La Voix De Sidi Bel Abbes

Merci pour tout Mr Salah-Eddine Abdeddaïm / Par Tewfik Adda Boudjelal.

183123_4143153036794_567275082_nCe matin,  après avoir déposé  mes enfants au lycée,  je me suis surpris entrain d’écrire « vocalement »-au volant de ma voiture -, un hommage à mon Maître  de Français, Mr Salah-Eddine Abdeddaïm. A peine la troisième phrase entamée, ma gorge se noua, j’avais du mal à respirer et  de chaudes larmes, commençaient à couler  sur mes joues.

J’ai vu défiler  en un instant, le film de ma jeunesse, car  J’ai eu l’immense privilège  de l’avoir comme professeur de langue Française dans le cycle moyen. Il était sévère mais juste. Une race d’enseignants qui a disparu du paysage. Nous fumes étonnés mes camarades et moi de la nouvelle méthode de notre maître. Cette dernière consistait à nous faire travailler par groupe de 5 élèves assis autour de 2 tables collées l’une à l’autre.

Une méthode révolutionnaire à l’époque, qui nous a beaucoup rapprochés  entre nous et qui nous mettait  en perpétuelle compétition. Une compétition bonne enfant qui nous  propulsait,  mes 4 camarades et moi, à la tête du peloton. Mr Salah Abdeddaïm nous appelait le groupe des 5 fois 20.On avait une chance de compter parmi nous, le  Mr Dictionnaire, en la personne de mon ami  Mustapha Hakem. Ce dernier avait comme livre de chevet le fameux Larousse. Il était incollable sur la signification, synonymes, homonymes etc   de n’importe quel mot. La maîtrise de la  langue de Molière, je la dois à notre maître Mr Salah Abdeddaïm. Un homme singulier qui nous  a tellement apprit,  on lui doit beaucoup  mes amis et moi d’être ce que nous sommes aujourd’hui .Il nous a inculquer les vraies  valeurs de la vie et a fait de nous des citoyens de ce monde.

Il fut un model d’honnêteté, de bravoure, de sagesse, de courage, de compétence et la liste est encore longue. Je me rappelle un jour, avoir posé une  question à un monsieur de grande expérience de la vie. J’ai dit ceci : « comment se fait il que ce pays tient encore debout ? «, après un long moment de silence,  il me répondit  : « tu sais mon fils, dans ce pays, seuls  5% de la population travaillent avec cœur et les  95 % autres s’activent à lever le drapeau. Une réponse lourde de sens .Mr Salah-Eddine Abdeddaïm fait partie de cette petite minorité. Essayer de retracer son parcours dans celle ville qu’il portait dans son cœur par-dessus tout est impossible.

Il fut un modele unique.

La dernière fois que je l’ai croisé dans la rue, je l’ai vu amaigri mais debout et digne comme toujours.je l’ai embrassé, pris de ses nouvelles et avec un ton paternel comme toujours il me lança : «  je te suis, je vois ce que tu fais et j’en suis fier »…larmes encore….Cet après –midi, lors de son enterrement « Allah Yerhmeh », un autre jaloux de la ville, m’a dit avec une profonde tristesse : Tewfik «  habba tahéténa mé seb’ha »…mon dieu que c’est vrai…J’ai lu dans  les yeux de ceux qui sont venu l’accompagner dans sa dernière demeure, un sentiment d’une grande tristesse, celui d’avoir perdu un être cher, aimé et respecté. Ma douleur à moi, est profonde, car Bel-abbés vient de perdre son farouche défenseur .Ce soir, j’ai le sentiment  d’être  devenu  orphelin  une seconde  fois dans ma vie, un sentiment terrible et une plaie béante que rien ne pourra  fermer.  Je voudrais que la mort de  Mr Salah-Eddine ne soit pas vaine.  Il est certes parti vers l’éternité, mais son œuvre continue d’exister dans cette ville à qui il voué corps et âme.Je m’arrête là, car l’émotion m’empêche de continuer…

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Posté par le Fév 3 2015. inséré dans ACTUALITE, PENSEE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez aller à la fin et répondre. Le Ping est actuellement interdit.

31 Commentaires pour “Merci pour tout Mr Salah-Eddine Abdeddaïm / Par Tewfik Adda Boudjelal.”

  1. merabbi

    INNA LILLAHI OUA INNA ILAIHI RADJOUNE .
    toutes mes condoléances à mon ami de longue date : Fouzi, à son autre frère et à son cousin Abdelhamid ainsi qu’à tous ses proches .

  2. eddine

    Merci beaucoup Tewfik pour ton temoignage. je sens ta tristesse et je la partage. C’est avec les larmes au yeux que je demande à toute la jeunesse de Sidi Bel Abbes d’etre reconnaissante envers tous nos ainés et plus particulièrement ceux qui nous ont enseigné les définitions de la vie,de la bravoure, de l’honneteté et de beaucoup de belles choses.Allah yarham Ammi Salah. Merci encore une fois Tewfik

  3. belkhorissat

    allah yarhameh salah ! mes condoléances a la famille

  4. Anonyme

    oui mon frere Toufik, c’etait un grand homme, que je l’ai toujours respecter, tu sais ce que voua avez raconter , je pense que c’etait au cem brethodeau, au lycée en najah, Monsieur ABDDAIM était prof de francais et surveillant general aussi Monsieur ALLAL comme directeur ah le bon vieux temps, allah yarhmah notre brave homme, merçi khouya ADDA Toufik. bravo

  5. H.Debab.

    Merci Tewfik pour ce que tu viens de dire.Cela m’a touchée énormément car c’est la vérité. Il a laissé beaucoup de traces derrière lui,ce qui fait on ne l’oubliera jamais. »Repose en paix Monsieur Abdedaïm »

  6. Dr.Senhadji.

    Ce que tu as témoigné comme sympathie et comme compassion suite à la perte de ton maître de français ,est a l’image de ce qu’il a pu vous transmettre comme savoir et acquis avec beaucoup de sagesse et de modestie. Tu témoigne une reconnaissance infinie, humaine, divine, légitime mais surtout à la hauteur de la grandeur de ce Monsieur et a la tienne. Ton maître est décédé mais ses traces et ses souvenirs restent a jamais vivants en toi et en ceux qui l’ont connu, aimé et surtout admiré et respecté. La vie est éphémère mais l’amour pour nos défunts est éternel. ..
    Que Dieu le miséricordieux, l’accueille dans son vaste paradis inchallah..

  7. Mustapha

    dommage, je l’ai pas connu, Allah yarhamou

  8. DanielleB

    QUEL HOMME CE PROFESSEUR
    ET QUEL HOMMAGE, que cet homme soit-dit en passant méritait bien, transférer le savoir est quelque chose d’unique qui aura toujours des retombées bénéfiques
    nous ne pouvons apprendre que de nos ainés qui eux ont eu la sagesse de passer le flambeau, à nous de faire en sorte que cela ne soit pas vain, nos enfants et petits-enfants sont l’avenir, apprenons leur à conserver la beauté, la connaissance , le respect et l’amour de leurs semblables et de la terre en général
    cordialement
    PS : vous avez eu beaucoup de chance Mr Boudjellal d’avoir eu un homme comme ça sur le chemin de votre vie

  9. mohamedDD

    ???????? avant juste de terminer et d’envoyer que tout est parti? POURQUOI?????
    Pour résumé Si Tewfik traduit votre reconnaissance et émotion dans l’acte et p

  10. mohamedDD

    ??? c’est que j’ai pas terminer ni envoyer??? Tewfik, votre reconnaissance vous honore, la compassion, la reconnaissance et le témoignage des uns et des autres vous rendent hommage. – la grandeur des âmes se nourrit de rien en bien – un petit rien fait beaucoup de bien – les Salah étaitent nombreux par le passé mais ils existent et existeront toujours, regarde avec ton coeur tu me rappeles Affane directeur d’école turgot et tous les autres … des gens très modestes, simples, braves mais généreux une denrée rare aujourd’hui la cupidité et la corruption des coeurs altèrent les actes et paroles Allah yarham Salah wa salihoune

  11. BD

    Salam Tewfik,
    Allah yarham le grand maitre . Et merci pour l’hommage rendu,
    comme à l’accoutumée , avec une tonne d’émotions dans un si petit texte, quel talent ! En tout cas voilà une oraison digne d’une grande âme et d’ une sensibilité qui en dit long sur la personne qui la prononce.
    De toute façon, l’essentiel est que tu considères à l’instar de, certainement beaucoup d’autres , comme la continuité de ce qu’il a pu transmettre.
    Bien le bonjour à ton frangin ( le sociologue ) en souvenir des années passées à l’Université d’Es-Sénia.

  12. chaibdraa tani djamel

    La lignée des vrais amoureux de notre ville,HASSANI, ALLAL,, OUHIBI ,ZENAIDI ,MAHI (BELLACEL) , DJELLOULI et ABDEDAIM SALAH (ALLAH YARHAMHOUM) s’est arréter .Difficile d’en trouver des gens pareils

  13. Imène

    M’sse el kheir tlm :
    Lèves -toi et rends hommage à l’enseignant ( au maître )
    Car il a failli être un messager . (Ahmed Chawki , prince des poètes )
    Un hommage vibrant , chargé d’émotions ..difficile d’en sortir indemne .
    Merci Tewfik A.B.
    Allahoma arham amwatana ..w aj3alhoum min ahli el djenna .

  14. Tewfik Adda boujelal

    Ghalem B.
    Mr Abdeddaïm fut mon premier instituteur à Boukhanefis après l’indépendance et c’est un peu à cause ou grâce à lui que j’ai pu rejoindre le lycée en 1963, j’étais heureux de pouvoir quitter enfin mon village pour une grande aventure et rien que pour cela, je ne l’avais jamais oublié..

    Abbassi22
    Quelle triste nouvelle!
    Allah yarhmak ya 3ammi Salah vous allez nous manquer.

    MILOUA
    Salah !
    Je ne sais comment te pleurer et par où commencer. Aujourd’hui ton décès a réuni tous les enfants de la ville « Ouled el sora ». Ils étaient tous là, des plus jeunes aux plus vieux même malades ou fatigués ils tenaient à marquer leur présence auprès du monument me disait son ami de toujours Chambi Mahfoud
    Allah yarhmak

    Eddine
    Allah yerham 3ammi Salah, un homme de grande famille, un exemple de dynamisme, de fidélité pour une ville qu’il a tjs aimé. Un vrai exemple pour la jeunesse Bélabésienne. Une jeunesse qui devrait connaitre tous les gens qui ont marqué l’histoire de notre chère ville.

    Benattou
    Mr Salah tu nous quitte, nul n’oubliera ta gentillesse, ta bonté et ton humilité.

    Chaibdraa tani Djamel
    Un vrai insane SALAH comme son prénom l’indique ,il a était plus que simple en tant qu’élu de l’ apc de la ville (vice président) on le voyait travailler en tenant même la pioche comme un simple ouvrier ,il a bossé pour cette ville en restant modeste ,aimé par toute la population Bélabésienne ,je ne sais comment terminer ce commentaire avec les larmes dans les yeux ,c’est un vide que tu as laissé cher ami, pour cette ville qui se vide petit à petit ses chers enfants (notables) difficile à remplacer .

    B.Rahmane (presse)
    Mon ex prof de français – mon frère et mon ami que fut Salah Abdeddaïm l’un des oiseaux rares pour sa compétence et son amour acharné à la perfection.
    Abdelkader

    Mon cher Salah, toi aussi tu nous quittes, certes on suivra tous mais voilà, la ville plusieurs fois orpheline de ses chers enfants et livrée à elle même. Bel-Abbés, te pleure autant que la multitude de tes pas en marge du stade Paul André ou tu supervisais jadis l’USMBA, attentif fébrilement au premier but qui allait enflammer la tribune aux côtés de feu Abdelkader Hassani Allah yerhmek !
    Drid Nasr-Eddine
    Allah yerhmeh, un vrai passionné.je suis touché. Mes condoléances à sa famille.

    Dr .Harmel Mehdi
    Mes sincères condoléances à la famille de ce grand et serviteur de notre ville mon ami et frère Mr Abdeddaïm Salah.Homme très actif et efficace ?qui avait le sens de la citoyenneté et du volontarisme.qui réussissait avec brio toutes les opérations dont il avait la charge .homme courageux et surtout irremplaçable.

    ELBastany
    La ville perd ses fils qui s’en vont un après l’autre. Au cimetière cet après-midi je ne pouvais me retenir Allah yerhamh.

    Tewfik/khayi
    Salam,
    Une autre lanterne qui illuminait le ciel de Sidi Bel abbés s’est éteinte discrètement, et nous a en quelque sorte plongé dans une obscurité qui commence à être de plus en plus dense, vu le nombre des personnalités de notre chère cité qui ont tiré leurs révérences pour un monde meilleur inchallah.

    Jawad
    je garde de lui le souvenir d’un maître sérieux, ponctuel et très dévoué. Il jouissait d’une autorité remarquable, une autorité qu’il devait certainement à sa grande compétence et à sa rectitude. Notre pays ne pourrait émerger que grâce aux Algériens de la trempe de Monsieur Abdeddaïm Salah.
    Un ancien élève

    Kazouz Mohammed
    Notre ville de sidi bel abbés vient de perdre, l’un de ses précieux fils qui a fait beaucoup pour notre ville.
    Il fut un modèle de discipline.

    Touri Lacarne
    Il y a des Hommes ainsi, qui marquent leur passage dans notre vie, que nous regardions avec nos yeux de jeunes adolescents, Salah en fait partie. Il fait corps avec la « cite », notre ville Sidi bel Abbes, il en est un repère, un symbole aussi du travail bien fait, de l’action avec passion.

  15. Benattou

    Cher frère Tewfik ta forte personnalité, ta vision stéréoscopique ,ton expression vigoureuse marquent de traits si frappant Monsieur salah. C’était un homme juste,
    neutre ,objectif. N’oublions pas ses gestes simples et précis, son accueil sympathique composent cet ensemble particulier, qui est si personnel et qui surprend par sa singularité et qui attire par son naturel. Laissons ces immortels écrits à nos enfants .Encore une fois merci cher frère tewfik pour tes témoignages concordants .

  16. Cheniti Gh.

    Merci khouya Tewfik pour ce grand hommage rendu à Monsieur Salah Adeddaim,
    Allah yerhmah. Si Salah restera dans nos mémoires et pour très très longtemps.
    Un homme exemplaire ,très discret et qui a toujours éprouvé de la gêne quand
    on louait son sérieux et sa grande compétence dans le travail .
    Mes sincères condoléances à sa famille et à ses proches et aussi à son ami
    de toujours monsieur Chambi Mahfoud .

  17. OUERRAD en squatteur

    SALAH , rabi yarhmou respire sa ville , il ne peut pas s en passer une minute .
    C est des gens comme lui qu il faut appeller NOTABLES et non les nouveaux riches , arrvistes ventrus et sans principes juste le fric .Dommage pour nous autres mortels de ne reconnaitre la valeur de l HOMME qu apres son ultime depart . Dommage pour une ville de perdre ses valeureux fils , l un apres l autre .
    Organisons nous , faisons le tri , separons le bon grain de l ivraie et donnons a la ville un SENAT LOCAL forme de ses valeureux enfants de la ville .
    SALAH , ce n est pas seulement la famille ABDEDDAIM qui pleure ce jour , c est toute une ville qui est ORPHELINE de TOI ,,,,,,, SALAH ? celui qui respire SIDI BEL ABBES au plus profond de lui meme ,,,
    MERCI , SALAH de nous avoir appris a aimer notre ville , mais on ne pourra jamais l aimer autant que SALAH ABDEDDAIM .

  18. OUERRAD en squatteur

    TEWFIK?
    SALAH , pour toi , pour nous tous a ete le modele , le pere spirituel , celui qui nous appris a aimer la VILLE .Qui mieux que toi aurait su nous conte celui qui fut la MODESTIE meme L ABNEGATION L INTEGRITE ,,,,, il a rejoint ses modeles , qui ont jalonnes nos vies a savoir DR HASSANI , KANDSI , OUMATA , OULD KHELIFA , etccc on ne peut les citer tous , mais on les garde dans nos coeurs , ceux sont ;LA NOTABILITE en chair et en os ,,,,

  19. K.BEKKAR

    BEL – ABBES au sens large de la WILAYA est un trésor de ressources humaines .
    SALAH en fait partie .
    Que Dieu l’accueille dans son vaste paradis avec nos ainés et nos chouhadas qui sont dans le monde éternel .
    Que la génération d’aujourd’hui prennent comme exemple les principes de SALAH Allah Yarhamou .
    Salut à tous amis et frères de BEL ABBES , la ville magique .
    K.BEKKAR

  20. Bergere Makares .

    Beau papier ! Bel Hommage pour ce grand HOMME ! la fierté de notre ville !!! ALLAH YARHMAH !! triste !!

  21. H. Cheniti

    Merci Tewfik .

  22. H. Cheniti

    Merci Tewfik

  23. h.bouasria

    Que le tout puissant le garde dans son vaste paradis il était Rabi yarhameh mon instituteur à Louis Lumière les années 60 à son jeune age il était un grand parmi ces collègues à cette époque comme Mr Ferrondo Mme Liouf Mr Cazier Mr Bakhti Mr Belhadji Mr Sahel

  24. h.bouasria

    Allah yerhameh mes condoléances a toute sa famille et ses freres Yahia et Fouzi Allah yerhameh il était mon instituteur à l’ecole Louis Lumière depuis son jeune age etait un grand parmi ces collègues mr Ferrando mme Liouf mr Cazier mr Bakhti mr Sehal mr Belhadji

  25. Benhouidga

    C est un temoignage poignant,merci khouya tewfik MR abdedaim représenté bel abbes et avait la ville dans son coeur ,il ne voulait jamais la quittée.je pense comme le disait quelqu un lors de l enterrement Mr abdedaim mérité mieux ,toujour est il un monument est parti ,un digne citoyen ,honete qui reste une denréerare en ce moment .aimons notre ville comme il a aime.et grand merci pour tous ce que tu fais khouya Tewfik.

  26. W.Lacarne

    Mon ami Tewfik, merci pour ce bel hommage ! son décès m’a été annoncé comme on le fait pour un membre de famille .Mon père absent de Sba , m’appelle et me dit ……..c’est pour te dire que Salah est parti… La gorge nouée et les larmes ont commencé à couler pour ce grand monsieur. c’est étrange Tewfik que tu parle de ce souvenir de la méthode de groupe , c’est cette image que j ai revu dans la grande classe au rez-de-chaussée du CEM Ibnou Zeidoun ,et lui sautant aux quatres coins de la salle , des souvenirs j’en ai partout de lui .A sassel, dans les années 80 ou nous formions une seule famille en vacances .Son sens de l’humour très fin , sa bonté , sa générosité, son accessibilité aux grands et petits , un communicateur de première ligne , ……. lors de mes visites a sba je le croisait souvent assis devant la boutique de Khelil Mehamedi avec Mr Mahmoud Allal et quelques Bélabbésiens qui restent de cette génération …….cette fois ci …… cet été, je savais que plus rien ne serait comme avant Khelil Allah yerhmeh, était déjà partis et je savais Salah malade ………..!!!!… !!! rabbi yarhmak wi wessa3 a3lik .SBA te pleurera éternellement………..L’un des plus braves de ses fils.

  27. bakhti abdelkader

    A mon cher ami Tawfik,
    Salah n’est plus. Encore un ami qui s’en va et des souvenirs qui resurgissent. Dans la vie, il y a ceux qu’on oublie et ceux auxquels on pensera toujours.
    Quelle bien triste nouvelle. Je suis désolé d’apprendre la disparition de mon ami et frère Salah Abdeddaim. C’est un choc de voir partir un compagnon, un ami, un frère qui fait partie de mon histoire depuis une cinquantaine d’années.
    Les témoignages adressés au journal « La Voix De Sidi-Bel-Abbès » après le décès de Salah ont été suffisamment forts pour ceux qui n’ont pas eu la chance de le connaître, et comprennent qu’il fut une personnalité marquante de notre ville.
    Que dire de plus que ce qui fut si bien exprimé ?
    On a beau savoir, quand ça arrive, la disparition d’un camarade est toujours éprouvante à vivre, spécialement quand il s’agit d’un vieux compagnon de route. Il reste le souvenir de ce qu’il disait, écrivait, faisait. le souvenir de ce qu’il était : un exemple.
    En 1962, il enseigna à Boukhanefis, mon village natal, très estimé par la population. Ce maître dévoué et consciencieux fut suivi par d’autres enseignants de qualité comme Ourrad Ghaouti et les frères Feddal.
    Dans la même année, j’enseignais à Afflou, village des hauts plateaux du sud Oranais.
    En 1963, lui et moi, faisions partie du personnel enseignant d’une grande école de la cité Mimoun à Sidi-Bel-Abbès « Ecole Bachir-Ibrahimi » ex-Louis Lumière. Cette école était dirigée par Monsieur Belkhoudja Mustafa, un directeur de la vieille garde.
    C’est dans cette école que furent expérimentées les techniques modernes d’enseignement de la pédagogie Freinet. Salah avait un CM2, quant à moi, je me spécialisais dans le cours préparatoire.
    Décembre 1964, afin de perfectionner notre méthode de travail, nous participions à un stage organisé par les responsables du groupe régional Ecole Moderne, à Mazagran (Mostaghanem), une occasion de rencontrer d’autres collègues venus d’Oran, de Tlemcen, de Mostaghanem, d’Ain-Temouchent. Ce stage auquel ont participé également : Allal Mahmoud, ancien pionnier de notre mouvement à qui je souhaite longue vie, Hakem Mohamed, doyen de notre groupe, Aberkane Abdelkader, Bendimered Djilali, tous trois disparus ALLAH yerhamhoum; stage qui a marqué fortement notre action militante et pédagogique de la vie de nous tous.
    Salah a été, sera toujours un enseignant apprécié, un homme merveilleux. Parmi toutes les valeurs qui l’ont guidé, je retiendrais une qui traversait sa vie : le respect qui est la valeur de l’aune de laquelle toute la génération actuelle des élèves des collèges, et lycées des quartiers populaires juge ses professeurs. Je garde le souvenir d’un pédagogue toujours prêt à aider les plus jeunes, à partager son expérience, toujours respectueux de chacun, entraînant tous dans une réflexion fructueuse.
    C’était une figure très marquante avec une présence équilibrante et chaleureuse, une bonne humeur infaillible, faisant toujours des interventions justes et pertinentes. Il fait partie de beaucoup de souvenirs qui me restent encore de nos rencontres. On se comprenait bien, que l’on était généralement sur la même longueur d’onde, que l’on était de vrais amis. Un ami qui me manquera ! Sa bonhomie, sa voix tonitruante, son grand sourire sonore, communicatif, vont manquer à nous tous.
    Une grande aventure alors commence pour lui. D’instituteur, il devient plus tard professeur d’enseignement moyen, occupe un poste important à l’Académie puis devient directeur du collège d’enseignement « Affane Fatima » situé au centre de la ville.
    Il y a un an, j’ai commencé à écrire un livre « Mémoires d’un Éducateur », et dans la deuxième partie consacrée à ma carrière d’enseignant : « Les hauts et les bas d’un enseignant », j’ai pensé qu’il était de mon devoir d’écrire pour tous les militants et pionniers du Mouvement Algérien de l’Ecole Moderne (MAEM) notre aventure éducative, autogestionnaire. Cela sera pour moi, un objective premier en hommage à rendre à mes collègues disparus et vivants.
    Aujourd’hui, je dis combien je suis heureux du frère Salah, rencontré et connu, combien je suis malheureux de le perdre. On ne peut exister et résister dans la marginalité que si on partage avec d’autres rêves et combats.
    L’éloignement de mon pays, de ma ville natale, de mes amis, ne m’a pas permis de l’accompagner à sa dernière demeure, néanmoins, je n’ai que des prières à lui fournir : « qu’ALLAH lui accorde sa Miséricorde et l’accueille dans son vaste Paradis ».
    Je vous demande de m’associer auprès de son épouse, de ses enfants, de ses frères Fouzi et Choukri, de toutes les familles Abdeddaim, à ma tristesse de voir disparaître un fidèle ami.
    Par la même occasion, à tous mes amis, je leur souhaite longue vie, beaucoup de santé, prompt rétablissement à ceux qui sont malades et aux jeunes, autant d’amitié.
    BAKHTI Abdelkader

  28. Rouai amina

    C’est avec un immense chagrin, la gorge nouée que je lis la triste nouvelle. Je suis absente en France pour un certain temps. J’étais déjà pas en Algérie quand notre grand maître et humble SI El Mahi nous a quitté sur la pointe des pieds.C’est un oncle pour moi, qui m’a beaucoup encourage. La dernière rencontre, il était fier de me présenter comme étant sa nièce la petite fille de son professeur azza abdelkader. Et ce soir je lis les commentaires, les sentiments, les émotions de chacun de vous après le commentaire de tewfik adda boudjellal! Je pense fortement a son jeune frère fawzi et toute sa famille. Pour le centenaire de grand père, j’avais contacter personnellement si Salah,il était heureux. M’avait raconté comment azza abdelkader leur enseigné l’arabe… Il vouait un tel respect à son professeur qu’il a fini par suivre le chemin de l’enseignement…ce soir, en te lisant, cher ami adda, un flot de parole, presqu’identique à ce que tu dis, a refait surface. Nous sommes tous et toutes chagrines par ses enfants de Sidi bel abbés, la gorge nouée, les larmes aux yeux, la petite fille azza et toute la famille azza, en particulier ma maman, qui l’a si bien connu, sans compter qu’un lien de parenté nous lie avec les abdedaim de par leur maman. Je vous embrasse tous, je termine ce message avec une maxime que j’ai toujours respecté, : Man ´allamani harfen fa djà’ilni là-haut n’a d’en:

  29. elmahi abdelkader

    Allah yerhmou,et mes condoléances à toute la famille,je viens de l’apprendre suite à l’article de mr tewfik,merci,mr Salah était mon directeur de la jeunesse et des sports,encore plus un voisin.

  30. sahraoui abdelkader

    je te remercie mon frère tewfik pour cette hommage à notre maitre à tous M.Salah Abdedaim qui notre professeur en 5eme à ibn zaidoun et en 4eme au lycée ennedjah allah yarhmah . on ne peut oublier des hommes comme lui . sidi bel abbes est fier de ses vrais fils.merci.

    • Yamina Gouasmi

      Avec beaucoup de retard, je viens d’apprendre la disparition, le départ de Salah dans sa dernière demeure. Je suis très émue et je remercie ces beaux témoignages que je partage entièremen. Il y a plus de 40 ans que j’ai quitté Bel Abbes , mais touT de moi est restée dans cette rue Frouda (ex rue de Savoie); nous avons tous partagés les jeux, les peines et beaucoup de joie. j’ai perdu mes propres frères et en apprenant la mort de Sallah aujourd’hui c’est un autre de mes frères qui est parti, repose en paix, mes sincères condoléances à toute la famille, sa mère, sa soeur , sa femme, Fawzi et Choukri.

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