La Voix De Sidi Bel Abbes

Mémorable Rencontre Avec SLIM, Le Génie de la BD à La Bibliothèque Paroles et Écritures !!

La bibliothèque ‘Paroles et Écritures’ sise Avenue Aissat Idir a abrité, ce dimanche en fin d’après-midi , une mémorable rencontre avec la légende vivante de la bande dessinée SLIM qui a présenté son dernier ouvrage intitulé ‘Tout Va Bian‘ s’ensuivit une séance de vente-dédicace ,

‘ Tout Va Bian‘ est un recueil de 68 planches qui raconte la situation actuelle en Algérie .La rencontre a drainé des sympathisants de SLIM et de la BD notamment une importante participation de la gent féminine dans un climat convivial et très amical .
En effet , le père de Bouzid , Zina , Elgatt , Milouda…. avec son éternel sens de l’humour ,a ouvert le bal en commençant par nous retracer son parcours professionnel d’un artiste hors pair qui a débuté en 1964 quand il débarque à Alger et c’est le lancement d’une carrière non-stop , d’un travail intègre aux multiples styles avec des récits diversifiés burlesques et humoristiques tout en exprimant des critiques sociales. SLIM , le premier créateur Algérien de personnage de BD , insiste en nous disant que ‘ ce n’est du tout facile de créer un personnage ‘ et pourtant il a réussit dans tous les domaines de la BD, de la caricature (qu’il n’aime pas trop , car c’est un peu court et limité , dit-il) , et du journalisme également , il atteint une sommité qui l’a vu défiler par plusieurs magazines et journaux nationaux et internationaux.
Enfin le bédéiste Bel-Abbésien , nous a régaler avec ses ‘sorties marrantes ‘ de cette rencontre qu’il animait en répondant aux questions débats de tous les participants .
Notons au passage l’appel téléphonique de notre ami et fidèle lecteur Tewfikhayi de Montréal (Canada) qui m’a déclaré être très heureux de participer à cette rencontre en direct , après une longue conversation , Tewfik a tenu à s’entretenir avec SLIM que je lui ai passé , il ne voulait , en aucun cas , rater cette occasion de ce grand rendez-vous !!.

Par Mr Mohammed G.

URL courte: http://lavoixdesidibelabbes.info/?p=29517

Posté par le Juin 24 2013. inséré dans ACTUALITE, SBA PROFONDE. Vous pouvez suivre les réponses de cet article à travers le RSS 2.0. Vous pouvez répondre ou laisser un trackback à cet article

14 Commentaires pour “Mémorable Rencontre Avec SLIM, Le Génie de la BD à La Bibliothèque Paroles et Écritures !!”

  1. HakemA

    Un dessin de Slim vaut mieux qu’un long discours!Un artiste hors pair qui a su utiliser son art pour faire passer son message et ce du temps de la censure mais de la bonne époque!Nous avons passer un agréable et inoubliable moment en compagnie d’un homme simple et tout près de son public.

  2. hamid ourrad

    Bravo si GHALOUNI pour ce compte rendu restreint ,mais très intéressant, et très explicite.,
    J’aime bien ce coup de téléphone en direct de notre frère TAOUFIK ou tu a été l’initiateur, et j’aime beaucoup tes écris..
    Bienvenue dans ton SITE

  3. Bouchentouf

    Salem
    Tout va Bian ! Merci Monsieur Slim vous qui détenez aux yeux de l’Algérian comme un sourire qui fout le camp dans la morosité actuelle où les faiseurs de rires se font de plus en plus rares. Dans les années 1980, j’avais bien ris à me fendre le cœur quand Bouzid et Zina atteints de strabismes divergents regardaient les choses en face dans un pays aux contours tourmentés.
    Tout va Bian ! Un slogan qui nous sied à merveille dans la cacophonie ambiante où si tous ceux qui croient avoir raison n’avaient pas tord la vérité ne serait pas loin…..
    Bravo à tous et particulièrement à l’équipe de la bibliothèque « Paroles et Écritures », d’avoir honoré ce prodige de la BD Algérienne de notre terroir qui mérite bien de partager avec nous ce sourire complice dont il a le secret pour éclairer nos visages. Mes amitiés Si M Ghalouni

  4. tewfikhayii

    Salam,
    Les quelques instants de discussion avec notre star Bel abbésienne de la BD,Si Mnawar alias SLIM, ont été des moments inoubliables.La gentillesse et la disponibilté du monsieur est tout à son honneur, et je constate, que le public Abbassi le lui rend bien.J’ai été super content de parler à Mme TALEB, une dame dévouée et très sympa,à mon frère Mohamed, que je n,ai pas vu depuis 13 ans,et qui en passant, en lui parlant, j’avais la gorge nouée par l,émotion. J’étais aux anges, car nous avons évoqué des moments inoubliables, pendant les années passées ensemble à l’ENIE, ensuite j’ai parlé avec mon frère Benhaddou Boubakar, le sage, que je n’ai pas vu depuis plus de 30 années et qui j’espère la prochaine fois, je comblerai cette lacune inchallah et si Dieu me prête vie.J’ai été frustré de n’avoir pas pu discuter un peu avec Si Med KADIRI ,
    mais ce n’est que partie remise, la prochaine fois je lui parlerai, promis juré inchallah bien sûrJ’aurai aimé être présent à cette rencontre ôh combien intéressante, bénéfique et instructive à tous points, animée par un monsieur charmant et disponible.Je souhaiterai que les amis nous fassent un compte rendu détaillé avec des photos et pourquoi pas des vidéos de la rencontre, comme cela, nous permettra de participer,avec un différé à cette belle TAGSSIRA.
    Que Dieu vous garde tous.
    Salam.

    • Mohammed.G..

      Bonjour Tewfik,

      Hier après-midi , je ressentais des émotions terribles quand tu étais au bout du fil , croix-moi mon frère , que j’avais presque les larmes aux yeux en t’écoutant , je conserve toujours dans mon oreille ton magnifique et éternel ‘ahahahahaha’ que tu m’a flanqué et m’a effondré ne sachant quoi dire, c’était vraiment un grand plaisir et une immense joie d’entendre , enfin , ta voix depuis de longues années!!
      Merci mon frère et à bientôt !!
      Mes amitiés à Si Hamid Ourred , K.Faraoun , Nasri d’Oran , Bouchentouf Gh. et Ghosne Elbane !!!

      • tewfikhayii

        Salam,
        Les émotions étaient réciproques.Pour être franc avec toi, cher frère Mohamed, je m’étais préparé pour ne pas me mêler les pinceaux car j’avais beaucoup de choses à dire en si peu de temps car vous étiez occupés à préparer la grande venue de notre Slim national, mais une fois, avoir entendu ta voix, je suis devenu muet, et j,ai masqué ce trac par un rire tonitruant.La vie est faite de même mon frère et on y peut rien, mais ces quelques minutes de communication, valent tous les messages du monde, car c’est le coeur qui parle, et ce qui sort, vient directement de cet organe, siège de la vie biologique et sentimentale. J’espère que vous avez passé des moments exceptionnels et féeriques avec Slim et souhaiterai des photos et vidéos de cette rencontre grandiose. ALLAH YAHAFDÈKE
        Salam.

    • BENHADDOU B

      salam si tewfikhayi; je vous salue aussi et j’etais tres ravi de vous avoir eu en ligne hier! je vais pouvoir commenter dans la VDSBA avec moderation!!! trop d’hypocrisie que je ne peut vjouer ce jeu ! bonne soiree khayi

  5. B.Rahmane ( presse)

    Cotoyer de près une personnalité hors du commun de par sa simplicité ,de par son savoir et surtout par son franc-parler reste un régal aux yeux voir des moments mémorables .Merci Slim et j’espère que tu resteras très ‘Bian’ pour toujours

  6. safi

    la BD avec Slim a connue une apothéose.les livres reviennent chers mai sont croustillants

  7. CHAIBDRAA TANI DJAMEL

    Cher cousinTEWFIK j’étais trés heureux de ton entretien téléphonique avec notre grand SLIM et ça fait plaisir qu’un belabbesien de loin s’intéresse à ce qui se passe dans sa ville,passe le bonjour à mon cousin ZOHEIR et à AMMI TAYEB ainsi qu’à ta maman

  8. tewfikhayii

    Salam,
    Mon cher Djamel, frère et cousin, merci pour tes mots tellement gentils et courtois,cet appel a été un appel du coeur pour être mentalement avec vous pendant ce grand moment de communion d,une star modeste et populaire avec ses fans. Certes lesl ivres sont devenus inaccessibles pour le commun des mortels, depuis que la SNED (encore un acquis qui a foutu le camp) nous a laissé tomber.Slim arrivera à réconcilier la plèbe avec le manuscrit.Cher Djamel, je tranmettrai tes salutations à Papa et Maman, mais khayi si tu trouves un peu de temps, essayes d’aller les voir, ça leur fera plaisir, je te l’assure. Dommage que je n’ai pas pu te parler de vive voix car je crois que tu n’étais pas encore arrivé; ce n’est pas grave, on se rattrapera un autre jour inchallah.
    Salam.

  9. CHAIBDRAA TANI DJAMEL

    Cher TEWFIK j’y serai INCHALLAH

  10. kfaraoun

    Dommage que j’ai raté cet agréable rendez vous avec notre génie de la bande dessinée qui me faisait régaler à travers la longue et belle histoire de Bouzid et Zina . C’était des divertissements inoubliables avec les vrais sens de l’humour.Slim est un artiste hors pair et ses histoires bien dessinées retracent généralement la vie de notre société .Merci à madame Taleb responsable de la bibliothèque pour avoir abrité cette rencontre exceptionnelle de notre légende de la BD et je remercie aussi mon ami Ghalouni pour ce beau reportage avec un style bien concis .

  11. tewfikhayii

    Salam,
    Un bon papier écrit sur notre star nationale slim de la part d’un journaliste d’El Watan de demain, une biographie suucinte mais oh combien instructive sur le gars de Sidi Bel abbès.
    Bonne lecture khiwanis:

    LE BÉDÉISTE SLIM À ORAN
    «L’Algérie est un pays de miracles et sa réalité m’a toujours dépassé
    Slim n’est pas très tendre avec l’époque des années 1970/1980, mais son discours reste teinté de touches de nostalgie, ne serait-ce que pour certaines des valeurs populaires de tolérance et de générosité, aujourd’hui disparues,
    qui ont caractérisé l’Algérie post-indépendance. Il était revenu à Oran, sur invitation de l’Institut français, le temps d’une vente-dédicace de ses derniers «albums» dont Tout va bian. Un public nombreux est venu l’accueillir, curieux de connaître cet artiste hors pair, devenu un des symboles incontournables de l’histoire de la bande dessinée algérienne. «Oran a pris un coup de vieux», ce sont les premiers mots prononcés à l’égard d’une cité qu’il n’a pas revue depuis plus de 20 ans. Sa dernière visite remonte à 1990, lorsqu’il était venu avec le célèbre dessinateur Siné. Mais sa première découverte de cette ville remonte à l’année 1957, quand, étant de Sidi Bel Abbès, son père l’avait amené pour une colonie de vacances. Il est revenu notamment en 1969
    pour collaborer au quotidien La République (aujourd’hui El Djoumhouria), grâce à une sollicitation de Bachir Rezzoug, ancien directeur du journal, qui lui propose à ce moment-là l’idée d’une BD qu’on allait publier au fur et à mesure.
    «Une véritable aubaine et j’ai tout de suite commencé à réfléchir à un personnage typique et c’est ainsi qu’est né Bouzid, inspiré de mes travaux
    précédents mais avec un caractère propre», indique-t-il avant que le public n’apprenne avec étonnement que le personnage de Zina, son héroïne, existait déjà et depuis 1964. «Je me suis dit qu’il lui fallait une nana et c’est ainsi que le
    couple s’est formé.» A cette époque-là, l’accoutrement qu’est le haïk, était très répandu, mais ce sont les femmes d’Alger qui ont inspiré Slim, car il les trouvait plus coquettes et pour cause : «A Oran la manière dont les femmes portaient
    le haïk ne laissait rien entrevoir excepté un seul oeil pour se diriger, alors qu’à Alger, on voyait les mollets, les yeux, etc.», se remémore-t-il, affectueusement. Quoiqu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre, ses personnages sont inspirés du vécu réel de ses compatriotes, comme le sera Ameziane imaginé par son ami, le dessinateur Maz, actuellement à El Watan. L’exception concerne le fétiche El Gat (le chat), un écho à Milou des aventures de Tintin d’Hergé. Slim
    fréquente tout le monde et même les plus marginaux l’inspirent. Son succès vient sans doute de cette capacité d’immersion dans le réel, écoutant battre le coeur d’une société en plein devenir et sachant saisir ses tensions, les contradictions et les espérances qui la caractérisent. «L’Algérie est un pays de miracles et sa réalité m’a toujours dépassé», ironise-t-il pour expliquer ses sources d’inspiration avant d’évoquer la manière avec laquelle il devait s’ingénier à déjouer la censure. Mais d’où vient sa formation ? Hormis le lieu
    commun qui consiste à dire qu’il a commencé à dessiner encore enfant, c’est au lycée qu’il se découvre le don de raconter des histoires, de les mettre en scène avec des images coloriées et de les présenter devant ses camarades moyennant
    quelques pièces de monnaie (10 à 20 centimes). Durant la période de flottement ayant succédé à la proclamation de l’indépendance, il se retrouve dans un lycée commercial. «Pas très créatif». Son père, tombé par hasard sur une annonce,
    l’inscrit pour un concours d’entrée à un Institut de cinéma de Ben Aknoun à Alger. «J’ai concouru à Oran sans grande conviction, mais j’ai quand même été reçu et je ne sais pas pourquoi d’ailleurs», déclare Slim qui n’avait alors qu’une vague idée de ce qu’était la capitale de son pays. «Moi, à l’époque je croyais qu’Alger c’était en Turquie», plaisante-t-il. A sa grande déception, donc, il a été admis dans cette école où il apprendra les bases techniques de la fabrication de l’image. En dehors des études, ce sera surtout un lieu idéal de socialisation en se mêlant à des jeunes de son âge venus des quatre coins du pays. L’établissement sera pourtant «zappé» et ses étudiants envoyés à l’étranger et c’est ainsi qu’il se retrouve en Pologne pour une spécialisation dans le dessin animé. Il en garde un très bon souvenir autant pour la simplicité des gens,
    y compris les plus grands artistes, que pour la qualité de la formation en graphisme qui a caractérisé les ex-pays de l’Est, comme le cas cité de
    la Tchécoslovaquie. De retour à Alger, il a plein d’idées en tête. Il a été reçu par Bachir Boumaza, alors ministre de l’Information aux alentours de 1965, qui lui promit de soumettre ses projets et de défendre sa cause en haut lieu. «Mais luimême (Boumaza) devait quitter l’Algérie par la frontière tunisienne», ironise-t-il. Le dessin de presse qui, par ailleurs, n’était pas développé à l’époque, mis à part Haroun dans Echaâb, a été une bouée de sauvetage pour cet artiste qui
    refuse toujours de baisser les bras devant la fatalité. Il a connu une deuxième période à Algérie Actualité car, pense-t-il, avec Chadli, il y a eu une petite ouverture. L’hebdomadaire a mis à sa disposition une page complète (une planche comme celle qu’il publie chaque semaine au Soir d’Algérie). Il sera néanmoins censuré à maintes reprises et accusé parfois de nihilisme. Il en donne la raison : «Un jour, j’ai imaginé une histoire où, à cause d’une sécheresse persistante, il est question d’une pénurie d’eau dans tout le pays sauf dans la piscine du chef. Déjà à ce stade, avec le mot chef, on avait tout de suite fait le lien avec le président de la République, alors qu’on pouvait tout aussi bien penser à un chef de projet, un chef de gare, ou je ne sais quoi. Quoiqu’il en soit, les autorités ont alors décidé d’importer de gros nuages d’un pays nordique
    mais le problème c’est qu’à l’arrivée, il en manquait deux et personne ne savait où ils étaient passés.» Cette anecdote n’est pas fortuite. «Voyez-vous ? A l’époque déjà…», lance-t-il. Une référence à la corruption, qui aujourd’hui fait la Une des journaux. A plusieurs reprises, Slim s’est montré un véritable visionnaire. Dans l’une de ses anciennes rubriques (années 1980), Boîte à chique (BAC), il a imaginé un dialogue entre un écolier et son père : «Alors mon fils que veux-tu faire quand tu seras grand ? Réponse : Je veux devenir ancien moudjahid.» Ceux qui avaient souri à cette réplique n’avaient sans doute pas été surpris d’assister quelques années plus tard à la naissance de l’Organisation des
    enfants de moudjahidine. Il a notamment aussi prévu la fin de l’intermède caractérisé par une ouverture démocratique inédite, qui a suivi les événements d’octobre 1988 et qui a pris fin avec l’arrêt du processus électoral en 1992 («Fin de la récréation»). «Je n’avais jamais cru à cette histoire de démocratie», avoue-t-il, mais parlant de l’expérience du journal satirique El Manchar, disparu, il dira : «Aucun pays du Monde arabe n’a été aussi loin dans la caricature et, non
    seulement je savais que cela n’allait pas durer mais aussi que cette expérience est inconcevable aujourd’hui encore.»

    Djamel Benachour El Watan – Mardi 25 juin 2013 –
    Fin ce citation
    Salam.

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