauvre c’est retrouvé par hazards dans un poste clé et redevenue riche pâr les dessous de table..villa, 4×4, et garage en guise soit en location commerciale ou une salle d’étude pour les cours de rattrapage. et l’élève du terminal se trouve dans un garage sur une table de café en plastique entrain de préparer son baccalauréat..un riche notable ne se permet jamais de faire cela car sa réputation et la réputation de la famille va se mettre en rude épreuve.
    Le coran parle  »de remettre la ama’na a ces ahliha » c’est a dire que les biens collectifs
    et l’argent des sadakate sont une amana qu’ils faut être très attentifs a qui les remettre..
    Ahliha sans me tromper veut etre dire ahle  »celui qui est capable de la porter »..
    Bien que le colonialisme avait plusieurs strate sur laquelle il s’appuyait y’a avait, l’armé la gendarmerie, la police, la douane, l’administration civile, l’administration fiscale, les colons et les pieds noirs, toute une machine a disséquer strate par strate afin de bien la lumières sur le role de chaque strate en face des véritables propriétaire de l’algerie les autochtones..
    On ne veut pas laisser s’installer une nouvelle colonies sur le sol algérien par des bras algériens..le but du combat depuis la chute de baghadae c’est refuser l’arbitraire qu’il soit aplliqués par les fatimides par des mourabitines par des turques par des français ou par des kaids et bachagha algériens c’est cela notre problème.. Ce genre de gens là l’algerie est leurs problème..
    les actions pire que le coloniasme sont entrain de se deropuler chez nous par des bras algeriens.. le fait de geler les communes pour laisser les spectaculaires font du terrorisme pour empercher les algériens de construire leurs maisons est pire que l’algerie n’a jamais connue depuis 10 siecle..jamais un pouvoir arbitraire passé sur l’agerie pour une courte n’avait empêchait les algériens de construire leurs maisons ou poser leurs tentes.. c’est grave ce qui se passe en l’Algérie par une poignée de spéculateurs ..tout le monde sait on vont les logements sociaux et qui est entrain de faire du bisness dessus.. des milliers de jeunes ne peuvent ni travailler ni se marier a cause d’un 100 m² que jadis le maire français ne refusait pas un algérien pour construire sa maison.. historiquement parlant nous mettons sur le dos de qui cette spéculation foncière qui est entrain de ruiner le pays car bon nombre de spéculateur BASNASSA° vendent des biens de l’état pour acheter ailleurs en Europe et au vue et au su de tout le monde..Le droit constitutionnel universelle repose sur la biologie de l’être humain..
    il a le droit et le devoir  »de batire sa maison, de se marier, d’avoir les enfants, et d’acquérir un espace pour travailler..Est ce que notre constitution le dit clairement??
    Se elle le dit donc les spectaculaires sont hors la lois..si elle ne le dit pas clairement donc il faut l’Exiger. ..La religions n’est pas un droit constitutionnel, la constitution c’est d’abords  »voir comment arriver a faire vivre tout le monde sur un espace réduit »
    Tout algériens importe sa croyance ses idées ses origine sa couleur a droit au bases biologique..la chari3a et une contrainte de Dieu même si on la refuse elle sera appliqué par la force.. et la chari3a ce n’est que quelques domaine d’application qui ne gêne en rien les non croyants monothéiste en tout pour tout 10 commandement a accepter
    tout le reste est licite pour tout le monde..

Répondre

x Shield Logo
This Site Is Protected By
The Shield →